Archive for the ‘rêve’ Category

Haïkoup de gueule ?

18 janvier 2017

Je n’aime pas les haïkus

où l’auteur se masturbe le cerveau

avec ses pensées, ses rêves, ses désirs…

son petit moi anecdotique et à vrai dire tout-à-fait inintéressant.

(18/1/17)

Haïkus, etc. Py – déc. 14

23 mai 2015

°

ouvrir la porte :
se laisser pénétrer
par l’odeur du pain
cuit

°

chaque jour
que tourne le monde,
merci

°

un sapin clignote –
Père Noël, pendu,
oublié à ton balcon,
voici revenu
le temps de tes exploits !

°

rencontrai ce soir
un curculionidé *
dans le dictionnaire

* = de la famille des charançons.

°

mettre l’eau à l’oreille
mettre la puce à la bouche

°

ils semblent bien dodus
ces deux canards
sur la Seine gonflée
– fin de l’an

°

parapentes –
sur l’évier
des rognures d’ongles

°

les doigts de la pluie
sur les peaux du soir
(12 décembre)

°

par les vallées
et les sous-bois
son respir pioche la nuit

°

jusqu’au bout de l’orteil
le sentiment du printemps

°

dans un après-midi blanc
de décembre,
des cris noirs

°

jeune(s)
déjà recroquevillé(s)
sous les écouteurs
dans les écrans

°

Dans le haïku
je cherche le blanc,
je cherche l’espace

°

les jumelles, parfois,
ont le même rire
exactement
au même moment

°

portes en s’ouvrance

°

une perle, son haïku –
huîtres du réveillon

après les huîtres du réveillon,
une coquille
dans son haïku

°

sur le pain
je trace
l’idéogramme (chinois)
de miel
puis le mange

°

L’eulalie ondulante,
la souple eulalie
(: miscanthe, suzuki, herbe d’argent)

°

Le haïku est un poème blanc

(: un poème de si peu de mots…)

poème blanc :
poème dont les mots s’effacent,
laissant (la) place à l’espace…
à la brume…

poème blanchi…

Blanchir le haïku.

°

Tel qui avoua avoir
bien du mal avec « le naturel »
a naturellement
bien du mal
avec le haïku
(auquel il se voua
cependant) !

°

(Dans le haïku,)
il ne s’agit pas de remplir le vide,
il s’agit de le creuser…

°

Noël à l’EHPAD :
sieste en demi-cercle
autour de la télé

sieste en demi-cercle
autour de l’aquarium

°

bla bla bla bla bla :
c’est le début
d’un faux haïku.

Pour écrire un faux
-haïku : bla bla bla bla bla
bla bla bla bla bla !

°

Noël
près de mère
assoupie en son fauteuil –
lecture

laissé dormir mère –
le soir
tombait
sur le livre

dans son rêve elle prononce :
« On n’a qu’à faire comme ça !
… Au revoir ! »
et poursuit sa course
en fauteuil

assis
face à mère endormie dans son fauteuil –
le Noël de ses 94 ans

°

« l’essentiel du monde »,
« élimine les scories » =
pas de bla bla bla !

: Haïku de bègue !?

loin des bruits
et de la fureur
des mots répétés automates

le vide / le blanc !

un haïku de blanc !

haïku bouché de mots
comme de cheveux un lavabo

°

d’une écriture simple
limpide
et sans fioritures
(comme d’Emmanuel Bove – ?)

°

liane souple
à mon côté
nos épousailles

°

lumières d’après Noël
la pluie commence à rayer
la vitre du train

– cet Orléans-Paris
tant parcouru étudiant

vendredi soir 26 décembre
et peu de monde qui monte
vers la capitale

– la pluie a maintenant rayé
la vitre jusqu’en bas

°

la fran(ca)cophonie ?

°

montée vers la station de ski –
la neige s’enroule
autour d’un tronc d’arbre

°

Pourquoi le haïku est-il un poème blanc ?
: parce qu’en son centre se trouve le « kireji »
(le « mot »-de-coupe)
qui creuse * l’espace
entre les mots

* crée, permet, promeut

°

Ostensignes…

°

les dameuses
remontent les pistes :
leurs projos
dans le noir du matin

(4 h).

sous les sprays
des canons à neige
la dameuse descend la piste

puis la remonte

ballet des deux dameuses
à lisse-pistes

à flancs du mont
les faisceaux des dameuses
sous le nuage des canons à neige

au bas de la piste
la dameuse
à rebrousse-neige

je bois un verre d’eau
dehors la déneigeuse

dameuses, déneigeuse
au travail –
effaçant ses lignes
de sur le livre

les dameuses ont cessé –
la gomme continue
dans le noir du matin

souffler sur les roulures de gomme

éliminer
élimer
limer
mer

(+ le mot est « petit »,
+ il est vaste ?)

