Lettre de Blyth à Hackett (sur le "rembourrage" 5/7/5) :

19 septembre 2014

Dans la présentation consacrée au haïkiste américain James W. Hackett, l’anthologiste de Where the river goes (Snapshot Press, 2013) écrit (p.73) :

"Hackett utilise, selon son habitude, la structure syllabique 5/7/5, conformément à la norme, ce qui peut conduire à du remplissage."

La note qui suit précise :

"Blyth écrivit à Hackett : "La seule chose à faire, me semble-t-il est quelque chose de révolutionnaire pour vous : soit vous oubliez le 5/7/5 en anglais, soit vous faites ce que font les Japonais : rembourrer le verset avec des syllabes vides de sens."

(: Cité par Charles Trumbull in "Shangra-La : la vie dans le haïku de James W. Hackett", dans la revue "Frogpond" (33,1 – 2010).)

M. Onfray sur le structuralisme, dans ‘La Passion de la méchanceté’ :

19 septembre 2014

(p.98) :

"… le structuralisme, un genre de religion talmudique du texte qui prit Le Livre pour une divinité nouvelle, avec son cortège de divinités associées : le texte, l’écrit, la langue, le syntagme, le morphème, le signifiant, le signifié et autres idoles qui inaugurent l’ère de "la littérraâââturrre" – pour parler comme le Céline des Entretiens avec le professeur Y."

M. Onfray sur R. Barthes, dans ‘La Passion de la méchanceté’ :

19 septembre 2014

à propos de Barthes et son article intitulé "La Mort de l’auteur" (1968), texte repris dans Le Bruissement de la langue (1984), pp.  122-3 de La Passion de la méchanceté (Sur un prétendu divin marquis) :

"Le texte n’est plus une confession autobiographique aux racines immanentes, mais un saint sacrement littéraire, une divine hostie textuelle, un graal verbal !"

(et encore, à propos de Sade, Fourier, Loyola, de R. Barthes, toujours (pp. 126-7) :

"La collision entre ces trois noms propres signale d’ailleurs que la cohérence ne réside pas dans le registre des idées, mais dans celui de la langue."

(et, pp. 128-9) :

"Sade, c’est donc un discours, une langue – des mots, rien que des mots. Dès lors, si un benêt de mon genre voit de l’inceste dans l’inceste, du viol dans le viol, des mauvais traitements dans des mauvais traitements, s’il prend une incision au couteau pour une incision au couteau, un coup pour un coup, c’est qu’il fait preuve d’une singulière étroitesse de vue, sinon d’esprit : car il faut y voir, ici une métaphore, là une asyndète, ailleurs une anacoluthe. Le réel (y compris littéraire) n’existe pas, trop trivial, il n’existe qu’agencement de figures de rhétorique."

Michel Onfray, dans sa conclusion (p. 177), fustige donc, outre les Breton, Bataille, Lacan et le Foucault structuraliste, "Barthes et sa religion textuelle".

-

à juste titre, ajouterais-je !

Surréalisme et haïku ?

19 septembre 2014

NOTE DE LECTURE La Passion de la méchanceté (Sur un prétendu divin marquis) de Michel Onfray, éd. Autrement, 2014.

°

(p. 102) :

"Breton et les siens vivent en présence d’objets imaginaires, aux antipodes de la réalité tangible. Perspicace comme il pouvait l’être dès qu’il quittait le terrain de la politique, Sartre affirme avec justesse que le surréalisme a pour "projet d’anéantir tout le réel" au profit d’un monde merveilleux…"

-

C’est ainsi que surréalisme et haïku me frappent comme étant antinomiques et donc incompatibles !

Résultats du 92è kukaï de Paris :

13 septembre 2014

Résultats du 92è Kukaï de Paris, du 13 septembre 2014.

En présence de quinze participant(e)s (dont une nouvelle, Mme Christine Devic), 31 haïkus ont été échangés.

°

Avec cinq (5) voix :

grimpette –
la roue avant et moi
crevés

: Michel Duflo.

°

Avec quatre (4) voix :

Lisant
Soudain là, tellement là
le parfum d’une rose

: Monique Leroux Serres ;

vidéoprojecteur –
mes collègues européens
en ombre chinoie

: Minh-Triêt Pham.

°

Avec trois (3) voix :

lac immobile
pleine lune entre les pins
le vent n’ose souffler

: Philippe Bréham ;

Main dans la main –
S’approchant à petits pas
du dernier été

: Isabelle Ypsilantis ;

Mal aux deux jambes –
sur le sentier de rando
je croise un mille-pattes

: Danièle Étienne-Georgelin.

