Archive for the ‘photos’ Category

Noir et blanc

22 janvier 2017

« Si vous photographiez les gens en noir et blanc, vous photographiez leur âme. Alors qu’en couleur vous photographiez leurs vêtements. »

: Ted Grant, photo-journaliste canadien.

 

Si vous ornementez votre haïku, vous êtes dans le paraître…
Si vous le dépouillez, vous vous approchez de l’être.

 

« La poésie d’autres écoles est comme une peinture en couleurs.
Dans mon école, on devrait écrire la poésie comme si c’était une peinture en noir et blanc. »

: Bashô (1644-1694).

 

 

Publicités

« Adieu au langage » de J-Luc Godard

24 mai 2014

Tiré d’un journal gratos un article « assassin » de Mehdi Omaïs à propos du dernier film de J-L. Godard, en lice à Cannes : « Adieu au langage, la purge absconse de Jean-Luc Godard ». Je n’ai pas encore vu le film. Je ne peux donc pas prendre parti ! Mais déjà le titre du film m’interpelle, puis, sur l’image de la photo de l’actrice Zoé Bruneau, qui illustre l’article apparaît ce bandeau écrit : « herche de la pauvreté dans le langage ». Je suppose qu’il s’agit (sur la gauche de l’écran) de quelque chose qui dit (au moins) : « (à la) recherche de la pauvreté dans le langage », ce qui n’est pas sans me plaire, si je fais le lien avec l’écriture du haïku ! :
Cela me rappelle en effet cette citation (que j’apprécie au plus haut point) attribuée à Bashô – et que j’ai post-it-ée sur le mur, à la droite de mon ordi – : « La poésie d’autres écoles est comme une peinture en couleurs. Dans mon école, on devrait écrire de la poésie comme si c’était une peinture à l’encre noire. » (Bashô entend évidemment par « poésie » l’écriture du haïkaï !)
Et donc, pour en revenir à Godard, cette rec »herche de la pauvreté dans le langage », ne peut que m’inciter à voir ce film dès que je le pourrai !

D.

haïku, etc. Py – juillet 2013 – 1/2

28 juillet 2013

°°°

ciselé
ci el

les anars sauvages

sur le trottoir
un ex-cargot
(4 juillet)

un canard
sur une pierre
et son reflet

(= une photo 5/7/5 ?)

(: sur le Verdon, août 2012)

3 vers de silence
pour l’ami haïkiste
qui vient de disparaître

/

3 vers de silence –
ce haiku aurait la forme
d’un cercueil (en creux)

en
cre
ux

d
e
s
cendre
s

e
s
ca
li
er
s

(Kyôku :)

Méfiez-vous du 5/7/5 !
c’est sous cet(te) (uni)forme strict(e)
que naissent la plupart
des faux-haïkus

(D’après K-D. Wirth, dans Gong 40 :)

ce (gendai ?) haïku
aurait-il – simplement – oublié cette règle primordiale :
la simplicité (- clarté – légèreté )

qui fait
que ce n’est plus un (/du) haïku ?

/

obscur
confus
abscons
touffu

haïku foutu

flaque :
des milliers
de Delaunay
de pluie ?

son souffle mord
un morceau de nuit
– 4 heures

au train
où sifflent les martinets…
vacances de juillet

(cf juin 2/2 2013 :)

après la nuit blanche
le suaire de l’aube

un Sarkothon
pour l’UMP ?
– vive les senryûs !

/

Sarko, ma muse,
reviens alimenter
mes senryûs !

/

Nicolas, Caca,
en voilà un nouveau slogan !

insaisiss
a
b
l
e

la voix du reporter-radio ce matin
un filet d’eau sans fin dans les toilettes

Bordeaux –
le Pont de Pierre
a dix-sept arches :

Napol
éonBona
parte

avec sa pelle
il creuse un trou dans le sable
pour son gros ventre *
– jeux de ballons
en bord de plage

(* = enceinte)

crocodiles
surfacent à peine
du bain de boue

/

pour profiter pleinement
« des bienfaits du bain de boue »
SILENCE

(: Thermes troglodytiques de Jonzac, 7-28/7/13)

°°°

Haïkus, etc. de Py – mai 2013 – 1/2

19 mai 2013

*

le voisin,
un malade de la mèche,
ce matin encore (à 9 heures 10)
alors que je trône,
éveillé par ma feuille d’impôts

une fleur d’impôts

caca : une fleur d’impôt

*

Pourquoi vouloir faire 5/7/5
alors qu’on peut très bien s’en passer ?
(pour écrire des haïkus) ?

*

le TGV longe la côte :
Ah, être en bas
immobile sur sa serviette
de plage !

*

La caco-fouill-nie

*

ridicu-cul ?
(: les staccacas de X. sur Gong-h. ?)

*

« Ce train dessert… »

Ce train-entrée… ?

*

pieds allongés
sur le siège d’en face

bonne bière
bon livre
bonne lumière

: rentrant d’une longue journée de travail,

: le bien-être
(à 317 km-heure…)

(TGV Reims-Paris)

L’ivresse livresque
le bon grain…

entre semer les graines
et cueillir les fruits,
que fais-je ?