les dameuses
sont rentrées se coucher –
il n’y a plus que le bruit du frigidaire
qui tourne
vers le matin

disparaître
quand les autres
vont apparaître…

en piste sur les pentes
les dameuses –
n’égalisant pas les étoiles

éclairant
le nuage de neige artificielle,
la dameuse
repasse

les dameuses m’amusent

ciel bleui :
les étoiles
damées

la piste rose d’un avion
au tout matin –
les remonte-pente
à l’arrêt

au jeune matin bleu
des petits nuages roses
s’approchent de la montagne blanche

°

pierre,
on te dit sorcière,
et dans la rivière
pleure par amour

°

la dameuse
fume son nuage de neige –
dernier matin de l’année

ce matin la dameuse
soigne le bas de la piste

°

dp

Haïkus, etc Py – février 2015

21 mai 2015

°

livre neuf –
un cil
coche un haïku

sur le chemin
du stage de bâton ce matin :
un livre de haïkus,
les cris des mouettes sur la Seine

lundi matin 2 février,
une fine couche de neige –
la mousse de l’eau de vaisselle

10 ans :
au lieu de sauter à la corde
elle saute à la bombe –
Boko Haram

des piaillements
percent le froid du matin noir
début février

il s’est bien mouillé
pour sauver la centenaire
des flammes !

Le haïku
doit épouser
la forme de ses rythmes
les plus élémentaires,
les plus naturels…

: la forme
c’est le rythme

(Le rythme dicta forme)

métro :
elle éteint ses chaussures

l’homme
est un homme
pour l’homme

le panneau
« Centre de secours »
pointe vers le ciel

un élastique
clé de sol
sur le trottoir

à l’abri du froid
la plante verte
se tresse
vers la lumière

nous préludions à l’amour –
je dus me lever pour pisser
mais je ne pus jamais retourner dans son rêve

pendu par les pieds
tout au bout de son balcon
un ancien père Noël

le vent
balance le bonnet
du père Noël
pendu de son balcon

… quant au Père Noël
à l’envers
au bout de son balcon :
le sang
lui est tombé
à la tête ?

… quant à la plante verte
derrière son carreau
(à l’abri)
elle grimpe, elle grimpe
et continue sa tresse
vers le haut

… se tresse
avec tant d’adresse

vers le haut
vers dehors,

spirale
géniale

je vous souhaite
de bien avancer
sur le chemin
de vous-même

trois élèves de Qigong
recentrent leur énergie
– un lotus qui se referme

silence :
laisser infuser l’image du haïku
pour bien s’en imprégner

étoiles, lucioles, gouttes
vers le réverbère

Arrêter le temps
Faire couler celui d’un livre

la pluie –
elle resserre son décolleté
(Saint-Valentin)

les vieux
se recourbent
ralentissent
rejoignent le temps

… pour qui je virgulais du coeur…

Pourquoi tourner autour des mots ?
: un seul, au centre

Pourquoi tant de mots ?
: un seul
mais juste !

jour de la Saint-Valentin :
annulé nos billets
pour Nouméa

la solitude du robinet :
goutte à goutte

(d’après Cécile Duteil : « Solitude / le robinet / goutte à goutte »)

la solitude du robinet :
goutte…
goutte…

la fleur
ne fait rien :
elle attend
que le printemps
la pousse
l’ouvre

Pour la Saint-Valentin
des affiches
Lise Charmel

au bout de leur tige
les bourgeons de géranium
sont si lents !
– mi-février

drone
survolant la centrale :
ami, ennemi ?

manucure impeccable,
elle accroche un ver de terre
à l’hameçon

une pantoufle mauve
sur une flaque d’eau
– ciel de février

la plume de canari
refuse
de monter dans la pelle

doigts d’une femme
faisant leur gamme
dans son sac à main

Charlie sous le coude,
les gouttes sur le parapluie

comme un bébé dans ses bras
son six-pack
de bières

2ème Charlie
après le crime
plus personne ne se précipite
au kiosque à journaux

25 février
le soufflé Charlie
retombe

Plus personne ne se précipite
au kiosque :
2è Charlie de l’an 15

un kaïkaïku :
un haïku qui fait se sauver
en courant

les oiseaux chantant
je m’égoutte
près du buisson

Janvier :
le mois de l’envol définitif des Charlie :
2015 : Charb, Cabu, Maris, Wolinski, Tignous, Honoré
2014 : Cavanna
2005 : (Le professeur) Choron

« Sarko l’incruste » :
« La première rigolade post-attentats »
(: in « La Presse Satirique, n° 10, p.8)

Sarkozy :
à lui seul
une caricature
– que dis-je ?
: mille caricatures !

(cf je-suis-nico.tumblr.com)

« Rire, c’est la meilleure arme contre les cons » : Maël Jones
(in : « La Presse satirique, n° 10, p. 8)

d’un inspir ronfleur
labourant un pan
du matin

(ancien = 2006 ? -:)

septembre
ses feuillets tombent
sur le trottoir

au coeur du traVail
cet envol de l’oiseau

au coeur de l’
enVol
les ailes s’ouvrent

au coeur de l’
enVol
ailes ouvertes

ciseaux
l’oiseau
scie le ciel

ciseau(x)
l’oiseau
ouvre le ciel

Faire haïku net !

quiet
le frigidaire
qu’on remplace demain

/(: inquiet ?)

