GLOSSAIRE des termes relatifs au haïku (- M-N – )

23 novembre 2014

MAEKUZUKE : Se joindre au verset précédent. Un jeu qui résulte de l’écriture du renga, dans lequel une personne, généralement un poète, écrit un MAEKU et quelqu’un d’autre (ou chaque membre d’un groupe) répond avec un TSUKEKU. Cela peut être un concours avec le poète choisissant ensuite un vainqueur. Un MAEKU plus un TSUKEKU fait un TAN RENGA de l’espèce la plus courte. Le MAEKUZUKE est une pratique malheureusement négligée de nos jours, mais elle a de grandes capacités pour le plaisir des liaisons sur une base compétitive.

MAEKU AWASE ou TSUKINAMI : Concours pour choisir les MAEKUZUKE à inclure dans des anthologies.

MON : Terme utilisé pour désigner les versets « impressionnants » d’un renga. Cette qualité peut provenir du sujet, de la manière dont il est traité, ou de l’habileté poétique démontrée. La notion opposée est le « JI ».

MONO NO NA : « Le nom de la chose ». Poèmes acrostiches.

MUMON : Sans dessein, sans artifice. Terme utilisé pour décrire le style d’un renga écrit avec une grande simplicité et dépourvu de stratagèmes poétiques.

MUSHIN : Sans coeur. Ainsi qu’on l’emploie dans le renga, le terme signifie l’utilisation d’images sans beauté classique. Une fille en bas de dentelle noire déchirés avec des ongles peints en vert-néon et mâchonnant un chewing-gum a ce « mushin ». Le contraire est UCHIN : Une fille de la campagne, nue, surprise en train de se laver les cheveux dans l’eau froide d’un torrent possède cet « ushin ».

NIGEKU : Verset échappatoire. Quelquefois dans le renga, quelqu’un va écrire un verset avec lequel il est très difficile de se connecter, de façon que la personne suivante, écrivant la réponse, ne continuera pas le poème, mais écrira un lien qui essaiera de rendre le sens plus évident pour le participant suivant.

NIKKI : Journal. Journaux littéraires. Bashô nomma son plus célèbre journal « Oku no hosomichi » (La sente étroite du Nord profond) un MICHI NO NIKKI : « Journal de la route » – à la place du terme en vigueur : « KIKÔ ».

(à suivre…)

Glossaire des termes relatifs au haïku (- K-M -)

23 novembre 2014

KASEN : Poètes immortels. Les 36 poètes immortels du Japon, jusqu’à ce que Bashô reprenne la formule et le concept pour écourter le HYAKUIN. Kasen est maintenant un terme qui désigne les 36 strophes d’un renga écrits dans le style traditionnel avec des versets de lune et de fleurs.

KATAUTA : Demi-poème. Sorte de waka mineur qui n’employait que sa partie supérieure contenant les unités sonores de 5, è et 5 mores, utilisé dans les paroles de chansons et dansées. Le katauta est le précurseur – peu reconnu – du HOKKU indépendant ou du haïku.
KIDAI : Sujet de saison. C’est un aspect ou l’indication d’une saison, choisis par des poètes pour être le sujet d’un poème collaboratif, ou d’un concours. En tant qu’outil pédagogique, on donnait à un groupe de poètes un sujet ou un thème pour leurs poèmes. Si les poètes se rassemblaient pour célébrer les fleurs de glycine ou la pleine lune, cela constituait le sujet de tous les poèmes écrits ce soir-là.

KIGO : Mot de saison. Des noms qui sous-entendent la saison parce qu’ils ont été associés traditionnellement à certains moments de l’année dans la littérature japonaise et / ou dans la vie. Alors que les poèmes de genre japonais se répandaient autour du monde, déterminer quel mot étranger indiquait une saison devint pratiquement inutile. Par exemple, est-ce que « coyote » est un mot d’été ou est-ce qu’il indique l’automne ? Cependant, les mots de saison traditionnels, s’ils sont connus et utilisés habilement, peuvent procurer une grande profondeur d’émotion à un haïku.

KIKÔ : Journaux écrits pendant un voyage. Quelques uns renfermaient des poèmes, d’autres non.

KIREJI : Mots de coupe. Ce sont des mots qui marquent une ponctuation ou des arrêts entre des expressions d’un haïkaï ou d’un renga, utilisés pour marquer les deux parties d’un hokku : l’expression et le fragment.

