Archive for the ‘S.S.S.’ Category

Haïkus, etc. Py – janvier 2015

22 mai 2015

°

bientôt
la fin du je ? –
Nouvel An 2015

une mouche
à l’envers de la vitre
ventre
au soleil

les canons-à-neige muets –
la dameuse
s’y met quand même

mémé
monte en raquettes
derrière pépé –
chemin de neige

Certains haïkistes (français)
ont beaucoup de mal à
faire le vide *
dans leur haïku

* = vider (leur haïku)
du trop plein des mots
(inutiles… morts…)

2 janvier –
une mouche à l’envers sur la vitre
ventre au soleil

une mouche morte
sur le rebord de la fenêtre
ce 3 janvier

pattes au ciel
une mouche morte
ce 3 janvier

Le haïku est un poème blanc –

– le blanc du papier
(re)couvre les mots…

Inondations :
De boue,
les dégâts !

tout attentat est odieux
– surtout s’il est religieux

rire
ou mourir
faut-il choisir ?

ô dieux,
que de crimes
en vos noms !

Les corvidés
préfèrent-ils
la Croassie ?

où rire
mène à m
ourir…

ô dieux cruels
hier(s)
demain(s)

: Bannir les dieux !

Mourire de rir

Charlie
Charrie
Charpie
– hebdo

ce soir
la pointe d’une bougie
la flamme d’un crayon
à la fenêtre

– la défaite des lumières ?

« regarde la vie en fa  »

Trashédie

ce matin
du balcon mouillé
ramasser les restes de cire
de la bougie-Charlie

Barbarire

C comme Charlie
R comme Charlie
A comme Charlie
Y comme Charlie
O comme Charlie
N comme Charlie

Pizzicati de contrebasse –
ses seins
à contretemps

: dp (in Bulles de musique, éd. Pippa, 2013)

« tango argentin
à travers le chemisier
seins à contretemps »

: Patrick Gillet, 2è prix Mainichi, 2014.

Percusition

Aux semeurs de mort
aveugles
et sourds
nous faisons un
crayon d’honneur

Aux morts
pour le rire
nous (a)dressons
un crayon d’honneur

La tante de mon fils
est partie
le soir même de la Grande Marche *
rejoindre les
CHARLIE’s
ANGELS **
(: des couillus, ceux-là !)

* cf « La longue marche » (de Mao… de Gandhi…)
** série-télé 1976-, film (américain) 2003.

On t’envoie au paradis
avec une ceinture d’explosifs
– va faire sauter Dieu !

une banane au bout de la main
elle montre à l’enfant
l’avion près d’un nuage

où se trouve
la minute de silence
entre les mots ?

Rentré de Sy rit ?

Les 12
de Charlie Hebdo(s)
envoyés en S’y-rit ?

Charlie Hebventre
Charlie Hebcouilles
Charlie Hebsang

Charlie Hebcul

Mort à ces dieux mortifères !

– Les bonnes idées de Dieu ?

dieu,
franchement,
c’est plutôt une mauvaise idée !

« dieu » : le sens du massacré ?

dieu,
devra-t-il rendre des comptes
pour tous ceux
qu’il (a) fait massacrer ?

Charlie,
ces anges
couillus,

ces couillus angéliques !

sine dieu

Dieux : crimes à perpèt(r)e

Il doit y avoir un sacré bug
entre dieu
et les hommes !

martyres des djihadistes :
dieu les fait ensuite
sauter sur ses genoux ?

ceux pour qui
« sacré »
et « sacrifié »
sont de la même famille…

Quant à Sarko
il se fraie-
tille
coude après coude
une place
pour la photo,

sa place
au premier rang

, ce Charlot
pitoyable !

, ce charlie-tan(t)
ridicule !

Au milieu de tous ces Charlie, Sarko-Charlot

Nicolas premier
joueur de coudes
de France ?

onanisme : l’auto-rut

Il jouait déjà des épaules,
il joue aussi
des coudes

Sarko, convenez-en
est une source inépuisable
de senryûs !

Marche pour Charlie :
Sarko à lui seul
est caricature

les autruches
du nucléaire :
enfouissement des déchets

Ce que Sarko préfère
dans « Je suis Charlie », c’est
« Je »

Marche pour Charlie :
après la photo de classe
Sarko retrouve son rang

Ils sont tous Charlie
je continue d’acheter
Siné-mensuel

bonnet de jour,
bonnet de nuit :
l’hiver – et la vieillesse ?

La nuit tombe
entre les cornes de la vache
– Kaokoveld *

* Afrique du Sud-Ouest.

l’élève de Qigong :
ses lacets du même vert
que les carreaux de la salle

2ème année
qu’un Père Noël
pend lamentablement
du balcon d’en face

au balcon d’en face
un père Noël
pendu par les pieds
oscille du bonnet

fin janvier
le père Noël
pendu au balcon d’en face
reçoit
quelques flocons

Après un service « funZèbre »,
enterré au cimetière
du père H.S.

°

dp.

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Haïkus, etc Py – février 2015

21 mai 2015

°

livre neuf –
un cil
coche un haïku

sur le chemin
du stage de bâton ce matin :
un livre de haïkus,
les cris des mouettes sur la Seine

lundi matin 2 février,
une fine couche de neige –
la mousse de l’eau de vaisselle

10 ans :
au lieu de sauter à la corde
elle saute à la bombe –
Boko Haram

des piaillements
percent le froid du matin noir
début février

il s’est bien mouillé
pour sauver la centenaire
des flammes !