Le train trace

Encore 15 minutes
et nous serons rendus
vomis sur le quai
dans la ville

et nous éparpillerons
puces
et nous coloniserons
ce soir du 3 mai

*

Ce matin
près de l’ordi
fume le thé aux chrysanthèmes
et baies de goji

*

Badaudant

Badaud’âne

*

(randonneurs)

ronds d’honneur

*

l’ombre de soi
portée –
hirondelles

*

Lancer les tâches
Tancer les lâches

*

La mémère d’autoroute

(la même aire…)

**

(FOLKESTONES / Folkestonians / Folkestoned :)

Première photo-haïku de Folkestone :
le Bienvenue de la mouette
sur la vitre arrière

A seagull’s Welcome
to Folkestone on the car’s
rear window

Welcome à Folkestone :
la fiente d’un oiseau sur
notre vitre arrière

Welcome to Folkestone
droppings of a gull
on our rear window

Folkestone, le huit mai,
seuls deux chiens
se baignent

Folkestone, May 8th
Only 2 dogs
bathing

Folkestone, début mai,
deux chiens
à la mer

Folkestone, May 8th,
2 dogs
at sea

défaire les vagues,
déferlez !

*

Tourner autour du mot
(- pot)

*

Automne
en Sologne,
les brâmes
en tombent

*

Sur le parking de Saint-Andrews
voitures
et pétales de cerisiers

vieilles pierres tombales
dressées
autour
du cerisier en fleur

(Priory Gardens)

Priory Gardens
the old tombstones surround
the cherry-tree in bloom

*

Coming from two different countries
to a haiku gathering
two haijins
with the (exact) same jacket

(J. Snyder – D. Py : Leeuwarden, Holland, 2003)

*

cutting (the) grass
just like a golf player °

° like he would play golf

swinging his grass-cutter
just like he would
a golf club

*

(réveil :)

écartant les rideaux :
un haïku
à la fenêtre

écartant les rideaux
un haïku
passe

écartant les rideaux
un haïku
remonte de la mer

*

Le vent
soufflant sur les haïkus
toute la nuit

wind blowing
all night long
along the Leas

Au matin
les haïkus
impassibles

in the morning
the haiku
impassive

*

The Leas cliff lift

Father and son
jogging down
the zigzag path

Haiku reading
at the grass amphitheater
a lone magpie

Sur les gradins
de l’amphithéâtre de verdure
une pie :
lecture de haïkus

*

La guerre des mots :
on n’y perd guère
que quelques plumes !…

*

Nous sommes tant °
sans compter les étoiles

we are so numerous
not including the stars

° Nous sommes si nombreux

A game of darts
the sky already so punched !

jeu de fléchettes
le ciel déjà si piqueté !

*

désert de silence ;
quelqu’un a ri
autour de la table

le mets arri
ve

*

Unhappy
with the (/our) haiku
the wind
across the Leas

mécontent des haïkus ?
le vent
sur la promenade

2nd night –
the haiku blown away
– transience

2ème nuit :
les haïkus soufflés
– impermanence

Leaves on the Leas ?
the haiku blown away

*

tombées les barrières
en arrière
poroses

Tomber les barrières…

*

Le soleil danse
sur le fil d’araignée

the sun dances (walks ?)
along the spider’s thread

I watch the sun
make it
onto a spider’s thread

… the sun
climbing onto
a spider’s thread

… the sun
playing along
(on) a spider’s thread

*

frenglich

*

les mots
le prennent au sommeil
nuit noire sur blanche

*

posé(e) sur une blanche
l’oiseau qui pépie ?

*

Des Contes de Cantorbéry
extraire
quel haïku ?

From the Canterbury Tales,
which haiku ?

Devant le vitrail
sa langue fourche :
« l’Élévation de la Verge » °

in front of the stained-glass (window)
a slip of the tongue :
(his tongue « forking » :)
« Elevation of the Virgin (/ Penis) »

° : i – deux !

*

une haie taillée
en tête de chien
: campagne du Kent

Dégueulis à l’entrée
du monastère des Franciscains
Fish and Chips

vomit
at the gate of Greyfriars House
Fish and Chips

under the soon-to-bloom
cherry tree
an old wooden chair

sous le cerisier
près d’éclore
une vieille chaise en bois °

° / une chaise
vermoulue

Traverser la crypte
en silence
– et mon (téléphone) portable ?

*

le museau chaud
du mouton
sur son tronc d’arbre °

° statue de rue, près de la gare des autobus, Canterbury

*

steam of the kettle
on the mirror –
tomorrow’s departure

vapeur de la bouilloire
sur le miroir
demain le (grand) départ

*

un croquillage

*

last meeting between haijins
the nude model on the wall
arms and legs crossed

lecture du haïbun lié :
le nu dupliqué au mur
bras et cuisses croisés

*

les chevaux blancs °
sur la Manche
hennissent nicely

° the «white horses»
over the Channel
gentiment whinny

*

rapportées en France
deux fientes de goélands
du Kent

**

Poète,
prends ton anacoluthe !

