Archive for novembre 2010

haïkus, etc. – Py – (11-15/9/10)

29 novembre 2010

°

écrits maigris

Écrire maigre

°

(To buée or not to buée :)

Je respire
donc j’essuie
– la vitre

°

elle s’évente
et m’évente,
la noire en éventail

(Ligne 13)

°

une grande vraiment mince –
plus de baguettes
à la boulangerie

°

premier pigeon
du matin
de la couleur des toits

°

le jour entre
petit à petit
par sa fenêtre

le bleu
de son couvre-lit
se lève

°

près des haïkus
la théière
et le bol
– de vide à plein
de plein à vide

°

le vent fait onduler leurs voiles
longs mais légers,
le douze septembre

(gare de Choisy)

°

tiens,
la vitre
se strie
(de haut en bas) :
le paysage
se rapproche

°

(du haïku :)

je crois que s’il n’y avait qu’une règle au haïku, ce serait :
le sens du présent

°

prendre son courage
à aujourd’hui

°

petites fleurs,
petites fleurs bleues
qui éclairez ma journée,
Vivez !
Réjouissez-nous
et réjouissez-vous !

(Vitry s/Seine)

°

prenez le temps
de vous arrêter,
(d’arrêter tout,)
surtout s’il s’agit
d’écrire un poème !

°

je lis dans la rue :
« Attention
gros morceaux ! »
Il s’agit de pépites
dans des glaces
au chocolat…

°

rythmant ses mots
de son briquet :
terrasse du lundi soir

°

deux chiens se niaquant
sur le trottoir :
leurs maîtres inséparables

deux molosses
s’en prennent au colley/t

°

rapide comme l’éclair
venu reparti :
un haïku

yeux détournés un instant :
le haïku perdu

comme un
éclair dans le ciel
sans que j’aie su m’en saisir :
ce haïku
volage

°

les lumières de la ville
s’allument :
m’étoiles

°

(sous influence zen ? :)

le claquement de deux mains :
mite !

mites,
priez votre dieu
pour vos âmes !
votre corps
je m’en charge !

Ah,
tachées à mon mur
: 2 mites

le sang des mites
reste brun
: 7 d’un soir

8 victimes
de ma terrible main
: cuisine

°

les chats ont neuf vies,
paraît-il –
mais le sésame, combien ?

°

ces poètes
qui patinent
dans le pathos :

ces larmoyants

larvoyants
?

°

des tasses
et des tasses
de lune :
toujours pas bue

Insaisir
la lune

(hein, Li Po !?)

la lune
danse
autour de l’homme
depuis toujours
jusqu’à jamais

face à la lune
il sait
qu’il n’est
qu’illusoire

autour du mot lune
la première corneille
vient crailler

au fond du bec
des corneilles :
le bleu du jour

°

le jour entre
par la porte de la cuisine
le pain cuit
sort de la nuit

°

que le présent
dépouillé des mots

°

chaque matin
passer le gant
le jeter

°

à midi :
Le Grand amour !
(: film de Pierre Étaix)

°

que (me) dit
la première corneille
d’aujourd’hui ?

va préparer
ton thé

°

buée ?
la lune
à la fenêtre

°

( en passant )

les boules
du platane
pendent
au-dessus de l’eau
un canard fouille
sous son aile

(square des Batignolles)

°

le soleil
balaye sa chambre

°

ça dégringouline

°

je freine
des trois vers …

°

à la porte du pub,
sur les bouteilles de champagne :
gouttes matinales

°

je lève ma bière
les nuages passent

°

d.(11-15/9/10)

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haïkus, etc. Py – 10/9/10 –

29 novembre 2010

°

(Jeu de Chine ?)

Cherchez l’homme !
minuscule
dans le grandiose paysage
de montagnes
quelque part vers le bas
à droite
sur son petit piton rocheux
l’admirant
tout comme nous
Telle est la place
du haïjin
dans son haïku.

