Archive for the ‘proposition’ Category

Cercle, triangle, carré :

30 avril 2017

Commentaire de R.H. Blyth sous la calligraphie de Sengai, de « Cercle, triangle, et carré », dans Zen and Zen Classics (vol. 4) de R.H. Blyth :

« Ce sont les trois Formes fondamentales de l’univers : la Divinité, la Nature, l’Humanité. Le Cercle est l’infinité finie, l’a-temporalité temporelle. Le Triangle est la Loi Naturelle, fixe, inaltérable, parfaite dans la Galaxie, et « le grain de sable que l’art meut et transporte. » Le Carré est humain et vulnérable, la forme de la brique (primitive), la maison, le château, la cité, l’état. Le Cercle, le Triangle et le Carré peuvent s’inscrire à l’intérieur et se circonscrire sans chacun des autres, et également à l’infini. Cela nous rappelle les anciens symboles occultes et alchimistes.

Le Docteur Suzuki m’écrit : « Mon interprétation est que le Cercle représente « le Sans-Forme », le « Vide » ou la « Vacuité », où il n’y a pas encore séparation de la lumière et de l’obscurité. Le Triangle symbolise « le début de la forme à partir du ‘sans-forme' ». Le carré est la combinaison de (deux) triangles et représente la multiplicité des choses. Pour faire court, Cercle, Triangle et Carré sont une sortes d’histoire de la création.

Il y a, cependant, une autre interprétation. Sengai peut avoir souhaité synthétiser ici l’unité de tous les enseignements bouddhistes : le Zen, le Shingon et le Tendai.

Le Cercle est le Zen.

Le Triangle est les trois mystères du Shingon, qui sont : le mystère de la bouche, ou les « secrets oraux » ; les secrets corporels ; et le secret de l’esprit (le mystère). Ces trois secrets étant connus comme étant le « Sanmitsu ». Le Shingon enseigne l’unité des trois : oral, corporel et mental.

On peut également considérer le Triangle comme correspondant à la Vacuité, au Phénoménoménalisme et au « Milieu » du Tendai (qui signifie « synthèse » ou « identité »). Le Tendai enseigne l’identité de la Vacuité et de ce monde phénoménal qui est temporel et spatial.

Le Carré est les « quatre « Grands », qui sont les quatre éléments dont se compose le monde : la terre, l’eau, le feu et le vent.

L’idée de Sengai est probablement d’exposer l’unité de tous les enseignements bouddhistes : le Zen, le Shingon et le Tendai. »

 

Quelques éléments d’écriture d’un haïku

14 avril 2016

Minimiser les adjectifs
Minimiser les verbes (surtout à l’infinitif : le haïku n’est pas un projet)

Eviter les coordinateurs, les coordinations

Couper court au discours

Scinder le haïku (en deux…) (/ juxtaposer)

Le « mot-de-coupe » (« kireji » – ponctuation…) est le coeur, le moyeu du haïku. Il permet la respiration, l’espace, le « vide », le non-dit…

Relier (d’une certaine manière) la fin avec le début du haïku – comme dans un renku le dernier verset (« ageku ») au premier (« hokku »). = « Faire » le cercle (« enso »)!

Rester vrai, honnête, sincère.
Transparaître.

dp.(14/4/16)

Haïkus, senryûs, kyôkus, etc. Py – 11/15 – 2)

3 décembre 2015

°
En sortant
le kiné me dit :
« bonne journée de printemps! »
– 9 novembre
°
Une exhibicieuse…
°
ordi étourdi

ourdinateur
°
rétablissement périlleux :
cette manie marathonienne
de ne pas lever les pieds
(Pont Saint-Michel)
°
(après avoir commencé la lecture de La Supplication (Tchernobylskaïa Molitva) de Svetlana Alexievitch, J’ai Lu, n° 5408 :)
1)
Je me souviens
que le 1er ou 2 mai 1986
je faisais mon jogging
alors que le nuage de Tchernobyl
atteignait la France…
2)
Je me rends compte
que quand le nuage de Tchernobyl
avait atteint la France
le 1er mai 1986
ma fille allait bientôt
avoir 3 ans.
3)
Je me rends compte
que le nuage de Tchernobyl
atteignit la France
le jour du 39è anniversaire
de ma soeur aînée
4)
Je me rends compte
que je tousse encore
aujourd’hui
°
la (plus) belle époque des pommes…
croquer (dans) l’automne
°
La 21ème conférence sur le climat…
Qu’ont-ils fait
des 20 premières ?