/(: parce qu’inquiet ?)

°

dp

Haïkus, etc. – Py – avril 14 – 2/3

21 avril 2014

telle une merde ocre / qui tombe du paquet / la purée lentilles corail potimarron

Le si cérébral haïkiste / à contre-emploi !…

Il célèbre / le cérébral / – c’est la cérébrité !

Il peine tant / à faire pénétrer / la poésie dans le haïku / (ou : le haïku dans la poésie) / , ce chantre du / moi-cérébrel-ku !

: il ne baisse jamais / les cérébra / les circonvolutions !

Ah, ce moi-je pensant !

(le haïkiste des circonvolutes cervicales…)

Il jeta son dévoluth cervical sur le haïku…

(… Atterré par tous ces manquements à l’éthique – et à l’esthétique-haïku !… qui prône(nt) simplicité, fluidité, légèreté, naturel*, concret, véracité, discrétion, modestie…)

* cf : La Souplesse du dragon de Cyrille J.-D. Javary, Éd. Albin Michel, 2014, p.233, à propos de la calligraphie : « parvenir, à l’issue d’un long travail, à l’aisance du naturel. »

prisonnier(e) du lasso du silence…
(l’assaut du silence)

cercles avec les bras / en Qigong – / la porte grince / vers l’extérieur

son rouge-à-lèvres /(sur ses lèvres) / comme un sens interdit

Est-ce pour vos fesses / ou pour vos sacs, Madame, / ce siège ?
(gare d’Orly, mar. 8/4)

(Ancien :)
à la sauvette / un jeune délinquant / arracha de ma poche / un Canard Enchaîné

aujourd’hui / le portique du RER / aligne / « éééééééééééééé »
(St-Michel, 8/4)

du bout des moignons sciés / naissent des feuilles : / le vert s’élève //(La terre pousse au ciel)

Avril / Ah, vrilles !

Avril, / Ah, trilles !

Juillet, / ah, grilles !

Décembre, / ah, frilles ! *

* cf esp. : « frio », froid.

sur le parquet / de la salle de taiji quan / quelques pétales blancs (de cerisiers)

Ah, le verbe, / ah, le verbeux, / ah, le contempl(at)eur biblique !… :

Au début n’était PAS / le verbe ! / (: Au début était le NOM !)

On dit NOMMER / on ne dit pas VERBER ! // (On dit GERBER (, cependant !))

Ne pas / moisir-croupir / dans la gangue / de la langue !

pépiements : / bourgeons, feuilles / de l’arbre du ciel…

Quelles buisses ! / Belle cuisson ! /… / bardant l’huisson

Ces haïkus de cerveau(x) / sont à chier !

(Le haïku de cerveau *, ça se soigne ?)
* = (très) souvent un « moi-ku » !

Après de longues investigations, j’en suis arrivé à la découverte suivante : le moi est dans la tête !

Décerner un prix des pires haïkus (du printemps) ? / (: en lice : J.A., I.A.,…)
(: Le Prix « Aïe Aïe Aïe » des pires haïkus…)
(/ Le(s) Prix du « je-moi-ku »…)

Le train part / dans le sens inverse / – des aiguilles d’une montre ?

Avril, / Ah, brille !

Avril, / Ah, prie !

La leçon de Bashô : / À ses fur et mesure / de moins en moins de métaphores, / de moins en moins de « je » / dans ses hokku *
* : voir article de F. Kretz dans « Gong » 43 *
* contrairement aux femmes (plus douées pour le tanka – voire le « tanku » !) et aux « modernes » !

/ Dire Non à la (sur)représentation du moi (: « je », « mon », etc.) dans le haïku… Retourner voir Bashô ! :

Bashô a travaillé sa vie durant à réduire le « je » à sa plus rare occurrence !

le troupeau des herbes / secoue ses crinières…

… En regardant une « mûre », on pourrait penser qu’elle a (effectivement) des yeux (à facettes)… mais de là à penser qu’elle puisse être « myope », il y a un grand pied !

ou bien Mûre Myop(lait)
ou bien Myoplait à la mûre ?…

Ne pas tant dire (dans le haïku) « une myope », que de montrer comment elle l’est : ex : « son nez sur son écran » (?)…

de long en large / il arpente ses haïkus / – accordéon

Penser, c’est s’évader du corps; / Toujours le réincarner !
(/ Réincarner le corps (entier !) du haïku !)

Que tout concoure au haïku ! / le mot de saison itou = / unité (globalité)

– Mon époux s’tasse ! / – On y passe tous !

un silence de mores…

L’espace dans le haïku = / un silence de mores ?