Le haïku
doit épouser
la forme de ses rythmes
les plus élémentaires,
les plus naturels…

: la forme
c’est le rythme

(Le rythme dicta forme)

métro :
elle éteint ses chaussures

l’homme
est un homme
pour l’homme

le panneau
« Centre de secours »
pointe vers le ciel

un élastique
clé de sol
sur le trottoir

à l’abri du froid
la plante verte
se tresse
vers la lumière

nous préludions à l’amour –
je dus me lever pour pisser
mais je ne pus jamais retourner dans son rêve

pendu par les pieds
tout au bout de son balcon
un ancien père Noël

le vent
balance le bonnet
du père Noël
pendu de son balcon

… quant au Père Noël
à l’envers
au bout de son balcon :
le sang
lui est tombé
à la tête ?

… quant à la plante verte
derrière son carreau
(à l’abri)
elle grimpe, elle grimpe
et continue sa tresse
vers le haut

… se tresse
avec tant d’adresse

vers le haut
vers dehors,

spirale
géniale

je vous souhaite
de bien avancer
sur le chemin
de vous-même

trois élèves de Qigong
recentrent leur énergie
– un lotus qui se referme

silence :
laisser infuser l’image du haïku
pour bien s’en imprégner

étoiles, lucioles, gouttes
vers le réverbère

Arrêter le temps
Faire couler celui d’un livre

la pluie –
elle resserre son décolleté
(Saint-Valentin)

les vieux
se recourbent
ralentissent
rejoignent le temps

… pour qui je virgulais du coeur…

Pourquoi tourner autour des mots ?
: un seul, au centre

Pourquoi tant de mots ?
: un seul
mais juste !

jour de la Saint-Valentin :
annulé nos billets
pour Nouméa

la solitude du robinet :
goutte à goutte

(d’après Cécile Duteil : « Solitude / le robinet / goutte à goutte »)

la solitude du robinet :
goutte…
goutte…

la fleur
ne fait rien :
elle attend
que le printemps
la pousse
l’ouvre

Pour la Saint-Valentin
des affiches
Lise Charmel

au bout de leur tige
les bourgeons de géranium
sont si lents !
– mi-février

drone
survolant la centrale :
ami, ennemi ?

manucure impeccable,
elle accroche un ver de terre
à l’hameçon

une pantoufle mauve
sur une flaque d’eau
– ciel de février

la plume de canari
refuse
de monter dans la pelle

doigts d’une femme
faisant leur gamme
dans son sac à main

Charlie sous le coude,
les gouttes sur le parapluie

comme un bébé dans ses bras
son six-pack
de bières

2ème Charlie
après le crime
plus personne ne se précipite
au kiosque à journaux

25 février
le soufflé Charlie
retombe

Plus personne ne se précipite
au kiosque :
2è Charlie de l’an 15

un kaïkaïku :
un haïku qui fait se sauver
en courant

les oiseaux chantant
je m’égoutte
près du buisson

Janvier :
le mois de l’envol définitif des Charlie :
2015 : Charb, Cabu, Maris, Wolinski, Tignous, Honoré
2014 : Cavanna
2005 : (Le professeur) Choron

« Sarko l’incruste » :
« La première rigolade post-attentats »
(: in « La Presse Satirique, n° 10, p.8)

Sarkozy :
à lui seul
une caricature
– que dis-je ?
: mille caricatures !

(cf je-suis-nico.tumblr.com)

« Rire, c’est la meilleure arme contre les cons » : Maël Jones
(in : « La Presse satirique, n° 10, p. 8)

d’un inspir ronfleur
labourant un pan
du matin

(ancien = 2006 ? -:)

septembre
ses feuillets tombent
sur le trottoir

au coeur du traVail
cet envol de l’oiseau

au coeur de l’
enVol
les ailes s’ouvrent

au coeur de l’
enVol
ailes ouvertes

ciseaux
l’oiseau
scie le ciel

ciseau(x)
l’oiseau
ouvre le ciel

Faire haïku net !

quiet
le frigidaire
qu’on remplace demain

/(: inquiet ?)

/(: parce qu’inquiet ?)

°

dp

Charlie-Sarko

23 janvier 2015

Qui joua des coudes
sous Carla
pour émerger au premier rang ?
Charlie-Sarko

*

Il jouait déjà des épaules
Il joue aussi
des coudes !
(- Marche pour Charlie)

*

joué des coudes
pour être au premier rang
sur la photo de classe !

*

Après la photo de classe
il rentra dans son rang

*

Sarko, convenez-en,
est (une) source inépuisable
de senryûs !

*

A quelqu’un qui bouscule
dans une foule :
« Alors, on fait son Sarko ? »

*

Dans « Je suis Charlie »
ce que Sarko préféra
c’est le « Je »

*

« Ecrire
sans se mettre en avant »

: Sylvain Tesson.

*

Haïkus, etc. de Py – mars 2014 – 1/2

15 mars 2014

°

Plus il y a de chiens, plus il y a d’os.