°

Fête africaine aujourd’hui
leurs rutilants
boubous

°

(Dans ton haïku :)

Ne pas donner la / les réponse/s :
que le lecteur se fasse / imagine
la / les sienne/s !
=
ne poser que la question !…

°

(S.S.S. :)

En ce moment, il suffit de taper « trou du cul  » sur Google
pour tomber sur la page fesse-bouc de Sarko, devenu, donc :
« Trou du cul 1er » !

: Le Canard Enchaîné, 8 sept 10

°

le bus
tremble nt
mes traits

°

pentes douces, heureuses,
le train
à la rencontre des nuages

°

d.(10/9/10)

Tankàtoi – Py

29 novembre 2010

°

quand tu me dis
je t’aime
c’est comme une fleur
qui s’ouvre
dans mon coeur

°

Compte-rendu du kukaï de Paris # 47 – et + !

29 novembre 2010

Bonsoir !

°°°

I)

En présence de 23 personnes (dont Madoka Mayuzumi, notre poétesse invitée et Keiko Rossignol, sa traductrice) assemblées au bistrot d’Eustache, samedi dernier, 29 haïkus ont été échangés,
cinq ont obtenu une voix,
cinq ont obtenu deux voix,
six ont obtenu trois voix,
un a obtenu quatre voix,
un a obtenu cinq voix,
et trois ont obtenu sept voix :

Dans mes vêtements de prison / aux manches trop courtes – / j’ai l’air innocent /
, de Hashimoto Mûdo (1903-1974) * ;

Rien que les étoiles / Et le bout incandescent / D’une cigarette /
, de Michel Duflo ;

et :

Vent d’automne – / de ce que voit le coq / je ne sais rien /
, de Katô Shûson (1905-1993) * .

* extrait de « Le Poème court japonais d’aujourd’hui » NRF Poésie/Gallimard, 2007.

la suite sur notre blog du kukaï de Paris :
http://kukai.paris.free.fr/blog/

°°°

II)

Mme Madoka Mayuzumi ayant exprimé le voeu de revenir à une prochaine réunion de notre kukaï, nous recherchons des dates pouvant lui convenir en janvier ou février 2011 !

°°°

III)

Contrairement à ce qui avait été annoncé, il n’y aura pas kukaï samedi 11 décembre, mais nous nous retrouverons dimanche soir 12 décembre, à partir de 18h30, pour la présentation – et première vente – de l’anthologie des haïkus des 4 « premières » années du kukaï de Paris : « La valise entr’ouverte », en présence des compilateurs Paul de Maricourt et Daniel Py, et de l’éditeur François Mocaer (Éd. Unicité).

Il y aura une probable lecture de certains de ses textes – et ceux qui voudront en profiter pour dîner sur place le pourront !
(réservation souhaitée pour connaître le nombre de dîneurs, afin de transmettre l’info au bistrot d’Eustache !)

merci !

bien à vous tou(te)s !

daniel

14 HAIKU de printemps – Blyth, p.533-537

27 novembre 2010

°
(p.533 :)

ware wo mite . nigai kao suru . kawazu kana

Issa

la grenouille
me regarde –
mais d’une face amère !

°

ore to shite . niramikura suru . kawazu kana

Issa

la grenouille
fait un concours de regards
avec moi

°

oyabun to . miete jôza ni . naku kawazu

Issa

pas de doute c’est le boss
cette grenouille qui coasse
dans le siège d’honneur !

°

umisô na . hara wo kakaete . naku kawazu

Issa

la grenouille coasse
avec un ventre
prêt à accoucher

°
(p.534 :)

toritsukanu . chikara de ukabu . kawazu kana

Jôsô

la grenouille monte à la surface
par la force
de son non-attachement

°

oshiôte . naku to kikoyuru . kawazu kana

Hokushi

d’après leurs coassements
on dirait que les grenouilles
se tiennent les coudes

°

ta wo urite . itodo nerarenu . kawazu kana

Hokushi

après avoir vendu le champ
je n’ai pas pu dormir :
la voix des grenouilles

°
(p.535 :)

yûzen to . shite yama wo miru . kawazu kana

Issa

calme et sereine
la grenouille admire
les montagnes

°

yasegaeru . makeru na issa . kore ni ari

Issa

grenouille fine,
ne sois pas abattue,
Issa est ici !

