Poèmes de mort de haijins – ISAN, ISSA.

27 janvier 2012

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ISAN
(mort en 1698)

De ne pas avoir honoré mes parents
de mon vivant, à mes dernières heures
je ressens du remords

*

Les nuances automnales
des renouées ont l’air
de coupes de vin

Isan, apparemment disciple de Bashô, laissa deux poèmes de mort. Le premier traite des plus hautes injonctions de la doctrine de Confucius : l’honneur de ses parents. Il semble que ce verset qui ne respecte pas la forme – : l’original contient 24 syllabes – ni le contenu poétique, fut prononcé plus par Isan le fils que par Isan le poète.

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ISSA
(mort le 19ème jour du onzième mois de 1827, à 65 ans.)

Qu’importe si je survis -
une tortue vit
cent fois plus longtemps

*

D’une cuvette
à une autre -
choses et charabia

On considère qu’Issa est un des plus grands haijins au Japon. Parmi les gens du commun, il est peut-être aimé plus que tout autre, à cause des vicissitudes de son existence, et de la simplicité humaine de sa poésie. Les annales de sa mort n’indiquent pas qu’il écrivit un poème de mort; ces deux poèmes sont tenus pour être ses jisei, par tradition populaire.
Une ancienne croyance orientale désigne la tortue comme un symbole de longue vie, lui attribuant une existence de dix mille ans. Un homme vivrait-il cent ans que sa vie ne durerait qu’un centième de celle de cette créature couverte d’une carapace qui traîne sa queue dans la boue. Pourquoi alors un homme devrait-il demander une autre année, un autre mois, un autre jour ?
Le mot “tarai” du second poème fait référence, peut-être aux “cuvettes” grâce auxquelles on nettoie les nouveaux-nés et les morts. La vie humaine n’est pas plus que charabia (“chimpunkan” désigne, familièrement, les sons inintelligibles d’une langue étrangère) qui commence au berceau et finit dans au tombeau.

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(à suivre : ISSHO)

Les 1012 haikai de Bashô 196-200)

27 janvier 2012

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écoutant le cri du singe
que dirait-il à propos d’un bébé
abandonné dans le vent d’automne ?

(automne 1684)

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au bord de la route
mon cheval broute
des hibiscus

(été 1684)

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(J’ai quitté l’auberge au milieu de la nuit, et comme l’aube pointait, je me suis souvenu du poème de Tu Mu : “abaissant le fouet du cheval ” :)

somnolant à dos de cheval
à moitié rêvant la lune lointaine
était fumée pour le thé du matin

(automne 1684)

NB : La référence est au poème “Départ de bonne heure” du poète tardif de la dynastie T’ang Tu Mu (803-852) : ” “Fouet baissé, je laisse mon cheval aller à sa guise / pendant quelques milles on n’entend pas un cri de coq / pénétrant sous les arbres d’un bosquet, toujours mi-rêvant / les feuilles qui tombent me surprennent comme elles volent sur moi.”

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(Matsubaya se trouvait à Ise, nous nous enquîmes donc de lui, et y restâmes dix jours. La nuit tombée, je visitai le sanctuaire extérieur d’Ise. La première porte se voyait à peine contre le ciel clair. Il y avait des lanternes sacrées partout. Le vent des pins de la montagne me transperçait, et j’étais fortement ému.)

fin du mois
aucune lune n’embrasse un vieux cèdre
dans la tempête

(automne 1684)

NB : Une théorie veut que Bashô alla rendre visite et embrassa le célèbre cèdre du sanctuaire extérieur d’Ise. Ou peut-être qu’”aucune lune” indique qu’il ne le fit pas…

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(Une rivière coule au fond de la Vallée de Saigyô, où j’écrivis un poème sur des femmes qui lavaient des ignames.)

femmes lavant des ignames
si Saigyô était ici
il composerait un poème

ou

femmes lavant des ignames
si Saigyô était ici
elles composeraient un poème

(automne 1684)

NB : Saigyô (1118-1190) était né d’une famille de guerriers de haut rang, mais il quitta ce monde séculier à 23 ans pour devenir moine. Le poème se base sur une histoire qui veut que Saigyô, pris dans une averse, offrit un poème à une prostituée en échange de l’hospitalité. Il finit par en échanger plusieurs avec elle. Bashô fait un lien entre le nom de la vallée et celui du poète pour enrichir son poème.

