Archive for the ‘familiku’ Category

Haïkus, senryûs,… – Py – Déc. 15 – 2/3

12 janvier 2016

°

(Portrait – en noir et blanc :)

ses bas et son écharpe

zébrés –

son sac-à-dos

panda

°

Les décos de Noël

bien plus modestes cette année –

COP 21

°

cet après-midi

le temps

goutte-à-goutte…

(- siroter)

°

à terre

la tendresse

du ginkgo biloba

°

au matin du 21 novembre naît

un fleurisier

°

Capital(e) :

Trouver un espisse vert…

°

sous la pile des pulls

(une écharpe

crue perdue)

°

entre les feuilles de mon carnet

des feuilles de ginkgo biloba –

Avent

°

« Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé. » Hugo Chavez (1954-2013) (- Partagé par Ben Adgnot sur FB.)

°

Penny Harter (in « Round The Pond », Roumanie, 1994):

« Beekeeper / humming / back »

« l’apiculteur / frelonne / en retour » (adapt. Py).

°

des limasseuses…

°

des auto-haïkuiseurs…

°

(Kyôku :)

Quand on aime

on ne compte pas

… les syllabes !

°

Des glaçons

dans mon apéro

– Bientôt A la neige !

°

De hotte

en bas

l’abonbondance…

°

ginkgo ô ginkgo,

tout le long du début de décembre !…

°

dans le sapin

les boules…

un Noël éboulissant…

°

sèche

la feuille de biloba

casse

°

ce matin

ça chauffe sur Internet

– mon bol de thé froid

°

retroussant ses cils

: maquillage RER

°

lendemain d’élections

le panneau d’affichage municipal

tout blanc

°

COP 21

rien n’est encore fait

mais voyez comme

ils s’auto-congratulent !

(J’ai juste vu

que les chefs d’Etats

étaient contents d’eux-mêmes

à l’issue de la COP 21)

Après la COP 21

les chefs d’Etats

vont gueuletonner,

satisfaits.

Après le gueuleton

post-COP

les chefs d’états satisfaits

repus

°

Là-haut

le réveil en ta

lons hauts

°

Les chaînes de Jacob

Amour :

les chaînes de soie…

… pas les chaînes de soi !…

°

le train arrive –

une cloche sonne

au loin

°

« En toute mauvaise foi » ? *

un plagiaire de rien (?)

 

* cf Maxime Decout, Ed. de Minuit, 2015 

La palinodie

du plagiaire

débusqué

Il nous fait une crise

de mauvaise foi ?

mots croisés

le plagiaire

s’est grillé

°

Je commande une bière Record

« Record de douceur »

à la télé du bar

°

« Dropped » *

: Les deux hélicoptères

dropped **

 

* Nom d’une émission télé

** to drop : (laisser) tomber; (se) « crasher ».

°

(Journaux gratuits :)

Des tombereaux d’informations formatées

pour qu’ils n’ingurgitent

qu’un seul son de cloches !

°

des dents

… qu’on aurait envie de lécher

?

°

(Traversée de rame :)

des cuisses haut-perchées

(qui impressionnent

leur public…)

°

Plein de mémères à petit chien

en train vers le Sud-Est

– vacances de Noël

°

couchée

sur son cahier

à écrire…

(18/12, Nice-ville)

°

une régalerie

°

les choses sont

ce caleçon

et elles seront

ce calceron

°

verre de vin

sur la terrasse

au-dessus de Menton

le 20 décembre

(au soleil)

le soleil

descend derrière le Mont

/ se retire du balcon

/ Fraîcheur

le soir

se pose

sur la nappe

du balcon

(Castillon, 20/12)

°

« Non, Kate,

ta p’tite soeur n’est pas

un xylophone ! »

(matin du 21/12, Castellar)

°

Prendre la multinationale 20…

°

dans la rue

que le bruit

(du filet d’eau)

de la fontaine

– Castellar, 22 décembre

°

(A suivre, p. 1, carnet gris).

°

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Haïku, etc. Py, avril 2015

12 mai 2015

°

le disque (de la lune) est-il rond ?
ou pas tout à fait ?
– et moi ? (et moi et moi ?)

°

perpendiculaire à la rue
Cherche-midi
la rue Quatorze heures…

°
(ancien :)

Un montpelliérain
au téléphone :
« J’suis pas loin, j’suis au Peyrou !° »

° : parc.

°

Je pense
donc je fuis.

Dans les toilettes
je pense
et pisse à côté

Je pense –
donc je pisse
à côté

De l’insistance°
de la pensée
dans le haïku
français.

° de la persistance.

De la pensée
à la nausée
de la pensée.

°

5-7-5,
l’attrait °
de l’uniforme.

° / l’attirance.

5-7-5,
le prestige
de l’uniforme.

°

Qu’est-ce qui importe le plus
dans le haïku :
l’habit
ou le moine ?

°

Ici souvent
Py pissa
pensant au trou
d’Issa

°

Nous souvenons-nous ?
Savonnons-nous ?

°

Deux Japonais *
qui ne peuvent pas se sacquer
dans son article il ** associe
– Ah, rions, Ryu *** !

* : B.N. et R.Y.
** : J.A.
*** : R.Y.

°

(Synesthésie :)

ça sent bon
ça sent la flûte…

°

lundi de Pâques
à peine cachées dans le jardin
les violettes

°

le tout petit EGO
de la ministre ECOlo
: sEGO(lène Royal)

(cf :

l’EGO rEGOnflé
de l’ex
après les départementales

: 30/3/15)

°

Y a des débiles
qui pensent que si vous ne faites pas trois lignes
qui durent 5, 7 et 5 syllabes,
vous n’écrivez pas de haïku !

Pauvre haïku !

°

un canard
élève sa voix
vers le soleil
jeudi d’après Pâques

°

Michael Slager
a tué Walter Scott
à North-Charleston (Caroline)
début avril 2015

°

les oiseaux
sont enchantés de leur voix
– passé Pâques

°

sur le trottoir
le S d’un ver

(dim. matin, 12/4, Orly)

(cf :

cette fois-ci
le s minuscule d’un ver
trottoir humide 2 mai)

°

les cornes des vaches tournent
– aube

°

deux papillons tournent
l’un autour de l’autre –
cercles du bâton de taiji

(Choisy-le-Roi, 12/4)

°

qui sont les premiers
des oiseaux ou des enfants ?
– aube d’avril

°

différentes phases de la lune
sur la table noire :
dessous de tasses

°

avril somptueux –
de superbes couronnes
chez la fleuriste

°

attentats contre Charlie :
après l’emblée nationale,
l’amblée nationale

°

pour la première fois
aujourd’hui ce mot
« épaviste »
– et plusieurs
autres fois
aux feux

°

le cri des corneilles,
le bruit des cloches qui s’éloigne(nt) –
les gestes du Qigong

°

dans le parc
de l’école religieuse
des « nains de jardin » catholiques

°

éveil Qigong –
de temps à autre
un pétale blanc
sur la pelouse

°

des cris de corneilles
entre des arbres blancs

°

premier effluve de lilas mauve
saisi dans la cour paroissiale

(26/4, Lagny-sur-Marne)

°

poupées blanches
fardées de rouge :
deux Japonaises dans la rue de Rome

A quand la rue des Roms ?