KOBORE : Répandu. Terme dans le cas où une strophe de lune ou de fleur, dans le renga, apparaît plus tard qu’aux endroits où elle est censée apparaître.

KOI : Amour. L’amour est un des sujets du renia traditionnel. Cela devait toujours être un amour non partagé et ne jamais se référer ouvertement au sexe.

KOKOROZUKE : Relation conceptuelle. Une description de la connexion ou de l’enchaînement entre les strophes d’un renga, basé(e) sur des relations cognitives plutôt que sur des associations verbales. C’est le contraire de KOTOBAZUKE.

KOTAN : La beauté simple créée par un artiste qui a maîtrisé toutes les complexités d’un art et retourne, enrichi d’autant, vers son origine.

KOTOBAGAKI : Note de tête. Un énoncé ou une préface à un poème qui pose les circonstances dans lesquelles il a été composé, ou la source de son inspiration. Ces notes peuvent être factuelles ou fictives, mais elles apportent généralement un éclaircissement au poème.

KOTOBAZUKE : Liaison verbale. La description de la relation entre les strophes d’un renia basé sur des associations verbales ou sonores.

KU : Verset. Utilisé seul, « ku » signifie un verset, un poème ou une strophe.

KUSARIRENGA : Renga enchaîné. C’est le contraire d’un TAN RENGA. C’est le nom peu usité d’un renia avec de nombreux liens.

KUZARI : Suspension. L’écart d’un certain nombre de strophes entre l’utilisation de certains mots dans un renia traditionnel. Par exemple, il devrait y avoir 8 strophes entre l’utilisation du mot « rêve » ; le sujet des « insectes » ne devait être abordé qu’une fois en cent versets.

KYÔKA : Poème fou. Le kyôka a la tonalité et le ressenti d’un limerick et est occasionnellement aussi grivois, mais il s’écrit sous forme de tanks. Le plus souvent le sujet traite de poètes ou de l’écriture de poèmes et se moque des deux. Normalement, de nos jours, beaucoup de kyôkas ne sont pas drôles.

KYÔKU : Verset fou. Poèmes utilisant des jeux de mots, ou un langage populaire destinés à plaire à une audience populaire. Dans cette catégorie se situent kyôka, senryû et mushin haïkaï, genre dans lequel écrivait Bashô.

MAEKU : Verset précieux. La strophe précédente, celle à laquelle un autre auteur doit ajouter un verset. Souvent le sens de « maeku » n’est pas clair ou est si ambigu que le lecteur ne peut comprendre le poème qu’avec l’ajout du TSUKEKU.

(à suivre…)

Glossaire des termes littéraires relatifs au haïku – (J-K) -

22 novembre 2014

JIGUCHI : jeu de mot ou calembour.

JIKAAWASE : Match ou concours de poésie avec un auteur qui écrit tous les poèmes qui sont signés de noms fictifs, ou simplement sur deux côtés appelés « gauche » et « droite ». Cette compilation est donnée à un maître de poésie pour notations et commentaires sur les mérites des différents poèmes.

JO : Préface. La préparation d’idées ou de mots qui seront employés plus tard dans le poème. C’est aussi le nom des 6 premières strophes d’un kasen renga, caractérisées par des liens préparatoires calmes qui utilisent beaucoup de mots de saison. On peut comparer le renga à une soirée en société. Le « jo » serait comme la première demi-heure où chacun apprend poliment à se connaître, parlant encore des circonstances de leur rencontre : le temps, la maison de l’hôte, le mobilier, la nourriture, etc. Le « ha », ou corps de 24 liens est la conversation pendant le dîner, où le vin coule. Le « kyû » nous rappelle ces bribes de phrases que l’on entend quand chacun prend congé, merci, et n’oubliez pas et souvenez-vous.

JÔZA : Place attribuée. Les liens fixes d’un renga où les mentions de lune ou de fleurs de cerisier sont requises.

KAISHI : Papier de poche. Petites feuilles de papier fin utilisées pour l’écriture des poèmes.
KAKUSHIDAI : Sujet caché. En utilisant un système de sons ou de mots, comme dans la poésie acrostiche, différents idées et messages peuvent être cachés dans les liens d’un renga ou une séquence de haikai.

KANA : Unité sonore. Deux types d’écriture syllabaire phonique se développèrent dans le langage japonais, basés sur le son, au lieu d’utiliser les idéogrammes chinois, ou « kanji ». Ces unités sonores sont appelées « kana » en katakana, et « gana » en hiragana.