Et voici que passe l’anacoluthe
jouée par un anachorète

*

Délyre(r)

Délur(é)(e)

*

Ici pissa
maintes fois
un admirateur d’Issa

( : plaque à apposer sur le mur du passage entre la rue du Verger et la rue …, Orly)

*

(portrait matinal :)

faux cils
mais vrais seins ;
écouteurs
et (une) grand croix
d’une oreille

(métro République-Gare de l’est, 14/5)

**

Haiku, etc. de Py – janv. 2013 – 2/2haïku etc, Py, janvier 2013 2/2

9 février 2013

Haïku, etc. Py, janvier 2013 – 2/2

°°°

Pneu crevé :
jante, l’amollie !

(à Mantes-la-jolie ?)

dans quelle mesure
un linceul est-il
un lin/seul ?

enlinceulé
enlinseulâbre
dans son lin seul…

°

Ici pissa
maintes fois
cet imitateur d’Issa

/

Ici pissa
souventes fois
un imitateur d’Issa

°

sur le carnet
se posent
la neige
et le haïku de neige

°

le ruisselet des plantes
sur le trottoir gelé…

(Reims, mi-janvier)

°

train du soir
par la portière ouverte
montent quelques flocons

°

négocier / mégo(s)cier

°

indistincts
le ciel
la terre
blancs

(TGV Paris-Reims)

°
(Ancien :)

déménagement –
une coccinelle
sur le pare-brise

°

les merdes de chiens
aussi
couronnées
de neige

°

du coin de l’absolu
où il se trouvait,
il rêva
sans limites

( : Asobu)

°

levé la nuit
pour démouler le pain :
la neige

levant la tête
vers le ciel
discerner
les flocons

claire la cour
de nuit
les murs blanchis
de neige

flocons tombés,
tout repose –
un peu de vent
sur les tiges

levé
pour voir
la neige
posée

ciel blanc
terre blanche :
l’aube
d’un dimanche

°

dans l’arbre dénudé
le nid se remplit
de neige

(20/1/13)

arbre dénudé
la neige
repeint le nid

neige :
la femme
pousse son homme
qui pousse
leur bébé

°

boisson au curcuma –
quelques touches du clavier
jaunissent

°

sous le lampadaire
le nid
rempli de neige

°

Il se suicida.
Par manque d’humour.

Pensant qu’il manquait d’humour, il se suicida.

Il se cui/sida

°

la rebondistance = la distance parcourue lors d’un saut.

°

calligraphie de branches
sur la neige
d’une voiture

°

des pas
de passants
empreintés
sur la chaussée
enneigée

°

matin blanc
bruit de pelle

°

dans l’arbre nu
le nid
a recueilli
la neige

/

en haut de l’arbre
le nid
accueille * la neige

* recueille

°

la neige tombe
au fond du verre
un cachet
effervesce

°

rhapsodie pour piano sale

°

une carte de veaux…

°

aujourd’hui,
du portefeuille
du beau-père
décédé :
20 euros
tout ronds

°

moi
et le ciel du soir
(nous) avons des choses
à ne pas nous dire

(d’après une photo du 53 rue Pouchet, 75017, 2007-2010.)

le ciel (du soir)
et moi
avons des choses
à (ne pas) nous dire

°

p
anneau

p
anier

(de basket * , * = panier (angl.))

°

les mots dévalisent…
un mot, des valises…
une valise de mots…
( : mot-valise )

°

c’est quoi ?
séquoia ?

°

avant-hier
le Mont Blanc
(sous le vent)
avait des cheveux de neige !

°

encensoir :
barque
sur le bois (noir) de la table –
le mât fume

°

(Musique : Silence…)

une anche passe…

°

le fil rouge
pour monter les anches
à la fenêtre
la neige

°

bien des neiges ont tombé
depuis la mort de ton papa :
45 jours

°

le confortable
cocon * (…)

* le cocon douillet ( : or.) /…

(Chevilly-Larue, 21/1)

/

tombant flocons,
glissant pluie

: down the windscreen *

(* le long du pare-brise)

le son des flocons
tout autour (…)
:

°

dans la gêne
sous la neige
– flocons sur le carnet

°

(Radio-Classique, Schubert, 21/1, 16h25 :)

« la clarinette crémeuse (de… )» *

* pas baveuse, non ! :

°

sous la neige
une peau d’orange –
( )

la neige tombe
et tombe le soir
– lévitation

°

lévitation… à la valse ?…

razla rizla fumla moquette ( !)

°

la neige
sur le carnet *

bloque la bille
du bic
ah !

(* dilue l’encre bleue, )

°

épisode nueigeux …

°

La Coupe de fric des Nations ( ? ) *
(* la Coupe d’Afrique des Nations)

le couple de flics de la Nation ( ? )

un couple de flics à la Nation ( ? )

°

Larme honnie

/

soulever les pierres
– du langage
– du champ sémantique (…)

/

Allez, colle !
(à l’école !)

°

hier
sur un siège du RER
dans un coffret « Bonne Année » :
un tas de merde fraîche

°

des classes dorénavantales,

… de dorénaventures…

°

été
paille –
cou

hiver :
caille –
cou

automne ? :
mailles –
cou

senryû :
raille –
cou

ou

taille –
cou ?

ou
cisaille –
cou ?

vieillesse :
vaille que vaille –
cou

°

portière(s) ouverte(s) *
le froid monte **
dans le train

(* arrêt en gare)
(** pénètre / entre)

/

arrêt en gare –
le froid
monte dans le train

°

j’ai teint
la chambre en noir…

°

dépôt de banal…

°

chantier des aires…

°

Cachez ce « Je »
que je ne saurais lyre
(dans le haïku) !