°

une tsigale

°

Certains
à qui vous offrez de la confiture,
chipotent sur la forme du pot !

°

la clique de « Ploc! »
le gang de « Gong »

°

descente sur Millau :
violettes tulipes
au point-roind

°

plumettes du canari
fuyant le balai ~

– Viens voir par ici, balai,
moi aussi
je veux être enlevée !

Haïku de balai –
« Dépoussiérer le haïku ».

°

Philibert,
le canari taiseux –
ou : Norbert,
le canari solitaire
et taiseux ?

°

au plus sale :
où l’on secoue la pelle

°

Le 5-7-5
ou l’art de ronronner
en rond ?

°

rondeurs, dès mai :
ses gros seins, son gros ventre
derrière son volant

°

Je sache
que l’essentiel du haïku
ne réside pas dans sa forme
mais dans son contenu
Je sache
qu’il est primordial de connaître
l’essence du haïku,
l’esprit du haïku,
le coeur du haïku,
l’énergie interne du haïku
(le sens du haïku)
Je sache
que s’il n’y avait qu’un critère à respecter
pour écrire du haïku
– ici ou là –
ce serait celui-ci :
appliquer les règles internes
qui régissent
(et réjouissent)
l’âme du haïku.

(29/4/15)

°

Vous qui tenez tellement
à singer le haïku japonais classique,
comment se fait-il
que vous ne l’écriviez jamais
sur une seule ligne
verticalement ?

: des haïsinges –
de faux haïsinges, à ça !

°

écaillé,
le transparent papillon

dépoudré,
le papillon
transparaît

°

l’ibis rouge
qui fait saigner les arbres…

(Vénézuela – Brésil)

°

rupture nationale
de Synthol : et ma courbature
de lèvres alors ?

°

Mes haïkus
ont pour seul impératif formel
le découpage rythmique naturel
dicté par le sens
propre à chacun d’eux

(autrement dit :)
c’est le rythme du haïku
qui dicte sa forme.

(Mon haïku ne supporte
aucune contrainte formelle (externe)
sauf celle du rythme (exact)
qui le compose)

: 8/5)

°

veille de mai
un premier cri
de martinet

°

le plumage blanchi du serin
qui vit maintenant
en bas de sa cage

°

je prends une douche –
le détecteur d’incendie
se met à sonner
dans le couloir

(- Merde, pas le temps
de me laver le cul !)

(Millau, 30/4)

°

pendant ce temps-là
la lune (g)ros(s)issait
à vue d’oeil

°

« Qui qu’oppose ? » :
avec maman, on disait ça !
: mère, 95 ans.

°

un oiseau du midi :
« Allez venez ! Allez venez ! »

°

Deux femmes
en discussion dans la rue :
la plus âgée
appuie souvent ses dires
d’un index
et de l’autre aussi

– une autre qui traverse
parle avec ses seins

une coincée du buste
à son tour traverse
– veille du premier mai

°

l’index
menace :
à l’index !

°

maman (95 ans)
qui tousse :
« ça sent l’sapin ! »

°

dp. (avril 2015)

Haïbun aux tranchées – D. Py

13 mai 2014

HAÏBUN AUX TRANCHÉES.

Nous avions rendez-vous chez Valérie pour son anniversaire. Elle avait prévu un brunch, un ginko, un kukaï, et un goûter pour terminer. Le temps, couvert en début de matinée, s’était éclairci, nous permettant cette promenade espérée. Direction le parc Robinson, de l’autre côté de la Seine, que jouxtait le « Cimetière des Chiens », mais où étaient inhumés également « chats, oiseaux, lapins, tortues, hamsters, poissons, chevaux, et même singe, gazelle, fennec, maki. », comme nous l’enseigna la brochure échangée par le préposé en contrepartie de notre écot d’entrée.
Ainsi put on découvrir quelques épitaphes remarquables :
« À notre bébé chéri KIKI »,
« SUSHI Ange Poilu »,
« TAMISE, ton Waouh Waouh nous manquera toujours »,
« À mon ChatChat tant aimé »,
« KOLA dors bien »,
« Ma MAMMINE Grand amateur de fromage »…

Quelques poèmes étaient également gravés en l’honneur de ces très chéris. Je remarquai parmi ceux-ci un premier vers :
« Ici repose Dick, des tranchées compagnon fidèle »…
et revins alors sur ses dates : 1915-1929.

Le centenaire de cette boucherie était alors partout célébré. Je me remémorai ces haïkus de la Grande Guerre, lus quelques années auparavant, à la bibliothèque Carnegie de Reims, où je travaillais à l’époque. Ils venaient d’être remis au goût du jour par une anthologie opportune.

Nous étions ensuite revenus partager et commenter nos tercets respectifs, concoctés au cours de cette marche, et nous étions enfin séparés après les gâteaux festifs et le champagne.

Ce même soir, rentré à la maison, je décidai de faire l’inventaire d’une malle héritée de ma mère.
Au milieu de divers bibelots figurait un cahier de « souvenirs », ainsi qu’elle l’avait intitulé. Je ne tardai pas à le feuilleter. Une lettre qu’elle m’avait écrite un an auparavant, mais ne m’avait pas envoyée, s’y trouvait insérée. En haut de la deuxième page j’y lus : « En ce moment je me rappelle les chiens qu’on a eus et qui étaient de vrais amis ». L’énumération commençait : « Toby dit Toto le premier chien de mon enfance (sa mère « Fifine » avait été rapportée de la guerre par mon père. C’était une chienne de tranchée) »…

Quelle coïncidence, me dis-je ! Le même jour, exactement, cette visite au Cimetière des Chiens où « repose Dick, des tranchées compagnon fidèle », puis cette lettre de souvenirs mentionnant Fifine, chienne de tranchée !

Balade-haïku
Sous le pont
une Africaine en boubou
devant sa tente Quechua

Daniel Py, Orly, le 28 avril 2014.

Gink(h)o « Amours enfouies » (27/4/2014)

11 mai 2014

Voici la suite de (18) haïkus écrite lors de la balade-haïku entre Clichy et Asnières-sur-Seine, le dimanche 27 avril 2014, organisées par notre amie Valérie Rivoallon, lors de sa fête-anniversaire :

°

Pour son anniversaire
une visite au cimetière
animalier d’Asnières
(1)

Cimetière d’Asnières –
niche en ciment
du regretté Bijou
(2)

Pierre tombale
« 6 kilos d’amour » –
une tonne de solitude
(3)

sur le marbre luisant de Moon
des pétales de marronnier
tombés
(1)

Chat tigré
recueilli sur la tombe
d’un congénère
(4)

des rires
dans le cimetière aux chiens –
et des chants d’oiseaux
(1)

Pâques de Médor –
entre les pensées violettes
un lapin Lindt
(5)

Soleil d’avril –
un chat joue sur les tombes
de ses congénères
(6)

Pierre tombale
vide et déplacée
« À notre Fantomas »
(5)

Trois minettes
côte à côte
pour l’éternité
(4)

Une sirène
à réveiller les morts –
Ah non !
(5)

Vert jade du fleuve
île flottante
de déchets
(2)

Sammy –
un sapin de Noël
fleurit sa tombe
(7)

Repos éternel
Narcisse sous un blason
sa balle à portée de patte
(2)

Cimetière des chiens –
le sien a fini
à la poubelle
(7)

sous le pont de Clichy
une femme en boubou
devant sa tente Quechua
(1)

Proche du mausolée
de Kiki – la tente
d’une sans-abri
(6)

Chienchiens et minettes
au cimetière d’Asnières –
amours enfouies
(8)

°

Index des auteur(e)s :

(1) Daniel Py
(2) Roselyne Fritel
(3) Jany Haibe
(4) Isabelle Ypsilantis
(5) Monique Serres
(6) Fabienne Caurant
(7) Valérie Rivoallon
(8) Christine Herment.