KANJI : caractère chinois écrit, ou idéogramme pictural.

KAORI : Odeur ou fragrance. Terme utilisé pour décrire la relation entre deus strophes dans lesquelles toutes deux évoquent le même sentiment, mais avec des images différentes. La similitude entre un chiot perdu sous la pluie et un homme récemment divorcé illustre « kaori ».

KARABI : Sécheresse. Le concept artistique de la beauté austère, monochrome. Une seule tige d’herbe desséchée la possède.

KARUMI : Légèreté. La qualité d’écriture que Bashô encourageait particulièrement vers la fin de sa vie. Ici cela signifie la beauté des choses ordinaires, dont on parle simplement. Cette idée signifiait la fin des jeux de mots et des calembours qui plaisaient tant aux écrivains de renga de son époque. Kikaku, son disciple le plus brillant, se détourne de lui alors, trouvant que la légèreté manquait de gageure et d’éclat. De haïkus sans verbe on dit souvent qu’ils possèdent la légèreté parce que l’aspect actif ou émotionnel en a été retiré.

(à suivre…)

A propos de l’écriture du haïku – (= kyôku :)

22 novembre 2014

Dans le haïku,
ce qui n’est pas indispensable
n’est pas nécessaire.

dp.(22/11/14)

Glossaire des termes relatifs au haïku – (H-I) :

20 novembre 2014

HON’I : Caractère essentiel. Un principe esthétique de base du renia dans lequel la manière dont on voyait ou écrivait sur certaines choses suivait certains principes ou règles. Ainsi l’amour était toujours l’amour non partagé, les voyages impliquaient toujours de la souffrance et partir de la capitale, où les fleurs signifiaient les fleurs de cerisiers et la lune signifiait la lune des moissons, sauf si autrement mentionné.

HONZETSU : Allusion. Ce terme fait référence à l’allusion à un poème chinois écrit auparavant. A cause de ses études poussées de la poésie chinoise, on pourrait qualifier beaucoup de « honkadori » de Bashô de « honzetsu ».

HORAKU : Poèmes écrits ou donnés dans les temples comme ex-votos pour les dieux ou Bouddha.

HOSOMI : Délicatesse / sveltesse. Le concept que Bashô avait pour sa poésie au même titre que « sabi » et « shiori ».

HYAKUIN : 100 versets. Terme désignant un renga de cette longueur. Avant que Bashô ne raccourcisse le renia à 36 versets, la longueur habituelle d’un renia était de 100 strophes.

IISUTE : Une séquence courte avec un nombre irrégulier de strophes ou un renia qui s’est terminé abruptement.

JI : Simple. Terme employé pour décrire les versets d’un renia qui sont moins impressionnants. Un des arts de la forme est la combinaison des « mon », versets les plus marquants, avec les versets moins voyants.

JIAMARI : Lignes hypermétriques. Dans la poésie avec des mesures métriques comptées, « kana », quelquefois la ligne aura plus de 7 ou de 5 syllabes. Le hokku du corbeau de Bashô (le plus célèbre) comporte deux « syllabes » de plus au deuxième « vers ».

JIGUCHI

(à suivre…)

Glossaire des termes littéraires relatifs au haïku – (suite : « H »)

20 novembre 2014

HANA NO KU : Les versets de fleurs (n°s 17 et 35 d’un « Kasen » renga), dans lesquels on doit mentionner les fleurs de cerisiers.

HANJA : Le juge d’un concours de poésie.

HANKASEN : Un demi-kasen, ou renga ne contenant que 18 strophes.

HIBIKI : Echo. Terme utilisé pour décrire deux strophes reflétant des images proches, ou un lien « de même manière ».

HIE : Froid. Le concept de beauté froide, glacée, prisée par les poètes et écrivains médiévaux.

HIKIAGE : Avancé. Nom d’un lien de fleur ou de lune qui se produit avant sa place fixée dans un renga.

HIRAKU : Nom de toute strophe de renia qui n’a pas de nom précis. Celles autres que le verset de départ (hokku), le deuxième verset (wakiku), le troisième (faisan), et le dernier (ageku).

HOKKUWAKI : Autre terme pour un « tan renga » qui combine les noms des deux premières strophes d’un renia.