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(à suivre : 201-1012)

“La brièveté dérange.” (Jean-Marie Gleize)

25 janvier 2012

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“La brièveté dérange. Tant qu’elle est signe de perfection formelle, bien sûr, on la tolère. Si, sous le nom de concision, elle peut laisser supposer une certaine profondeur de sens, elle reste acceptable. Si, en revanche, et c’est je crois le cas des formes modernes de la brièveté, de Mallarmé à Tortel, de Rimbaud à Claude Royet-Journoud, elle met en cause le statut du sens, le statut du sujet, elle devient assez difficilement supportable, elle fait au moins problème, on la dénonce comme facteur d’obscurité inutile, comme cause de la désaffection du public-lecteur à l’égard de la poésie, etc. Cette situation réactive (…) nous rappelle que le choix d’une forme pour un poète n’est jamais un geste neutre, un geste simplement “technique”. La brièveté est et reste un instrument critique, une arme tranchante.”

Jean-Marie Gleize : “Brièvetés”, dans LE HAIKU et la forme brève en poésie française, P.U.P., 1991.

Les 1012 haikai de Bashô – 191-195)

23 janvier 2012

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(L’année de Jôkyô, à la huitième lune, je quittai mon humble cabane près de la rivière. Le bruit du vent était étonnamment froid.)

battu par la tempête
le vent perce mon corps
jusqu’au coeur

(automne 1684)

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dix automnes
Tokyo est devenue
ma ville

(automne 1684)

NB : En fait, Bashô avait vécu à Tokyo pendant treize ans.

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(Le jour où je franchis la Barrière il pleuvait, et toutes les montagnes étaient cachées par les nuages.)

averses brumeuses
le jour où on ne peut pas voir le mont Fuji
c’est plus attirant

(automne 1684)

NB : Un des jeux poétiques était que le sujet soit quelque chose d’insaisissable, comme dans les lamentations des amants, ou quelque chose d’intangible, tel que le Mont Fuji ce jour nuageux.

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nuages de brouillard
faisant de leur mieux rapidement pour montrer
cent scènes

(automne 1684)

NB : Le paysage changeait très lentement pendant la marche, mais avec le brouillard dérivant, les scènes changeaient constamment.

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(Ceci est notre griffonnage à l’oratoire sacré du Sanctuaire Tado Gogen à Ise. Le vieux Bashô, propriétaire du cottage du bananier près de la rivière Fukagawa, et Tani Bokuin, le maître de Kansuiken de Nôshû, Ôgaki, marchands de poésie lors d’un voyage de visites à Ise et Owari, désireraient vous offrir ces quelques poèmes des quatre saisons.)

vie d’un prêtre
mon nom est emporté
dans la Rivière des Feuilles Tombées

(automne 1684)

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(à suivre, 196-1012)

Les 1012 haikai de Bashô – 186-190)

22 janvier 2012

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glace sévère
la gorge du rat
à peine humide

(hiver 1683)

NB : Parce qu’il n’y avait pas d’eau potable à proximité, Bashô devait l’acheter. Ce poème aurait pu se baser sur la fable de Tchouang Tseu selon laquelle : “Un rat boit l’eau de la rivière, mais pas plus qu’il ne faut.” Bashô s’excusait peut-être de la quantité d’eau qu’il devait acheter ou en pensant au paradoxe d’avoir à acheter de l’eau en vivant près d’une rivière.

