Archive for the ‘filozofie’ Category

Haïkoup de gueule ?

18 janvier 2017

Je n’aime pas les haïkus

où l’auteur se masturbe le cerveau

avec ses pensées, ses rêves, ses désirs…

son petit moi anecdotique et à vrai dire tout-à-fait inintéressant.

(18/1/17)

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Pierre-Emile Durand, 5/5 , in

26 août 2016

Le Japon des 4 saisons, éd. du Carabe, 1998. (Extraits) :

°

Soustraction ou addition ? (pp. 142-3) :

Malgré l’image de prolifération anarchique que renvoie le Japon urbain contemporain, ce pays reste curieusement et profondément marqué par des valeurs d’économie, de frugalité et de réduction et le vide y constitue encore un espace médian créateur de vie intérieure. Il faut surtout ne pas trop en faire et ne pas en rajouter. (…)

Dans l’écrit comme dans la conversation, l’inutile y est tu et reste soigneusement dosé, ishin-denshin traduisant l’importance de la simplicité extrême et de cette communication sans mots qui dit l’essentiel. Le langage des regards et des gestes, les mouvements du corps et de l’attitude deviennent alors des signes plus parlants que toute parole.
Il faut surtout ne pas trop en dire.

Pour l’essentiel, le Japon se méfie de l’abondance et de la profusion (…) Pour les Japonais, l’Occident est régi par tashizan, cette arithmétique de l’addition traduite par la richesse de nos intérieurs, de leur mobilier et motifs décoratifs, par la conquête permanente et jamais assouvie de nouveaux espaces. L’Occident aime ajouter.
Hikizan, c’est l’arithmétique de la soustraction. Elle régit le dépouillement japonais et est productrice de beauté et de vérité. Le beau est mince, le vrai aussi (…)

Cette arithmétique du retrait est profondément ancrée dans cet esprit japonais habitué à réduire, à synthétiser et à simplifier. (…) en ces temps où il est devenu vital de raccourcir les délais, de réduire les coûts, de simplifier les processus et de concentrer les informations utiles.
Pour mieux le comprendre revenons à la langue et prenons wakeru. Au sens physique du verbe, c’est l’action de sectionner, de diviser; aussi de démêler les cheveux. Cet idéogramme représente d’ailleurs un sabre qui sectionne. Abstraitement, wakaru a la même racine et est représenté par le même kanji. Il signifie dépouiller, enlever tout ce qui empêche d’atteindre l’essentiel, c’est-à-dire comprendre. Dès lors, wakaru hito c’est l’homme qui cherche à comprendre (…)

Diviser, dégager, dépouiller, éliminer l’inutile, simplifier, sont des actes préalables tant à l’expression de la beauté, sabi, qu’à la compréhension profonde et à l’acuité du regard. Par synthèse et simplification, la soustraction permet aux Japonais d’avancer au mieux et au plus vite. L’Occidental quant à lui fait intervenir une autre logique. Il analyse, il développe.

°

Le mot, le silence et l’intuition (pp. 143-4) :

La démarche analytique est lente et inadaptée aux situations d’urgence. Au Japon, le réflexe construit par répétition doit prendre le pas sur la réflexion logiquement articulée, sûre mais laborieuse. Ainsi le Japonais est entraîné à l’accomplissement du geste juste, ce que l’on peut appeler le geste de l’âme. Il laisse faire ses mains. Guidées inconsciemment par l’esprit, elles convergent spontanément vers la solution. Le Japonais développe ainsi une capacité intuitive qui le porte à comprendre les choses globalement et de manière analogique, par les relations mystérieuses qui entretiennent l’esprit et les sens. Ainsi il tend à transcender le seul mode logique et linéaire, c’est-à-dire celui que privilégie l’Occident.

Cet esprit doit probablement beaucoup au zen et est présent partout au Japon, particulièrement dans la formation tournée vers l’acquisition de réflexes par mémorisation et répétition (…)

°

Avant tout la forme (pp. 145-7) :

(…) la capacité à rester silencieux ou en retrait étant plutôt bon signe et considéré comme une force et une profondeur.

°

(p. 145) :

Un esprit libre

Planant

Au-dessus des plaines de l’été

(Hokusai)

°

(p. 156) :

Etre dans le vent, c’est le destin des feuilles mortes.

°

(Fin).