°

Avec deux (2) voix :

août –
la pluie tambourine
sur le marteau-piqueur

: Valérie Rivoallon ;

Au milieu des bras
voltigent deux papillons
Match de basket

: Danièle Étienne-Georgelin ;

de part et d’autre du tracteur
les deux couleurs du champ

: Daniel Py ;

deux Perrier-menthe à la paille –
la couleur de l’océan

: Daniel Py ;

Jours d’été –
Au bout d’un fil toute une vie
d’araignée

: Isabelle Ypsilantis ;

Premier jour d’école
de sa main tremblante
je me souviens encore.

: Patrick Fetu ;

Rentrée d’école
Toute la grille envahie
par les capucines

: Monique Leroux Serres ;

Rupture cuisante
saisir la vie au vol
avant que le train ne siffle

: Roselyne Fritel ;

sous le platane
oubliée de Dieu dit-elle –
la centenaire

: Michel Duflo.

°

Avec une (1) voix :

ah, ce coucher de soleil !
je ne cesse de le contempler
pour l’empêcher de descendre…

: Philippe Bréham ;

Feux d’artifices –
Des saules pleureurs
Jaillissent de l’hippodrome

: Myriam Rouxel ;

Matin brumeux –
le bus scolaire ramasse
les feuilles en tas

: Marie-Alice Maire ;

nul vivant à portée de voix
excepté moi sous un ballet d’étoiles

: Roselyne Fritel ;

Rumeur de rentrée
dans la cour d’école
quelques feuilles mortes.

: Patrick Fetu.

°

Sans voix, mais remarqués :

journée tristounette –
me balader dans la rue
du Cherche-Midi

: Minh-Triêt Pham ;

et :

rentrée en grappe –
le sourire mielleux
du proviseur

: Éléonore Nickolay.

°

Vous pouvez lire ces résultats complets sur :

http://haicourtoujours.wordpress.com/

et

http://www.kukai.paris.free.fr/blog/

°

Notre prochain kukaï se tiendra samedi 4 octobre, à 15h30, au bistrot d’Eustache.

Merci !

Daniel.

Prochains kukaïs de Paris :

3 septembre 2014

Voici les dates des kukaïs de Paris pour le dernier trimestre 2014 :

# 92 : sam. 13 septembre 14, 15 h30
# 93 : sam. 4 octobre, 15 h 30
Attention pour le suivant : L’horaire est avancé d’une heure ! = 14 h30
# 94 : sam 18 octobre 14 H 30, donc
pour pouvoir ensuite aller ensemble à la librairie-galerie Pippa
(25 rue du Sommerard, 75005, M° Cluny-La Sorbonne ou St-Michel), de l’autre côté de la Seine,
voir nos amis Danièle Duteil et Ion Codrescu, qui signeront (toute la journée) le recueil de haïkus écrits par Danièle et illustré par Ion (éd. Pippa) + expo de haïgas de Ion au sous-sol. Il y aura sûrement, de plus, en ventes-dédicaces l’antho de haïbuns ‘Chemins croisés’ (co édition AFAH-Pippa) par la même occasion, vers 17h30 ou 18h. Danièle propose de nous offrir ensuite un pot dans un bistrot du coin !
# 95 : sam 15 novembre 15h30
# 96 : sam. 13 décembre 15 h 30

merci d’avance !

Daniel

Sur le thème de la paix :

30 août 2014

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pax pax pax pax pax
i i i i i

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la paix le yin la
paix le yin la paix le yin

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une caisse de paix
(HAUT – BAS) FRAGILE

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(30/7 – 5/8/14)

À propos de "Fourmi sur ma jambe", recueil de Daniel Py

20 août 2014

Dans la rubrique : "on n’est jamais si bien servi que par soi-même",

à propos du (2ème) recueil de senryûs, haïkus, et autres courts, de Daniel Py, à paraître aux éditions Éclats d’encre, en janvier 2015 , sous le titre : Fourmi sur ma jambe, voici une première appréciation de l’éditrice, Sandrine Fay :

"ce que j’apprécie chez toi : un mélange de textes humoristiques, politiques, érotiques et ceux qui tirent plus vers les haïkus. C’est cet équilibre qui me paraît intéressant ainsi que de garder des senryûs qui nous ramènent bien aux évènements de l’année."

Je vous donnerai, évidemment plus de détails sur cette parution prochaine, le temps venu !

bien immodestement,
Daniel

"Gendai" haïku

20 août 2014

: un haïku à la mo(de)r(ne)-moi-le noeud ?

°

Faire neuf
avec cinq, sept, cinq ?
: haïku tordu

°

Certains littérateurs…

19 août 2014

Certains littérateurs cultivent indubitablement le sens d’eux-mêmes. Ils manquent cependant cruellement du sens d’autrui. Ce qui rend leurs écrits parfaitement inintéressants et mortellement ennuyeux.

19/8/14


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