HONKADORI : Variation par allusion. Une strophe qui a emprunté des images ou des idées à la littérature ou se réfère à un incident communément connu d’écrits ou d’écrivains du passé. Appelé aussi HONMONDORI (« Emprunter pour dépasser »).

La poésie et la philosophie du cerisier : 2)

18 novembre 2014

Ryûki (?) :

chassant les cerisiers,
notre seule arme :
un pinceau

Issa :

Nous prions les dieux
pour ours et cerfs, pourquoi pas
pour la chasse aux cerisiers ?

Teitoku (1570-1653) :

pour les cerisiers
des collines tout alentour,
je veux un télescope *

* les Japonais prirent rapidement avantage de cette technologie au XVIè siècle, importée par missionnaires et marchands.

Issa :

une ligne ininterrompue
de chapeaux pour admirer les fleurs
d’ici jusqu’à Kyoto

Sôgi (1420-1502) :

pas âme
qui ne dise : nous allons
admirer les fleurs

sur des sentiers de montagne,
connus ou inconnus, un flot
d’admirateurs de fleurs

Anon (?) :

rue après rue
la floraison cracha
des pétales de cerisiers

Allez ici ou là,
toutes les routes
mènent aux fleurs

Kashiku (XVIIIè siècle) :

les panneaux d’interdiction ignorés :
chassant les fleurs
au temple

Shirao (1735-1792) :

se glissant
d’un temple à un autre :
la pleine floraison !

Tantan (1673-1761) :

Voyant un sentier
nous l’empruntons : un jardin ! :
cerisiers du temple

Kiin (1697-1748) :

écartant des branches
je tombai sur le portail de quelqu’un :
cerisiers de montagne

…/…

La poésie et la philosophie du cerisier : 1)

18 novembre 2014

Sôgi (1420-1502) :

Ce que nous ne regrettons pas :
les jours de printemps
passés à attendre

Plus nous attendons
plus nos esprits fleurissent
fleurs de printemps !

Anonyme (1630) :

Au printemps
nous regrettons tous
les jours passés à attendre

Sôseki (? – 1533) :

Aucune fleur
n’a jamais réalisé
combien nous attendons !

Teishitsu (1609-1673) :

la pluie de printemps
connaît l’esprit des hommes
qui attendent les fleurs

ou :

la pluie de printemps
partage le coeur de tous
ceux qui attendent les fleurs

Anonyme ? (1671 ?) :

montagnes de l’est
où hommes et fleurs
s’attendent

Kyorai (1651-1704) :

plus longtemps
nous attendons les fleurs,
plus se salit notre habit

Gain (1773) :

Plus l’aube approche
plus il est difficile de dormir
en attendant les fleurs

Ryôta (1707-1787) :

Le monde est cruel -
Négligez-les pendant trois jours,
et les fleurs…

Chora (1729-1781) :

Faites un somme
et les cerisiers
deviennent fleurs !

Sono-jo (1649-1723) :

Quelqu’un vint annoncer
« ils ont fleuri ! » :
la chasse aux cerisiers

Bashô (1644-1694) :

même les Hollandais
sont venus pour les fleurs
sellez mon cheval !

Seibi (1748-1816) :

trois jours :
fleurs et admirateurs
se sont dispersés

Kyôma ( ? – 1773) :

les fleurs de pruniers
tombent et ce sont les pêchers
tombent et ce sont cerisiers

Teitoku (1570-1653) :

Quand rien ne fleurit
au printemps
l’on parle cerisiers

ou :

entre prunier
et cerisier, une fleur
pour nous réjouir

Issa (1753-1827) :

aujourd’hui encore
les fleurs de cerisiers sont
sur toutes nos lèvres

Sôgi (1420-1502) :

N’attendez pas
un monde sans vent,
fleurs de printemps !

Soa (1356) :

fleurs de cerisiers
puis ce sont les humains
qu’il faut attendre !

ou :

les cerisiers fleurissent
puis ce sont les gens
qui les font attendre

ou :

après la floraison des cerisiers
c’est alors que commence
la véritable attente

Gonsui (1646-1719) :

un épisode pluvieux
notre dieu familial bâille
dans l’attente des fleurs

Tekijin (XVIIIè siècle) :

A l’aube nous partons
vers les cerisiers, cette nuit
nul ne ferme l’oeil

Tantan (1673-1761) :

désirant les voir
au matin, je dors
avec les fleurs

Shirô (1742-1813) :

C’est aussi un plaisir
d’entendre qu’elles sont en retard,
les fleurs de cerisiers

…/…

°°°

Compte-rendu du 95è kukai de Paris :

16 novembre 2014

Bonjour !

