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Compte-rendu du K.P. 125

23 avril 2017

17 personnes présentes à notre kukaï du 22 avril 2017

34 haïkus ont été échangés.
1 haïku a obtenu 6 voix, 2 = 5 voix, 1 = 4 voix, 3 = 3 voix, 3 = 2 voix et 13 = 1 voix.

°

 

Sans voix, mais commentés :

Des aboiements / plus loin dans la rue / – le facteur passe

: Nicolas Lemarin ;

plus / de chants d’oiseaux – / le portable siffle

: Valérie Rivoallon.

°

Avec une voix :

Cerisiers en fleurs – / sur ses mains / fleurs de cimetière

: Annie Chassing ;

Cyclamen en fleur / sur son vélo assisté / le facteur vapote

: Marie-Alice Maire ;

dans la plaine jaune / la ténacité du vieux / pommier en fleur

: Jacques Quach ;

lunettes de soleil / une larme / trahit son chagrin

: Patrick Fetu ;

marché parisien / les robes à fleurs sentent / le poisson

: Eléonore Nickolay ;

matin de printemps / notre nid enfin prêt / le chant du coucou

: Philippe Macé ;

messagères du printemps – / la radio ne crache / rien de bon

: Eléonore Nickolay ;

panneaux électoraux / derrière tous ces sourires / la même blague

: Philippe Macé ;

plage – / j’y vais à pied / et à poil

: Minh-Triet Pham ;

Quel est cet oiseau / qui reprend le chant des autres / Vaste ciel bleu

: Monique Leroux Serres ;

quelques cierges / au seui ode la morgue / marronniers en fleurs

: Annie Chassing ;

repas pascal / quelques morts se mettent / à table

: Jacques Quach ;

Soudain / zéro voiture. / Un essaim de rollers

: Philippe. Gaillard.

°

Avec deux voix :

autour / du cou du chien – / la queue du chat

: Valérie Rivoallon ;

cours de géométrie – / tracer du doigt les courbes / de son corps

: Minh-Triet Pham ;

midi / la secrétaire passe / du Mac au Big Mac

: Patrick Fetu.

°

Avec 3 voix :

Maison de retraite, / des jonquilles en photo. / C’EST LE PRINTEMPS

: Philippe Gaillard ;

Papillon de Pâques / Du minuscule sarcophage / l’immense voilure

: Monique Leroux Serres ;

Sur la ligne d’horizon / les colzas plus jaunes / que le soleil

: Marie Barut.

°

Avec 4 voix :

Bourrasque – / son éclat de rire / avale des pétales

: Danièle Etienne-Georgelin.

°

Avec 5 voix :

premier muguet / glisser dans l’urne / un bulletin blanc

: Marie-Alice Maire ;

qui s’agrippe à l’autre / ce soir / de l’arbre ou du ciel ?

: Daniel Py.

°

Avec 6 voix :

Rempotage – / dans les racines de l’olivier / ma terre natale

: Christiane Ranieri.

°°°

Merci à Eléonore Nickolay et à Christiane Ranieri, pour les petites douceurs sucrées qu’elles nous ont fait partager – et à Eléonore pour les petits cadeaux aux vainqueurs : lapins de Pâques et poussins !

°

Notre prochain kukaï aura lieu le 13 mai, les suivants, les 3 et 24 juin prochain.

°°°

 

 

 

 

Compte-rendu kukai.paris n° 124

2 avril 2017

Le 1er avril 2017, le kukaï de Paris s’est réuni pour sa 124e séance. En présence de 22 participants, dont 7 « nouveaux » (: Christiane Bardoux, Olga Bizeau, Anne-Marie Joubert-Gaillard, Evelaine Lochu, Jean-Paul Gallmann, Hervé Le Gall et Philippe Macé), 44 haïkus on été échangés.

°°

14 ont obtenu 1 (une) voix :

attirance

entre deux arbres

le jardin fleurit

: Philippe Macé ;

Centenaire –

dans le plâtre

les gros pouces

de Rodin

: Jean-Paul Gallmann ;

Couleurs du marché

Arôme du pain frais

Une mendiante regarde

: Lise-Noëlle Lauras ;

Dernière lune d’hiver

Vénus couchée sur l’horizon

: Hervé Le Gall ;

ensemble

contemplant les étoiles –

deux moucherons

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis ;

Entre Vermeer et De La Tour

« En attendant le thé » *

de Nikosan

: Dominique Durvy ;

* le titre exact de la photographie de Nikosan est : « Calme et sérénité en attendant le bol de thé ».

Femme noire dans son wax *

Aux mille couleurs –

Printemps parisien.

: Anne-Marie Joubert-Gaillard ;

* wax = tissu africain.