°

(senryû de guerre :)

uranium
Mali
France
nucléaire

/

uranium
Mali
France

°

quelques flocons de neige
sur la page du carnet
l’encre accroche

°

le cumul de l’an ploie,
(neige du dernier jour) *

/ neige du trente-et-un)

/

le cumul de l’an ploie,
l’arbre neige

°

crise de foin
( : allergie)

°

l’expression du soi(r)

°

le(s) c(h)oeur(s) de l’Armée rose…

°

Aux sources thermales
de Yama nouchi machi
se baignent les singes

(: d’après Seegan Mabesoone, à propos du lieu de résidence de son ami Tami Kobayashi, aubergiste, dans les montagnes au Nord de Nagano.)

°

trente ans de cônes / cornes / conne(s) : – s’y faire ?

°

le mot « vif » se doit d’être court
de même que « bref »
et que « court » !

Ainsi « flash », si prononcé « flâ(â)che » *, est un « contresens », une « impossibilité », un « oxymoron »

(* dans un bus, à Reims : « le ticket flash ! »)

« Rapide » n’est pas si vif

les mots (, dans la mesure où ils) collent à leur sens…

°

Au(x) confin(s) des mots…

°

Une « forme » ne s’use-t-elle pas ? (cf le 5/7/5 « quin-centenaire » du haïku )

°

Si tu cherches le « moi » : où est-il ?
Cache-le : il se révèle… *

(* tu le fais sortir du bois / du moi ?…)

°

(re)descendre à la racine des mots…

°

un RER
nommé VIDE
file devant moi
– soir de fin janvier

°

l’épouse – au – crime

(é)poussette…

°

où / que sont les racines de cette joie ?

« Les racines de la joie »

et que tutti va(ille) bene ?

/

engendrer la joie

°

la boulangère tapisse de riz
(son gars tôt)

°

le(s) costume(s) de concert(s) *
déjà remisé(s)
dans une penderie annexe –
64 ans

(* la queue-de-pie)

°

la goutte
à l’instant où elle va
se détacher de la branche

la sonorité
du musicien au moment où
il va se taire…

°

sur ce panneau routier :
MONTROU E

(Nationale 7)

°

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

°

(L’) Olympe l’accable

°

Maurice Barrésille

°

L’âge ité du beau cale…

°

le quai noir de monde
(le quai blanc de neige)
un engin distribue des coups

(Orly, gare RER, matin)

/

(comme les mots viennent
à la conscience ( : )
au papier)

°

une touche *
et puis s’en va

une touche
et qui suffit…

(… à montrer l’ensemble)
elliptiquement,
par allusion

(* « L’unique trait de pinceau »

: tendre vers (l’unique coup de pinceau) : dans le haïku too !

Après remplir le haïku, vider le haïku !

°

du sang dans le sel …

°

les mots :
les morts
ne sont pas loin

(// parallèlement couchés
/ couchés eux aussi )

°

ça sentirait-il le printemps
ce soir de fin janvier ?
– cinémathèque

°

France-Mali :
Touche pas à mon uranium !

°

(ancien :)

ce matin
une toile d’araignée
en neige

(17/12/09)

°°°

(Séquence au bonhomme de neige :)

le bonhomme de neige
heureux
de sa première nuit blanche

le bonhomme de neige
a passé sa première nuit
à sourire

un fantôme de neige
au nez orange

dans la bouche
du bonhomme de neige
des dents de glace

il a poussé
lors de sa première nuit
des dents de glace

1er matin
le bonhomme de neige
a poussé
ses premières dents
de glace

le bonhomme de neige
aveuglé de 2 feuilles sombres

le fantôme de neige
sa carotte arrachée
a le nez creux

ça fond tout autour :
le bonhomme de neige
se sent seul

dernière pyramide debout :
le bonhomme de neige

allergique à la carotte
le bonhomme de neige
a le nez creux

déneigement
dans la cour seule subsiste
la tête du bonhomme

de plus en plus seul
dans la cour
le bonhomme de neige

le bonhomme de neige
redevient
tas de neige
son sourire du Cheshire *
s’estompe

(* : allusion à Lewis Carroll in Alice in Wonderland)

bleu fondu
le sourire du bonhomme de neige
remplit son visage

le bleu(té) de son sourire
envahit son visage
– fonte des neiges *

(* / – bonhomme de neige se réchauffe)

son sourire s’élargit
à tout son visage :
fonte de la neige

sourire dilué :
le bonhomme de neige
à fond

son sourire s’étend
(bleu)
à tout son visage :
fonte de la neige

son sourire
bleuit son visage :
fonte du bonhomme

dernier monceau de neige :
le bonhomme
au visage bleu

dernier vestige
de la neige
le bonhomme
an tas vague…

de neige
plus qu’un tas
bonhomme

lam-
beaux
et laids
résidus
de neige
le bonhomme
fait de la résistance

immarcescible
pyramide
le dernier carré
du bonhomme de neige

du bonhomme
ne reste plus
qu’un chapeau de neige
sous la pluie

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

au pied
du dernier tas de neige
une (…)

(: 21-28/1/13)