Le bonheur de son « bonjour ! » / ce matin / en bord de Seine

Il mord / les marches du matin

whiffs of waffles / enter the wagon / – wednesday morning
(métro, L.5, 16/4)

(Ancien :)
le vent (d’automne) / pousse la porte grillagée / du jardin vide

le lampadaire / dans l’arbre enfeuillagé / – soirée d’avril

Pâques, / je leur sonne / les cloches…

°

(à suivre : 3/3)

Haïkus, etc – Py – février 2014

2 mars 2014

°

Aïe ! / coude- / bureau

Févriller / Fève, riez ! / Fèv-riez ! / Févrire // (ouv riez ??)

(Ancien :) / tous les sièges claquent / en se relevant (-) / station gare de l’Est

d’un haïcoup d’un seul

Qu’est-ce que c’est cu-cul ! / : la poésie de Demy / Jacques à Rochefort !

feuilles blanches / sur le gazon – / début d’an chinois

Ils nous font chier * à rester dans leurs 5/7/5 comme des sprinters dans leurs starting-blocks !
* : ces organisateurs de concours de haïkus, ces éditeurs de revues (de haïkus)… (en 2014 toujours (tambien !)

sortant du cratère du Fuji-yama / un nuage ; / pentes verglacées

« (R)amollir les montres » / les montres chewing-gums / les montres élastiques

le broleil sille / les oisis sofflent / Nouvel An Chinois

l’an sur l’autre : / des nouvelles chaussettes / au marché

un nuage / dérive dans le ciel bleu / parapente

les viols de(s) gambes

fin mars / les mots traversent la page / avril

le forceps / du temps // forceps / le temps

la tranche / de la lumière / couteau

entre pare-choc / et carrosserie / un nounours // ( : véhicule municipal, Orly, 3/2)

basculant / dans l’an / du Cheval de Bois

(bascule / à l’an / du cheval de bois)

tracer un (grand) arc-en-ciel / pour aboutir à la grue blanche / qui déploie ses ailes // (: taiji-quan)

ses jambes / interminablaient

Partir au quart de trou

Aller plus lion

Grandit la joie / à l’approche de la Libération / – du travail

(Ancien, Paris :)
/ je levai les yeux / vers la rue du Jour, / la nuit tombait

fin des soldes / il décolle péniblement les lettrines / de sa vitrine

au bout d’une branche d’arbuste / un sac Netto / cueille le vent

Noyer le poison

(Pour Chr. Jubien :) / debout sur ses pédales, / appuyé au vent

Retrancher, c’est ajouter. / Retrancher des mots, c’est ajouter du sens (en haïku) / (- jusqu’où ?…)

(Ancien :) / Ma fille / imitant les poules / nous fait rire / plus qu’elles ! // (cf Issa, 1669 : « l’enfant qui l’imite / est plus merveilleux / que le vrai cormoran »)

un gobelet / dilue son café / – ballast

Une scène (un instant) / t’a frappé / : haïku

(Vivre dans…) / une douce hébétude // hé bé ! // bêê bêê // …

bénéficier / fessiébiner

Hiver – / les portes du train s’ouvrent / le froid monte

gare – / dans l’escalier mécanique / monte (aussi) / l’odeur des croissants

chemin-de-fer = convoi de table (?)

(Saint-Valentin-) // (dans) le train le matin : / seule conversation / les feuilles des journaux

(Ancien, Reims :) / derrière lui / les mots de la mendiante / retombent sur le trottoir

parfois une rose / parmi toutes les taches blanchâtres / chewing-gums de trottoir

hiver / les oiseaux pépient / la terre s’inonde

un nabot-parleur…

(ce trop-parleur, un loquace-couilles !) / (: 2007)

un étrond

317 / 312 / 303 / 305 / 304 //306 / 310 / 314 / 315 / 312 // km/h,;: à 20h01, // – Saint-Valentin

fin des soldes / un mannequin bradé / à 50 euros

(Saint- Valentin / un mannequin soldé / pour 50 euros)

Saint-Valentin / je déclare ma flemme

Saint-Valentin – / sans s’embarrasser / s’embrasser

Saint-Valentin… / détour

du bas de l’escalier / je vis le haut de son bas (droit) / et le début (blanc) de sa cuisse / – Saint-Valentin

Lire / pour vivre parfois / des sautes de côtes / ( : ainsi d’Éric Chevillard…)

Qu’aurai-je perdu de plus dans cette vie ? / : des parapluies, des gants, des bonnets // (cf : É. Chevillard, p.142, in L’autofictif en vie sous les décombres)

ici pissa / aussi souvent qu’il (le) put / cet admirateur d’Issa

ici pissa / – nul trou dans la neige – / un admirateur d’Issa

le lampadaire / éclaire l’intérieur de l’arbre / – mi-février

stage … / … / …

Peu de mots / mais justes !