Frappée de soleil

la transparence aveugle

sur la vitre

: Nicolas Lemarin ;

la lune de printemps

effleure le vieux cerisier

les oiseaux chantent encore

: Marie-Alice Maire ;

La menthe infuse –

Son odeur impénétrable

Infiniment proche

: Catherine Noguès ;

N’être que soi

si petit dans la montagne

et pourtant être

: Nicolas Lemarin ;

Retour du bureau –

Les fleurs du cerisier

Sont déjà tombées. *

: Christiane Bardoux ;

* reformulé en :

Retour du bureau –

Les fleurs du cerisier

déjà tombées.

Sanisette

Scrutant la porte fermée

Bébé dans sa poussette

: Evelaine Lochu ;

un peu perdu

le seul homme

parmi les randonneurs

: Philippe Macé.

°°

9 ont obtenu 2 (deux) voix :

audition de danse –

elle s’envole sur scène

mes phalanges se croisent…

: Danièle Etienne-Georgelin ;

au jardin d’enfants,

un vélo abandonné

pour toute présence

: Philippe Gaillard ;

Gonflent le désir

et l’eau du torrent ~

Printemps

: Hervé Le Gall

mi-mars –

les arbres élagués

s’essaient à fleurir

: Valérie Rivoallon ;

Plus de cantonniers ~

Les pissenlits apprivoisent

l’angle des trottoirs

: Marie Barut ;

présidentielles –

le vent prend le journal

pour un torchon

: Valérie Rivoallon ;

°

Printemps –

Traîtrise du vent, mes primevères

chez le voisin *

: Danièle Etienne-Georgelin ;

* Sous l’impulsion de Marie-Alice Maire et de Patrick Fetu, s’il m’en souvient bien, ce haïku a été modifié pour donner, finalement :

Traîtrise du vent

mes primevères

chez le voisin.

°

sous les cerisiers

les souvenirs de la neige

s’envolent au printemps * 

: Philippe Bréham ;

* modifié en :

sous les cerisiers

les souvenirs de la neige

au printemps s’envolent

Tempête apaisée –

j’entends à nouveau le ver

du vieux meuble en bois

: Jean-Paul Gallmann.

°°

8 Avec 3 (trois) voix :

ce premier bourgeon

la vieille dame l’observe –

attentivement

: Philippe Bréham ;

devant le Fuji

le photographe

oublie la photo

: Francis Kretz ;

jacuzzi

un de ses seins

choisit la liberté

: Patrick Fetu ;

première abeille

elle butine les fleurs

du tableau

: Marie-Alice Maire ;

Salon de jardin

épousseter

l’hiver

: Patrick Fetu ;

sur le dos

de la coccinelle

des points de pluie

: Daniel Py ;

Tout le concert

dans mon oreille gauche

le chewing-gum du voisin

: Evelaine Lochu ;

Vent du sud

la paille du smoothie

se fait girouette

: Dominique Durvy.

°

1 Avec 4 (quatre) voix :

Printemps nouveau –

l’araignée tend ses fils

sur le parfum des fleurs

: Daniel Py.

°

1 avec 6 (six) voix :

brume d’avril –

le soleil déguisé

en pleine lune

: Jacques Quach.

°°°

Bravo et merci à tous les participants !

Notre prochain kukaï se tiendra le samedi 22 avril

(même lieu, même heure),

le suivant : le 13 mai.

°°°

Compte-rendu du 123e kukaï de Paris

5 mars 2017

En présence de 19 personnes, 39 haïkus ont été échangés. 30 d’entre eux ont été remarqués :
°

Avec 4 voix :

d’un banc à l’autre

le moineau

et le vieil homme

: Patrick Fetu ;

éclaircie –

la bibliothèque s’agrandit

d’un rayon de soleil

: Jacques Quach ;

visite à l’ami

dans le jardin fleuri

sa tombe nue

: Christiane Ranieri.

°

Avec 3 voix :

carême

l’irrésistible douceur

des loukoums

: Eléonore Nickolay ;

champ d’oiseaux –

le soleil se prépare

à moissonner les ombres

: Ben Coudert ;

lenteur du temps

posé sur la pierre 

tiède du banc

: Nicolas Lemarin ;

pleine lune –

les ombres surnaturelles

sur la neige

: Danièle Etienne-Georgelin ;

sable noir

ici les tourterelles

ont un autre chant

: Cécile Duteil.

°

Avec 2 voix :

ciel étoilé –

découvrir l’univers

de ton corps

: Minh-Triet Pham ;

gorgés de pluie 

les crocus du square

et la sans-abri

: Michel Duflo ;

la nuit tombe –

une page blanche

pour confidente

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis ;

Le pain entamé

près des assiettes vides

L’absence commence

: Monique Leroux Serres ;

repas d’amis –

on évoque les anges

autour du diable

: Jacques Quach ;

suspendu

à l’arbre nu –

un blouson

: Valérie Rivoallon ;

touiller mon café –

l’avion

dans la turbulence

: Minh-Triet Pham ;

Un flocon

égaré dans le ciel

exil

: Véronique Arnault.