°

Haïkus de Salim Bellen (in UBDLA) – 89-99 –

30 avril 2014

Les mouches cheminent
sur la Voie du Milieu
aux talons des moines

Une mouche
dans le bénitier
reçoit l’extrême-onction

°°°

Chaque soir à la même heure
la salle du dojo * s’ouvre
au concert des grillons

Quand le soleil s’abaisse
les officiants se recueillent :
champs de tournesols

Les végétariens du Temple
ce jour ont mangé la poule
tuée par le chien °

° cf in Tierra de nadie, p.75.

Si je ferme la porte à l’erreur
et la fenêtre au doute
la vérité se mure

Un pas en avant
deux en arrière ;
avancez, dit le Maître

Être ou ne pas être ?
Tisane ou café ?
la question, une nuit de zazen

Sur le dos du moine
le gros chien laissa l’empreinte
des pas du Bouddha

S’asseoir, se lever, se rasseoir
sans commentaire
les moines zen

Ni droite ni gauche
dans les mains jointes ;
ni préhension

haïku, etc. Py – août 2013 – 1/2

28 août 2013

°°°

(ROUMANIE)

Bucharest-Ouest
des chiens sauvages aboient
autour de 4 heures 30

carré bleu
le jour se lève
sur les cris des chiens

certaines voitures
n’ont pas l’heur de leur plaire
: aboiements de chiens

piquant une courte pointe
derrière quelque voiture :
les chiens de l’aube

surveillant la rue à l’aube
une patrouille de chiens sauvages

Éteindre la voix des chiens
en fermant les fenêtres…
premier matin d’août

(… la danse de la pluie sur le trottoir…)

Du lac Bâlea
repêché
une coccinelle jaune

l’eau du lac
tâtée de la main
à 2044 mètres

un billet d’un leu *
offert au lac –
fait la planche

* monnaie roumaine : un leu, deux lei.

Un chien sauvage
dort sous un banc
à l’ombre –
à portée d’ouïe
des chants religieux
dans le parc du monastère

(Curtea de Arges)

/ sous un banc
à l’ombre
un chien endormi –
chants religieux
(diffusés) dans le parc
du monastère

sur un panneau
deux « sens unic »
en sens contraire

(Sibiu)

(Bras(h)ov)

la carriole à cheval
ramène le bois
par la route Nationale

Moisson faite,
des cigognes
dans le champ

(Transsylvanie)

Une nuit à Bras(h)ov *:
deux chats s’injuriant furieusement,
un fêtard gueulard…

* prononcer « Brachof », s’écrit en fait avec un s-cédille – 3/4-8-13

culte célébré,
le pasteur
quitte l’église fortifiée
de Neustadt / Cristian,
sa valise à la main

(où s’est rangée
sa robe noire)

(Bran :)

Pansu
le notaire
nous narre l’histoire
(du cœur)
de la Reine Marie
de Roumanie
entre Balçik et Bran
à l’apéro du soir

Dans la cour
du château de Dracula,
un gong

cris de chiens
très tôt
dans la ville
aux légendes draculéennes

Au pays de Dracula
son peigne au matin
a perdu une dent

ou :

Dans la ville du château de Dracula,
ton peigne au matin
perd une dent

ou :

son peigne
perd une dent –
ville de Dracula

au pays de Dracula
au milieu de la nuit
le bruit
d’un pipi

Du haut de la montagne
un Christ
en saut de l’ange

(Podu Dâmbovitei)

pentes montagneuses –
les fenaisons
familiales

(Constantza) :

une poche
de petits pois congelés
pour soulager la cheville
de la femme blessée

une moustiquaire –
une piqûre de moustique

/

la moustiquaire ;
un insecte à longues antennes
sur mon doigt

la nuit
rayée
d’un moteur de moto

les pommes tombent
– automne vert

/

le lendemain de la visite
au château « de Dracula »,
les pommes tombées dans l’herbe

/

les pommes tombent
je lace ses chaussures

Chiens, coqs de Roumanie.

(Viisoara)

Pique-nique à l’ermitage *

Quand les assiettes
s’envolent
les voix aussi

/

les liserons accueillants
sur le pas de porte
de l’ermitage *

* des Codrescu.

/

contre le mur
les futures confitures de mûres

(Constantza)

une carriole à cheval
passe
une sirène de police

deuxième nuit à Constanza :
pas de moto qui déchire la nuit

(Histria) :

dominant les ruines archéologiques,
un nid de cigognes
délabré

/

du fond d’une excavation antique,
des pousses vertes

/

au bord du chemin
du site archéologique
un peigne abandonné

/

sur le bord du lac Sinoe
une colonie de grenouilles paisibles

/

une grenouille verte
qui n’a pas peur d’un poète –
vaguelettes au bord du lac

/

photographiant
la meuf et l’âne
(- Histria)

dogs’ barks visiting our area
at night

des aboiements de chiens
en visite dans notre quartier
la nuit

avec nous dort
l’odeur de naphtaline

une grande plaine aride
traversée par la chaleur
et des pylônes électriques

a dry land
crossed by the heat
and power-lines

balade en forêt,
un bouquin d’arbres

à l’ombre du Monument Triomphal
un chien
au repos

in the shadow of the Triumphal Monument,
a dog
rests

(Monastère Saint-Andréï) :

route du monastère
les panneaux routiers
tous cabossés

un chevreuil sautant
dans un panneau
tout cabossé

a deer jumping
into an antique
sign post

Près du monastère
la cloche
écrasée de soleil

near the monastery
the bell
sun-struck

/

near the monastery
the sun-struck
bell

sur la cloche
à l’extérieur du monastère
pas de * papillon

* aucun

on the bell
outside the monastery
no butterfly

sur la cloche
du monastère
des guêpes

on the bell
of the monastery
wasps

un coup de * la cloche
les guêpes
s’envolent

* sur

près de la cloche
du temple
le papillon
de ton baiser

not far
from the monastery
the butterfly
of your kiss

Au monastère,
nous nous tapons la cloche

le papillon
sonné
se met à voler
droit

bell-struck
the butterfly
flies straight

dans l’urne
de la grotte du monastère :
des haïkus ?