La 21ème conférence sur le climat
sponsorisée par les plus purs
chevaliers de l’écologie :
Areva, etc… !

21ème COP :
les objectifs de réduction d’émission de gaz
à effet de serre pays par pays
pas au programme
des négociations

Contre-sommet mondial
sur le climat
le 14 novembre 2015
à Vénissieux (69).
°
Sur MSN :
« Ce que cache la photo de Pamela Anderson nue »
– Rien, je suppose !
(- Combien j’ai gagné ?)
°
(Plus faim de l’ordi :)
Elle repousse son plateau :
fin de l’ordi
°
11 Novembre
la fête des mores ?
°
vent soutenu –
la mouette
vole en crabe
(: d’après m.-Alice Maire)
°
(je finis par) m’asseoir où
pour finir ma soirée ?
°
déversés à Saint-Lazare…
un verset à Saint-Lazare…
°
(déc 2011? :)
ce matin
la lune sabrée
en deux

ce matin
demi-lune visible
demi-lune invisible

une fourmi
escalade la montagne
grain
par
grain

sifflant
un verre d’eau
– c’est quand le printemps ?
°
(14 Nov. 15 :)
Après les crimes d’hier soir
la ville morte
la région morte

3 bougies ce soir
sur nos balustrades
– Janvier-Novembre

Rallumer les bougies
soufflées par le vent
sur les balustrades
– lendemain d’attentats

sans cesse ce soir
rallumer les bougies
que souffle le vent

Veiller sur les trois bougies
qui pleurent nos morts
pour le capitalisme

14 novembre :
faire le pain
comme d’habitude

Pour les âmes de nos morts
rallumer la flamme
sur nos balcons

toute la nuit s’il le faut
rallumer la flamme
des bougies au balcon

13 Novembre
encore une date
à marquer d’une pierre noire

Ce soir
j’insulte les bougies
qui s’éteignent sur le balcon

en guerre
contre le vent
qui souffle mes bougies

C’est plutôt le vent
que je devrais engueuler
– évidemment –
sur mon balcon

Malmenée
par le vent
la flamme

3 bougies
au lieu d’une
sur le balcon
– renforcer le souvenir

toutes ces allumettes
pour ranimer les flammes
– je surveille

Je veux qu’on voie
notre solidarité
– ronde

(Bashôtage :)
toute la nuit
tournant autour des bougies
– : lumière

toute la nuit
tournant autour des bougies
– peu m’importe la lune !

les flammes bousculées
malmenées –
ah cruel vent d’automne!

Ah,
vent du temps de l’avent
– après les attentats…

dans la cour
presque autant de bougies
que de télés

« Encore un
que Daesh n’aura pas! »
: repas entre amis
ce 14 novembre

inlassablement
rallumer les bougies
dans le noir de novembre

continuer à lutter
contre le vent
de l’oubli

extinction des bougies
couvre-feu

après les bougies
le pain
qui finit de cuire
°
Quand je lui dis
je t’aime
elle me répond
Qu’as-tu bu ?
°
orage violent
– sauve qui pleut?
°
Syrie
Ci-gît
°
14 Novembre
noirci quelques pages
… et ma tronche
°
Enfoncer le haïclou.

Frapper un grand haïcoup!?