°

Avec 1 voix :

Air de blues

une mélancolie s’élève

lentement

: Véronique Arnault ;

chez l’ostéopathe –

au contact de sa poitrine

un bien fou

: Antoine Gossart ;

brume sur la route

la pub me propose

un voyant

: Eléonore Nickolay ;

coassements à la lune –

transhumance

d’un étang à l’autre

: Danièle Etienne-Georgelin ;

état grippal –

dans la cuillère de miel

l’enfance

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis ;

Flairé par un chien

Je suis couché

Dans le champ de fleurs

: Fujii Lika ;

l’oiseau qui s’ébroue

dans la flaque du chemin

y noie le ciel

: Nicolas Lemarin ;

Parapluie Ernest & Young

ouvert à ses côtés

un clochard est couché

: Dominique Durvy ;

plate-bande –

le jardinier municipal

enfouit son mégot

: Michel Duflo ;

plus fort

que ses ronflements –

ses ronronnements

: Valérie Rivoallon ;

Quelques violettes

sous les fougères tendres

Secrets d’enfance

: Monique Leroux Serres ;

saucisses dans une main

souvenirs dans l’autre –

rencontre au supermarché

: Christiane Ranieri ;

Tempête d’hiver –

l’arc-en-ciel fait un triomphe

aux plus belles vagues

: Antoine Gossart ;

vent de février –

elle tourne autour de son chien

: Daniel Py.

°°°

Au menu de ces prochains jours :

le 11 mars à 15 h et à 17 h : présentation-lecture-dédicaces-signatures de l’anthologie contemporaine de haïkus en France : Passion Haïku, Ed. Pippa, avec le groupe de lecture « Haïkoustics » (Fabienne Caurant, Philippe Gaillard, Valérie Rivoallon), à la librairie Pippa (Nouvelle adresse) : 6 rue Le Goff, 75005 – M° Odéon, RER B : Luxembourg, Bus 27…

Du 11 au 19 mars, à Clichy La Garenne, événements culturels autour du haïku – dont lecture autour du thème « le voyage », le 13 mars. Voir avec Valérie Rivoallon !

vendredi 17 mars, à 18h30, à la galerie Chr. Peugeot, 62 Avenue de la Grande Armée – M° Argentine – présentation et dédicace de Patrick Fetu pour son nouveau livre de haïshas avec textes en breton et français : Entre ciel et mer.

Samedi 18 mars à Coupvray (77) journée présentation, ginkgo, etc. au musée Braille, du concours de haïkus en braille. Voir aussi, sur Facebook, le site du concours. Avec Christine Hardy, Joël Hardy, Christiane Ranieri, Eléonore Nickolay, Li Lou, etc.

samedi 25 mars, à 15h et à 17h : présentation-lectures-dédicaces-signatures de la (2e) anthologie contemporaine de haïkus en France : Horizon Haïku, Ed. Pippa, 6 rue Le Goff, 75005 M° Odéon, RER Luxembourg, Bus 27…

samedi 1er avril : 124e kukaï de Paris, au Bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, 75001 – M° Les Halles – Châtelet, Louvre-Rivoli, …

°

Du 5 au 22 mai, notre amie peintre et plasticienne Véronique Arnault exposera, avec le soutien du conservatoire de Rambouillet, à Rambouillet… Vernissage le samedi 6 mai, à 17 h.

°°°

 

 

 

Compte-rendu du kukaï d’Issy-les-Moulineaux

15 février 2017

du samedi 4 février 2017, dans le cadre des manifestations « La voix des roseaux / Reflets du Japon », au Centre Culturel Andrée Chédid (Issy-les-Moulineaux) :

En présence de neuf personnes, réunies autour d’une table, dans une salle de ce beau centre, nous avons d’abord procédé à la lecture de deux haïkus (principalement japonais classiques : Issa, Shiki, Buson, Bashô, Santôka; mais aussi plus modernes – japonais et français) choisis et lus par chacun(e) des participant(e)s.

Ensuite, afin de mieux faire connaître « l’esprit du haïku », nous avons lu les « Notes sur le haïkaï » de Masaoka Shiki, telles qu’exposées dans la revue « La Délirante » (N° 8, été 1982), et les « considérations pour un concours de haïku » de l’Américain – récemment disparu -James W. Hackett, telles qu’éditées par la « British Haiku Society » (dans ma traduction française).

Nous avons ensuite procédé à l’écriture d’un haïku par personne, puis au partage de ces 9 haïkus. Chacun a choisi les deux haïkus qu’il préférait, et, après les commentaires de l’un ou/et de l’autre, une fois que les voix attribuées à chacun furent comptabilisées, sont ressortis :

°

Avec quatre voix :

Dans la poussière

il me toise du regard

l’élégant gecko

: Daniel Martin.