« L’oiseau… / … / …

« D » : / corps de théière, / « P » : / son anse accolée

Le(s) rhinocéblanc(s)

10 heures moins 11 : 1er étage / 1(3) heures 20 : 2ème étage / : foyer de personnes âgées

Les pendules finissent toujours par s’arrêter / Les objets immobiles / Les personnes disparues

(Anciens : 31/10/11 :) / ((tout à coup)) / il suffit d’une pomme / véreuse / pour confondre le ciel

trois vers / maçons / où le silence / est (le) ciment

faun-klorique

Le senryû, / c’est la comédie humaine / en miniatures

Il dit la rité

L’hilavérité

citant Voltaire / qui dit que ceux qui citent / sont paresseux penseurs, / l’arroseuse / ainsi s’arrose

L’intimidité

°°°

Haïkus, etc. de Py – janvier 2014

2 mars 2014

(Hiver) 2014, l’année Rameau

le nid ouvert / vers le ciel / – janvier

rhumatismes / ses silences se posent / sur mes doigts

drôles de drones : / des libellules en plastique / au-dessus des pensées / – jardins municipaux / du Nouvel An // (Vitry-s-Seine)

en bas d’un poteau / l’affiche froissée / de Zorro

après les huîtres du réveillon, / des coquilles dans ses haïkus

Monsieur Rodin, l’âme de la pierre

La nuit va s’achever : / les poubelles sont de sortie

(Kyôku au papa pâle :) / haïku de volant / à gauche, haïku de volant / à droite : papa pâle !

Jouer à haïku vole ?

haïku voletant / lourdement…

haïkus-chauves-souris / : bas de plafond ?

Arrêt indéterminé / le train a heurté / un chevreuil

sur le banc / un moineau / un moment / s’intéresse à moi // ( : Place H. Bergson, 75008 )

la veille – le matin / la pleine lune de janvier / dans un autre coin du ciel

(Ancien :) / « J’suis pas loin, / j’suis au Peyrou » / , dit-il dans le parc, à Montpellier.

réunion pédagogique – / les mains de la directrice / (volent) dans un rai de soleil

un slip sur la tête : / une culotte crânienne

une calotte crâneuse

murmur(e) : / l’écho de la pierre

murmures de rumeurs : / voilà-t-il pas / ce qu’entendent les murs ?

(cf Sept. 05):) / silence – / un mur parle / quelquefois

ces silences / si parlants ! / …

praître

invithé

une goutte pend / du nez du vieil homme / rayon primeurs

(la) musique muette / d’un trombone / sur le trottoir / ce matin

les échos liés…

répondre du tac au tic

(répondre / du tic / au tac(-le))

dans la cour de l’école / des gamins jouent / au verglas

Attention à ne rien / publier dans le train / (était-il presque écrit)

les tours d’incinération / le ciel gris

L’esquive, c’est / laisse qui veut t’attaquer / … parade

d’un hiver / à l’autre / le nid / dans l’arbre

(le nid / dans l’arbre / d’hiver / en hiver)

les pentes / absolument parallèles / du rire / des jumelles

(le même / rire / des jumelles)

la concomidanse

Le haïku spontané, un haïku de grâce.
Le haïku de tête, qui peut être (aussi / surtout ?) un haïku de pieds
(Le haïku de pieds est très souvent un haïku de tête)

(Dégonfler les baudruches du haïku !)

(RER -) / Déchéance / ô homme, qu’es-tu devenu ? / déchet / ambulance…

elle / entre dans le métro / le froid

chérisson

la vis / la vise

rond / un plastique rose / dans l’arbre d’hiver

°°°

Haïku, etc. de Py – Nov. 13 – 1/2

20 novembre 2013

°°°

L’air devient feuilles

°

des fumerolles de froid
glissent sur la Seine –
matin du 11 novembre

°

Le sol devient feuilles

°

boulangerie – gâtisserie

°

la jouissance des trains lents…

°°°

Haïkus, etc. de Py – Oct 2013 – 1/2

20 novembre 2013

°°°

effluves de cloches
au fond du bus…

°

dès 8 heures du matin
avec sa 8,6 4,2 à la main,
il rame vers Paris

(RER C, Orly-Paris)

°
(Kyô-court :)

le blanc
autour de ces vers !…

°

hier soir la salle était pleine
à croquer

°

des écouloirs…

°

soucoupe violente :
soupe volante

°

L’oignon fait la farce

°
(5/7/5 :)

sempi
ternell
ement

°

la terre rentière ?

°
(Ancien :)

Au-dessus de la gare
l’hôtel Mercure

°

feuilles
cherchant à entrer
dans l’immeuble –
fraîcheur d’octobre

°°

On se voit à 15 heures
et on se quitte à 16h21
encore meilleurs amis qu’avant

(: Paul de M.)