dans la brouette
des cris
d’hirondelles

/

une brouette
remplie
de cris d’hirondelles

au monastère
le poney
devant le pope
défroque la visiteuse

(lac Sinoe) :

canicule –
les grenouilles dans les vaguelettes
au bord du lac (Sinoe)

scorching heat –
frogs in the wavelets
of (the) Sinoe lake

(Constantza) :

en bas du frigidaire
piqueté de rouille
ce bandeau rouge :
GARANTIE
2 ANI

une étoile cirée…

calligraffiti
sur la lanterne japonaise
vandalisée

calligragraffiti
on the vandalized
japanese lantern

pendant la lecture de haïkus
une mouette
se met à crier

during the haiku reading
a gull
cries

chants des grillons, bruits des vagues,
des chiens se répondent
le long de la mer Noire

/

loin de celui des hommes
le concert des grillons
et des vagues

°

Un tremblement de ciel (haïbun) :

Nous nous embrassons sur les lèvres rapidement. C’est comme un papillon embrassant une fleur (rapidement). Nous sommes en train de visiter le monastère de Saint-Andréï. À peu de distance se tient sa grosse cloche. Je n’oublie pas nos racines – Buson :

près de la cloche
du temple, le papillon
de ton baiser

(10/8/13)

Et aussi, enfin :

le papillon sonné
se met à voler
droit

(11/8/13)

We kiss on the lips very briefly. It’s like a butterfly kissing a flower. Were visiting St-Andrew’s monastery. Next to it stands its big bell. I do not forget our roots – Buson :

near the temple bell
the butterfly
of your kiss

(10/8/13)

and also, lastly :

bell-struck
the butterfly
flies straight

(11/8/13)

°

dans le même sens qu’Ovide
regarder la Mer Noire

(Musée archéologique de Constantza)

toutes ces mouettes
qui ont crié
au-dessus de la tête
d’Ovide !

au musée d’archéologie
une chaise branlante

sur la (grande) place
du musée archéologique
en chantier
Ovide reste de bronze

/

sur tout ce qui peut se passer
autour de lui,
Ovide
reste de bronze

au centre de la place
Ovide
et les excavatrices

, les tuyaux, les blocs de pierre,
les touristes et leurs bus

– et quelquefois les mouettes

les pigeons
chient-ils aussi
sur (la tête d’) Ovide ?

mettre un téléphone
portable
à l’oreille d’Ovide ?

Aujourd’hui Ovide
regarde
les moutons sur la mer

Ovide songeur,
perdu dans ses pensées
(tête penchée sur sa main droite)

sur mon sexe
elle écrivit
son prénom

/

sur mon sexe
elle n’écrivit
que son prénom

cabine d’essayage –
pensant à Untel *

(City Park Mall, Constantza)

* or. : à A.C. (en toutes lettres) /; à X…

dans la baie
baigneurs et mouettes
(sur la même ligne)
entre les algues

(O)mis mon maillot à Mamaïa…

dernier bain –
dans son maillot
des algues
de la Mer Noire

3 h – 10
un chien se met à aboyer
une voiture passe
puis une autre
et encore
aboiements

(Frankfurt) :

à l’aéroport
en transit
la passagère est priée
de faire l’avion
pour la fouille

/

transit –
la passagère
lève ses ailes
à la fouille

avant le décollage
déjà
les turbulences
de deux frère et sœur

colliers de lumière :
deux stades
peu après le décollage

la demi-lune brille
sur l’aile de l’avion
– son fil

/

la lune
tient * l’avion
par l’aile

* tire / guide / mène

On dirait que les lumières
veulent signifier
quelque mot

araignées,
drôles d’insectes

un tapis de lumières
orangées

Roissy

(13/8/13)

°°°

(ancien…)

elle nettoie le miroir
mes yeux tombent
entre ses quatre seins

Il vieillit
son miroir
ne fait pas un pli
/ n’a pas fait un pli

n’en fait pas un plat

/

À ride éra
petit patapon

À Ronflant-cette-narine…

le noyau du r
êve,
qu’est-ce ?

°°°

(à suivre, août 2013, 2/2.)

haïku, etc – Py – juillet 13 – 2/2

17 août 2013

juillet 2013 – 2/2 :

°

ce matin
ta main
sur ma main
sur ton sein

°

tourterelle du matin –
la dernière étape du Tour

tourterelle du matin –
le (tout) dernier jour du Tour

°

c’est si beau
à la pointe du soleil !

°

Au rayon pain
du supermarché :
« fabrication anale »

°

Au marché
des pommes Fuji
– le sommet du goût ?

les pommes Fuji
(ne sont) pas
le sommet de la saveur !

°

Le Bouddha volant *
(en atterrissant)
a laissé l’empreinte
de son pied
dans le rocher **

* 8ème siècle
** Tibet

/

le Bouddha volant
pose son empreinte
sur un rocher

(Arte, 23/7, Ladakh)

°

dans une grande clarté
aucune réponse

°

volutpés

°

Les irritiers

°

une forme plus libre et moins pesante
: liquide

°

« ernière émarque »
: fin des soldes à Saintes,
fin juilet

°

ense(i)rreins

°

Aux petites fleurs jaunes
apparemment
l’orage a plu

l’orage
a nettoyé
les peupliers

°

jogging au parc
coupé
une ligne d’araignée

°

(S.S.S. :)

Grand Seigneur,
il offre (à l’UMP) 0,06 %
du trou qu’il (y) a creusé

°

l’ombre d’un colvert
glisse
vers la mare

°

(haïku-)photo :
17 mouettes
sur le ponton
d’un carrelet

/

pris
en photo
le ponton
du carrelet
: 17 mouettes

°

voilée –
mais sa poitrine
incachable !…

°

(métro :)

un journal voyage dans la rame
saisir un titre au vol

°

des bourreaux d’études

°

le grand saule sous le vent
le trafic sur l’avenue

(Créteil)

°

Médine (France).

°

Mouche amère, D.E.

°

magicien :
ô lapin,
haut la main !

°

quelques grains de sable
tombent
du livre qui s’ouvre

(fin juillet)

°

Langue scandée,
frappée au burin
de la langue
de l’oreille (du palais)
et des dents (et des lèvres)
retouchée
remodelée,
remodulée,
travaillée
jusqu’à la satisfaction sonore
du / de son
sens abouti
( : Monique Serres, in L’Alphabet à l’ombre de ma mère, éd. L’Harmattan, 2007.)

°

Un pape vire-vol(et)ant
sur les plages du Brésil
(JMJ)

°°°

Parution de ‘Bulles de musique’ éd. Pippa

3 juin 2013

BULLES DE MUSIQUE
(recueil de « haïkus » de Daniel Py)
illustré par Pouch ( http://pouch-pouchelon-francois.blogspot.fr/ )

est également préfacé par notre ami musicien compositeur… Claude-Henry Joubert !

Vous pouvez le commander sur le site : http://www.pippa.fr
ou envoyer un chèque (de 14 € : les frais de port sont gratuits)
à l’ordre de PIPPA
aux Éditions Pippa, 25 rue du Sommerard, 75005 Paris

BULLES DE MUSIQUE paraîtra à temps pour le MARCHÉ DE LA POÉSIE, place St Sulpice, 75006, le week-end prochain !
À ce propos, je serai sur le stand (n° 305, angle rues Bonaparte et St-Sulpice) de Diateino (éditeur de François Pouch pour son livre ‘En musique’) vendredi à partir de 16h30 environ pour l’y signer conjointement avec François ;
+ samedi soir (8 juin) à 18 h sur le stand de la Picardie, n° 517 (pour ce recueil… et d’autres récents aussi : traductions de l’anglais d’essais sur le haïku + une trad. de l’espagnol d’un ami haikiste libanais décédé il y a quelques années, Salim Bellen, + une antho de mon groupe kukai.paris…)
et à partir de 19h30 sur le stand d’Éclats d’encre (n° 304) jusqu’à 21 h !