°
(p.536 :)

oyogu toki . yorube naki sama no . kawazu kana

Buson

quand elle nage
la grenouille semble
impuissante

°

tobiitte . shibashi mizu yuku . kawazu kana

Rakugo

y sautant,
la grenouille bouge à travers l’eau
un moment

°

sono koe de . hitotsu odore yo . naku kawazu

Issa

avec cette voix
fais-nous une petite danse,
grenouille coassante !

°
(p.537 :)

mukimuki ni . kawazu no itoko . hatoko kana

Issa

grenouilles de-ci,
grenouilles de là, mais toutes
cousines ou cousines germaines !

°

ukikusa ni . notte nagaruru . kawazu kana

Keisa

la grenouille
à cheval sur les lentilles d’eau
dérive

°
(à suivre, p.538-)

recueil photos-haïkus… « Un voyage en Farniente » : S!rène + Daniel

27 novembre 2010

Bonjour ! nous venons de mettre la dernière main à ce nouveau projet commun
(après « Une journée à la fenêtre » de janvier 2010) :
Il s’agit d’un autre petit recueil de photos + haïkus, etc.
dont voici le lien :
http://sirene.over-blog.fr/article-un-voyage-en-farniente-61813605.html

Bien à vous !

Daniel (+ Sirène) !

poème de mort de moine zen – SENGAI GIBON

25 novembre 2010

°

SENGAI GIBON
(mort le 7è jour du 10è mois de 1837, à 88 ans)

Celui qui s’en vient ne connaît que sa venue
Celui qui s’en va ne connaît que son départ.
Pour être sauvé du gouffre
Pourquoi s’accrocher à la falaise ?
Les nuages qui flottent bas
Ne savent jamais où les brises les emporteront.

Sengai est une des figures les plus hautes en couleurs de l’histoire du Japon. Moine zen, peintre et poète. Ses dessins et ses écrits, florissants, vibrent de perception et d’humour zen.
Sengai nous donne à comprendre, dans beaucoup de ses poèmes et de ses sketches, qu’une vie « sans vie » ne vaut pas la peine d’être vécue. Il offrit une fois, en cadeau de mariage à une jeune mariée, un senryû écrit en son honneur, lui conseillant :

jeune épousée,
sois vivante jusqu’à ce qu’on te dise :
meurs, meurs !

Dans un de ses sketches, un vieil homme courbé essaie de déjouer la mort. Au-dessus de la peinture, Sengai écrivit :

Si vous dites : « Revenez plus tard ! »
elle va revenir rapidement pour vous emporter.
Dites plutôt : « je ne serai pas là avant d’avoir 99 ans ! »

°

17 HAIKU de printemps + 1 waka – Blyth p.526-532

25 novembre 2010

°
(p.526) :

nete okite . ô-akubi shite . neko no koi

Issa

ayant dormi, le chat se lève,
et avec de grands bâillements
s’en va faire l’amour

°
(p.527) :

hige ni tsuku . meshi sae omoezu . neko no koi

Taigi

amours du chat –
même oublieux du riz
qui colle à ses moustaches

°

osoroshi ya . ishigaki kuzusu . neko no koi

Shiki

comme c’est terrible !
ils ont cassé le mur de pierre
les chats amoureux !

°

naku neko ni . akamme wo shite . temari kana

Issa

la petite fille jouant à la balle
fait maintenant une grimace
au chaton qui miaule

°
(p.528 :)

neko no ko ya . hakari ni kakari . tsutsu yareru

Issa

le chaton
pesé sur la balance
joue encore

°

momo no kado . neko wo hakari ni . kakeru nari

Issa

fleurs de pêchers à la porte ;
on met les chats
sur les balances

°
(p.529 :)

kome-maki mo . tsumi zoyo tori ga . keau zoyo

Issa

éparpiller du riz ,
est aussi un péché :
les poules se donnent des coups de pattes