°

enterrement –
tout le monde
s’(en) approche

°

lieu public –
n’aimant rien plus
que le silence

(RER C, dim. 13/10/13)

°

retour :
le Jardin des Plantes
sur le bout de mes chaussures

°

cette nuit je me suis appelé
BRANCHE

puis
DOIGTS

puis
BIENVIEILLIR

et enfin mon nom de plume (japonais)
ce matin :
MOJITO

°°

de la mort
Salim
en sesshin * de silence

de la mort
Salim
garde le silence

de la mort
Salim
accomplit le silence

– Assis
à une table ronde
lisant le journal

est-il voisin
de Pessoa ?

°°

une chaussette noire
tordue
sur le plancher du métro
à côté
d’une petite pastille rose

(L.14, 14/10)

°

Son terrier à poil ras
Son maître à longue perruque

(rue Lamarck, 75018)

°

chantonnant sur une marche de métro
pour laisser passer
le temps
– et les passants

(L.13, Guy Môquet)

°
(Kyôku :)

Nous attendons avec impatience
le prochain recueil de haïkus
de Monsieur Roland Barthes !

°

j’étouffais
… pour m’en sortir

°°°

Haïku, etc. de Py – sept 2013 – 1/2

22 septembre 2013

Haïkus, etc. Py – sept 2013 – ½

°

Le petit Jésus
avec un grand
gît

°

Mon haïku
soit comme une peinture
où jouent
le vide et le plein

°

(Pour Romain :)

Bordeaux –
Le Pont de pierre
a dix-sept arches * :

Napol
éon Bona
parte

* ( : le haïku « traditionnel » au Japon compte 17 « syllabes » )

°

(Tipules, araignées d’eau.)

La tipule
stipule
que l’eau est sans fond

°

Drôle(s) ces haïkus
qui
dès que vous les lisez
sonnent faux

( : pensant à maints de …)…

°

Première récré de rentrée (:)
les petits du village
à grands cris

(Castillon, 06)

°

Deux femmes * sur la plage :
après les chiens,
les chats

/

deux grands-mères sur la plage :
les mérites comparés
des chiens et des chats

/

deux mémés sur la plage :

(Menton, plage de Garavan)

°

de Nice
un avion
entre les étoiles

au-dessus du ronron de la clim’
le cri-cri des cigales
– nuit de septembre
au-dessus de Menton

pulsant
entre les étoiles
l’avion vers Nice
– how nice !

°

contrefaçon(s)
(de haïkus)…

°

un haïku d’archet
un haïku d’archer (-type)

°

cet aujourd’hui
qui déjante…

(cf : les lendemains…)

°

D’amour, tendre.

°

en coup de vent,
en coup derrière…

°

dépassant l’avion avec une plume Sergent Major

°

L’âme calme
et plate
comme une planche
sur la Méditerranée
face à Menton
un soir du début septembre (2013)
avec mes deux enfants
de 30 et 24 ans
et la petite Kate
10 mois
qui mange le sable
et parfois des mégots

°

tous unis
comme une seule pomme

(- celle d’Ève ?)

°

Ah l’amour à l’âme
Hourra l’amour ras la moue
rat l’amour a lame(s)

Ève l’amour
L’Adam la dent / l’a
dans la pomme

(de) la sorcière

°

larme alarme

ah l’amour mourra
l’amour mourrâle…

Oural l’amour mourra (le)
rat mou l’amour mourra

L’amour mou râle

°

Les tipules
sur la pointe de leurs pattes
calligraphient l’eau
invisiblement

°

il gremouille

une gremouille

°

soli
cité

°

le haïku
comme un
éclat
– de rire
– de vers

°

Le haïku
c’est aussi, parfois :
cherche, lecteur, cherche !

( :
Au bord de la Loire
sous la pleine lune
des tipules )

°

Elle fait la manche dans le métro
en vantant * un guide
de restaurants parisiens

* proposant

°

Étalage de la confiture du moi =
anti-haïku.

°

N’attachant Natacha
éboulis éblouis
le feu nu

°

de l’huile essentielle
de lavande entre les draps
… (humer)…

°

le pour
le contre,
la queue du chat

the pros
the cons,
the cat tail

°

wagons * à l’ancienne
où l’on pouvait
s’allonger
et dormir

* compartiment(s) à l’ancienne
où l’on peut encore
s’allonger et dormir
(- si vide(s))

* compartiment à six places / …

* ce train lent / …

°

sur fond de pluie
un feu d’artifice –
mi septembre

°

en pleine nuit
l’ordinateur lance
son indicatif
: insomnie

pleine nuit
l’ordi se met à chanter
son indicatif
coq d’insomnie

°

un métier :
courir l’Anpe

°

cure de raisin :
au bout de quelques jours
plus sensible aux odeurs

cure de raisin :
au bout de quelques jours
les odeurs exaltées

°

terrain détrempé :
fouler la Fête de l’Huma
(- mi-septembre)

un papillon passe
devant le trille de la flûte
: « L’oiseau de feu » *

* d’Igor Stravinski, Orch. National de France.

odeur de beuh
à l’audition de « L’oiseau de feu »
(Fête de l’Huma)

des you-yous aussi
saluent la fin du concert
classique

°

haïkus :
(ces vers)
rongeurs de nuits

°

les marteaux-perceurs
entament la semaine
(- de bonne heure)

(- boules quies)

°

les tipules
essaient de lisser
la surface de l’eau

les tipules
glissent
pour lisser
l(e plan d’)eau *

l’eau du fleuve

les tipules
glissent
(et) lissent
l’eau
du plan

les tipules
essaient de lisser
sans fin
l’eau

les tipules

°

(dans le haïku) cacher son je !