Les 22 et 23 juin (avec François Pouch de nouveau) au Salon des Éditeurs indépendants, cour du lycée Henri IV, 35 rue Clovis, 75005, (sur les stands Pippa et également d’Unicité) : à partir de 17h30 le samedi 22 et (peut-être) toute la journée le dimanche 23 !

Brigitte Peltier (l’éditrice) compte aussi organiser un samedi après-midi de signatures dans sa librairie-galerie Pippa au mois de septembre, lors de la prochaine expo des dessins de Pouch chez elle. La date n’est pas encore fixée.

Lors de nos prochaines réunions du kukaï de Paris (samedi 15 juin à 16h30 à l’Indiana Café, 33 rue Berger, 75001, et sam. 29 juin à 16h30 lieu à déterminer) je l’apporterai bien évidemment (avec mon tout dernier des éditions Unicité – à paraître le 15 juin – : ‘Le haïku moderne en anglais’ (+ 216 haïkus) de George Swede (Ca.) !)

J’espère vous voir à l’une de ces occasions !
Bien à vous,

Daniel

Haïkus, etc. de Py – mars 13 – 1/2

18 mars 2013

 

HAÏKUS, etc. Py – mars 2013 – ½

 

°

 

Photo :

« La Vénus de mille eaux »

(rue Anatole France, Orly, 1/3/13)

 

 

tabou raide

(tonbou r…)

 

 

des meilleurs poèmes,

la virgule dans l’estomac

tourne

 

 

ce matin, jardin de banlieue :

(…)

(…)

 

 

le réaliterroriste

terrotriste

tertrotriste

 

 

Nous pestons

nous pétons

nous rouspétons

 

 

jusqu’à ce qu’on voie des nuages

… convoi des nuages

 

 

Le gambiste –

et le gambettiste = fétichiste des gambettes

 

l’uni-gambiste

 

 

Ici, les mots c’est sacré !

on va même jusqu’à s’en gargariser !

 

 

À défaut de caresser une femme,

il caressa un rêve…

( : d’après une pub de métro…)

 

 

L’est gaulé, l’égo !

 

 

Étincelle –

Était-ce elle ?

 

 

(Ancien :)

quelles belles gambettes avait

avenue Gambetta

après m’avoir demandé sa voie !

 

 

« Le hagard de la gare ( – Saint-Lazare ?)»

 

 

(Mauvais Anniversaire :)

Anniversaire :

sous les cerisiers en fleurs,

les dosimètres

 

/

 

cerisiers silencieux,

dosimètres éloquents

 

/

 

sous les cerisiers,

les compteurs Geiger

 

/

 

sous les cerisiers en fleurs

les dosimètres

dansent

 

/

 

sous les cerisiers

les compteurs Geiger *

jouent-ils du violon * ?

* en allemand « Geige » = « violon »

 

 

percevoir les pentes

du petit matin

(à travers) les premiers moteurs

 

 

Pas de tanka :

la sentimentalité

(et encore moins le sentimentalisme)

ne sont sa tasse de thé

 

 

retournement (de plaie) d’Histoire :

Venant d’Égypte

sauterelles envahissent (le sud d’) Israël

(Mars 2013)

 

 

Le polysémitisme,

est-ce un oxymoron ?

 

/

 

poliosémite…

 

 

méphitique,

polysémiasme(s)

/ polysémiaste ?

 

 

éloquents loqueteux…

 

 

sur le calcaire des Causses

le soleil

comme de la neige

( : Millau)

 

 

le chant de cet oiseau

comme une étoile filante

— approche du printemps

 

 

inspiration

expiration

obsèques

 

/

 

inspiration

expiration

funérailles

 

( : d’après Éric Chevillard, in ‘Dino Egger’, éd. de Minuit 2011, p. 102, l. 10-11)

 

/

 

fun(z)érailles

 

fun(z)èbre

 

(fun(z)ébré)

 

 

courb(at)ure

 

 

se cabre

macabre

 

 

aquagym :

juste au niveau de l’eau

son rire en canard

 

 

 

triomphile

triomphole

triomphule

 

 

un cocon de mots

autour de lui

 

tissant,

recréant

 

une poche

amniotique

 

/

 

retissant

un cocon

de mots

 

foetalement

 

 

Les mots

m’en tombent

 

se posent

 

(sous la main)

 

 

jeudi

dégel

de lune

 

 

Le bois

« imposant »

sa sculpture,

 

l’encre

son tracé,

 

l’homme

respectant

leur vouloir

 

 

(« Dans la langue de Corneille » :)

 

cris noirs

dans le noir

ce matin

face à la gare

 

/

 

dès que la porte s’ouvre

les cris des corbeaux

envahissent la gare

( : Millau, 9 mars avant 7 heures)

 

 

Les mots

s’ils veulent

 

où ils veulent

 

comme ils veulent

 

/

 

les mots

qui veulent

 

 

Il pue des Hessel ?

 

( : cf « Le Monde Libertaire » n° 1698 – 7/13 mars 2013 )

 

 

g(o)rilles

derrière les grilles,

ô !

 

/

 

l’O de gorille(s) *

entre les grilles

 

/

 

l’oseille

 

/

 

oscille ( ? )

 

 

un monument

tout neuf

dans le village

un peu mort

 

 

La franc-moutonnerie

 

Les francs-moutons

 

( ? )

 

 

de la boulangerie millavoise

une fouacette *

 

* : petite fouace.

 

 

(« Mère » :)

 

Mère,

93 ans (le mois prochain) :

« J’veux pas y penser,

ça m’impressionne ! »

 

 

Du goût

pour le « fugu »

 

poisson rond

 

(et violent)

 

/

 

Fugu,

poisson

violent

 

/

 

L’habile cuisinier

apprête le poisson

délicieux

(mais) sans la bile

mortelle !

 

 

« Fille de danseuse » ! 

: la pire insulte

en Égypte

 

(sur CCP, 9/3/13)

 

 

Train de nuit

On quitte la gare de – –

Tirets jaunes

qui finissent par disparaître…

 

 

mots

graines semées

tu ne sais où

peu importe

terreau

ou pierrailles

ce geste au juste

d’écriveur

 

 

L’entrain

des longs voyages en train

 

 

Ne dormant que d’un cil

 

/

 

De cil à ciel ?

 

 

Marteler tes mots

jusqu’à ce qu’ils acquièrent

la dureté de l’évidence

 

 

Dans « évidence »

(il y a « évider »)

 

il y a vide

 

(et donc – plein – de sens ..)..