Quelques éléments d’écriture d’un haïku

14 avril 2016

Minimiser les adjectifs
Minimiser les verbes (surtout à l’infinitif : le haïku n’est pas un projet)

Eviter les coordinateurs, les coordinations

Couper court au discours

Scinder le haïku (en deux…) (/ juxtaposer)

Le « mot-de-coupe » (« kireji » – ponctuation…) est le coeur, le moyeu du haïku. Il permet la respiration, l’espace, le « vide », le non-dit…

Relier (d’une certaine manière) la fin avec le début du haïku – comme dans un renku le dernier verset (« ageku ») au premier (« hokku »). = « Faire » le cercle (« enso »)!

Rester vrai, honnête, sincère.
Transparaître.

dp.(14/4/16)

« Adieu au langage » de J-Luc Godard

24 mai 2014

Tiré d’un journal gratos un article « assassin » de Mehdi Omaïs à propos du dernier film de J-L. Godard, en lice à Cannes : « Adieu au langage, la purge absconse de Jean-Luc Godard ». Je n’ai pas encore vu le film. Je ne peux donc pas prendre parti ! Mais déjà le titre du film m’interpelle, puis, sur l’image de la photo de l’actrice Zoé Bruneau, qui illustre l’article apparaît ce bandeau écrit : « herche de la pauvreté dans le langage ». Je suppose qu’il s’agit (sur la gauche de l’écran) de quelque chose qui dit (au moins) : « (à la) recherche de la pauvreté dans le langage », ce qui n’est pas sans me plaire, si je fais le lien avec l’écriture du haïku ! :
Cela me rappelle en effet cette citation (que j’apprécie au plus haut point) attribuée à Bashô – et que j’ai post-it-ée sur le mur, à la droite de mon ordi – : « La poésie d’autres écoles est comme une peinture en couleurs. Dans mon école, on devrait écrire de la poésie comme si c’était une peinture à l’encre noire. » (Bashô entend évidemment par « poésie » l’écriture du haïkaï !)
Et donc, pour en revenir à Godard, cette rec »herche de la pauvreté dans le langage », ne peut que m’inciter à voir ce film dès que je le pourrai !

D.

Haïkus de Salim Bellen (in UBDLA) – 89-99 –

30 avril 2014

Les mouches cheminent
sur la Voie du Milieu
aux talons des moines

Une mouche
dans le bénitier
reçoit l’extrême-onction

°°°

Chaque soir à la même heure
la salle du dojo * s’ouvre
au concert des grillons

Quand le soleil s’abaisse
les officiants se recueillent :
champs de tournesols

Les végétariens du Temple
ce jour ont mangé la poule
tuée par le chien °

° cf in Tierra de nadie, p.75.

Si je ferme la porte à l’erreur
et la fenêtre au doute
la vérité se mure

Un pas en avant
deux en arrière ;
avancez, dit le Maître

Être ou ne pas être ?
Tisane ou café ?
la question, une nuit de zazen

Sur le dos du moine
le gros chien laissa l’empreinte
des pas du Bouddha

S’asseoir, se lever, se rasseoir
sans commentaire
les moines zen

Ni droite ni gauche
dans les mains jointes ;
ni préhension

Haïkus de Salim Bellen (UBDLA – 80-88)

29 avril 2014

La mouche du coche
sur le moine
progressant

Le moine se donne un coup
par erreur
quand il frappe la mouche

Ce n’est rien, une mouche !
se dit le pratiquant
quand ses pensées le grattent

Le moine et le vin
la mouche attend
qu’ils tournent au vinaigre

Le moine
chasse la mouche
elle revient au galop

On ouvre la fenêtre
quelquefois
pour distraire la mouche

Les hommes comme les mouches
se cognent souvent
à la transparence *

* cf Tierra de nadie, p. 62-2.

Le moine
ignrant
a pris la mouche

Chasse-mouche
ou bâton à merde
le kyosaku ! °

Une émeraude
sur l’excrément :
la mouche verte

(À suivre 89-222)

Haïkus de Salim Bellen : UBDLA 67-79)

28 avril 2014

Dévêtu par l’automne
l’arbre
rougit

Il a beau jeter ses feuilles
au gré du vent d’automne;
il n’y a pas désordre

Ces feuilles d’automne au soir
remontent sur l’arbre :
étourneaux

Chaque saison, mêmes vitrines ;
mais ces couleurs de l’automne
jamais ne démodent !