°

le printemps se lève
dix quarts de vieux riz
au nouvel an

(Nouvel an, 1684)

NB : Les disciples de Bashô étaient dans l’obligation de veiller à ce que sa gourde de riz restât pleine, en rétribution de ses services. Bashô se sentait bien entretenu parce que ses élèves lui avaient donné plus que ce qu’il n’utilisait. Ce verset utilise le contraste technique entre le nouvel an et le vieux riz. La première séquence du poème disait “comme je suis riche”. La révision ajoute un mot de saison et supprime le commentaire émotionnel.

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(Dans la maison de Chiri à Asakusa :)

la soupe d’algues
montre de tels talents
dans un bol décoré

(printemps 1684)

NB : Asakusa était renommé pour ses alguesnori, largement consommé au Japon, et qu’on utilise de nos jours pour enrober les sushi. Le asagi wan était un bol décoré de fleurs et d’oiseaux en rouge et blanc sur un fond bleu clair.

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(Bunrin m’a envoyé une peinture du Bouddha quittant la montagne, que j’ai placée sur mon autel.)

gloire au Bouddha
sur un piédestal d’herbes
quelle fraîcheur

(été 1684)

NB : Bunrin était un des élèves de Bashô. La plupart des peintures représentent le Bouddha sur des fleurs de lotus, mais Bashô ne peut utiliser que de l’herbe pour piédestal. Le poème peut aussi signifier qu’au lieu d’un autel en bois, celui-ci n’était fait que d’herbes tissées ou nouées.

°

N’oubliez pas
de profiter de l’air frais à
Sayo de Nakayama

(été 1684)

NB : Cette strophe fut offerte à Fûbaku, employé du sanctuaire d’Ise, alors prêt à faire le voyage de retour pour son travail. Sayo no Nakayama (“Centre des Montagnes”) était un des lieux, sur la route du Tôkaidô, célèbre parce que Saigyô, comme d’autres poètes avant lui, évoqua l’endroit dans un de ses poèmes.

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(à suivre : 191-1012)

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Compte-rendu complet du 62è kukaï de Paris (21/1/12)

22 janvier 2012

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Bonjour !

Ce samedi 21 janvier, autour de notre billard du bistrot d’Eustache,
29 haïkus ont été échangés, en présence de 9 (puis 10) personnes.

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Avec 4 voix :

Sur le fil
la neige
funambule

, de Daniel Py.

°

Avec 3 voix :

Brumes hivernales
le canal se répand
entre les arbres

, de Cécile Duteil ;

et :

Repas de famille
un mochi vietnamien
- Lune dans mon assiette

, de Lydia Padellec.

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Avec 2 voix :

Calme sous la lune
il parle du tortionnaire
son crâne brille

, de Françoise Lonquety ;

-

carillon
les oiseaux
haussent le ton

, de Valérie Rivoallon ;

-

Croquer
sur les arbres de l’hiver
des roses joufflues

, de Françoise Lonquety ;

-

Les pleurs de sa mère
le fils ne les entend plus
dans la rue… les chars

, de Patrick Fetu ;

-

Matin de janvier
paresseuse dans mon bain
je rêve de crawl

, de Françoise Lonquety ;

-

nouvel an
les pigeons eux
s’en moquent

, de Valérie Rivoallon ;

-

pluie sur neige
la branche ployée se redresse
se redresse

, de Paul de Maricourt ;

-

seules
parmi les nuages
l’étoile et moi

, de Valérie Rivoallon ;

et :

sur le voilier
une jeune fille allongée
je tiens la barre !

, de Philippe Bréham.

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7 autres haïkus ont obtenu une voix.

°°

Enfin, Soizic Michelot nous a présenté sa très prochaine exposition « Le nom des Étoiles » (Haïku et Compositions photographiques) qui aura lieu au Centre Tenri, 8/12 rue Bertin Poirée, 75001, du 24 janvier au 4 février 2012 (mar-ven 10h-20h, sam. 10h-16h.), et dont le vernissage se tiendra mercredi 25 janvier de 17h30 à 20h.
« Je ne suis pas sûre d’avoir existé. Je ne suis pas sûre non plus de l’existence des étoiles et des fleurs que j’ai pu voir durant ma vie. Mais je suis sûre de la peine ou de la joie que j’ai éprouvée en les contemplant. » S.M.