L’inverse de « karumi » – la légèreté =
c’est être haïklourd ?
°
transp(h)arence…
°
Les paysages défilent
contre la joue du train
°
Au pied de la statue des pendules
(à Saint-Lazare)
il gratte sa guitare –
(le) vent,
(le) trafic
°
Une croquille

une escroquille (?)
°
Le nom du groupe
en concert au Bataclan
ce vendredi 13
se traduirait par
« Les Aigles de la Mort – Métal »*
* : « The Eagles of Death Metal »
°
Fou rire : Pouffée d’air.
°
seins-ture (de sécurité)…
°
l’éventail d’un ginkgo
moucheté de brun –
°
admirant l’harmonie
tricolore d’une feuille
– 18 novembre
°
chute d’un papillon au sol?
– non,
pelure d’ail!
°
récurant mes arguments,
récurrentes casseroles!…
(d’après un com. de Bikko sur FB, 19/11)
°
fruits rouges
gouttes blanches
ciel gris
°
un siège-auto pour bébé
qui prend l’eau
au bord du trottoir…
°
A feu et à cendres…

sang/dres
°
Pour Noël
qu’est-ce qu’on achète :
des fringues
ou des flingues?
°
(Tanka ?:)
Quand je vois le mot
coraçào
et sa photo
je me dis
comme ça colle bien!
°
« de tout coeur avec vous! » tapai-je
mais l’ordi :
« de tout coeur sec vous! »
°
Hemingway
qui cartonne avec
Paris est une fête
a aussi écrit
Paradis perdu
°
(Tchernobyl, fin avril 1986 :)
tout recevoir
en même temps :
le passé
le futur
et la catastrophe

elle vole
de son jardin
ses propres pour(r)iaux *
* = « poireaux », en solognot.
°
comme des cafards
comme des mouches à merde
sautant
sur l’événement…
– ciel!
°
sa
cri
fier
°
sa
cri
pan
°
les événements
balancent aux hommes
des os
à ronger
°
Une convulsation

De même que les Tchernobyliens
devenaient des monstres
avant de mourir,
les mots-monstres

(Le nucléaire:)
une course contre la monstre…
°
N’en fait-on pas un peu trop
avec des Marseillaises et des minutes de silence
à chaque coin de rue
alors que la veille même
le Liban vivait
les pires attentats de son histoire ?
(40 morts, plus de 200 blessés)
sans susciter la
moindre émotion mondiale ?
°
elle a ôté sa main
de sur la mienne *
– dimanche matin

* / du dos de la mienne
°
Même sobre
dormir (tout) son soûl… (?)
°
Lisez
La supplication * :
c’est
dévastant

* de Svetlana Alexievitch.
°
Après les attentats,
le pourrisse
en hausse ?
°
La Marseillaise
N°1 au hit-parade
de Novembre

°
… on dirait que les marchands d’armes
m’ont entendu :
« mitraillettes en plastiques et pistolets
retirés des rayons jouets
des grands magasins »…
°
Trois femmes
ont fait exploser
leurs charmes

/ leurs charges
°
Les tempes changent
°
sans dessous dessous
la jeune Sévillane
tournoya
(->9/4/08)
(à l’entresol de l’hôtel…)
°
Les herreurs du passé…
°
regardant à gauche,
regardant à droite,
l’évêque
pète
(Boucherville, QC, 11/7/10)
°
Vive la vertitude,
vive la divertitude!
Investissons dans la vertité!
(11?/7/10)
°
A paraître :



A disparaître :

(30/10/11)
°
ré…glisse
(30/10/11)
°
les notes du champagne
remontent dans la flûte
des notes de champagne
(30/10/11)
une flûte joue ses bulles
°
Monter les marches du matin
avec de si beaux bas !
°
se
soûl
ager
°
(Kyôku :)
Pour certains
le haïku
c’est se (re)mettre
au centre du je

Quel anti-esprit haïku !
°
Une de mes mémés *
– 2 mai

* RSN, taiji quan
°
décOR en nOUILLES
°
A l’époque des fleurs de cerisiers
l’explosion
de Fukushima
(10/10/11)
°
talent latent
°
glaçons dans l’apéro –
bientôt la saison de ski
°
Passé les
71777 kilomètres
à 17h11
°
L’autre nuit
en si bonne compagnie :
jubjoté en vain !
°
Les arnaqueurs,
ne devrait-on pas plutôt les traiter
d’arnaculs?