Les os sous le pont coulent
Les aulx sous le pont coulent
les zoos sous le pont coulent
les eaux sous le pont coulent

°

une fois le froid sous les fesses passé,
attendre (20 minutes)
le prochain train

; le quai long de monde

°

un gant gris
sur une marche grise

– Que dit-il ?

– Je le laisse

°

De
haïku, taiji-quan, zen,
l’esprit-Un

°

Orly –
Au-dessus des pendules de la tour,
les aiguilleurs du ciel

°

Une dame à son amie :
« Viens, on va faire le trottoir »
– mars ensoleillé

°

Après la Saint-Valentin
(…)
(…)

°

matin de mars
sur les ailes blanches
de la pie

°
(Ancien:)

À l’accueil
de l’établissement,
trois grasses.

°

La gazette des rois

°

un magrouilleur

°
(Senryû :)

Sarko – l
Cass’roles

°

ce soir sur la table
le jus de soja a sauté :
patte d’ours

°

un gros avion
déborde de la brume
– pollution de mars

°

mon clignotant
au même rythme
que le marteau de l’ouvrier
– porte de l’immeuble

°

marronniers rognés

taille moignons

(À propos de W. Lambersy : Le mangeur de nèfles, éd. Pippa, 2014.)

°

(Kyôkus :)

Simplifier, toujours,
vers le plus grand « naturel » *
possible

* de la découpe des vers, des rythmes, des mots et de leur agencement…

Écrire des haïkus
qu’on ne puisse pas plus simple(s)

Dire moins, dire mieux.

Ceux qui veulent
absolument
faire preuve d’originalité
usent souvent d’artifice(lle)s !

Artifice(s), Assez !

(N’en déplaise aux « alambiquets »,)
plus c’est simple, plus c’est naturel,
plus je kiffe !

Le haïku nu !

La plus grande vertu
(dans l’écriture du haïku…) :
la simplicité,
l’absence de contorsions


ou :

la simplicité,
l’absence de contorsion(s),
le haïku nu

°

Malgré la pollution
les oiseaux aboient
– aube de mars

sur le quai
une va(tri)poteuse…
– aube de mars

°

du coin de l’oeil
(…)
(…)

°
(kyôku :)

Donner
le moins de clés possible
au haïku :
que le lecteur
trouve ses clés !

°

Nappy birthday !

°
(Kyôkus :)

d’un recueil de haïkus
le ronron 5/7/5
: somnolence inévitable !

L’imaginaire
au désservice
du haïku

le haïku sur le feu
L’huile sur le feu du haïku
Feu le haïku !

Je lis un recueil
de haïkus 5/7/5 :
l’esprit m’en tombe

Donnez-nous,
ô haïku (5/7/5)
notre ronron quotidien !

on se lasse, hélas
du 5/7/5 qui monotone
endort

Pédaler dans la somnole…

haïku 5/7/5,
haïku tsé-tsé !

le monotonneau 5/7/5 !

l’assoupissant 5/7/5

Réveillez le haïku
de son ronron
5/7/5 !

Le 5/7/5,
est-ce
« l’inertie bourgeoise » ? *

* cf Artaud, in Van Gogh le suicidé de la société, L' »Imaginaire-Gallimard, 2001, p.26.

Le haïku 5/7/5
c’est un peu comme les
« Monuments Men »
en vert caca-d’oie *

* : affiche d’un film, mars 2014.

°

Il fait sa disparition…

°

Ides * de Mars –
un Père Noël toujours en escalade
sous un balcon

* : 15 mars, mai, juillet, octobre ; 13 janvier, février, avril, juin, août, septembre, novembre, décembre (: calendrier romain)

°

D’où t’en viens-tu,
petit insecte,
où es-tu né ?
où t’en vas-tu ?
– mourir dans une goutte d’eau
de mon lavabo ?

Le minuscule insecte
n’a pas survécu
à la goutte d’eau
du lavabo

°
(Kyôku :)

5
7
5

é
cul
é

°

l’apex, l’antapex,
l’apogée, le périgée *
: heureux de mots neufs !

* : p.294 de L’Éveil des sens, du Pr. Jon Kabat-Zinn, Pocket 14424.

« Ne pensez pas…
Percevez !… »

« au-delà de la pensée,
en dessous de la pensée,
avant la pensée » *

* : p. 294, op. cit.

°

haïku, etc – Py – juillet 13 – 2/2

17 août 2013

juillet 2013 – 2/2 :

°

ce matin
ta main
sur ma main
sur ton sein

°

tourterelle du matin –
la dernière étape du Tour

tourterelle du matin –
le (tout) dernier jour du Tour

°

c’est si beau
à la pointe du soleil !

°

Au rayon pain
du supermarché :
« fabrication anale »

°

Au marché
des pommes Fuji
– le sommet du goût ?

les pommes Fuji
(ne sont) pas
le sommet de la saveur !