°

yanagi kara . momongâ to . deru ko kana

Issa

 » écureuil volant !  »
sorti de sous les saules,
l’enfant

°
(p.530 :)

shirauo ya . sanagara ugoku . mizu no iro

Raizan

la blanchaille –
comme si la couleur de l’eau
bougeait

_

shirauo ya . sanagara ugoku . mizu no tama

Raizan

la blanchaille –
comme si l’esprit de l’eau
bougeait

°

ta wo tsuite . uta môshiaguru . kawazu kana

Sôkan

plaçant ses mains sur le sol,
la grenouille respectueusement
récite son poème

°
(p.531 :)

saigyô no . yô ni suwatte . naku kawazu

Issa

la grenouille,
assise et chantant
comme Saigyô

°

si les gens demandent
où est allé Sôkan,
répondez-leur donc :
 » Il est parti faire quelque affaire
dans l’au-delà  »

Sôkan (= son waka de mort)

°
(p.532 :)

haru wa naku . natsu no kawazu wa . hoe ni keri

Onitsura

au printemps, les grenouilles chantent
en été,
elles aboient

°

hitotsu tobu . oto ni mina tobu . kawazu kana

Wakyu

au son d’une qui saute,
toutes les grenouilles
sautent

°

hashi wataru . hito ni shizumaru . kawazu kana

Ryôto

quelqu’un passa sur le pont
et toutes les grenouilles
étaient silencieuses

°

kaze ochite . yama azayaka ni . kawazu kana

Ôemaru

le vent tombe,
les montagnes sont claires –
maintenant les grenouilles !

°

hi wa hi kure yo . yo wa yo ake yo to . naku kawazu

Buson

le jour : « Assombrissez le jour »
la nuit : « Éclaircissez la lumière »
chantent les grenouilles

°

(suite, p.533…)

rendez-vous kukaï de Paris n° 47 sam 27/11/10

23 novembre 2010

Bonsoir !

je vous confirme notre rendez-vous avec Madoka Mayuzumi, Keiko Rossignol (sa traductrice), et vous tou(te)s, pour samedi prochain 27 novembre 2010 au bistrot d’Eustache (37 rue Berger, 1er étage, 75001, M°s Châtelet, Les Halles, Louvre-Rivoli), à 16h30 précises.
Une participation aux frais de 5 € sera demandée à chaque participant au début de notre kukaï qui prendra fin vers 19 heures !

amicalement,
Daniel.

Poèmes, haïkus, etc. Py, juillet 08 – 2/2

22 novembre 2010

(…suite :)

°

cimetière
un banc où se repose
rien

°

cimetière –
un chat blanc et noir
traverse une allée

un chat
noir et blanc
longe un mur
du cimetière

°

sur les tombes : des noms
dans les rues : des noms

(: Le « cimetière de l’égalité » !)

°

sur le « Nez de Cyrano »
un pin sylvestre
: Montpellier-le-Vieux

°

quelques plumes blanches du cygne
çà et là
sur la pelouse

°

Promenade en voiture –
Nous traversons le Bonheur
(Lozère)

°

les arbres
sont des nids de cris :
cigales de l’Hérault

°

à la surface de la piscine
une bouée
qui tourne

°

sur le « super-dégraissant Maison Verte »,
un escargot,
toutes antennes dehors

°
(Du haïku :)

Le haïku n’est pas un échafaudage intellectuel
Le haïku est un déchafaudage
Le haïku se situe à l’exact opposé des échafaudages intellectuels
Le haïku c’est la vitesse de l’éclair
Le haïku est un coup de kyosaku *

* bâton du maître zen, asséné pour « réveiller » le disciple

Je ne considère pas le haïku comme étant un jeu de société, avec ses thèmes, ses concours, ses soirées… (bien que j’organise-anime le kukaï de Paris (!)),
mais comme une expression vitale (de l’expression) d’un soi, de ce qui tient à / au coeur; de profondément impérieux, d’absolument nécessaire, de fondamental(ement) (, d’)indispensable, au même titre que la parole, la musique, que tous les arts pour tous les artistes véritables; de profondément sincère, juste et vrai; d’absolument profond ; d’une ouverture ; d’un cordon (ombilical ?) ; d’une rampe – entre soi et l’autre – entre l’intérieur et l’extérieur ; d’expression d’un sens de vie.