°

Avec trois voix :

La plume griffe le ciel.
Du nuage saigne

la première voyelle.

: Frédéric Jésu ;

Lumière argentée

posée sur le méandre

L’arbre noueux veille

: Dominique Durvy ;

S’assoupissant

il pique du nez

dans son inhalation

: Daniel Py ;

sur ses courbes

traces des doigts humides

glaise de la jarre

: Cristiane Ourliac.

°

Avec une voix :

Cloche du matin

Rosée de notes dans le ciel

La lune s’endort

: Véronique Lejoindre ;

haïkus sur la table

graphies d’un instant en main

s’écartent les bruits

: Olga Bizeau.

°°°

Nous avons ensuite librement échangé entre nous, avant de nous quitter, contents de cette aventure enrichissante.

PS : Un grand merci à M. Etienne Orsini, responsable de ces « folles journées » (pour paraphraser un autre événement musical célèbre en France,  se déroulant pratiquement au même moment) poétiques et culturelles autour du Japon, qui nous a fait confiance pour animer cet atelier !

°°°

 

 

 

 

Compte-rendu du K.P. 122

29 janvier 2017

En présence de 22 personnes, 44 haïkus (, senryûs, …) ont été échangés. 28 d’entre eux ont obtenu une voix, ou plus.
°

Avec 8 voix :

banc d’école –

les petits doigts gelés

du gant oublié

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis.

°

Avec 5 voix :

jeunes plombiers –

après chaque intervention

un joint

: Valérie Rivoallon;

L’oeil de dorade

Dans la gamelle du chat

Tombent les flocons de neige

: Fujii Lika;

moustache naissante

un reste de Malabar

: Patrick Fetu.

°

Avec 4 voix :

grand froid –

une grue décharge le ciel

de ses nuages

: Michel Duflo;

Livre refermé –

La goutte sur le verre

évaporée

: Monique Leroux Serres.

°

Avec 3 voix :

lune cendrée –

toutes ces promesses

que je n’ai pu tenir

: Minh-Triet Pham;

nuit noire et blanche –

remplir le pilulier

de toutes les couleurs

: Eléonore Nickolay;

regard lointain

ma mère à la recherche

de sa mémoire

: Patrick Fetu ;

soldes –

au milieu des bonnes affaires

ils s’échangent des baisers

: Minh-Triet Pham;

N.B. La version d’origine de ce haïku est la suivante :

marché de Ben-Thanh –

au milieu du trafic

ils s’échangent des baisers

: Minh-Triet Pham.

°

Avec 2 voix :

béguin d’écolière –

il en reste

l’encre bleue

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis;

le singe hurle

une dernière fois

cocorico !

: Marie-Alie Maire;

peinte en bleu

la petite pagode veille

sur les pêcheurs

: Marie-Alice Maire;

pensant à la jacinthe

que tu n’offriras plus

à ma mère

: Daniel Py;

un vent fou

se moque des nerfs d’acier

du coq girouette

: Philippe Gaillard.

°

Avec 1 voix :

« carte bleue muette »

réchauffez la puce !

dit la caissière

: Antoine Gossart;

chute de neige

le silence

du black-out

: Eléonore Nickolay;

Dans un village perdu

Un médecin recherché

Un chat borgne trouvé

: Saori Nakajima;

l’aube

d’une terrasse à l’autre

concert de coqs

: Alice Schneider;

l’aveugle jongle

du bout de sa canne

avec les feuilles mortes

: Catherine Noguès;

métro de nuit –

une touffe de cheveux crépus

vibre sur le sol

: Valérie Rivoallon;

Nouvel an chinois

Trump élu aux USA

l’année des coqs.

: Annie Chassing;

Quel est ce chignon

Sur la tête de Beaumarchais ?

Ô c’est un pigeon !

: Catherine Noguès;

séance d’étirements –

au coach de la télé

je rends son sourire

: Danièle Etienne-Georgelin;

Seule au chemin désert

Un petit rouge-gorge

me suit pourquoi ?

: Rikako Ando;

Sous la douche

Avec ma savonnette

En forme de coq

: Marie Barut;

Un coq à ma porte

Me rappelle mes « cinq fois douze »

Soixante ans bientôt !

: Fabrice Dujour;

Un mouton insomniaque

compta le dernier homme

Le cri d’un coq

: Saori Nakajima.

 

°°

Monique Leroux Serres qui, avec Grace Keiko, a traduit le recueil de haïkus de Chiyo-ni, paru très récemment aux éditions Pippa, sous le titre de  Chiyo-ni Une femme éprise de poésie, nous a présenté leur ouvrage.