°

Le Bouddha volant *
(en atterrissant)
a laissé l’empreinte
de son pied
dans le rocher **

* 8ème siècle
** Tibet

/

le Bouddha volant
pose son empreinte
sur un rocher

(Arte, 23/7, Ladakh)

°

dans une grande clarté
aucune réponse

°

volutpés

°

Les irritiers

°

une forme plus libre et moins pesante
: liquide

°

« ernière émarque »
: fin des soldes à Saintes,
fin juilet

°

ense(i)rreins

°

Aux petites fleurs jaunes
apparemment
l’orage a plu

l’orage
a nettoyé
les peupliers

°

jogging au parc
coupé
une ligne d’araignée

°

(S.S.S. :)

Grand Seigneur,
il offre (à l’UMP) 0,06 %
du trou qu’il (y) a creusé

°

l’ombre d’un colvert
glisse
vers la mare

°

(haïku-)photo :
17 mouettes
sur le ponton
d’un carrelet

/

pris
en photo
le ponton
du carrelet
: 17 mouettes

°

voilée –
mais sa poitrine
incachable !…

°

(métro :)

un journal voyage dans la rame
saisir un titre au vol

°

des bourreaux d’études

°

le grand saule sous le vent
le trafic sur l’avenue

(Créteil)

°

Médine (France).

°

Mouche amère, D.E.

°

magicien :
ô lapin,
haut la main !

°

quelques grains de sable
tombent
du livre qui s’ouvre

(fin juillet)

°

Langue scandée,
frappée au burin
de la langue
de l’oreille (du palais)
et des dents (et des lèvres)
retouchée
remodelée,
remodulée,
travaillée
jusqu’à la satisfaction sonore
du / de son
sens abouti
( : Monique Serres, in L’Alphabet à l’ombre de ma mère, éd. L’Harmattan, 2007.)

°

Un pape vire-vol(et)ant
sur les plages du Brésil
(JMJ)

°°°

haïku, etc. Py – juillet 2013 – 1/2

28 juillet 2013

°°°

ciselé
ci el

les anars sauvages

sur le trottoir
un ex-cargot
(4 juillet)

un canard
sur une pierre
et son reflet

(= une photo 5/7/5 ?)

(: sur le Verdon, août 2012)

3 vers de silence
pour l’ami haïkiste
qui vient de disparaître

/

3 vers de silence –
ce haiku aurait la forme
d’un cercueil (en creux)

en
cre
ux

d
e
s
cendre
s

e
s
ca
li
er
s

(Kyôku :)

Méfiez-vous du 5/7/5 !
c’est sous cet(te) (uni)forme strict(e)
que naissent la plupart
des faux-haïkus

(D’après K-D. Wirth, dans Gong 40 :)

ce (gendai ?) haïku
aurait-il – simplement – oublié cette règle primordiale :
la simplicité (- clarté – légèreté )

qui fait
que ce n’est plus un (/du) haïku ?

/

obscur
confus
abscons
touffu

haïku foutu

flaque :
des milliers
de Delaunay
de pluie ?

son souffle mord
un morceau de nuit
– 4 heures

au train
où sifflent les martinets…
vacances de juillet

(cf juin 2/2 2013 :)

après la nuit blanche
le suaire de l’aube

un Sarkothon
pour l’UMP ?
– vive les senryûs !

/

Sarko, ma muse,
reviens alimenter
mes senryûs !

/

Nicolas, Caca,
en voilà un nouveau slogan !

insaisiss
a
b
l
e

la voix du reporter-radio ce matin
un filet d’eau sans fin dans les toilettes

Bordeaux –
le Pont de Pierre
a dix-sept arches :

Napol
éonBona
parte

avec sa pelle
il creuse un trou dans le sable
pour son gros ventre *
– jeux de ballons
en bord de plage

(* = enceinte)

crocodiles
surfacent à peine
du bain de boue

/

pour profiter pleinement
« des bienfaits du bain de boue »
SILENCE

(: Thermes troglodytiques de Jonzac, 7-28/7/13)

°°°

Haïku, etc – Py – mai 2012 – 1/2

17 mai 2012

°

dans tous les coins de la ville
les étals de muguets
fleurissent

°

sur le banc de la gare
des gouttes
assises

°

(Sarkozy) :

la Saccagite aigüe du petit président

(la saccagitation / la Sarkagitation…)

marre de sa col-labeur-ration
/ de sa collaberration !

il nous martèle
sans (fau)ciller
que le travail…
(bla bla bla)…

: over-sarkoze !

la fuite en avant
du président
qui devrait sortir
de son impéritie…

(S. :)

l’art
de retourner
toutes les valeurs,
tous les mots,
l’art d’aller pêcher à tous les rateliers
extrême-droite, gauche,
le retournement de toutes les vestes !

« Travail »
((famille)), « Patrie » *
on dirait un retour
aux heures les plus sombres
de (l’histoire de) la France !

* selon N.S.

Il dit
pour l’avenir
exactement
le contraire
de ce qu’il a fait
pendant 5
voire 10 ans !

Supermenteur !…

°

mon principal souci
en poésie / en haïku :
couper les vers

couper les vers
selon le/les rythme/s

°

330 ans – °
le vieil étang :
pas une ride !

(cf Salim Bellen, Tierra de Nadie n° 23 :
« vieil étang / le temps cependant / ne le ride pas »)

° le « furu ike ya » de Bashô, datant de 1681-2 (printemps).

°

2 solitudes ? :
le même insecte,
le même « poète »
autour d’un ordinateur

l’insecte
au bord de l’ordi
et moi
dedans

°

le bref,
c’est l’avenir !

°

(à) chacune de ses élèvres…

°

l’esquisse de l’esquive…

qui est-ce qui
esquive ?