En présence de dix-sept (17) participants, trente-six (36) haïkus ont été échangés.

°
Avec cinq (5) voix :

Carrelage humide -
l’homme à genoux
parle au lave-vaisselle

: Françoise Lonquety.

°
Avec quatre (4) voix :

Même échoué
le bois nu d’un naufrage
parle de forêt

: Nicolas Lemarin ;

Soleil d’automne
Quelques raisins secs
et un verre d’eau

: Monique Leroux Serres ;

Yeux noirs olive
le corbeau guette les miettes
de ma pizza

: Monique Coudert.

°

Avec trois (3) voix :

boue et feuilles mortes -
le chemin nous a suivi
jusqu’au salon

: Michel Duflo ;

Grue immobile -
Sous le croissant de lune
file un vol de nuit

: Isabelle Ypsilantis ;

Nouvel automne -
dans quel jardin s’est posé
l’autre tourterelle
: Françoise Lonquety ;

Retour de vacances -
à travers champs un nouveau
ruban de bitume

: Dominique Borée.

°
Avec deux (2) voix :

chambre double
à l’hôpital :
un moustique
et moi

: Daniel Py ;

chute de météorites -
les cailloux
dans la vésicule biliaire

: Minh Triêt Pham ;

gardien du parc -
pour seule visite
mon sourire

: Valérie Rivoallon ;

La lampe s’éteint
l’abat-jour a oublié
la trace de son ombre

: Nicolas Lemarin ;

le train redémarre -
une vache regarde
s’enfuir les poules

: Dominique Borée.

°

Avec une (1) voix :

Bien plus chaud
que le soleil de novembre
son sourire.

: Patrick Fetu ;

carillon matinal -
le ronflement du voisin
en syncope

: Minh-Triêt Pham ;

déjà l’hiver
au bout de ma rue -
pub pour parkas

: Michel Duflo ;

feuilles mortes
le vent balaiera-t-il
mes souvenirs d’été

: Philippe Bréham ;

L’aura du pilote
Uniforme ou parfum ?
Deux étages d’ascenseur…

: Danièle Etienne-Georgelin ;

L’entrée des lions -
dans la Savane le soleil
se couche sans eux

: d’Eléonore Nickolay ;

Marée descendante
Il rentre dans sa coquille
Bernard-l’ermite

: Christine Devic ;

Mouche de Toussaint -
D’un chrysanthème à l’autre
l’araignée s’active…

: Danièle Etienne-Georgelin ;

-
(« retravaillé en groupe ») :

nuit caniculaire
dans l’air immobile
un froissement d’elle

: Philippe Bréham ;

pluie -
abrités sous le ventre
de la Tour Eiffel

: de Valérie Rivoallon ;

Premier week-end
de la voisine sans enfants
Ses sanglots dans la nuit.

: Monique Leroux Serres ;

et :

Quai d’en face
ils partent travailler
- elle se coucher.

: Patrick Fetu.

°°°

Patrick (Fetu) nous a également présenté son dernier recueil de (beaux et bons) haïkus – senryûs- haïshas : Paris en bref…s, paru aux éditions Unicité. (13 €). Couverture de Morgan Fetu, préface de D. Py.

°°°

Notre prochain kukaï a été avancé au samedi 6 décembre, bistrot d’Eustache (75001) à 15 h 30, en raison de la « conférence » de la haijin Yûko Onda le 13 décembre à 15 h, à la Maison de la Culture du Japon, 101 Quai Branly, 75015 Paris.

Merci A bientôt !

Daniel

°°°

95è kukaï de Paris samedi 15 novembre

13 novembre 2014

Bonjour !

notre 95è kukaï de Paris aura lieu samedi prochain, (après-demain !) à 15 h 30 au bistrot d’Eustache, 37 rue Berger 75001 (Les Halles-Châtelet).
Apportez deux haïkus
et votre bon humour !

Patrick Fetu présentera son dernier recueil Paris en bref…s que j’ai eu le plaisir de préfacer ! (éd. Unicité)
je lirai (si le temps nous le permet !) des haïkus (en français) de notre ami et calligraphe (entre autres) roumain, Ion Codrescu.

bien à vous,

daniel py

http://kukai.paris.free.fr/blog/


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 28 autres abonnés