°°°

Haiku, etc. de Py – janvier 2013 – 1/2

8 février 2013

Haïkus, etc. Py – janv. 2013 – ½ :

°°°

lever le pied
sur le lever du coude :
l’an résolu

1er janvier
1er jog
sous la 1ère neige

(Arêches, 73, 17h)

1ère entaille jaune
dans la neige fraîche
1er (jog) de l’an

empreintes de la montée
tôt recouvertes à la descente
: 1er jog de l’an

l’illusion de la lumière
sur la neige du crépuscule
: 1er janvier

ici
maintenant
toujours nouveau

Faisant la sieste
en compagnie de vieux poètes chinois

la plume court
en suivant le cours des choses

« la fumée gracile de l’encens
accompagne le torrent limpide »
Tang Yin (1470-1524)

creusant l’écrit
creusant l’encre
trouves-tu ?


trOu

bientÔt


trOu
rOnd


trOu
trOuve

trOuvre

– referme / refOrme ( ?)

à cheval sur 2 ans
au milieu du gros livre
de poésie chinoise
ancienne

Lisant Po Chu Yi : « Au temple de la Bienveillance léguée »
(p. 196 in ‘365 poèmes de sagesse chinoise, éd. Albin Michel) :

plus simple
peux-tu ?

l’exemple
du simple

de l’être,
de l’écrire

( : ainsi que « Au bord de l’étang », p. 197.)

(Après-midi à la neige :)

Ayant accompli
deux ou trois
montées-descentes
du Glandu,
il se repose

poitrine et livre
en vis-à-vis
inversement
incurvés

Le général Bol

vert singe est thorax boum ! boum !

bientôt sans affaire,
oisif,
m’adonner à l’étude
tout le jour

toute la nuit

Péripatétitienne âgée :
décrépute

Cultiver l’esprit de SÉRIEUR

Décoincez-les
avec un pétard d’humour !
( : les Agélastes)

Rire déconstipe
( : Docteur Py)

Une petite dose d’humour
tous les matins
et tout ira mieux !

Pourquoi dit-on : « les parties honteuses » ?
Ne devrait-on pas dire : « les parties joyeuses ? »

La joie
est une graine
au fond de toi
Évertue-toi
à la faire pousser

Dans la justesse de son cor(ps)…

Le saule pleureur
comme s’il pleuvait –
le vent
chasse
l’automne

(Il faut) briser la vitre
pour accéder au
marteau brise-vitre

(TGV 2709, 11/1/13)

bouchées
117
mastications *
77
: avoine façon risotto aux légumes
39
: galette de riz complet,
108 ( : avoine façon risotto…)
* jusqu’à liquéfaction satisfaisante
28 ( : galette de riz…)
etc.

le miroir, qu’est-ce ?

Retour de flemme

Henri Cartier-Bresson :
« La photographie « fabriquée » ou mise en scène ne me concerne pas. »

Py : le haïku « fabriqué » ou mis en scène ne me concerne pas.

H. C-B. : « C’est par une économie de moyen et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression. »

H. C-B. : « enregistrer dans une fraction de seconde l’émotion procurée par le sujet et la beauté de la forme. »

( : in « Gong » 38.)

métro –
au milieu de l’allée
une valise
sage

Remettez-nous un petit coup de « sincérité » ? :
Dans son entretien réalisé par Martine Gonfalone, in « Gong » 38, p. 53, Véronique Dutreix nous dit (à peu de choses près) :
Pour qu’un haïku soit réussi, « l’auteur doit être sincère, vrai, spontané » (…)

Et hop ! (cela fait bien plaisir à lire !)

( : 12/1/13)

(Recette pour devenir auteur de haïku :)

Prenez un moule
(une étoile)
de 5,7, et 5 syllabes,
mettez-y vos mots
retirez ce qui en dépasse
: vous êtes auteur de haïku !!!

À table :
qui son stylo
qui sa fourchette :
repas de haikistes

( : cf photo « Gong » 38, p. 38.)

(Après kukaï – ? – :)

… à encre reposée
(on ne choisit pas les mêmes haïkus…)

Évité
160 % de taxes
supplémentaires :
arrêté la bière
au 1er janvier

le couvercle des poubelles
se couvre de flocons –
soir de mi-janvier

un flocon court
sur le trottoir
puis disparaît

une ombre virevolte
un flocon tombe sur le trottoir

secouant le blanc
de ses cheveux
avant d’entrer

sur le carnet
un peu de neige
où transcrire
des haïkus de neige

chassant d’un revers de main
quelques flocons du carnet

Apercevant la neige
la jeune danseuse
lance bras et jambes

( : Malou)

°°°

à suivre : janv. 2013 : 2/2.

Compte-rendu du kukaï de Paris (n° 63)

19 février 2012

°
Compte-rendu du kukaï de Paris (63) du 18 février 2012 :

En présence de quatorze participant(e)s, 44 haïkus ont été échangés, dont 24 ont obtenu une voix ou plus.

Avec 5 voix :

la première mèche blanche
d’une amie d’enfance –
Miroir

: Gwenaëlle Laot.

4 voix :

En ouvrant ce carton
je respire
la maison de mes parents

: Oriane Obendorfer ;

et :

Nouvel hiver –
toutes ces fleurs sauvages
qu’il n’a pas cueillies.