(: débat télévisé du 2/5/12)

°

sur la voiture noire
le rose
des fleurs de marronniers

°

(haïku ? :)

quand les excités du « beau »
calent…

°

1er mai
au milieu de l’avenue
il rollers

°

la récidive
le récit d’Yves

°

communau(x)-tari / t’as ri (?)
/ t’a pas ri (?)

°

(insomnie :)

regardant
du temps
passer

°

un chewing-gum
dans l’oeil du candidat –
veille d’élection

°

sous sa capuche
– banlieue

°

v’la d’l’art !…

°

(à mon amie :)

« envoi du message en cour
(-be)s »

°

(c)raie blanche

°

il faut faire
tourner la baraque
tourner la bourrique

°

Tension
entre (les) deux tours
« Man »° attend

° = « on »

°

à défaut d’être ambitieux,
il était ambidextre

°

les cônes roses
des marronniers au carré

(Avenue de la Victoire, Orly)

°

bientôt feu le petit président
arrogant – méprisant

À qui gagne – perd !

°

Élargir ! :

La direction du haïku, c’est :
de mon dentier
au monde entier !…

(et pas l’inverse !)

°

I scream / je crie – glâce ! / ice-cream

°

le plat déteint

°

ouligot
(et alipo(t)

les aligo-éléments…

°

le petit président
sortant
en grandes pompes

N.S.,
président sortant (de ses gonds ?)
de la République Française !

Avec Sarko,
l’exemple
vient d’en bas !

°

rose
le papier-toilettes

roses
les fleurs de marronniers
dans l’avenue

rose
dimanche
?
: l’arroser !

enfin vaincu ?

Le vaincu
à la rame
sur le lac
calme…

°

la fille du rasoir (?)

°

intestinfesté (…)

°

les yeux encore humides
de l’évocation du décès de Salim,
nuages dans le ciel du soir

°

roses
les cônes fleuris
des marronniers
– la couleur du soir

élections –
le rose
des fleurs de marronniers

°

la nuit étAlée

°

soulagement :

l’air
plus léger
à respirer

les rich’cons
vont-ils se casser ?

°

un minuscule insecte
longe ma page
– 3 heures du matin

°

Le haïku
n’est pas une (haï)-couverture
que l’on ramène à soi,
c’est une (haïk)-ouverture
de
soi
(vers l’extérieur !)

°

« Merci, peuple de France » °
dit-il
avant de tourner talonnettes

– pas sûr que le « peuple de France »
lui rende la pareille !…

° , titre Le Monde, ce 7 mai 2012.

Tourner Sarkasaque / (tourner Sarkozaque ?)

°

chat noir assis
devant l’affiche
« Ne pas frapper
à la fenêtre »

(rue Lamarck, 75018)

°

les cris des grenouilles
tout autour du lac
– soir d’élection

ou :

soir d’élection –
les cris des grenouilles
tout autour du lac

à la place du paillasson
un rectangle d’eau –
le nouveau président a été élu

odeur d’herbe fraîche
le nouveau président

laboratoire
électoral :

La vérité sort de l’ur(i)ne…

l’un peu plus grand président
sortant
le plus petit…

°

N’écrire
que le COEUR

(le reste est
DÉPOUILLE)

°

8 mai –
des « hélicoptères »
descendent dans le jardin

°

(Le) Buisson
aux orties,
l’uFmNp
dans les choux !

°

un pille-grains

°

sa valise s’en va
vivre sa vie
– wagon de métro

(cf Paul de Maricourt)

°

Étaler, oui,
étaler le temps
qu’on nous rogne,
(qu’on veut nous rogner
– à travailler…)

°

les feuilles des lauriers
luisent sous les lampadaires –
demain l’enterrement de la marraine

obsèques…

concert
le lendemain de l’enterrement
: le même costume

°

le geste juste…

°

gin(m)embre…

°

la tige se détend :
la neige tombe

°

un emballage
monte sur le trottoir
– 12 mai

°

une porte miaule

°
(haïbun (?) au Gouvernement Français :)

au dos de ses calculs de frais, ce haïku :

lucioles voletant
sur son visage
– matin de neige

(–> 14/5/12)

°

l’heure est grave
le ré aigu

ciré
récit

°

s/él/ectionné

°

(de « a » à « z » :)

Au milieu de mon message
l’insecte
sur la touche « z »

°
(à suivre : 2/2)

Haïku, etc. de Py – mars 2012 (1/2)

16 mars 2012

°

l’extension du soi
au monde / au cosmos :

SOI – R

IL – E

: s’évasion…

°

le pou
voir dé mou
voir des mots…

°

À ta santé, grand arbre !,
À ta santé, ciel bleu !,
À ta santé, Cosmos !,
À ta santé, Esprit-Un !

(Millau, 1/3/12)

°

le rire
déstabiliser
/ déstabilisateur (?)

cosmique cosmétique

comique cosmique

°

pigeon tout blanc
sur une branche
qui se stabilise

°

Ce que cache la langue
Ce que cachent les mots

Distinguer, oui,
entre les mots
et les « choses » !

°

midi
les bruits refluent
:
pauser
pour (m)anger…

je m’ange…

je ne joue pas le « je » (?)
( – en haïku ?)…

le haïku s’est pos(t)é là. C’est une photo.
C’est son objectif.