Le Grand Livre de l’automne,
une lecture à la vie
qui s’effeuille

°°°

LA MOUCHE ET LE MOINE

Parfois une mouche
s’empare du dojo
et de ses occupants

Zazen * : bougera, bougera pas ?
passe-temps de la mouche
sur la tête des moines

Il y a toujours quelqu’un
chat, mouche, moine ou tarentule
qui pratique au dojo

Il arrive à la mouche
face aux moines assoupis
de corriger leur posture

S’il y avait au dojo
une mouche par pensée
quel bourdon !

Où est-elle ? se dit le moine
ne sachant que la mouche
sur sa tête est posée

Moines débattant
en sortant du dojo :
t’as vu la mouche ?

Ne bougez pas ou je tire !
dit la mouche du dojo
aux moines face au mur

°°°

(À suivre, 80-222)

Haïkus, etc. – Py – avril 14 – 2/3

21 avril 2014

telle une merde ocre / qui tombe du paquet / la purée lentilles corail potimarron

Le si cérébral haïkiste / à contre-emploi !…

Il célèbre / le cérébral / – c’est la cérébrité !

Il peine tant / à faire pénétrer / la poésie dans le haïku / (ou : le haïku dans la poésie) / , ce chantre du / moi-cérébrel-ku !

: il ne baisse jamais / les cérébra / les circonvolutions !

Ah, ce moi-je pensant !

(le haïkiste des circonvolutes cervicales…)

Il jeta son dévoluth cervical sur le haïku…

(… Atterré par tous ces manquements à l’éthique – et à l’esthétique-haïku !… qui prône(nt) simplicité, fluidité, légèreté, naturel*, concret, véracité, discrétion, modestie…)

* cf : La Souplesse du dragon de Cyrille J.-D. Javary, Éd. Albin Michel, 2014, p.233, à propos de la calligraphie : « parvenir, à l’issue d’un long travail, à l’aisance du naturel. »

prisonnier(e) du lasso du silence…
(l’assaut du silence)

cercles avec les bras / en Qigong – / la porte grince / vers l’extérieur

son rouge-à-lèvres /(sur ses lèvres) / comme un sens interdit

Est-ce pour vos fesses / ou pour vos sacs, Madame, / ce siège ?
(gare d’Orly, mar. 8/4)

(Ancien :)
à la sauvette / un jeune délinquant / arracha de ma poche / un Canard Enchaîné

aujourd’hui / le portique du RER / aligne / « éééééééééééééé »
(St-Michel, 8/4)

du bout des moignons sciés / naissent des feuilles : / le vert s’élève //(La terre pousse au ciel)

Avril / Ah, vrilles !

Avril, / Ah, trilles !

Juillet, / ah, grilles !

Décembre, / ah, frilles ! *

* cf esp. : « frio », froid.

sur le parquet / de la salle de taiji quan / quelques pétales blancs (de cerisiers)

Ah, le verbe, / ah, le verbeux, / ah, le contempl(at)eur biblique !… :

Au début n’était PAS / le verbe ! / (: Au début était le NOM !)

On dit NOMMER / on ne dit pas VERBER ! // (On dit GERBER (, cependant !))

Ne pas / moisir-croupir / dans la gangue / de la langue !

pépiements : / bourgeons, feuilles / de l’arbre du ciel…

Quelles buisses ! / Belle cuisson ! /… / bardant l’huisson

Ces haïkus de cerveau(x) / sont à chier !

(Le haïku de cerveau *, ça se soigne ?)
* = (très) souvent un « moi-ku » !

Après de longues investigations, j’en suis arrivé à la découverte suivante : le moi est dans la tête !

Décerner un prix des pires haïkus (du printemps) ? / (: en lice : J.A., I.A.,…)
(: Le Prix « Aïe Aïe Aïe » des pires haïkus…)
(/ Le(s) Prix du « je-moi-ku »…)

Le train part / dans le sens inverse / – des aiguilles d’une montre ?

Avril, / Ah, brille !

Avril, / Ah, prie !

La leçon de Bashô : / À ses fur et mesure / de moins en moins de métaphores, / de moins en moins de « je » / dans ses hokku *
* : voir article de F. Kretz dans « Gong » 43 *
* contrairement aux femmes (plus douées pour le tanka – voire le « tanku » !) et aux « modernes » !