: Françoise Lonquety.

3 voix :

Au décollage
les chaussettes de contention
résistent

: Gilbert Stern ;

Matin silencieux
même les oiseaux écoutent
les flocons

: Patrick Fetu ;

et :

un à un
les flocons effacent
les habitudes

: Antoine Gossart.

2 voix :

Sa goutte au nez
Attend un mouchoir
– Trop tard !

: Oriane Obendorfer ;

et :

tout étonné
de ployer sous la neige
l’amandier en fleurs

: Michel Duflo.

Parmi les haïkus ayant récolté une voix :

Champs de neige –
les vaches
au régime

de Gwenaëlle Laot.

°

Dorothy Howard nous a ensuite parlé de l’anthologie canadienne HAIKU, D. HOWARD & A. DUHAIME, Éd. Asticou 1985, de « l’historique du haïku en anglais en Amérique du Nord » par Elisabeth Searle Lamb, et de « l’historique du haïku en français : la France et le Québec » par Bernadette Guilmette, qui y figurent, et nous en a lu quelques haiku, après avoir évoqué la vie et les tribulations des Japonais au Canada pendant et après la 2è guerre mondiale.

Elle nous avertit également que sa revue « Casse-pieds » publiera ses deux derniers numéros (14 et 15) et qu’on peut lui envoyer (ou à Jean-Michel Guillaumond, Directeur en France de la revue,) des textes courts (brefs ou haïkus) pour ces dernières échéances. (En urgence pour le n° 14).

Notre prochain kukaï (n° 64) aura lieu samedi10 mars, bistrot d’Eustache (75001) à 16h30.

La semaine suivante, samedi 17 mars, le kukaï de Paris est invité par l’AFAH à participer, au Palais de la Médiathèque de Puteaux (122 rue de la République (92800) au kukaï et à l’atelier d’écriture autour des « 10 mots (2012) de la langue française » de 17h45 à 19 h, après une conférence sur la poésie brève japonaise (à l’auditorium) par Janick Belleau, Daniele Duteil et Meriem Fresson ? L’AFAH tient ce même jour, de 10h à 13h son assemblée générale (à l’auditorium). Parallèlement à ces événements se tiendront deux expositions (dans le hall) : « Histoire des haïku, haïga et haïsha » (par l’AFH) et « Haïsha bada ba da… » (par Patrick Fetu).

À bientôt, donc !

Amicalement en haïku,
Daniel

°

Haikus etc. – Py – oct. 11 (2/2)

1 novembre 2011

°

mi-octobre
une coccinelle
fait le tour d’une feuille
de post-it

°

….profite….
sur ton tas d’or
sur ton tas d’os

°

les chèvres
jusqu’en haut
des arganiers *

* : arbres dont s’extrait l’huile d’Argan, Maroc.

°

le gazon
du voisin d’en-dessous
pousse vers nous
vert

°

?????
???????
?????

°

un rayon de soleil
(qui) se balade
au gré d’un fil

un rayon de soleil
glisse
sur un fil

(1/9/09-1/11/11)

°

le banc
empli de feuilles rousses
– soleil

°

« merveilleux » ver mielleux ?

°

ce midi
déjeuné dans le
Square
René et Henri Druart
(1888-1961) (1902-1979)
Érudits Rémois Hommes de Lettres

21 octobre
une abeille encore en fleur
Square René et Henri druart

entre les rues
Libergier, Hincmar et Chanzy,
le Square René et Henri Druart *

* haïjins rémois du début du XXè siècle

au bout de l’épée
de Jeanne d’Arc :
un pot de fleurs

(- parvis de la cathédrale)

(Reims –> 21/10/11)

°

poussées par le vent
vagues et mèches de brume
– mouettes parisiennes

°

(2 portraits rev(en)us :)

bibliothèque –
elle n’a
pas du tout
la forme
d’un livre

pizz * de contrebasse
: ses seins
à contretemps

* pour : pizzicati

°

d'(encolure
en colline)s

°
(kyôku :)

lire des haïkus
5/7/5
(dont) le systématisme
endort
(autant que les sonnets
de nos jeunes années !…)

°

les piaillements
ont envahi le square
– chaises multicolores en terrasse

(Place des Frères Lumière, Lyon 69008)

°

(kyôkus :)

je suis donc je pen
se donc j’écris donc je pen
se donc je suis donc

j’écris en écou
tant battre mon coeur…

« nombrilaïku »

(il écrit
selon
son coeur)

Il se polit
le japonais… *

* cf : « se polir le chinois ».

le haïku ce n’est
ni « je », ni « pense » :
Descartes aux orties !

l’amalgame entre
haïku et tanka (court)
(= un « haïku » sentimental / lyrique, un « moi-ku »…)

est-ce un « tanku » ou un « haïka » ?

un tank- ? un anka ?

(au pas de char-je !)

la pornographie
de ce haïku qui s’exhibe
en clichés navrants !

°

rose-brun
le groin yin-yang
d’un sanglier corse *

* (sur Arte, 25/10)

°

Il photographie

°
(mot :)

CONTINUAGE

°
(kyôku ?)

tout ce qui est systém(atism)es :
à la trappe !