(Les arnaqueurs
cherchent plutôt
à t’en-cul-er!)
°
« Animaux-valises » :
Les autruchiens
les autruchiennes
°
Elle écrivit (vite) :
« Au lieu de s’engager dans des polémiques inutiles,
en tant qu’uterus,… » *

* : au lieu d' »auteurs » !
°
râpé du curcuma :


°
diamanche : faire la manche
en espérant faire fortune.
°
Un évlan! : rater sa course d’appel
et se prendre (un râteau ?)/ la pelle
(les pieds dans la pelle ?)
… se manger la pelle…
– Il prit son évlan!
(cf Icare,…)
°
Pleine lune –
elle m’annonce *
qu’elle est enceinte

°
r
hépar
ti(e)
°
Depuis les attentats
Hollande cocoricote
à tout va

– cocoricoque ?

– cocoricolorier

– cocaricot
°
Depuis les attentats,
le drapeau
nous berne ?
°
enterrement –
chacun
s’approche
°
endroit public –
n’aimant rien plus
que le silence
(RER C, dim. 13/10/13)
°
« un monde de paix »
proclame l’affiche électorale
– foireux ?…
°
si tu n’as pas de talent,
sors ta langue !
°
au feu
il dégaine
son portable
°
Ce soir
« voulait »
devint
« ovulait »
°

Haïkus, senryûs, kyôkus, etc. Py – Nov. 15 – 1):

3 décembre 2015

°

grenouille,

bredouille

– l’étang dort

l’étang dure –

Lola (la grenouille) se détend

(Lola) se défend

au saut élastique

 

La grenouille se détend,

ressort…

, se détend, s’allonge

, quelle cuisse !

La cuisse (légère ?),

aérienne !

: Etang-tatives,

étang-tations

°

(pendant ce temps-là)

le jour monte,

hausse ses couleurs, *

1er novembre.

* (hisse les couleurs…)

°

tous les premiers mercredis du mois

une minute 41 de sirène à midi

(me dit le calendrier

des sapeurs-pompiers

si la si rè

ne retentit

: fermez les fenêtres

ouvrez la radio

°

« Pour avoir des lèvres de rêve » :

la labiaplastie

ou nymphoplastie

°

Suites de son opération :*

son visage-

Halloween

* : infection,

°

L’arbre à cons…

– Vérifions si nous y sommes !…

°

Les escargots *

caracollent au plancher

* = « caracol » (: esp.)

°

De l’ogre d’Halloween

à l’orgue de la morgue ?

– Toussaint

Toussaint,

la paix des mores ? *

* / la paie des morts… /

°

… de gros grains de raisin blond…

°

balcon nogentais :

une table, deux chaises

reçoivent

la pluie

°

(Kyôku :)

Les mots du haïku

ne sont pas là pour meubler

/ combler… le vide,

… mais pour le mettre en valeur… (?)

°

un mille-pattes

luit sous le lampadaire –

lune noire dans trois jours

°

Le monde sera-t-il plus sale

après que tu l’auras quitté ?

°

depuis des années

ce mendiant aveugle

qui ne s’accompagne que de Brassens

(dans le métro)

°

papa pousse bébé tient poupée

(rue de Rome, 5/11)

°

Tout ce monde affairé :

cohue capitale

du matin

(métro, RER, …)

(et) marcher à pas lents

(escomptés…),

c’est pas la vie, ça ?

RA

LEN

TISSEZ !

°

Fête des Pères –

une femme cueille des roses

au bout des rangs de vigne

(Orly-ville, juin 15)

°

(Bashôtage :)

Mes voisins de Dnipropetrovsk,

comment vivent-ils

(ce matin à 5h35) ?

(Millau, 30/10/15)

Six jours plus tard je vois (sur W9)

l’équipe de Saint-Etienne

qui rencontre Dniepropetrovsk

en Ligue Europa de football !

(Orly, 5/11)

°

l’ho

riz

on

°

(9/2006, métro :)

Elle tricote,

on dirait,

les fils de son baladeur

°

(16/9/06 – métro parisien :)

All the jewelry

atop her breast

– my silent hands

Toute cette bijouterie

sur sa poitrine –

– mes mains sages

°

L’homme qu’a bossé,

l’homme cabossé

°

(Kyôkus :)

Haïku :

Alléger le trait

Ecrire =

se vider la tête…

Affiner le trait

Haïku :

Laisser gagner le blanc.