Daniel Py, qui a coordonné la première anthologie contemporaine de haïkus en France aux Editions Pippa, également sorti tout récemment, sous le titre de Passion Haïku, l’a également fait circuler.

Valérie Rivoallon nous a rappelé le concours de haïkus sur le thème du voyage (3 haïkus à faire parvenir avant la fin du mois de janvier – dans deux jours ! – à Françoise Lonquety (courriel : flonquetAROBASEnumericable.fr)) qui fera l’objet d’une lecture le lundi 13 mars, à 18h30, au « Bateau Ivre », 5 rue P. Bérégovoy, à Clichy-la-Garenne.

°°

Le prochain kukaï de Paris se tiendra le samedi 4 mars 2017

°°°

 

 

 

 

 

Compte-rendu du KP 121

8 janvier 2017

En présence de 21 personnes, 41 haïkus ont été échangés. 25 d’entre eux ont obtenu une voix ou plus.

°°
Avec 5 voix :

°

jardin d’hôpital –

une fillette chauve

joue à la princesse

: Minh-Triet Pham ; *

retour de campagne

une odeur d’autrefois

sur le pyjama

: Jacques Quach ;

« Vitrine en cours »

l’étreinte de l’étalagiste

et du mannequin nu

: Antoine Gossart.

°°

Avec 4 voix :

°

éoliennes –

la conversation

tourne à l’orage

: Michel Duflo.

°°

Avec 3 voix :

°

ce saule

taillé tôt ce matin

ne pleure plus…

: Philippe Bréham ;

°

entrée du cimetière

mon pied glisse

sur une feuille morte

: Christiane Ranieri ;

°

Entre les flocons

l’épaisseur du silence

derrière la vitre

: Nicolas Lemarin ;

°

gare de Lyon,

dans la salle d’attente,

un pigeon voyageur

: Philippe Gaillard ;

°

mort à 88 ans

l’ancien amant de ma femme

un choc pour nous deux !… **

: Philippe Bréham ;

°

Noël

dans les yeux de l’enfant

les souvenirs du grand-père

: Patrick Fetu ;

°

Noël –

elle offre le cadeau de son ex-amant

à son ex-belle mère

: Valérie Rivoallon.

°°

Avec 2 voix :

°

massif central –

une citerne

broute un champ

: Daniel Py ;

°

mouillée par la pluie,

une coccinelle avance

au petit bonheur

: Philippe Gaillard ;

°

Paysage noir et blanc

Seule tache de couleur,

Le rouge-gorge

: Leïla Jadid ;

°

réveillon

nos ombres déjà

dans l’an nouveau

: Eléonore Nickolay ;

°

toast du Nouvel An

entre deux bises l’odeur

d’une bougie qui s’éteint

: Cécile Duteil ;

°

une corneille

sur la poubelle verte

– tri sélectif

: Jacques Quach.

°°

Avec 1 voix :

°

aube du nouvel an –

un morceau de marron glacé

coincé entre les dents

: Michel Duflo ;

°

bible à la main

il fait sa prière

pour traverser

: Patrick Fetu ;

°

jour de Noël

le chêne nu s’habille

d’un nuage d’étourneaux

: Antoine Gossart ;

°

Le soleil est bas

seule avec mon ombre

qui me murmure le silence

: Rikako Ando ;

°

Nouvel hiver

3 générations regardent…

« Les Feux de l’amour »

: Leïla Jadid ;

°

Pleine lune –

Les fumées lumineuses

des cheminées

: Danièle Etienne-Georgelin ;

°

seule à nouveau

son cadeau d’adieu

des fleurs de givre

: Eléonore Nickolay ;

°

Un banc figé

Sur le temps qui passe –

Les nuages en fuite

: Catherine Noguès.

°°°

* Au kukaï de Paris n° 6, du 26 mai 2007, Jean Deronzier (Québec) s’était fait remarquer avec ce haïku d’une grande similarité (qui avait obtenu 6 voix) :

matin d’hôpital / une enfant chauve / coiffe sa poupée

Ce haïku était paru, ensuite, dans La Rumeur du coffre à jouets, Ed. L’Iroli, 2009, et dans notre première anthologie des haïkus du kukaï de Paris : La Valise entr’ouverte, Ed. Unicité, 2010.

°

** Philippe Bréham nous avait gratifié d’une première version de ce texte, au kukaï de Paris 86 du 8 février 2014, sous cette forme :

mort à 88 ans / l’ancien amant de ma femme – / petit choc pour moi aussi !

(qui lui avait valu une voix, alors.)

°°°

Notre prochain kukaï, le 28 janvier prochain aura lieu le jour du Nouvel An chinois, pour inaugurer l’année du Coq de feu ! 15h30 au Bistrot d’Eustache, toujours !