Le haïku est un sac de lumière

Trouver le rythme le plus naturel (, libre), le moins apprêté possible (, le moins artificiel, échafaudé, fabriqué, concocté, inventé, imaginé, planifié…)

Ce moment-haïku = l’insolite, l’incongru, l’étonnant, le surprenant, l’admirable (instant).

Le haïku / c’est un instant / pris en mots.
Le haïku, c’est les mots d’un instant
(Idéalement, le haïku c’est un instant vécu, pris en mots)
Le haïku ce n’est pas un « objet » poétique

Concomitants du moment-haïku : ses mots

Le moment dictant ses mots

°

Air(s) de rien / Mine(s) de peu

°

une feuille
tendrement
tombe

a leaf
softly
falls

°

toile d’araignée –
une feuille
vibrionne

°

plus de chat noir et blanc
dans le cimetière
une religieuse âgée

°

kayakant
au bord de la Grande Bleue
mi-juillet

°

sur l’aile
une mouette prend un virage
à Sète

°

gare après gare
le train s’emplit
mi-juillet

le train passe –
sur son banc,
bouche ouverte,
elle bâille

°
(Réunion au Foyer Soleil :)

parfois quelques applaudissements grésillent
il ne pleut plus

applaudissements nourris
, abreuvés

des applaudissements
qui ont soif, maintenant ?
: plus maigres

°

à l’approche du coureur
les mouches s’écartent
de la merde

°

(L’anti-Nique / Journal d’un oisif :)

ce matin
pas grand chose :
fait couler un peu d’encre

En faire le moins possible –
Ne rien gagner –

faire du temps
SON temps.

Le maître du temps :
ce qu’il a à faire, il le fait, quand il (le) veut.

après le thé
volupté :
la sieste

travaillant
à en faire
le moins possible

°

un coup d’oiseau
dans le ciel matinal

°

magnoliers fleuris
dans le parc
au cygne

(summer) magnolia in bloom
in the park with the swan

°

dix-sept boîtes à chaussures
empilées le long de la penderie

boîtes à chaussures, 17,
empilées
contre l’armoire

°

« complètement accro au sudoku »
dit-elle
– 2 heures 20

enfermé(e)
dans la bulle
carrée
de son sudoku

°

un moustique virgule
au-dessus de mon oreille

°

des cris
font leur ronde –
vingt juillet

°

the evening wind
blowing
on my herbal tea

le vent du soir
soufflant
sur ma tisane

°
(S.S.S. :)

Le président Sark – Veau – d’Or.

S.hark (ozy)

°

matin de vacances –
une saga de réveils

°

pour traverser le pont
elle tient sa chevelure —
longue

to cross the bridge
she holds her long
hair

°

aux sons de la musique
sur la place
les branches de l’arbre
se balancent

°

miracle !
all down the toilet,
first go !

miracle !
tous disparus
du premier coup !

°

rue des Acacias
la lune qui décroît
et un hélicoptère

°

cinq pigeons se posent
et explorent
un coin du parc

°

le paraphe d’une fougère
à travers un miroir ovale
: intérieur lyonnais

°
(Du haïku :)

Écrire des haïkus
qui font du bien,
salutaires

N’écrire que des haïkus
qui font du bien,
sanitaires

, qui montrent un certain chemin de sérénité –

5/7/5 :
l’usine
à formater
les haïkus
?

Rechercher l’équilibre (exact) en haïku entre dit et non-dit, mots et silence, auteur et lecteur, (noir et blanc)…

Le mot-de-saison comme lien
de l’homme avec le reste du cosmos
des choses avec leur sens cosmique

°

par le balcon
ce matin
un sifflement inconnu

°

une petite plume blanche
joue au papillon
– soir de fin juillet

a small white feather
playing butterfly
end of a July evening

°

premier jog du stage :
les tournesols
tournés
vers nous

violettes au ras des foulées

départ de canards
des roseaux de l’étang brumeux

°

sur ses dents
le soleil du soir
: une belle femme

°

pour mieux sentir
le couchant de juillet
j’ouvre la fenêtre

°°°