Archive for septembre 2012

haïku – Py – 7 mots, 7 syllabes.

21 septembre 2012

°

l’ombre
en croix
d’un bombardier

°

d.

Haïku de printemps – Py

21 septembre 2012

°

marronniers –
succédant aux cônes roses,
les boules vertes

°

d.(Orly, 2012).

Résultats du kukaï.paris n° 70

17 septembre 2012

Bonjour !

En présence de 10 personnes, samedi 15 septembre, pour notre 70ème kukaï, 30 haïkus ont été échangés. Avec trois voix :

étoiles filantes – /
deux limaces copulent /
sur le muret /

: Michel Duflo ;

merguez grillées – /
les escarbilles du barbecue /
se mêlent aux étoiles /

: Michel Duflo ;

et :

Trajet en train – /
piocher des bouts de haïkus /
par la fenêtre /

: Cécile Duteil.

°
Avec deux voix :

Gouttes prisonnières /
dans les filets d’arachnide /
pêcheur de rosée /

: Lydia Padellec ;

la fourmi, /
une fleur /
à son cou /

: Daniel Py ;

la tristesse /
de la voisine /
en boucle /

: Valérie Rivoallon ;

Le vieux chat malade, /
tapi au fond du jardin, /
parle aux oiseaux /

: Danièle Étienne-Georgelin ;

vacances – /
le bruit du balai /
dans la cour /

: Valérie Rivoallon ;

vautrée /
dans la confiture – /
volupté /

: Valérie Rivoallon.

°
Avec une voix :

Après son 10ème mojito /
Il va parler… /
Le sage /

Leila Jadid ;

au cou /
du Bouddha assis /
un collier /
de néoprène /

: Daniel Py ;

Barre de chocolat /
Barrette de canna, /
Chacun son dessert… /

: Leila Jadid ;

Des poires Williams /
quelques grappes de raisin /
Une ou deux guêpes /

: Monique Serres ;

Entre ciel et terre, /
un voile de brume opaque – /
Le chevreuil hésite… /

: Danièle Étienne-Georgelin ;

L’enfant confié /
part avec ses copains – /
Une grand mère hors jeux /

: Danièle Étienne-Georgelin ;

Les mûres /
courbent les ronces /
Envol d’un faisan /

: Monique Serres ;

Les traits de son visage /
ont la douceur du verre /
Cyber-sentiments /

: Cécile Duteil ;

et

Pièce ensoleillée /
un papillon à l’écoute /
douceur du piano /

: Lydia Padellec.

°°°
Bravo et Merci à tou(te)s !
Le prochain kukaï a été fixé au samedi 20 octobre (bistrot d’Eustache, 16h30).

D.

Exposition de Mme Hiro Hata

15 septembre 2012

Bonsoir !

Mme Hiro Hata, qui est venue récemment à quelques séances du kukaï de Paris, tient une exposition (organisée par la Mairie du XIV arrondissement de Paris) à la Galerie du Montparnasse,
55 rue du Montparnasse, 75014,
du dimanche 16 septembre jusqu’au 30 septembre 2012
Le vernissage aura lieu mercredi 19 septembre, entre 19 et 22 heures
Je vous transmets l’info de sa part !
N’hésitez pas à venir admirer ses oeuvres !
merci !
Daniel

Bashô 267 / 1012

12 septembre 2012

267 (JR) = 261 (K-C.)

Déesse de la Miséricorde
le toit du temple domine
un nuage de fleurs

Note (JR) :
« Printemps 1686. De sa maison à Fukagawa, Bashô pouvait voir le temple de de la Déesse Kannon d’Asakusa, à Tokyo. Comme la plupart des temples, il était entouré de cerisiers. Kannon était un autre terme pour Avalokitesvara, nom d’un bodhisattva, ou Kuan-Yin, aussi appelée la Déesse de la Miséricorde. »

(Tr. K-C. :
« Au loin / dans des nuages de fleurs / les tuiles du temple de Kan’on ».)

Bashô 266 / 1012

12 septembre 2012

266 (JR) = 260 (K-C)

puisque je suis malade
je ne peux pas manger du gâteau de riz
fleurs de pêcher

Note (JR) :
« Printemps 1686. Bashô ne peut pas manger le gâteau de riz en forme de barre pour le Jour des Poupées parce qu’il est malade, pas plus que les fleurs de pêcher ne peuvent manger du gâteau. »

(Tr. K-C. :
« Trop malade / pour manger des mochi aux feuilles – / Fleurs de pêcher ».)

Bashô 265/1012

12 septembre 2012

265 (JR) = 259 (K-C)

prêle rugueuse
comme si Mafukuda portait
la jupe plissée

Note (JR) :
Printemps 1686. Le hakama est un habit d’homme porté lors d’occasions solennelles. C’est une jupe plissée souvent faite de tissu plissé nouée à la taille. La prêle « queue de cheval » ou prêle rugueuse, Equisetum, a des épis courts, tournés vers le bas, qui rappelaient à Bashô ces jupes plissées. L’extrémité noire de la plante lui rappelait les têtes rasées des prêtres. Selon une légende, Mafukuda était le jeune servant qui décida de devenir prêtre. La fille de la famille, qui devint le prêtre Gyôki dans sa vie future, était si impressionnée qu’elle lui cousit une de ces jupes plissées pour les occasions solennelles. L’histoire est racontée dans Les Contes d’autrefois (Konjaku Monogatari). »

(Tr. K-C :
« Tiges à sporanges de prêle / est-ce le légendaire Mafukuda / vêtu d’un hakama ? »)

Deux senryûs d’Edo

11 septembre 2012

tirés de l »Anthologie de versets satiriques d’Edo’, par R.H. Blyth, 1961 :

°

s’abritant de la pluie
il demande le prix
d’objets dont il ne veut pas

(Mankuawase – écrit entre 1761 et 1770)

°

le premier prix
fut attribué
à quelqu’un ou à quelqu’un d’autre

(Yamagidaru – écrit entre 1765 et 1837)

°

NB : traduits de la Lettre n° 93 de la BHS.

°

cf aussi la liste « senryu-fr » :
http://fr.groups.yahoo.com/group/senryu-fr

°

D.

Bashô – 264/1012

9 septembre 2012

264 (JR) (= 258 K-C.) :

si je regarde de près
la bourse-à-pasteur fleurit
près de la barrière

Note (JR) :
Printemps 1686. On pense que ce poème se base sur un poème chinois de Cheng Hao (1032-85) que Bashô cita dans son essai « Postscriptum pour l’Essai sur la chenille burcicole » (Mimomushi no Setsu Batsu). L’idée est que si on observe d’assez près, on trouve tout ce dont on a besoin.

(Tr. K-C. :
« Observant attentivement / les fleurs de capselle, / je les vois ! »)

Bashô 263/1012

9 septembre 2012

263 (JR) (= 257 K-C.) :

champ en jachère
des hommes allant ramasser
des feuilles de bourses-à-pasteur

Note (JR) :
Nouvel An 1686. Le 7 janvier, les gens avaient coutume de manger un porridge contenant « sept joyaux de printemps », des herbes bonnes pour leur santé. L’une d’entre elles était « nazuna » (« bourse-à-pasteur », Capsella bursa-pastoris). La plante à croissance longue a de minuscules fleurs blanches sur des racèmes pouvant pousser jusqu’à 40 centimètres. La plaisanterie tient dans l’idée qu’un champ en jachère ne produit rien, mais cependant, dans son inutilité, il produit quand même un des « 7 joyaux du printemps. »

(Tr. K-C. : « Dans les jachères / cueillant des capselles / des hommes, oh ! »)