°°°

 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu du K.P. 120

11 décembre 2016

En présence de 14 personnes, 42 haïkus ont été échangés. 27 d’entre eux ont obtenu une voix ou/et plus !

°

Avec 5 voix :

D’un seul éclat

meurt le dernier rire

du clown d’Alep

: Annie Chassing.

°

Avec 4 voix :

« le silence de la mer » –

page trente sept

un de ses cils

: Ben Coudert ;

trottoir gelé

son regard bleu

ne mendie pas

: Jacques Quach ;

Visage lifté

elle cherche dans le miroir

son ancien sourire

: Annie Chassing.

°

Avec 3 voix :

à l’aube de mes soixante ans ~

en lingerie fine

sans amant

: Marie Barut ;

au son de la cloche –

des morceaux de silence

chutent en poudreuse

: Antoine Gossart ;

friche industrielle –

un vent glacial joue au foot

avec un gobelet

: Michel Duflo ;

Le vent s’est tu

dans les berceaux de l’air

les feuilles tombent

: Nicolas Lemarin ;

Mon chat n’est plus –

l’ennui prend sa source

dans le bol vide

: Nicolas Lemarin ;

premier flocon

immense

sur mes lunettes

: Jacques Quach.

°

Avec 2 voix :

particules fines…

devant ma porte

le crachat d’un passant

: Eléonore Nickolay ;

poussette d’enfant 

dans le bruit des roulettes

le roulis des galets

: Frédérique Leriche ;

soirée près du feu –

encore un peu d’hiver

au bout des orteils

: Michel Duflo ;

un dernier parapente

contre l’or du causse *

– fin octobre

: Daniel Py

* plateau calcaire du sud, du sud-ouest, du massif central. Ici : Le causse noir – faisant partie des Grands Causses, dont le causse de Séverac, le causse Méjean, le causse du Larzac, le causse Comtal, le causse de Sauveterre…

°

Avec 1 voix :

ces herbes sauvages

couvriront-elles un jour

le souvenir d’un train ?

: Philippe Bréham ;

Jeu de grattage –

tous les matins il gagne

la même voiture

: Ben Coudert ;

Ladurée * –

ils coupent les macarons

en deux

: Valérie Rivoallon ;

* Maison Ladurée : : « Fabricant de Douceurs »…

les oiseaux au nid –

seul le rouge-gorge

entre chien et loup

: Antoine Gossart ;

Noël –

en mode hors gel

les chambres des enfants

: Eléonore Nickolay ;

nuit d’automne

sous un matelas de nuages

la lune ébréchée

: Frédérique Leriche ;

Parvis venteux –

les boules du sapin

s’entrechoquent

: Michel Duflo ;

première gelée –

une larme figée

sur la dernière rose

: Antoine Gossart ;

RER du soir

elle s’endort sur son livre

: L’Hypnotiseur *

: Daniel Py ;

* , de Lars Kepler.

soir d’été

le silence des blés glisse

sur la campagne…

: Philippe Bréham ;

Soleil pâle –

Pétrifiée par le givre

une dernière rose…

: Danièle Etienne-Georgelin ;

sur sa chaise pliante

sous son chapeau de paille

lisant La Vie de Van Gogh *

: Daniel Py

* , d’Henri Perruchot.

TGV

la course folle de la lune

sur l’horizon

: Jacques Quach.

°

Sans voix, mais remarqué :

grand-mère pour la seconde fois

attendre à nouveau

le Père Noël

: Marie Barut.

°

Antoine Gossart a remercié en haïkus Eléonore Nickolay pour ses cadeaux de Noël : des gâteries pâtissières et des étoiles pour les différents haïjins cités :

« Au kukaï / elle les honore / d’une pluie d’étoiles »

« Au kukaï Eléonore / nous fait avaler / des tours Eiffel »

Merci à lui, et merci à Eléonore !

°

Nous avons également présenté

le recueil de « haïkus normands » d’Anne Brousmiche, qui s’intitule : Des Iris sur un toit, aux Editions de l’Aiguille (à Etretat – cf : leseditionsdelaiguille.blogspot.com). Divisé en huit chapitres : Le Ciel, La Mer, La Terre, Les Chemins, Les Falaises, Les Jardins, Les Rivages, Les Villages, il « nous conduit de la côte d’Albâtre au Mont-Saint-Michel, des quais du Havre à la tombe de Jacques Prévert, des jardins de Giverny à la plage de Deauville »…

J’en ai choisi quelques uns que je me fais le plaisir de partager avec vous :

Un hiver de trop / la falaise recule / de plusieurs pieds

Pré en bord de mer / deux moutons se disputent / le carré avec vue

En pèlerinage / sur une tombe l’hirondelle / abandonne sa plume

(: Visite à Prévert. Omonville-la-Petite.)

 

Je pourrais vous en citer bon nombre d’autres, bien réussis. Je vous le recommande, vous resterez longtemps sous son charme.