(encore jamais vu / lu / dit,
si possible !)
c’est jouer donc aussi
avec des mots nouveaux
in-ventés

J’écoute le silence
… qui n’est jamais –

le silence des hommes
toujours / souvent trop bruyant(s)
: un bruant
– qui chante – ? –

p(i)aille

les sons de la nature,
les sons naturels,
par opposition aux sons humains
brouhahanant(s)

Écrire quelquefois trouve…

°

« Little M »
pus-je saisir
sur sa poitrine…

°

d’eau bouillante
do bouillant
d’os bouillants
dos bouillant

°

dans « électricité »
n’y a-t-il pas
« excité » ?

La Fée Ec-cité(e) ! … ?

°

l’s passe

leste passe

l’es peste

°

de (ba)garre en (ba)garre
portant (ses) valise(s)…

°

Les étranges étangs…

°

la caqueteresse
le caqueteur
le jacteur
éjecte(r) le jacteur !…

°

(pour) un pompier
(qui) pète le feu !

°

« Une idée par jour »
Il s’a-J.T.e,
le petit bonhomme
du bocal
télévisant

°

Les cervicalmes

°

« le crépuscule d’automne
se pose sur un arbre dénudé
un corbeau »

(: nouvelle « adaptation » du haïkaï de Bashô…)

°

(une) amalgamelle

°

aux narin’ un’ odeur …

°

j’é-jectable
jet jectable

°

L’indifférence du vent

°

Épouse-toi de là !…

°

Vent(s) d’hiver
le cimetière
se rhabille

°

t-rêves

°

la lumière
seule
sur sa tombe
abandonnée

°

dans 2 ans
et demi
la 2ème anthologie
du kukaï de Paris

°

un peu d’aquarelle
sur ses yeux
avant le cours
de peinture

°

ma nuit emplie
de mouvements de taï-chi-chuan :
examen blanc !

°

enfoncer le coinconnu…

°

le grand silence
de sa lecture
: 10 ans

(Emma : Charly et la chocolaterie, de Roald Dahl)

°

Margot :
son sein griffé
– par quel chat ?

°

le haïku : ce nu – éclair (?)

°

qui
fait du bourrage
de l’urne-télé ?

°

S. : le nain – culte !

°

sur la vitre du train
qu’elle embue
elle écrit :
DEISA

°

en rollers
(avec) son cadi
et son chien

°

pour éternuer
le motard
relève son casque

(Pont de Sèvres, 15/3/12)

°
(à suivre, mars 2012, 2/2)

Haïku, etc. de Py – fév. 2012 (2/2)

15 mars 2012

°
(rêve :)

Nous sommes la conscience pianiste de l’île

°

une bulle de savon,
une grille
: deux bulles

°

dans la feuille de l’âge

°

Osez vous effacer…

Desquamer
le haïku
du trop de soi…

°

la rousse
qui dort dans le train
redresse périodiquement
la tête
– puis s’appuie sur son poing

°

zéro lion
l’érosion

°

un ami mort ce matin –
me fil-dentairant les dents
ce soir

un signe de croix
avec de l’huile
sur la salade –
la mort d’un ami

sur le ventre des morts
mangent les vivants
– l’adieu à l’ami


(rêves :)

Rendez-vous « Aux Mailles » :
le rade où il aimait écluser…

– je menottais un tronc d’arbre.

°

sur le parvis de l’église
de nombreux bruits de baisers :
l’adieu à un ami

(: Jean C.)

°

éclats de verre
le trottoir gris

°

le nom de son amant
sur toutes ses lèvres…

°
(Ancien :)

me demandant son chemin :
ses si jolies gambettes
avenue Gambetta !

°

au pied de la mangeoire
autant de bouts de pain
que de pigeons

°

une carcasse de voiture
une barre d’immeuble
– dimanche de février

°

dans les branches
de l’arbre hivernal,
quelques petits nuages

°
(À Patrick Fetu – d’après son haïsha « Matin silencieux » -)

le poids de la neige
sur le silence
du matin

°

elle a toujours
mené la bar(a)que

/

mené la bar(b)(a)que

°

Sarkozy de Nagy-Bocsa *
« candidat du peuple » :
quel superbe oxymoron !

(cf : http://sarkostique.over-blog.com)

* Sarkozy de S’agite-Boxon (?)

depuis trois jours en campagne
mais déjà une overdose
(cathodique)
de sarkocaïne

°

une écriture – dynamique
DE MONTRES – d’école

°

après la pluie
grand-père part
chasser l’escargot

au jardin l’escargot
ATTEND N’ATTEND PAS
la fin de la pluie

Nous sommes ceux qui
naissons de l’orage

l’escargoéland

(= un monstre tautologique (?))

de même,
le jeu de go
est lent

°

contre la vitre du train

(= haïku monostiche heptasyllabique au nombre d’or (: 2-3-2))

°

pinici
pinailleurs

°

franchissant
le premier quart des
1012 poèmes de Bashô,
février 2012

°

écrire, c’est
vider le bol

écrire, c’est
se vider le bol

écrire cesse :
vidé, le bol !

°

sur l’air de
« Ah, les p’tit’ femm’
les p’tit’ femm’ de Paris ! »
(Antoine entonne –
Non : c’est Patrick !)