°

(Ancien :)

L’ombre du colvert
glisse vers la mare

(Jonzac, 7/13)

°°°

haïku, etc. Py – août 2013 – 1/2

28 août 2013

°°°

(ROUMANIE)

Bucharest-Ouest
des chiens sauvages aboient
autour de 4 heures 30

carré bleu
le jour se lève
sur les cris des chiens

certaines voitures
n’ont pas l’heur de leur plaire
: aboiements de chiens

piquant une courte pointe
derrière quelque voiture :
les chiens de l’aube

surveillant la rue à l’aube
une patrouille de chiens sauvages

Éteindre la voix des chiens
en fermant les fenêtres…
premier matin d’août

(… la danse de la pluie sur le trottoir…)

Du lac Bâlea
repêché
une coccinelle jaune

l’eau du lac
tâtée de la main
à 2044 mètres

un billet d’un leu *
offert au lac –
fait la planche

* monnaie roumaine : un leu, deux lei.

Un chien sauvage
dort sous un banc
à l’ombre –
à portée d’ouïe
des chants religieux
dans le parc du monastère

(Curtea de Arges)

/ sous un banc
à l’ombre
un chien endormi –
chants religieux
(diffusés) dans le parc
du monastère

sur un panneau
deux « sens unic »
en sens contraire

(Sibiu)

(Bras(h)ov)

la carriole à cheval
ramène le bois
par la route Nationale

Moisson faite,
des cigognes
dans le champ

(Transsylvanie)

Une nuit à Bras(h)ov *:
deux chats s’injuriant furieusement,
un fêtard gueulard…

* prononcer « Brachof », s’écrit en fait avec un s-cédille – 3/4-8-13

culte célébré,
le pasteur
quitte l’église fortifiée
de Neustadt / Cristian,
sa valise à la main

(où s’est rangée
sa robe noire)

(Bran :)

Pansu
le notaire
nous narre l’histoire
(du cœur)
de la Reine Marie
de Roumanie
entre Balçik et Bran
à l’apéro du soir

Dans la cour
du château de Dracula,
un gong

cris de chiens
très tôt
dans la ville
aux légendes draculéennes

Au pays de Dracula
son peigne au matin
a perdu une dent

ou :

Dans la ville du château de Dracula,
ton peigne au matin
perd une dent

ou :

son peigne
perd une dent –
ville de Dracula

au pays de Dracula
au milieu de la nuit
le bruit
d’un pipi

Du haut de la montagne
un Christ
en saut de l’ange

(Podu Dâmbovitei)

pentes montagneuses –
les fenaisons
familiales

(Constantza) :

une poche
de petits pois congelés
pour soulager la cheville
de la femme blessée

une moustiquaire –
une piqûre de moustique

/

la moustiquaire ;
un insecte à longues antennes
sur mon doigt

la nuit
rayée
d’un moteur de moto

les pommes tombent
– automne vert

/

le lendemain de la visite
au château « de Dracula »,
les pommes tombées dans l’herbe

/

les pommes tombent
je lace ses chaussures

Chiens, coqs de Roumanie.

(Viisoara)

Pique-nique à l’ermitage *

Quand les assiettes
s’envolent
les voix aussi

/

les liserons accueillants
sur le pas de porte
de l’ermitage *

* des Codrescu.

/

contre le mur
les futures confitures de mûres

(Constantza)

une carriole à cheval
passe
une sirène de police

deuxième nuit à Constanza :
pas de moto qui déchire la nuit

(Histria) :

dominant les ruines archéologiques,
un nid de cigognes
délabré

/

du fond d’une excavation antique,
des pousses vertes

/

au bord du chemin
du site archéologique
un peigne abandonné

/

sur le bord du lac Sinoe
une colonie de grenouilles paisibles

/

une grenouille verte
qui n’a pas peur d’un poète –
vaguelettes au bord du lac

/

photographiant
la meuf et l’âne
(- Histria)

dogs’ barks visiting our area
at night

des aboiements de chiens
en visite dans notre quartier
la nuit

avec nous dort
l’odeur de naphtaline

une grande plaine aride
traversée par la chaleur
et des pylônes électriques

a dry land
crossed by the heat
and power-lines

balade en forêt,
un bouquin d’arbres

à l’ombre du Monument Triomphal
un chien
au repos

in the shadow of the Triumphal Monument,
a dog
rests

(Monastère Saint-Andréï) :