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Frédérique Leriche nous a présenté également certains numéros de la revue du groupe « Graines de Vent », animé par Hélène Phung, dont « Microcosmes », « Eaux dormantes », « Haïkus en voyage », … auxquels elle a participé.

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Valérie Rivoallon nous a fait part d’un appel à textes (haïkus) sur le thème du voyage, afin de participer à une soirée de lectures organisée par le groupe « Haïcoustiques » nouvellement formé (composé de : Valérie Rivoallon, Françoise Lonquety, Fabienne Caurant et Philippe Gaillard), qui organisera – dans différents lieux – des soirées lectures autour du haïku, à partir du début de l’année prochaine. Vous pouvez envoyer, pour cette première manifestation, 3 haïkus à Françoise Lonquety, jusqu’à fin janvier 2017. Son adresse : flonquetAROBASEnumericable.fr

Merci à eux, et bon vent pour cette belle entreprise !

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Nous vous souhaitons à tous une bonne fin d’année, et de joyeuses fêtes de fin d’année !

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Nos kukaïs reprendront les

7 janvier

28 janvier

25 février

25 mars

22 avril

°

Merci !

et bons haïkus à tous !

°°°

 

 

 

 

 

Compte-rendu du 117è kukaï de Paris :

25 septembre 2016

Samedi 24 septembre 2016, en présence de 16 participants (dont deux « nouvelles »), 45 haïkus ont été échangés. 31 d’entre eux ont obtenu une voix ou plusieurs.

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Avec 5 voix :

fleurs des champs —

envie d’en cueillir une

sur sa robe

: Minh-Triêt Pham

°

Avec 4 voix :

bivouac –

une araignée traverse le ciel

sur un rayon de lune

: Antoine Gossart;

et :

faucille de lune

le chat rentre

blessé

: Eléonore Nickolay.

°

Avec 3 voix :

salon du vin bio

l’élu vert

vire au rouge

: Patrick Fetu.

°

Avec 2 voix :

au fond de la douche

plus matinale que moi

huit pattes velues

: Marie-Alice Maire;

aux urgences – 

une mouche arrive

à s’en sortir

: Eléonore Nickolay;

éclipse de soleil

il a levé les yeux au ciel

l’aveugle

: Philippe Bréham;

sur l’écran qui s’éteint

un instant

mon propre visage

: Jacques Quach;

et :

week-end d’été –

sur le tuyau d’arrosage

trafic intense de fourmis

: Antoine Gossart.

°

Avec 1 voix :

Allons dans la neige

Là où personne ne va –

la neige vivante

: Catherine Noguès;

Argentée

la trace laissée

par l’escargot

: Corinne F(ourm)y;

cueillette de mûres –

échapper aux ronces

amoureuses

: Jacques Quach;

dans le parc

son ombre s’allonge –

phase terminale

: Eléonore Nickolay;

De jour en jour

Le chien écrasé sur la route

Disparaît en poussière

: Rikako Ando;

koto du soir

près du temple shintô

le rossignol se tait

: Philippe Bréham;

Là!

Les deux mouettes ont disparu

vers la demi-lune

: Hiro Hata;

la main dans la main

à la porte de l’école –

première pluie d’automne.

: Annie Chassing;

Le chat en entrant

apporte dans sa fourrure

la fraîcheur de l’aube

: Corinne F(ourm)y;

le recul du glacier

laisse la terre pelée –

l’ombre d’un rapace

: Danièle Etienne-Georgelin;

le train arrive

elle se refait une beauté

la vieille voyageuse

: Philippe Bréham;

Papillon!

tu as beau battre des ailes

la fenêtre est close

: Marie-Alice Maire;

Parvis de la Défense

attroupement de costards-cravates

Chasseurs de pokémons

: Marie-Alice Maire;

pluie d’automne –

le matou renonce

à sa virée nocturne

: Danièle Etienne-Georgelin;

Plonger dans la mer

A la nage fixer l’horizon

Goût de l’infini

: Lise-Noëlle Lauras;

plus que le bout de ses orteils

bleu –

quai de septembre

: Daniel Py;

*

(re-travaillé après le kukaï en :)

au bout

de ses ongles d’orteils

un restant de vernis bleu

– rentrée de septembre

*

priorité à droite —

je laisse passer

le pitbull

: Minh-Triet Pham;

randonnée –

la montagne nous prépare

un mauvais coup…

: Danièle Etienne-Georgelin;

Serpent (a mué)

Avoir la même chance que lui

Je veux muer

: Hiro Hata;

Silence,

Laver une tombe

Avec la petite soeur sourde

: Fujii Lika

site de rencontre —

sa femme ne sait pas

qu’il est célibataire

: Minh-Triet Pham;

et :

Yachts sur l’onde bleue

sur les canots chavirés –

flonflons et noyés.