°

les géraniums en pleine efflorescence –

approche de la lune noire

°

le trottoir sec

mouillé sous les feuilles

°

papillon brun dans la rue

lune noire de novembre

°

dessous féminins

(:) la légèreté

du fil

°

tout l’or

°

le rythme récurrent

°

(Saori Nakajima, au kukaï de Paris :)

« Le haïku n’est pas sentimental;

le tanka, oui ! »

°

des corps de métier

suspendus

bleu sur bleu

°

horizontal un oiseau

traverse le matin –

une grue au bout du gris

°

lacet sur le trottoir –

serpent noir de l’hiver ?

°

(Sur une illustration de Mitsuru Ikeda, p. 51 de Haïkus satiriques (de Kobayashi Issa), par Seegan (Laurent) Mabesoone, éd. Pippa, 2015 :)

du bord de la rive

les grenouilles regardent la capitale

et se marrent

(: 9/11, vers 7h55)

du bord de la rive

regardant la capitale

des grenouilles se marrent

(même jour, 9h25)

°

Je viens d’écrire un senryû sur des grenouilles,

ses chaussures de sport vertes

(métro, ligne 14, 8h)

… puis le sac vert

de sa voisine…

°

détachant une feuille de géranium,

une libellule verte

s’envole de sous le balcon

°

(Tanka – devant une peinture chinoise de montagne… :)

Seul compte

le paysage qui s’ouvre devant soi

– s’oublier

un peu

°

(Avenue de Clichy :)

fondue dans un décor

d’encombrants

la mendiante

(: vers 9h40)

d’un abri-bus

quelqu’un

a aménagé son chez soi

(: 9h48)

°

(à suivre (p.45)…)

Haïkus, etc. Py – Oct. 2015 – 1/3

6 novembre 2015

°°°

(Bashôtages :)

Mar(r)e des haïkistes,

dit la grenouille,

je plonge !

La grenouille

dépressive

se fait sauter

Le haïkiste terroriste

fait sauter

une grenouille

Et une

cuisse de grenouille sautée,

une !

Sauter une grenouille…

°

ce matin (en banlieue)

la neige a pris

une toile d’araignée

Leçon de musique –

pendule et pomme

tournent vers moi

leur face

De chaque côté

de la Tour Eiffel

les fesses du ciel

Tour Eiffel :

le string

(des fesses) du ciel (de Paris)

Le string résille de la Tour Eiffel

Sur la plage de Maguelone *

peinte par Courbet,

pas une chatte

* plage culs-nus (34)

Le rythme récurrent

du saxo-jazz – *

Le bruit des essuie-glace

* d’Anthony Braxton.

un sapeur-pompier (de Paris)

court (en banlieue)

sous la pluie

(C’est vrai

qu’il ne craint pas l’eau !)

Ce soir

le soleil sur sa page

c’est tout

la photographe

(en jupe courte)

s’agenouille

: prise de terre

entre mes pieds

un pigeon, un moineau

: lentilles-carottes bio

après l’ondée

seules quelques feuilles

sur le banc

(jardin de l’Hôtel de Ville, 75001, 6/10)

Le haïku,

bogue de marron

ouverte

Haïku :

pierres –

petit poucet

seins nus sous sa veste

elle présente le journal *

entrebâillée

: Enki Barcaj, 21 ans, Albanie, 2015

soir ensoleillé –

la boule d’un lampadaire

la boule d’un pissenlit

dans le rétroviseur

de chaque voiture devant moi

le même nuage

Amalgamagma

Magmamalgame

(miam miam…)

Créér le haïku,

ou

être créé(e) par le haïku ?

(Tanka :)

Avoir tout le temps

pour tout faire

ou pour ne rien faire

Ah, la volupté

de la Grande Vacuité !

Bibliothèque pleine,

il s’agit maintenant

de la vider.

L’authenticité de la sensation

très justement (/le plus justement possible)

retransmise…

Le haïku, c’est l’écriture authentique.

une flaque de vomi

sur le trottoir

– Syrie

Bachar Dassault

De l’Homo Sapiens

à l’Homo Sapions

une poussière

affolée dans le courant d’air

au coin d’une marche

(Gare de Lyon, 75012, 7h25, 11/10/15)

TGV –

une corneille

atterrit avant nous

en Suisse

Le haïku est une « poétique ».