Patrick entonne :
« Ah, le kukaï,
le kukaï de Paris ! »

°
(Sous Sarkozy :)

Faudrait pas que
Sarkommence !
Faudrait pas que
Sarkontinue !

Ne plus lui permettre de continuer
son (/ sa) Cirkozie !

une circose
de Sarko

une nécrose

(Faire une cirrhose sarkonique)

Ses effets de manche
de pioche…

détournements de son slogan :
« La France Morte »
« La Finance Forte »

: sur Sarkostique.over-blog.com

vite
(se) débrancher
/ décrocher

Sa(r)kro-de/le-boucher !

l’éminence (g)risible
: le gros-t-esque (?)

l’arracheur de dents (« Sarkomenteur »)
le P-austère (Pos(t)e(u)r)
l’Égée-manie(ur) (grec)

sa monomanie : le fric

Sarko,
l’entubeur
cathodique (/ méthodique)
de première (classe)

°

ronflement(s)
le sommeil
s’envole

°

(la télé :)

ce matin
ce midi
ce soir
cette nuit :
la Cirquozie !

Bienvenue en Sarkocaïnie !

le grand (?) risible permanent

le bon de l’affaire :
qu’il gave grave,
qu’il sature pur,
pour qu’on l’éjecte sec !

Sarko 1er :
l’envahisseur
cathodique !

qu’il se tire une balle dans le pied !

(je me tirai une belle – le pied !)

°

Ne pas se p(r)endre aux mots !…

« jubilation » : joie vive et expansive
« jubiler » : éprouver, manifester une joie très vive.
(: Petit Larousse Illustré, 1983)

Pour sortir des « relations-mitraillette »
(: « tu-tu-tu-tu-« )
(re)lire Jacques Salomé.

°

M’enfonçant
dans la forêt de poèmes
aux 1012 essences *
(21/2/2012)

* de Bashô

°

« La France Forte »
: d’une force
de (petite) frappe ?

°

Qui entend
les plaintes
des plantes ?

La scie crie-t-elle ?

°

la mer
/ la mère
aboie

°

le petit filet rose
qui s’élève de la cheminée –
la traîne blanche de l’avion

°

au soleil du tgv
l’écran de son ordi
plutôt dégueu

°

« PLOC »
perdrait-il
une L
pour devenir « POC » :
« Parti des Objecteurs de Croissance »
?

°

renversant,
ce que ce siège a bu
à ma place !

°

sous (le) Buisson *
(l’épine) le Pen ?

* : gourou sarkozien

Sarcoule

Trafliquer

°

Lent traînement…

Allant traînement…

en traîné…

°

les amoureux transi(toire)s…

°
(duilien :)

un avion s’écrase sur la ville
une grenouille saute dans la mare

(d’après : « la mouche qui pète »…)

°

RER
je la vois
en haut
en bas
elle croise les jambes

la belle-à-coeur-bleu

°

Michel-Ange
ou Mozart :
À Tourcoing
Sarkozy
se compare

: le cuistre de Jupiter(ne) !

°

Manifestations
contre l’essence chère :
ça chauffe,
quartier du Chaudron *

* : Île de la Réunion

°

l’épingle du « je »…

°

la vache à l
ait :
l’auto mob-
il(e)

la vache à l
(l’) automo
bill *

* : (en angl. = la facture)

°

« – Tu m’éviteras
quand tu te marieras ! »

(: d.)

°

Rouge neige
: – Phoqu ! *

( * cf : « – fuck ! »)

°

Il a mis sa ptit’ calotte…

°

les épées de bois
des oiseaux dans l’arbre
– aube de février

le jour
et les arbres
émergent du brouillard matinal

– la beauté du paysage
m’éveille

tel bouquet d’un vase
les arbres émergent
du brouillard

la montagne se déchevèle
, crêpe ses nuages

le blanc naît
en silence

°

les marteaux (feutrés) du silence

faire,
créer le silence…

silencre

Observer des mots « nouveaux »
Les regarder
En faire le tour
comme au musée
une sculpture –
pour en dégager
la/les signification/s (nouvelles)…
les sens /
l’essence
(fraîche)…

quelque écheveau subsiste
du fond de quelque val
– retenu par les branches…

entrons dans ce blanc
(de pierre)

ce blanc
d’oeuvre

: l’au-delà des mots

(: Rimbaud !)

AUTRES SOLUTIONS
est-il écrit au bord de la route
près Recoules-Prévinquières *

* : le village de mon père.

ceux qui débordent du cadre…

ceux qui peignent
(qui ne peindront jamais qu’)
à l’intérieur du / d’un cadre
pré-établi;

ceux qui
considèrent le cadre
le repoussent
le refixent
ailleurs
autrement
: qui sortent
en fait
de la « peinture »
pour sculpter
(élargir, réduire, etc.)
le / les cadre / s
(et) en proposent de nouveaux…

un premier nuage prend feu

(derrière Lapanouse, Aveyron)

rose
puis orange
(et doré)
un petit nuage de feu

(à la hauteur du château
: Séverac)

quelque lambeau de neige
encore
accroché çà et là
(vers Vezins)

le viaduc
déjà visible
(du haut d’Engayresque),

ce chantier monumental
si petit dans le paysage
(- la place de l’homme…!)

du col il se pousse
dans la descente
vers la ville

aux mille
visages
aux dix-mille

°

à ceux qui travaillent
il dit
travaillez plus !