: Annie Chassing.

°

Notre prochain kukaï aura lieu le 15 octobre.

Les suivants :

samedi 19 novembre

samedi 10 décembre.

°

 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu du kukaï de Paris 113 :

22 mai 2016

En présence de notre amie invitée d’honneur Jeanne Painchaud, du Québec, de passage en France, nous étions 18 participants à notre réunion de samedi dernier.

Après un tour de table pour nous présenter, Jeanne nous a parlé de son parcours de haïkiste, et de ses ouvrages, dont le dernier, qu’elle avait apporté, et qui a recueilli un franc succès :

Découper le silence (Regard amoureux sur le haïku), éditions Somme toute, Montréal (QC), 2015,

qui, selon ses propres paroles, est le livre qu’elle aurait voulu pouvoir lire, quand elle a débuté dans le haïku. J’en extrais le haïku inspiré par son fils (haïku qui « appartient » à son premier recueil de haïkus : Je marche à côté d’une joie (première édition : Les heures bleues, 1997; deuxième édition : éd. de L’instant même et éd.Les 400 coups, 1997.) :

Ta petite question

Au-dessus de mon livre:

« tu lis le blanc ou le noir? »

°

Puis nous avons procédé à notre « kukaï » proprement dit, où trente-neuf haïkus ont été échangés. Vingt-sept d’entre eux ont obtenu une voix ou plus.

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Avec quatre (4) voix :

Par la porte ouverte

Un peu de lumière

sur la lumière

: Monique Leroux Serres;

rosée matinale –

le chat a l’air

de marcher pieds-nus

: Antoine Gossart;

trop petites ses mains

pour tant de coquillages

: Patrick Fetu;

vent du large –

il déploie ses ailes

l’oiseau de papier

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis.

°

Avec 3 (trois) voix :

petit déjeuner –

la vie retrouve

un goût de miel

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis;

sommeil flottant

les canards immobiles

posés en plein ciel

: Antoine Gossart;

tombes oubliées –

leurs noms lus

à voix haute

: Michel Duflo.

°

Avec deux (2) voix :

bruit feutré

des roues de la poussette

dans les pétales du cerisier

: Lucia Dinga-Supova;

dernier métro

la nuit plus intense

le regard des hommes aussi

: Jeanne Painchaud;

pleine lune

poches vides

des soirs comme ça

: Jeanne Painchaud;

ses larmes

elle les garde pour les pierres –

une fourmi s’abreuve

: Valérie Rivoallon;

sur la photo

déchirée une jeune fille

inconnue – ma mère

: Jacques Quach;

sur Skype

un ami mort

déconnecté

: Martin Dinga;

tableau –

l’air penché

du contrebassiste

: Daniel Py;

un lézard veille

sur la pierre tiède

le temps immobile

: Nicolas Lemarin;

vue panoramique –

sur 180 degrés

le brouillard

: Michel Duflo;

°

Avec 1 (une) voix :

ces quatre feuilles rouges

gardent en silence

le souvenir de l’automne

: Philippe Bréham;

couloir d’hôpital

à la chambre douze –

un air d’opéra

: Jacques Quach;

envie pressante –

plus accessible que jamais

le mur Facebook

: Minh-Triêt Pham;

Fraises matinales –

Les petits avalent 

avec gouttes de rosée.

: Hiro Hata;

Légère brise

De pétales de cerisier

baptisée

: Monique Leroux Serres;

L’ombre du mûrier

au pas du soleil couchant

rejoint le muret

: Nicolas Lemarin;

Pissenlit –

J’ai hésité avant de choisir

toute seule.

: Hiro Hata;

porte cochère

deux amoureux

ne font plus qu’un

: Patrick Fetu;

Rafale de vent

entre les pâquerettes

neige de pétales

: Marie-Alice Maire;

Sur sa manche

un pétale de cerisier

le SDF mendie

: Marie-Alice-Maire;

un homme souriant

apporte six parapluies

au cimetière

: Daniel Py.

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Bravo et merci à toutes et tous (et à Jeanne d’avoir accepté notre invitation, et de nous avoir gratifié de moments très chaleureux et enrichissants)!

Notre prochain kukaï aura lieu samedi 11 juin, le week-end même du Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, à Paris.

°°°

 

 

 

 

 

 

Kukaï de Paris #113, samedi 21 mai 2016

19 mai 2016

Bonjour!

Notre 113è kukaï de Paris aura lieu samedi 21 mai (après-demain!) à 15 heures au bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, 75001 Paris.
Notre amie québécoise Jeanne Painchaud en sera l’invitée d’honneur.
Elle nous présentera son dernier ouvrage : Découper le silence, Regard amoureux sur le haïku, éd. Somme toute, Montréal 2015.

 

à samedi!

 

D.