route du monastère
les panneaux routiers
tous cabossés

un chevreuil sautant
dans un panneau
tout cabossé

a deer jumping
into an antique
sign post

Près du monastère
la cloche
écrasée de soleil

near the monastery
the bell
sun-struck

/

near the monastery
the sun-struck
bell

sur la cloche
à l’extérieur du monastère
pas de * papillon

* aucun

on the bell
outside the monastery
no butterfly

sur la cloche
du monastère
des guêpes

on the bell
of the monastery
wasps

un coup de * la cloche
les guêpes
s’envolent

* sur

près de la cloche
du temple
le papillon
de ton baiser

not far
from the monastery
the butterfly
of your kiss

Au monastère,
nous nous tapons la cloche

le papillon
sonné
se met à voler
droit

bell-struck
the butterfly
flies straight

dans l’urne
de la grotte du monastère :
des haïkus ?

dans la brouette
des cris
d’hirondelles

/

une brouette
remplie
de cris d’hirondelles

au monastère
le poney
devant le pope
défroque la visiteuse

(lac Sinoe) :

canicule –
les grenouilles dans les vaguelettes
au bord du lac (Sinoe)

scorching heat –
frogs in the wavelets
of (the) Sinoe lake

(Constantza) :

en bas du frigidaire
piqueté de rouille
ce bandeau rouge :
GARANTIE
2 ANI

une étoile cirée…

calligraffiti
sur la lanterne japonaise
vandalisée

calligragraffiti
on the vandalized
japanese lantern

pendant la lecture de haïkus
une mouette
se met à crier

during the haiku reading
a gull
cries

chants des grillons, bruits des vagues,
des chiens se répondent
le long de la mer Noire

/

loin de celui des hommes
le concert des grillons
et des vagues

°

Un tremblement de ciel (haïbun) :

Nous nous embrassons sur les lèvres rapidement. C’est comme un papillon embrassant une fleur (rapidement). Nous sommes en train de visiter le monastère de Saint-Andréï. À peu de distance se tient sa grosse cloche. Je n’oublie pas nos racines – Buson :

près de la cloche
du temple, le papillon
de ton baiser

(10/8/13)

Et aussi, enfin :

le papillon sonné
se met à voler
droit

(11/8/13)

We kiss on the lips very briefly. It’s like a butterfly kissing a flower. Were visiting St-Andrew’s monastery. Next to it stands its big bell. I do not forget our roots – Buson :

near the temple bell
the butterfly
of your kiss

(10/8/13)

and also, lastly :

bell-struck
the butterfly
flies straight

(11/8/13)

°

dans le même sens qu’Ovide
regarder la Mer Noire

(Musée archéologique de Constantza)

toutes ces mouettes
qui ont crié
au-dessus de la tête
d’Ovide !

au musée d’archéologie
une chaise branlante

sur la (grande) place
du musée archéologique
en chantier
Ovide reste de bronze

/

sur tout ce qui peut se passer
autour de lui,
Ovide
reste de bronze

au centre de la place
Ovide
et les excavatrices

, les tuyaux, les blocs de pierre,
les touristes et leurs bus

– et quelquefois les mouettes

les pigeons
chient-ils aussi
sur (la tête d’) Ovide ?

mettre un téléphone
portable
à l’oreille d’Ovide ?

Aujourd’hui Ovide
regarde
les moutons sur la mer

Ovide songeur,
perdu dans ses pensées
(tête penchée sur sa main droite)

sur mon sexe
elle écrivit
son prénom

/

sur mon sexe
elle n’écrivit
que son prénom

cabine d’essayage –
pensant à Untel *

(City Park Mall, Constantza)

* or. : à A.C. (en toutes lettres) /; à X…

dans la baie
baigneurs et mouettes
(sur la même ligne)
entre les algues

(O)mis mon maillot à Mamaïa…

dernier bain –
dans son maillot
des algues
de la Mer Noire

3 h – 10
un chien se met à aboyer
une voiture passe
puis une autre
et encore
aboiements

(Frankfurt) :

à l’aéroport
en transit
la passagère est priée
de faire l’avion
pour la fouille

/

transit –
la passagère
lève ses ailes
à la fouille

avant le décollage
déjà
les turbulences
de deux frère et sœur

colliers de lumière :
deux stades
peu après le décollage

la demi-lune brille
sur l’aile de l’avion
– son fil

/

la lune
tient * l’avion
par l’aile

* tire / guide / mène

On dirait que les lumières
veulent signifier
quelque mot

araignées,
drôles d’insectes

un tapis de lumières
orangées

Roissy

(13/8/13)

°°°

(ancien…)

elle nettoie le miroir
mes yeux tombent
entre ses quatre seins

Il vieillit
son miroir
ne fait pas un pli
/ n’a pas fait un pli

n’en fait pas un plat

/

À ride éra
petit patapon

À Ronflant-cette-narine…

le noyau du r
êve,
qu’est-ce ?

°°°

(à suivre, août 2013, 2/2.)