 

/

 

Faire le vide nécessaire

à l’évidence

 

/

 

le vide danse –

se restreindre,

concentrer

 

 

poème sur la lenteur du noir

 

(2 oxymorons ? :)

 

évolustationnaire

 

révolustationnaire

 

 

vidéo => vidéer

 

dévier

évider

 

 

l’enfer

et

l’enfeu…

 

 

Allonger le temps…

 

(« berlaiser » en solognot = lambiner.)

 

 

Sarkozy :

l’(ex-)agité

du Jité *

 

* pour : Journal Télévisé

 

 

Ex/traire

la vache

du quotidien…

 

 

(Nul n’eût pu

hor(mi)s moi

ce dire

cet écrire…)

 

 

par les interstices

du dimanche matin

une fumée de cigarette

(venant d’en bas, du dehors, …)

me prend la gorge

 

et ne la (re)lâche pas

 

 

Vos téléphones sont en feu

– Qui craint la communication ?

 

 

De ce que tu as écris

ne prends qu’un tiers *

Choisis

férocement,

sabre !

Donne force

à ce qui reste !…

 

* et encore !

 

 

S’y colla Narkozy…

 

 

Au téléphone

Mireille

me dit :

« L’appareil,

c’est pas pareil ! »

 

/

 

« C’est la vieuture »,

comme disait Berthelot »

 

 

1/3 de paroles

2/3 de silence :

haïku « monostiche » ?

 

 

Végéter =

l’inverse de TGV

 

( : V.G.T.)

 

 

H 2 O

et

tache de vin

 

 

la pluie

fait danser la piere

 

et les flaques ~~~

 

 

giboulée de Mars –

autour de la table du Foyer

l’on parle de cannes

 

/

 

Cannes, le pays des vieux ?

 

 

« Au bonheur d’écrire »

(cf : Au Bonheur des dames – Zola ( ?))

 

 

(« Rien de plus »)

 

Le rose des Causses

sous le soir de Mars

règle mes pas, mes yeux,

 

puis la magie monte aux nuages

 

un oiseau roule le soir dans sa voix

 

(dim. 10/3/13)

 

/

 

les mots qui tombent,

les mots qui se posent…

 

la fraîcheur du soir

 

/

 

Les couleurs ont changé

 

ce n’est plus que gris

bleu et blanc

 

quelqu’un remonte un pain

vers le sombre

 

 

(les « Média » ) :

 

gonflant la

baudruche papale

pour les Autruches

et leurs ouailles… *

 

* or : « et leurs œufs… »

 

/

 

médiacrités…

 

les média-critères

 

 

Traveiller = œuvrer nocturnement.

 

 

(en concert,)

les chœurs de la Saint-Valentin

 

 

Salvador Daligre

 

 

canards

couvant le gazon

 

un colvert

couve ses pattes

 

(Jardin André Malraux, Millau, 11/3)

 

 

élagage –

les moignons des platanes

vers le ciel de Mars

 

 

Descendre toujours plus profond

(Descendre toujours plus bas)

vers le toujours plus simple

 

: centrer

 

entrer

 

/

 

Toujours descendre vers le plus simple

 

 

Entre action

et

faction…

 

 

« Bonne fin d’appétit ! »

souhaite l’animatrice

aux résidents du Foyer

 

 

Qu’inventer ?

 

Le réel *

suffit

amplement !

 

* et son « éblouissement »…

 

– et même :

il est (assez) difficile

à cerner (comme ça) !

 

 

parqués là

pour partir

peu à peu

 

les retraités

du Foyer

– ne font plus ( ? ) de résistance…

 

 

Homme de peu de mots

: haïkiste ?

 

/

 

gens de mots

 

 

(« Mère » :)

 

Mère, 93 ans :

(…)

(…)

 

/

 

Où plongeons-nous nos racines ?
Dans quel temps inconnu,

invisible, silencieux ?…

 

/ Jusqu’où

remonte-t-on

le temps ?

 

/ D’ici

part

le temps

 

/ ( : La d’ici-par-ité ?)

 

 

(Cadeau « mystérieux » – pour maman : un coffret de)

 

6 crayons de papier

Balmain

Made in China

 

 

Pas besoin d’être « moderne »,

il suffit d’être « vrai » !

 

 

(« Mère » :)

 

« moi, terminé, hein,

un bonhomme,

ça suffit ! »,

 

« Ah non, je n’me vois pas

avec un deuxième mari ! »

 

( : Mère, 93 ans)

 

 

simple s(é)ismographe

 

« antennéléscripteur »

 

simple scribe…

(rapporteur)

transcripteur

compte-rendeur

 

( : ne fait que mettre en mots « LA » « réalité »…)

 

Simple graphe

(/ enregistreur  (neutre) et « fidèle »)

 

 

AFH :

 

Il faut être

à la fois

(en) dedans

et

(en) dehors,

 

tout le temps !

 

 

(Foyer Soleil)

 

Coub(ur)es :

la décade

– anses

 

 

(« Mère » :)

 

Pas besoin de « faire »,

(vraiment),

« mon » « être » (- ici)

(lui) suffit

/ suffit à son bonheur

 

 

les gouttes

sur le soleil

– mars 2013

 

 

L’état des aïeux

L’état des vieux

L’état des cieux

L’état des dieux

L’état des pieux

L’état des zieux

 

 

si peu dit,

mais tant !

 

si peu dit

suffit

 

 

(« Mère » :)

 

la pointe du stylo

posée sur une case

de son « lettramot »

mère dort

 

 

depuis Fukushima

les mots brûlent (à) l’intérieur

comme l’irradiation

alimentaire

 

/

 

Anniversaire :

radieux

cerisiers

irradiés

 

/

 

CERISIERS        IRRADIEUX

 

 

(« Mère » :)

 

Promenade –

parlant d’elle-même,

mère dit :

«  – Pauvre vieille, va ! »

 

et :

 

« C’est dur à traîner, une bonne femme ! »

 

 

sur cette boîte à lettres :

pas de publicité s.v.p.

anciens combattants

 

 

« les pigeons

ils marchent surtout

avec la tête ! »

 

( : maman, jardin André Malraux, 11/3)

 

 

sur le carnet

des haïkus

et un moucheron

infime

 

/

 

sur le carnet

des haïkus

et un moucheron de 3 millimètres

 

 

(« Rien de plus » :)

 

le canard

bécote

du pain

 

 

Les cardinaux

con verge nt

vers le con clave

 

 

« … un liquide épais, de couleur « t »rouille »

 

(p. 19 de ‘Motodrome’ – J. Géraud, éd. Arbre vengeur, 2012.)

 

 

L’art d’être grand(e)-poire…

 

/

 

Il était poire

Il était blet

déjà

fragile

et s’amollissant

du genou du cerveau…

 

 

mère °

à son lever

entonne

« Salut, ô mon dernier matin ! » °°

 

°° dans le « Faust » de Charles Gounod.

° : 93 ans, le mois prochain.