à ceux qui ont été exclus
du travail
(par la Finance)
il dit :
mauvais citoyens !

glander plus
pour galérer moins !

Il est huit heures
Millau s’éveille
au soleil

°

Mamma(ire) Mia !

°

ah, du vrai nanan,
ce pain à la farine
de blé 110 !

°

mère à l’hôpital
dans sa maison
la pendule hésite
à avancer

(sur/de 7h 7′ et 17″ !)

mère à l’hôpital,
un tout petit moucheron
chez elle

°

Travaille, peuple, travaille,
que j’empoche ton pognon !

Consomme, peuple, consomme,
que j’empoche ton pognon !

°

douceur pré-printanière
pigeons et canards
qui barbotent

°

ce soir
entre deux étoiles,
la lune

/

ce soir
d’une étoile à une autre
la lune

°

maman (91 ans)
ne mange pas de sucreries,
ne veut pas grossir.

°

admirant le silence

silence
le soir
studieux

/

dans le silence
étudie

les oreilles pleines
de silence

/

emplir ses oreilles
de silence

l’eau qui bout
fait gonfler
le silence

le silence :
les bruits
dans sa tête…

°

du temps
pour ne rien faire

°

Haïku :
éclaircir la vue

(// raréfier les mots !)

ras-juster
ras-jusquer

(: 5/7/5 ?)

°

l’envers des corps
Saint-Pierre décore

°

haïkus – le thé froid

°

ma fille me dit :
« Assieds-toi bien, papa ! »
: bientôt 29 ans

°

guanacos* et caracaras**
: pumas de Patagonie

* : sortes de « lamas »
** : oiseaux de proie

°

ce président :
un mage
du chômage !

°

la neige s’accumule
sur le col
du guanaco

pumas en file indienne
Condor voudrait bien les suivre
jusqu’au butin !

devant l’écran
je voyage
partout :

Pumas de Patagonie

(: « Arte »)

là où je n’irai jamais :
télévision

Maman, j’ai faim
crie le petit troglodyte

mâchant
d’un côté
de l’autre
: guanaco

les nuages
s’envolant
de la montagne
(des Andes)

°

grand-père en novembre
neige en février
(?)

°
(Bashôtage :)

vieille corbeille –
un papier saute,
le bruit des mots

°

le moucheron
sur le cahier
se perd* dans mes mots

*/ disparaît

un moucheron
péniblement avance
sur le cahier à carreaux

j’écris
sur mon grand-père –
bientôt
grand-père
à mon tour !

°

ce matin
encore vivant !
(- alarme…)

°

« artificelles »
=
encore haïku ?

°

Décès
D.C.
Da Capo

°

exaspère
et
exasmère

soulever
toutes les pierres
du langage

/ de la langue

la langue creuse… creuser la langue
… la vague de la langue…
la langue se soulève… la vague
destructrice de la langue… (lan-
gue de vipère / langue de pivert)
… haïku(s) de bec… pourfendre
les haïkuistres…

°

S’a-J.T.*

(: Sarko s’a.J.T.e)

* J.T. = journal télévisé.

Sarko sage E.T.* ?

* : Extra-Terrestre.

Sarko, ça gîte
(: épaules, petits poings crispés…)

°
(Bashôtages :)

restant au bord de l’étang :
la grenouille
ou/et la lune ?

la grenouille
chante sous la lune
– bord de l’étang

°

le noeudipien

°

sonnerie de porte
« – c’est Barbara »

°

Son bilan : un Liban ?
-ta(s) ?

°

éradiquer l’esprit de lucre
/ de luxe
/ de sucre…

°

la crucifixchute…

°

au fond
de la boîte à gâteaux
vide,
trois mites
mortes

°

l’heure de l’apéro –
l’heure de la Péri* ?

* : ballet de Paul Dukas (1912)

°

(Ceux qui)
niquent ma terre !

(- Pas nique ma terre !)

°

le lent ballet
des parapentes
le long de la montagne *
– fin février

* / du Causse Noir

« Y a tout qui disparaît
avant qu’on disparaisse soi-même »

(: maman, qui ne distingue pas les parapentes.)

°

la présentatrice météo :
son profil
de carte de France !…

°

le président sortant
souhaiterait continuer
à « dégraisser (allègrement)
le mammouth »
(de l’Éducation) –
: C’est un Éducasseur° !

° pour lui, il faudrait : Éducasquer !(?)…

il a un tiroir-caisse
/ un miroir-caisse
à la place de la tête
/ du coeur
?

Sarkocasseur 1er

sarkocasse
sarkorreur

sark-veau-d’or –> Sarkor

le « règne de Sarko » :
un passage avide !/?

quand il écrira ses mémoires
ce sera :
« L’avide Sarko »
(!/?)

°

trou vaille
que vaille

°

mouche ron
de
– la tache de vin

°°°

dp.( 16-29/2/12)

S.S.S. 2012 – 2)

20 février 2012

°

Sarkozy de Nagy-Bocsa
« candidat du peuple »
: quel magnifique oxymoron !

°

d.(19-20/2/12)

°

un lien possible :
http://sarkostique.over-blog.com/