/ Dire Non à la (sur)représentation du moi (: « je », « mon », etc.) dans le haïku… Retourner voir Bashô ! :

Bashô a travaillé sa vie durant à réduire le « je » à sa plus rare occurrence !

le troupeau des herbes / secoue ses crinières…

… En regardant une « mûre », on pourrait penser qu’elle a (effectivement) des yeux (à facettes)… mais de là à penser qu’elle puisse être « myope », il y a un grand pied !

ou bien Mûre Myop(lait)
ou bien Myoplait à la mûre ?…

Ne pas tant dire (dans le haïku) « une myope », que de montrer comment elle l’est : ex : « son nez sur son écran » (?)…

de long en large / il arpente ses haïkus / – accordéon

Penser, c’est s’évader du corps; / Toujours le réincarner !
(/ Réincarner le corps (entier !) du haïku !)

Que tout concoure au haïku ! / le mot de saison itou = / unité (globalité)

– Mon époux s’tasse ! / – On y passe tous !

un silence de mores…

L’espace dans le haïku = / un silence de mores ?

Le bonheur de son « bonjour ! » / ce matin / en bord de Seine

Il mord / les marches du matin

whiffs of waffles / enter the wagon / – wednesday morning
(métro, L.5, 16/4)

(Ancien :)
le vent (d’automne) / pousse la porte grillagée / du jardin vide

le lampadaire / dans l’arbre enfeuillagé / – soirée d’avril

Pâques, / je leur sonne / les cloches…

°

(à suivre : 3/3)

Haïkus, etc. de Py – mars 2013 – 2/2

24 avril 2013

°°°

au-dessus
du matin de neige
les petits oiseaux
parfument mes oreilles
– pschitt, pschitt !

peintures grottesques *

* = pariétales

feuilles de tilleul
sur lit de neige

pas dans la neige
non
pas dans la neige !

corde verte
délaissée dans la cour
: a sauté !

LOVEZ – MOI !
disait le panneau
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(à rapprocher de :

« Déviation
disait le panneau
tordu »)

crépuscule –
un nuage pince
un coin de ciel

(cf mars 13 – 1/2)

°

Manifestement
le tanga
manque d’exposition !

Le roulis du tanga ?

le tanga
sur son séant,
ça roule,
ça gîte !

le tanga,
cet (illustre) inconnu !

, cet inco-presque-nu !

Rire de tout
Rire des mots
surtout !

(en fait : Rire
(du ridicule) des hommes * !!)

* / prétentieux !

°

Le haïku :
enjoliver ? Non
Élaguer : oui !

Éliminer les scories –

Le haïkiste sculpte
au plus près
au plus juste

Haïku : transparaître

°

ses bas chair à points noirs
jusqu’aux deux tiers cuisses
– ligne 14

Au commencemoment…

La commensemence…

°

Rou
leau(x)

P
longeons !

je fais la planche
comme un hareng sur l’huile…

°

Le tracé des chewing-gums
tout au long du trottoir
: Poucets du matin ?

Un convoi de la
WellSNCFargo
attaqué par un gang de jeunes :

argent, montres, téléphones portables…

°

(À cause de la lenteur)

Quand j’étais petit
je voulais être verre d’eau
Je suis maintenant
croque-temps

b-
rêves

°

tipules,
patineuses fascinantes
sur le bord du Cens,
(cette) rivière de mon enfance…

Sur un sac, un cœur
– et elle :
jolie comme un sac *

* donc !

Au salon du Véhicase d’occulion…

Une fois la neige (re)partie
on retrouve la terre
avec ses touffes
ses mottes
ses crottes…

Retraite :

Coco, (dé)laisse tes rôles !…

(-> Cholestérol)

Panneau s©olaire…

°

(Nécrograph(i(sm))es :)

Le cimetière observe
les minutes
de silence

Nos os
demandent leur place
au soleil

(= en lisant T. Tranströmer)

°

Les ongles des morts
patiemment
creusent le temps

( : cf É. Chevillard : Choir, éd. de Minuit, 2010, p. 124)

°

Aide-toi,
(et) dieu reconnaîtra les chiens

°

(langage des oiseaux :)

L’orant goûtant
les suprêmes * délices de l’extase

* / exquises

L’odorant goûtant

L’oran(t) dégoût(t)ant…

°

en petit short blanc
sur son balcon
elle tripote ses pots
– Ah, venue du printemps !