(les uniformes,etc…)

la momie
tombe en poussière :
5/7/5 !

°

mouche de fin octobre
aussi alerte
qu’au printemps !

°

sur la barre d’adresses

°

un bruit dans la nuit :
la planche à pain
dans l’évier

°
(Mots / Bashôtages :)

étangongrenouille

grenouillétangong

le coup de gong
du plongeon
de la grenouille

élan étang
gong vagues

—-grenouille~~~–

étang grenouille ondule

élan gong ondes

gongrenouill e

élangong

frogong

longeons étang
plongeons

plongeondes

la grenouille est
le nombril de la mare

—- HA! ^~—-

la grenouille plongea
la mare
dans la stupéfaction

la grenouille
saisit
la mare

iiiiiiiiiiiiii(ii) *

* (: saisis)

vieil étang
une grenouille
gong !

la grenouille
laissa
la mare
interdite

°

Au Maguelone *
tous les yeux rivés sur
les juments à l’écran

* bar-pmu, rue de Maguelone, Montpellier.

°

la douceur des pentes
mais la violence des vents
: descente sur Millau

(ce) vent si violent :
ces arbres se secouent en tous sens !
(- Millau)

°

emplie de feuilles d’automne
la toilette publique
à la turque

sous les poussées du vent
s’ouvre les portes
du jardin
vide

°

« Liszt a aboli le diktat de la forme » *

Oui,
abolir le diktat de la forme
pour le haïku aussi !

* (dans la composition musicale – FR3, 24/10/11)

°

mettre son haïku
à sécher
sur le fil

°

Un « écrivain » doit faire la lumière,
donc
éclaircir ses mots !

°

mère (91 ans)
redistribue les haïkus
de l’anthologie

°

(le) gONg
(frappé au centre
par tout un chacun)

°

vêtue

clad
with a ciggie

(rêve 26/27)

°

limé
élimé
éliminé

°

fermer un cerc(uei)l
un cercloeil

(monocle = cercloeil)

°

le parapluie
se retourne-t-il
/ dans sa tombe ?
/ quand ça tombe ?

°
(kyôku)

Fluidifier le haïku :
ôter tous ses obstacles
: ponctuation(s) – dont kireji…

°

cerises noires :
les écouteurs
sur l’oreille

°
(citation :)

« Qu’est-ce qu’un oui sans non. Un été sans hiver. »
Steven Tyler – Aerosmith.

°

la lenteur
comme exercice
de progrès (…)

°

« Aux Berges de l’Aveyron » *
==>
Aux verges de l’abbé rond ?

* : près de Rodez.

°
(Bashôtages ? :)

souvenir(s) de(s) guerriers
(de 14) – les champs cultivés
(vers Verdun)

souvenir(s) de(s) guerriers
de 14 – un champ
d’éoliennes

°

mariage à la campagne

°

« le 5/7/5,
ça les rassure »
me confi(rm)e Dorothy

le haïkuiste aux cents filets (maillés 5/7/5)
et
le haïkiste sans filet (: de forme(s) libre(s))

°

pas de vent
sur la colline :
dimanche d’éoliennes

°
(Bashôtages ? :)

perché sur un piquet
(au-dessus de l’autoroute)
un oiseau de proie

(- attend le crépuscule)

corbeaux perchés

corbeaux posés

corbeaux

°

tous les dégradés

°

moucheron
son dernier vol
entre deux pages

moucheron

°

le coin du canard du coin …

°

À paraître :



À disparaître :
.
.
.

°

nuages stratifiés —
collines embrumées

°

ré . . . glisse

°

une flûte
joue
ses bulles
.
.
.

°

la brosse-à-dents
de la couleur
du gong

°

peuplier
peuplé de feuilles
seul(e) au sommet
– veille de novembre

°

toutes les éoliennes
au ralenti
: grand bleu
du dernier octobre

°

pièce d’eau :
des feuilles,
des plumes,
en surface

°

il suffit d’une pomme véreuse
pour
confondre le ciel

°
(kyôku :)

3 vers
maçons
où (le) silence
est (le) ciment

°°°

dp. (15-31/10/11)

58 ème kukaï de Paris samedi 8 octobre 2011

3 octobre 2011

Bonsoir

Notre prochaine réunion aura bien lieu au bistrot d’Eustache samedi prochain 8 octobre 2011 à 16h30 – 37 rue Berger, 75001 Paris, M° LesHalles-Châtelet, Louvre-Rivoli.
Lydia Padellec présentera le dernier recueil paru à ses éditions de la Lune bleue : L’Arbre debout avec poèmes de votre serviteur et gavures de Vincent Rougier.
Patrick Fetu parlera de son travail sur le haïsha (avec la photographe Lise Robert, Québec) qui devait aboutir à une expo à Paris, qui ne peut malheureusement pas se tenir vu la mise en cessation de bail du lieu pressenti – conjointement avec la même expo le m^me jour au Québec.
Auparavant nous aurons fait tourner nos haïkus et nos commentaires dans la joie et la bonne humeur habituelles !

Bien à vous,
à samedi prochain donc,
Daniel

Haïku, etc – Py – 3/15 Août 2011 – (1/2)

21 août 2011

°

L’oiseux du paradis

°

le poème pastel couleur bleu de lune

°

Passer sous silence,
Faire taire –
Ecrire des haïkus ?