 

 

E(xa)spérer…

 

 

Les yeux balayent le paysage

Le paysage nettoie les yeux *

 

( : minibus Sncf Millau-Séverac-le-Château)

 

* Jouer des mots

/ Se jouer des mots…

 

 

N’écrire que

Ce qui s’écrit…

(Ne pas (« vouloir ») en rajouter…)

 

 

la voie de chemin de fer

(-raille) rouille…

 

le long de la vallée du Lot

vers Marvejols…

 

(Il neige

juste avant Aumont-Aubrac)

 

 

Dans cette anthologie ‘Les voix du Poème’,

éd. B. Doucey, 2013,

portion incongrue

pour le haïku :

un de Bashô

un de R. Maublanc

et encore !…

 

 

Lire Beckett *

un après-midi

impromptu

à Neussargues

le 12 mars 2013

Café des voyageurs

16 heures 11

 

au bar

derrière un sandwich saucisson-beurre-cornichons

 

et ballon de rouge

 

* ‘Fin de partie’

 

 

Nous bifurquons

Nous nous retrouvons

ailleurs

« parachutés » (ou pas)

 

L’autre passagère « malheureuse »

montée dans le minibus

(à défaut de train, donc)

(atterrie comme moi à Neussargues, par conséquent)

entre dans L’ « Hôtel des Voyageurs Chez Betty »

en bonnet – ça caille

ce 12 mars – et s’installe

à l’autre bout du bar

« – Ah, on se retrouve ! »

elle raconte son malheur dans son téléphone –

s’est commandé un rosé –

Avons deux heures à tuer –

L’ouverture de la pêche c’est incessament –

(…)

le rideau furieusement

fait ses jeux de lumière

et d’ombre au vent

de l’extérieur à l’intérieur,

projeté sur le carrelage

elle sort au froid fumer un clope

son verre là-bas au bout du bar

encore à moitié plein

j’écris j’aime écrire

et passer à la postérité des écriva(i)nts

comme le soleil

varie ses airs

à l’entrée

du grand Bar-Restaurant-Hôtel

des Voyageurs

en mal d’attente

de leur prochain train

– celui trois heures après –

aucun moucheron sur le carnet aujourd’hui

pas comme hier

dans le jardin André Malraux

de Millau (-)

il faut que l’encre

coule

s’écoule

d’elle-même

comme un torrent

sans penser

l’encre qui remplit le

temps qu’il reste

avant d’enchaîner

essieu sur essieu

Puis elle est partie

son verre évanoui

(sauf que je me souviens seulement

maintenant qu’elle le ramène,

qu’elle l’avait pris en terrasse

avec son tabac)

 

et bientôt je la suivrai jusqu’à

la gare

après avoir parlé à un client assez incompréhensible

« à la Bastoche », dit-il

Elle s’en fait servir un autre ( : rosé)

moi un (dernier) demi

avant la route

(enfin, avant le rail)

et reprendre le cours de notre

aventure ferroviaire

 

et lui

seul

à sa table ronde

 

liquidant l’après-midi

à petits coups de rouge

 

puis il s’en va

à petits coups de béquille

– À demain !

 

 

puis elle s’enferme

– définitivement ? –

dans ses écouteurs

 

 

un pet se balade
dans le compartiment
je renifle
nous sommes cinq
ça ne me paraît pas provenir
de la banquette d’en face
reste nous trois – sauf moi –
donc : ma voisine de gauche
mon voisin de droite
tous deux font semblant de rien
– évidemment,
quand on est coupable
on s’efforce de ne rien montrer
donc
l’un dort (à droite) :
serait-ce lui l’auteur ?
ou bien la voisine de gauche –
enfouie sous ses écouteurs
et sa musique rythmée –
qui a picolé au même bar que moi
en attendant notre train deux heures
mais elle l’air de rien
huître aux yeux ouverts,
fermée…

Un nouveau pet
traverse le compartiment
même odeur
même auteur
très probablement
en tout cas jusqu’à mes narines, ah !
quel voyage !


Troisième pet
nous ne sommes plus que trois
dont un en face
moi – qui n’ai pas pété –
et elle
sous ses écouteurs toujours
mais les yeux ouverts
et vides
– elle va vers les toilettes
je lui souris elle réciproque
Ah
va se vider
de son trop plein de pets
probablement
encore un peu vaseuse
– pose la tige de sa crotte
au fond de la lunette
et l’essuie

le temps coule
l’encre coule
: au fil de la plume
… elle revient
je me rendors

– je suis en comique dépassé

 

 

crépuscule

un nuage pince

un coin de ciel –

 

(Clermont-Ferrand)

 

 

Fukushima-Daiishi

 

Ils n’avaient pas prévu

l’imprévisible

qui s’est produit

et

ils ne savaient pas

comment fonctionnaient

les condenseurs

qui seuls auraient permis

de refroidir le cœur

du réacteur

 

Ils n’avaient pas pensé

(à) l’impensable

qui s’est bien produit

 

Il leur aurait fallu

penser

plus loin que la pensée

prévoir

au-delà du prévisible

concevoir

au-delà du concevable

etc.

 

Si l’homme

ne peut pas penser

au-delà de sa pensée

concevoir au-delà des concepts

prévoir au-delà de ses prévisions

en matière de danger nucléaire,

il est FOUTU

 

hier

aujourd’hui

demain

 

(12/3/13)

 

 

Fini ‘Fin de partie’ !

(Commencé et fini

Fin de partie

aujourd’hui

de l’Hôtel des Voyageurs chez Nelly à Neussargues

au train Intercités vers Paris

deux heures avant l’arrivée

( : après Nevers…)

 

 

L’Académie Con gourd

 

 

les quais

blancs de personne

(Villeneuve-Saint-Georges, vers 22h42)

 

les voitures, escargots blancs

( : Le Vert-de-Maison

22h47)

 

néons capricieux

et étincelles sur la neige

ce métro du douze mars

 

 

c’est pue le joint !

RER, 7 heures du matin

 

 

la queue du train

soulève la neige

tourbillon de mars

 

/

 

le train reforme

un nuage de neige

 

plus d’un New-Yorkais sur deux est obèse

 

 

battant le pavé :

neige

du treize

mars

 

(Gare de l’Est)

 

 

avec sa raclette

(…)

(…)

 

 

manège fermé

(…)

(…)

 

 

« Le train arrivant

sur la voie B

est annoncé »

 

 

« Apple est très ferme sur le sexe »

: p.87 du magazine « Entrevue »

 

 

image magie

 

 

les points sur les i

: avec

ou sans gants ?

 

 

deux feuilles sèches

se penchent

et descendent

sur leur tranche,

cascadentes

crécelles

 

 

ce

monde

nôtre

réduit

à

sa

seule

dimension

marchande

 

mince

comme

un

rasoir

 

 

désop(o)ilant

 

 

ils se télescoopent…

 

 

Amicalumet

 

 

Embouteillages :

La broute nationale

 

 

une poubelle

(…)

(…)

(…)

 

 

mère *, 93 ans,

entonne à son lever :

« Salut, ô mon dernier matin ! » **

 

*qui a l’humour à la pêche !