Au pied *(de l’entrepôt) des bétonneuses
coule la Seine
– Quai de Bercy

* / Aux roues (des bétonneuses)

°

tirant,
poussant
avec grand-père
la cardeuse
à laine
à matelas

piquant avec son alène
à égales distances
dans l’épaisseur de la toile
rayurée

°

sur le balcon
la soupe d’hier soir
– fin mars frisquet

j’embrasse
rétrospectivement
Buson
sur sa couverture

Ah,
la transparence
du papier !

(mon haïku (s’é)bat libre…)

(engoncé dans aucun carcan)

Un château aux pommes…

°

week-end :
samedinateur
ordimanche

/

Il vit par procurécran

°

un
rat do bibliethèque ? …

°

(« haïku moindre » – Ancien : )

après-midi avec mouche

°

« L’énergie du foie
monte au printemps,
la colère aussi !

On se relaxe,
on respire,
on médite,
on fait du Qi-Gong !… »

: lors de la conférence de Sandrine Rigaud sur la Diététique Chinoise, Centre sportif Élisabeth, 75014, 24/3/13.

°

Une fraîcheur d’âne…

L’âme de l’âne :
du côté du Hi
ou du côté du Han ?

Le Yin et le Yang
Le Hi et le Han

°

On propose à Ma-
de devenir petit rat
d’opéra
– Non !

°

«ça me coûte
les yeux du cul !»…

debout, 2 chandelles,

U.E., F.M.I., … :
Le grand Banquitisme

Le dandytisme…

°

Un jour le corbeau
écrira-t-il ses pensées
– de sa plus belle plume ?

Le corbeau:
quand va-t-il sortir
un recueil
de ses pensées ?

Ah, pénétrer la pensée du corbeau !

Ah, lire
du corbeau
les pensées !

/

Ah, lire
par-dessus
le corbeau !

°

Pousse les mots
dans leurs ultimes
retranchées…

°

fin mars 2013 –
un rat court-circuite
la Centrale de Fukushima
pendant trente heures…

mars 2013 –
16 000 porcs repêchés
morts
dans le fleuve Huangpu *

* à Shangaï, à Jiaxing.

°

Sainte Larissa *
: la piquante ?

* martyre Goth de Crimée, IVè siècle.

Plein de Saints,
des Saints tous les jours
aujourd’hui Habib

(/Abibe), ron(d) ?

« Cet autobus
a pour terminus »
« le bout du ciel »…

laçant
le fil bleu
de ses chaussures
– un printemps gris

Le 5/7/5,
c’est un leurre,
un appeau
(pour le haïku
occidental)…

un conard enchaîné…

mur
ou trottoir
mon ombre parfois
se casse

rasant le mur
décrépi(t),
son ombre

/

son ombre rasant
le mur décrépit

des plages de fatigue
(de plus en plus fréquentes…)

D’habitude
notre ombre
nous porte…
À Paris
nous portons *
notre ombre
plutôt…

* / porterions

°

(Ses genoux)

Sais-je nous ?

Neige sous ?

Savons-nous ?
Savonnons-nous ?

Que nous savonnassions…

°

Fortuné = L’écu rieur !

°

un chat
pour décorer
la fenêtre

°

Tout va sur des rou(i)llettes …

Un sifflet à roulottes ?

Les portes, zou, vertes !

Je suis (un) homme de tes reins…

Des ampoulpes …

un coq de bas secours ( ?)

°

Autant grasse
qu’il est maigre :
couple à Coca-

(RER Choisy-le-Roi)

Quand tu es
au centre de la création,
que crains-tu ?

Dimanche de Pâques,
un joli petit nœud
au sac-poubelle

Jacqueline,
cloche d’Abbeville
s’en va-t-à Pâques
: l’église démontée

(: France-Info)

Dimanche de Pape :
la ruée vers l’œuf

Dimanche de Pâques
il fait la mayonnaise

Comme ma grand-mère,
Buson disparut
un vingt-cinq décembre

Dimanche de Pâques
à vélo elle secoue sa main
– froid de fin mars

°°°

Les Aborigènes du Kimberley

3 mars 2013

LA GARE

Les Aborigènes du Kimberley (Nord-Ouest de l’Australie)
vivent une vie spirituelle, naturelle, non-violente, harmonieuse…

À l’inverse des « Européens » qui considèrent que la Terre appartient aux Hommes,
ils considèrent que les Hommes appartiennent à la Terre.

Ils n’ont pas de mots pour dire « mon, mien,…, ton, tien,… », mais seulement « notre, nôtre,… ».

(D’après « Thalassa », France 3, Ven. 1er mars 2013.).