L’exposition de Soizic a déjà tourné en Bourgogne et en Bretagne, avant de venir, maintenant, à Paris.

°

Philippe Bréham nous a fait savoir que le spectacle qu’il a mis en scène : « Le souffle de la neige » (d’après un conte ancien rédigé par Lafcadio Hearn : « La femme de neige ») se tiendra également au Centre Tenri du 22 au 28 février 2012.
Notre kukaï # 63, qui aura lieu samedi 18 février (jour des vacances scolaires parisiennes) à 16h30 au bistrot d’Eustache, pourra donc s’achever en apothéose par le spectacle de « la dernière séance » de Philippe à 20h30. (Nous aurons même le temps de nous restaurer entre les deux !)

°

Bien à vous,
amicalement,

Daniel.

Rendez-vous au 62ème kukaï de Paris

17 janvier 2012

°

Bonsoir !

ce samedi prochain 21 janvier aura lieu, au Bistrot d’Eustache, Paris 75001, à 16h30 notre 62ème kukaï. Soizic Michelot viendra vers 18 h nous parler de sa prochaine expo au centre Tenri !

Vous êtes tou(te)s invité(e)s à nous y rejoindre, si le coeur vous en dit !

Bien à vous,
Daniel

°

Les 1012 haïkaï de Bashô – 181-185)

16 janvier 2012

°

presque pleine lune
ce soir à trente-neuf ans
un enfant

(automne 1683)

NB : la quatorzième nuit est la dernière nuit avant la pleine lune. Les Analectes de Confucius contiennent ce compte-rendu : “À quarante ans, je possède assez de discrétion pour ne pas perdre ma voie.” Bashô avait un an de moins, et était donc encore un enfant ! Il y a un rapport entre la lune qui n’est pas tout à fait pleine et Bashô qui n’a pas encore atteint quarante ans.

°
(Montagne du Chat :)

Le chat de la montagne
a-t-il léché toute la neige
sauf dans les crevasses ?

(hiver 1683)

NB : On considère que la Montagne du Chat est un pic à l’ouest du Mont Bandai.

°
(Forêt Noire)

Forêt Noire
quoique vous puissiez dire
un matin de neige

(hiver 1683)

NB : Le Japon a plusieurs lieux appelés Forêt Noire, mais le plus célèbre se trouve près de Sakata, dans la Préfecture de Yamagata.

°
(Le jeune frère d’Ishikawa Hokukon, Santenshi, est venu ici pour briser l’ennui avec du riz et du persil, probablement poussé sur les berges du Quing ni Fang. Je reconnais maintenant la valeur de l’élégance de ce goût simple.)

c’est pour moi que
la grue laisse du riz et du persil
à manger

(hiver 1683)

NB : On dirait que Bashô compare le frère de son ami à une grue. Qing ni Fang était une rivière de Chine mentionnée par le poète chinois Tu Fu.

°
(Vivant de nouveau au cottage du bananier qui a été reconstruit…)

entendant les grêlons
comme si ce corps était
un vieux chêne

(hiver 1683)

NB : La maison de Bashô fut détruite par un feu de quartier, le 28 décembre 1682. Bashô vécut chez plusieurs disciples jusqu’à ce qu’il retourne dans sa nouvelle demeure en septembre 1683. Les feuilles du chêne brunissent et sèchent en automne, mais ne tombent pas avant la fin du printemps, quand de nouvelles feuilles les font tomber. La grêle frappant les feuilles a le son râpeux d’une vieille peau sèche.