°

je balaye les / ces mots
qui font obstacle
au silence

(: la science du silence ?)

°

Certains, en poésie, sont du côté des mots ;
d’autres, du côté du silence ;

certains, du côté du modelage (: qui ajoute),
d’autres, de la sculpture, qui allège…

°

mène tes mots
/ ton poème

au silence

°

déserte la nuit fluide

°
(Anciens :)

ses fesses blanches
son string noir
– centre-ville

un coup de vent
sur l’eau :
l’une se trouble

(cf poème « Vu du pont aux deux lunes » – 1983 ?)

°
deux joueurs (face à face) : miroir ?

la beauté

le temps

°°

Les mots blancs –

A l’assaut
des mots enneigés

une volute de nuage

°

Journal d’abord…

°°

D.C., in Haïku-do, éd. David, 2011.
, (le) chantre du haïku décortiqué !?
: le haïku-crevette ?

dont : le jeu de lego 5/7/5 !
/ = remplissage 5/7/5 syllabes !)

… : Ainsi nous suffit-il de lire (jusqu’à page gratos/em> ) !

*(/ jeu de l’ego ?)

Brûlez l’uniforme 5/7/5 (syllabes !) du haïku occidental (/ français (-chouillard)? ) qui n’est qu’un mauvais plagiat du japonais (: 17 onji) !


(…)

°

l’ombre sombre
d’un nuage
lentement descend
le long du pic

blanc
au soleil
le nuage
sur la montagne
sombre

sur la photo
pas le son
des moutons

sur la photo :
tout
sauf le(s) chant(s)
du ruisseau

longtemps l’hélico
rase la montagne,
son ombre
plus bas

°

le torrent
boit
le bruit de l’hélico

(dévalant)
le torrent
avala
le son de l’hélico

°

le torrent s’éloigne
l’hélicoptère revient

– puis trois framboises

°

sur la table d’expiration…

°

aire d’autoroute :
entre deux urinoirs
une mouche
sombre

°

scie :
l’arbre crie
(son) dernier crac

hache :
expiré

°

L’art du peu –
Lézard du peu ?

: Non : Il faut travailler beaucoup (/ plus !)
pour pouvoir (/ savoir)
écrire peu ! (/ moins)
(?)
°

vider le lac de l’encre
jusqu’à l’émergence du
sens optime

, ultime

Avancer vers le moin(dre)

°
(randonnée / ranrepris(e) ?)

« les gamelles et les bidons »
les gadelles et les bimon(t)s
les bidelles et les gamons
les gadons et les bimelles
les Gabi et les donmalles
les mallbis et les dongas / gadons
les donbis et les melgas
les Melba et les donguis
les bamelles et les guidons
les belles mies et les dagons
les dellgas, les bonmis,
les dellmis, les bons gars
les melldis et les gabons
les galbis et les mèdons
les bligas et les démons

°

le dentiste opère
son assistante cligne
souvent des yeux

°°

lavande :

les doigts,

le nez !

°°

le dire des jardins prochains

°

Cairn(s) de « Grande Randonnée » …

les mots sont les bornes,
miettes, cailloux
du chemin

les mots du haïku
sont le(s) doigt(s)
qui montre(nt) la lune

°

soirée d’août –

(instant capté au vol,
luciole)

°

après la retraite
il partira
dans l’eau-fourrure

°

la surprise du miroir

°

suivre encore la
« RUE DU HAÏKU »

Se débarrasser des mots
qui incrustent ton cerveau
la nuit :
écrire.

°

veut traverser la page
un seul trait de haïku

un seul trait de haïku
. . . . . . . . traversant la page

°

l’effluve
les fauves

(: refuge des Merveilles, Mercantour)

°
((la) Lune du 13 :)

O la lune
– grande randonneuse –
sur l’autre versant

lune,
O réveilleuse !

O la lune au sommet
s’éloignant de la mer

(: « alexandraïku » : 6 + 6 !)

O la lune envolée !

°

« Flashaïku »

°

« 2 fois rien »

°
nos dirigeants,
ces grands, ces nombreux
pillulsionnistes !

(Finir par) Comprendre que ce monde qu' »ils » nous imposent (/ veulent nous imposer) ne nous concerne pas. Nous avons d’autres mondes à vivre.

°

Le haïku est un instrument de percussion
(: gong, cloche de temple, etc.
, fusil / hache, épée ?)

… Il finit par taper sur la tête des haïjins, des haïkistes (et des lecteurs)… (?)

°

se relevant la nuit,
suivre la lune
en haut de la montagne

(6+4+7 = 17 !)

avant d’écrire : voir la lune

°

Quelle poubelle léguons-nous à nos gosses ?

°

Rédaction

Réduction

(: tenir / prendre le moins de place possible.)

°

viamourire

/ humourire

/ amourire

°

« dès que tu peux
détends ton cou »

(: « inscription » sur un tronc d’arbre coupé bas, plus ou moins à ras du sol)

°

saccados
saccadé

(pierrailles / clapiers)

saccassis

(repos)

nous sommes des cailloux
et nous glissons

Nous sommes cailloux
et dévalons la pente

°

dans le brouillard
(la lune
sur le mont)

°