(les couleurs de) l’automne

commence(nt) à chapeauter

les arbres

l’octobre

coiffe de rouge

l’arbre

passant sous un pin :

acupuncture crânienne

feuilles et plumes :

octobre

jonche

la montagne s’élève

le trait s’estompe

(Avril 2001, d’après des encres de Ion Codrescu)

Banlieusards

rentrant par leur train

– feuillages agités

au long de la voie

Passer la première eau

pour ôter l’amertume

de l’amer thé vert

Somnifrère

(Correction – sept. 2012 – Kukaï de Paris n° 70 :)

Cette fourmi :

une fleur

pour noeud-papillon

A six siècles de distance,

Saigyô et Senryu (le Vieux)

coïncident exactement :

1118-1190

1718-1790

sur la mare

une feuille

– rousseur d’automne

Politique de droite :

le patron

a raison ;

Politique de « gauche » :

le patron

a toujours raison.

Politique de droite :

le banquier

a toujours raison ;

Politique de « gauche »

le banquier

a toujours raison.

Jour gris d’obsèques – *

elle vide une bottine

dans la rue

* : Mo(nique) Coudert, 15/10/15.

Le cuir lustré

de mon père – chaque hiver

depuis 15 ans

°°°

(A suivre, 2/2)

Le poète s’efface — : démarche-haïku – Py

16 octobre 2015

°

Il est bien plus facile d’étaler le soi (le moi) que de dire le monde, l’objectiver, s’effacer devant (ou derrière) lui.
S’effacer est bien plus exigeant. C’est une démarche bien plus que poétique uniquement, mais éthique, « po-éthique ». C’est une conception de la vie, une « Weltanschauung ». Cela engage la totalité de l’être et de l’agir, du dire, du faire, du paraître (ou du ne pas paraître, justement).
Et parce que cela demande une exigence bien plus grande, plus forte, c’en est d’autant plus intéressant *, exaltant.
Que le poète laisse la place à l’encre, au souffle !
Que le poète transparaisse, s’efface !

d.(31/7/10)

* d’autant plus que de parler de soi n’intéresse – dans les meilleurs des cas – que modérément l’autre ! (?)

Haïkus – senryûs – etc. – Py – Août 2015

10 septembre 2015

Le long de la Seine

des alignements de tentes

du Ministère de l’Economie et des Finances

jusqu’au Quartier Latin…

(Paris fin juillet)

tout le long de la Seine

des migrants Africains

par centaines de tentes

ces étrangers

qui viennent s’échouer

sur les bords de la Seine

(sous leurs kilomètres de tentes…)

ceux qui s’échouent

tant et plus

au fond des mers…

°

(Une antho. :)

Des trois lignes

en nausée

de trois lignes…

°

dernier jour de juillet

les bambins

d’un centre de loisirs

dans une flaque d’ombre

°

un canard

plaqué

au sol…

°

l’amenuisement inexorable

de l’épaisseur des rouleaux

de papier-cul

(Ce qui ne varie jamais)

l’extension du domaine

de mes livres…

la solution :

transformer mes livres

en P.Q ?

°

premier mercredi d’août

un bon morceau de lune

traverse

la fenêtre de la chambre

(Millau, 5/8/15)

°

après la vie ?

ben quoi :

rien !

°

Télévision Française :

Faire passer les comiques

à 2 heures du matin

: pas vraiment drôle !

°

La croix des cathos

martèle à l’humain :

t’es là pour en chier !

°

se regardant dans la glace

elle s’envoie un baiser

°

laissant derrière lui

le haïku –

et des milliers de papillons-haïku

°

« je vais t’en mettre une »

: l’affection en cinq doigts ?

°

ballotage –

les soubresauts des gens

dans la charrette de foin

°

Merlin,

le canari muet

envolé cet été

Merlin

parti pour le paradis

des canaris,

le silence encore plus grand

de la salle à manger

l’absence définitive

de Merlin, canari,

compagnon de haïku

(Duilien :)

l’absence de la cage –

l’absence du canari

°

Nouvelle pièce de théâtre

promise à un brillant avenir :

Les Précieuses Testicules

°

un des légumes

préféré des tortionnaires :

l’épinard haché (?)