°

(à suivre, 186-1012)

Haïku, etc. de Py – janv. 2012 – 1/2

15 janvier 2012

°

pommes du trente-et-un
pépins du premier ?
: Nouvel an

°

entre les pages du carnet
confetti du Nouvel An

-

confetti
dans le carnet
au passage à l’an

°

Voir – et entendre
Arêches de nuit
pour la dernière fois :
premier janvier

°

Premier de l’an
la neige glisse du toit

°

le bruit du torrent
du fond de l’année

°

cerisiers en fleurs
sous la neige
de nuit -:
chemisier
de réveillon

°

fruits mûrs
au dernier de l’an
mûrs au premier

°

1er janvier
Enlever les chaînes
Sa
voie

°

premier janvier
déjà une plainte
contre Sarko

°

premier janvier
une paillette
sur son après-ski

°

premier janvier
ne rien envier
à personne

°

des paillettes
tout à l’entour des chalets
- premier janvier

-

même sur la route
les paillettes
- premier janvier

°

Tao :
le Grand tout – ou
et le Grand Rien (?)

°

par le par
king

°

se penchant sur son K-di
un penchant pour son K-do

°

larmes de crocodile :
(à) pleurs-de-faux (?)

°

le marbre
de la table
cassé
- début d’an

°

une petite feuille
tourne en rond
- 3 janvier

°

2
mild *
douce

* = doux/ce (: angl.)

°

ZEBU (train) long

(: RER Nogent-sur-Marne – St Germain-en-Laye)

°

(le langage est)
de la pâte à mots

°
(Kyôku pâle :)

dans le haïku,
le haïjin
se porte pâle…

°
(Kyôku à la place du more :)

Écrire un article sur
“La place du more dans le haïku français”…

°

4 janvier doux :
des oiseaux tôt
vers la gare

°

ce matin
Moskva Belorusskaya
8 h 28 Voie 5
: l’échappée belle !

-

Brest Central. Minsk Passarjirski.
Orsha centrale. Smolensk. Viazma.
Moskva Belorusskaya

°

e – star – got

°

Dépenses pharaoniques :
notre petit président
vit sur un très grand pied *

* cf : René Dosière : L’argent de l’état, un député mène l’enquête. Éd. du Seuil, 2012. (Source : Siné-mensuel n° 5, janvier 2012.)

-

Dépenses pharaoniques
le président Nic-
la-France

-

2012 :
d’un président pharao
nesque
à un président pharao
nnête…
?

-

les voeux
du président
aux Français (?) :

du
pip *
o
(!?)

* cf aussi le scandale du Poly Implant Protheses (!?)

°

L’État
c’est lui (!)

°

L’ascenseur pour les fachos …

°

“une femme rencontrée cinquante” tétées “plus tôt” *

* : “cinquante étés” : Jim Harrisson, in : L’éclipse de lune de Davenport, éd. La petite vermillon, 1998.

°

77 ans
- ou 7 ans ?
: à patinette dans Paris

(7/1/12, rue des Meuniers, 75012)

°

le cône
dont jouit
le fourmi-lion :
demi-sablier
où s’abolit
la fourmi

°

deux-mille-tousse …

°

la fourmi,

°

dans ses cheveux en chignon
une baguette
chinoise

°

dans la salle noire de monde
“Le jour le plus long”
avec papa

°

vendredi treize -

°

paix de la carrée
quai de la rapée

°

dorénavrant

-

ce matin
ce mot :
dorénavrant

°

trois grandes grues
dans le ciel
les tours
de la bibliothèque

°

au milieu des arbres
les flambeaux
des skieurs du Nouvel An

(Arêches : 31/12/11)

°

L’enfer
forgé
de bonnes intentions…

°

la belle fumée
de la cheminée d’usine
s’élève au soleil
- mi-janvier

-

” regarde, l’usine
à fabriquer des nuages !”
: Jalil, 5 ans.

°

(à suivre, 2/2)

‘Tierra de nadie’ 2) – Salim Bellen

13 janvier 2012

°

Yendo al templo
la neblina delante
el polvo atràs

S. Bellen

-

Allant au temple
le brouillard devant
la poussière derrière

°


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