** in : « Faust » de Ch. Gounod.

 

 

quelques décroissants

le matin,

au petit déjeuner

 

 

Le poème,

c’est le langage fleuri,

le haïku

c’est le langage en bourgeons

 

c’est le rameau nu,

c’est l’arbre taillé…

 

 

Calendriers :

 

1)

lundi

ordi

mardi

 

2)

lundi

ordi

mardi

ordi

mercredi

 

3) (« Les 8 jours de la semaine » :)

lundi

mardi

mercredi

jeudi

vendredi

samedi

dimanche

ordi

 

3b)

lundi

mardi

mercredi

jeudi

vendredi

samedi

ordi

dimanche

 

4)

lunordi

marordi

mercreordi

jeuordi

vendreordi

sameordi

ordimanche

 

5)

lundinateur

mardinateur

mercredinateur

jeudinateur

vendredinateur

samedinateur

ordimanche *

 

* / dinateurmanche

/ dimanchenateur

 

 

désaccords verbaux

 

des accords verbeux

 

 

mettre

un point sur la table

 

mettre

un poing de colle

 

(je te colle un point…)

 

 

Pschitt, pschitt !

 

Au-dessus

du matin de neige

les oiseaux

parfument mes oreilles

 

 

pas dans la neige,

(…)

(…)

 

 

peintures (pariétales) :

grottesques !

 

 

feuilles de tilleul

sur tapis de neige

 

 

corde verte

(dé)laissée dans la cour

: a sauté !

 

 

LOVEZ-moi !

disait le panneau

publicitaire

 

(à rapprocher de : « Déviation / disait le panneau / tordu »)

 

 

Ah les mots,

Ah les mots,

faits pour déraper

 

Attention Danger :

Mots glissants !

 

/

 

Attention Danger :

Mains glissantes !

 

/

 

détournement(s)

retournement(s)…

de mots

 

 

crépuscule de rêve ( ? ) :

Prince-moi, je rêve !

 

 

une atmos/phare *

 

* : soleil ?

 

 

Les fils qui relient les musiciens

sur des lignes longues

ténues parfois

mais tenaces

 

 

Le roulis du tanga ?

 

/

 

le tanga sur le séant,

ça roule,

ça gîte !

 

/

 

Le tanga, cet (illustre)

inconnu !

 

, cet inco-presque-nu !

 

 

Rire de tout

Rire des mots

surtout !

 

(en fait : Rire (du ridicule) des   * / hommes !!)

*/ prétentieux !

 

 

Le haïku :

enjoliver ? non

élaguer : oui !

 

/

 

Éliminer les scories –

Le haïkiste sculpte

au plus près

au plus juste

 

/  Haïku : transparaître.

 

 

une onde verneuvante

 

(vers Terre-Neuve ?)

 

 

Quand le monde des riches (et des Politiciens –

qui sont du nombre –)

s’écroulera

sous le raz-de-marée

des « déshérités » °

 

° qu’ils fomentent sans cesse !…

 

Quand la Révolution

immanquablement reviendra

de renverser les Puissants…

 

Ayant hâte de ce jour…

 

, L’avènement

du lendemain qui chante

– qui chantera juste

haut et fort et clair –

et qui renverra les Patrons, les Banquiers,

les Politiciens

à la trappe

éternelle…

 

Il faut œuvrer

à l’avènement

de la fin de ce règne

arrogant

de l’Avoir (et du

Pouvoir qu’il procure –

qu’il a procuré – jusqu’à ce jour)

 

Les Grecs pressurisés

inventent

de nouvelles formes de

Démocratie

Solidaire

 

Luttons, mes frères,

pour le jour nouveau

que nous allons faire lever

(et) qui sera enfin ( – de nouveau ?)

humanitaire ( !)

 

/

 

Ne nous leurrons pas

sur le pouvoir

du beurre

 

et de l’argent du beurre !

 

/

 

Nous n’avons d’autre solution

que de redevenir

solidaire(s)

– absolument solidaire(s)

 

(« Solidays »)

 

/

 

Ne nous leurrons pas

sur le non-vouloir des Politiques

/ des « gouvernants »

à améliorer

la situation de la « plèbe »

, qu’ils soient « de droite »

ou se prétendent

« de gauche » !

 

/

 

Ne vous laissez pas

embobiner

emberlificoter

mener en bateau

par les naseaux

 

ces nazis nantis

cherchent toujours

à vous néanter,

vous anéantir

 

en suçant leur hostie

 

((- hostile(s) à l’hostie !))

 

Hostile

à l’hostie,

Ostia ! *

 

* : esp.

 

/

 

Le Pape déménage

(la femme deménage ?)

Qu’il disparaisse

et ne soit pas remplacé !

           

/

 

Faire sauter le système !

 

/

 

Saboter leur fondement !

 

/

 

Riez mes frères,

et que votre rire les secoue

et les abatte,

prétentieux mécréants,

faces de rats sérieux

et mortifères

Riez mes frères,

et que votre rire les roule

dans la tombe

d’où ils ne reviendront pas

 

/

 

Pas de résurrection

Pas de réincarnation

Pas de rémissions

pour ces démons absolus

 

et plus

de religions

auxquelles ils puissent s’accrocher

sur lesquelles ils puissent s’appuyer

pour se maintenir

moralement

hypocritement

en place

 

Envie

de vie,

 

Mordez, Croquez, Désire,

Agissez,

 

Abattez

les cages

qu’ils ont dressées

autour de vous

– et en vous

 

Galériens,

Gladiateurs,

 

Brisez vos carcans

 

Libérez-vous de vos entraves

de vos chaînes

(même invisibles)

 

À vous maintenant

de leur montrer le doigt

qui les condamne

immanquablement

 

down down down

 

poussière

 

qu’ils la mordent

qu’ils y retournent

, Maintenant !

 

 

Ex hortez : – Feu !

 

(9/3/13)

 

°

 

sur le calcaire des Causses

le soleil

comme (de la) neige

 

°

Poèmes de mort de haijins – JOMEI – JOSEKI – JOWA

3 février 2012

°
JOMEI
(mort le 7è jour du 9è mois de 1766, à 61 ans)

Feuilles de mots :
couleurs d’automne
une montagne calme.

°
JOSEKI
(mort le 21è jour du 7è mois de 1779, à 85 ans)

Ce doit être
mon anniversaire, là-bas
au paradis.

°
JOWA
(mort le 2è jour du 2è mois de 1785, à 71 ans)

Deuxième mois :
je porte un nouveau chapeau de bambou
et rentre à la maison.

NB : Ce n’est pas un poème de mort, mais le dernier poème de Jowa (un zekku), poème écrit avant la mort d’un poète, sans qu’il l’ait désigné comme poème de mort.Il advint parfois qu’un poète, bien qu’ayant l’intention d’écrire un jisei, décéda trop soudainement pour en écrire un et ne laissa donc qu’un dernier poème. Quelques poètes n’éprouvèrent pas le besoin de suivre cette tradition. D’autres écrivirent un poème de mort des jours, des mois, voire des années avant leur mort, de sorte que leur dernier poème n’est pas leur poème de mort.
Le cas de Jowa était du premier type. La première nuit du 2è mois, il séjourna avec des parents dans son cottage et composa ce poème lors de la conversation. Le jour suivant, il mourut soudain.
Il y a un jeu de mots en japonais. Kisaragi, mot ancien pour le deuxième mois signifie également « habillé, couche après couche », ce qui indique la saison froide. Avec ça et l’image du chapeau de bambou, il pensait évidemment à son voyage de retour de son cottage en ce jour pluvieux et froid.

°
(à suivre : Kaen…)