°

Faire un tour d’oeuf rance…

°

Quand retirer un mot du haïku

permet de mieux « visualiser » la scène qui s’y produit…

Essayez !

Qui vous oblige

à remplir votre haïku

à ras-bord ?

°

Douze fauteuils roulants

devant les champs de batailles napoléoniennes :

télé à l’Ehpad.

°

toute en rondeurs

idéalement situées,

elle fait tourner plus d’un oeil !

°

seul

comme un point

sur un i

°

Il ne pensait pas

faire de l’autoroute

un objet littéraire :

l’autoroute

tire la langue

à la vitesse

°

Un a(m)phorisme…

°

Persev/errare

Diabolic/umanum

°

Le haïku ?

: beaucoup de bruit

pour peu !

°

(5-7-5, si on veut… :)

En (grandes) vacances,

je me refais une santé,

je lis du Desproges

me marrant tout seul

sur la terrasse :

la folie Desproges

(ce balcon

encore à l’ombre

où je lis

et me marre

avec Desproges

mort

et enterré…)

Non seulement je lis Desproges,

mais en plus je le recopie,

grandes vacances

Avant la cure de raisin

du mois de septembre,

une cure de rire

au mois d’août :

avec Desproges

°

Lire

pour bien lisser

le temps

°

Le son de la « vraie » vie :

le court bruit d’une scie

dans Castillon, le onze août

à treize heures cinquante-deux

La première cigale

(qui monte jusqu’à moi)

(à) 14h18

°

Levant mon verre

vers l’horizon :

« Cheers ! »

Finir la bière

avant que le soleil

ne finisse de manger la table…

°

On dirait qu’un moteur tourne en rond –

sueur sur un front du onze août

°

regardant

vaguement

ce cimetière marin

°

Un camion Chierici

(à Menton)

°

surpris à lire

sur l’ordonnance :

mézigue, 67 ans.

°

Cet ex-président

de l’inculture notoire ,

ce sark(o)-veau-d’or…

Sarko, critique littéraire ! :

après Madame (des galeries) de la Fayette,

voici Hemingway !

(en 2015)

°

Dans le village

je croisai

un fil d’araignée

°

premier à tester mon pastis :

un moustique

mort

°

le

ha!

sard

°

Les scélé rats

qui accouchent

de lois scélé rates…

°

Journée des gauchers,

aujourd’hui –

et je n’lai su qu’à 21 heures !

°

SVP, ôtez le sentimentalisme du haïku (!)

(où il n’a pas sa place !)

(tanka ? : )

sentimental

à la moi-l’noeud !

°

l’étang,

ce rond dur…

°

Qu’est-ce que j’ai fait au soigneur

(pour mériter ça) ?

°

(Après la boulimie),

reste-t-il des boulimiettes ?

°

dans le train

elle se titille

un mamelon

rêve suivant

°

les moustiques

ont appris

le silence

ou bien

mon oreille

°

Le haïku

devrait (r)éveiller

le lecteur ;

le 5-7-5

m’endort

°

au milieu de la sieste

un grand coup sur mon dos

 » – Saloperie de mouche ! »

°

Elle descend en voiture

vers là-bas –

je regarde

aussi vers là-bas

– les fourmis entre mes pieds

d’un côté ou d’un autre

°

les heures plantes

°

De nouveau la pluie

– intermittente

(mais qui ne pointait pas au chômage)

pluie

intermittente –

– Pôle-Emploi

°

(5-7-5-+ :)

« imagine-toi

le roi et le prix Nobel

de littérature,

croa, croa, croa… »

: Katarina Mazetti, in Entre Dieu et moi, c’est fini, Babel-Gaïa, 2007, p. 130.

°

Cessons d’être des lèche-haïculs !

N’oeuvrer qu’à la moelle du haïku !

°

De nouveau

en faire de moins en moins

aboutir

°

Le haïku

n’est pas un projet d’avenir

le haïku

est un présent,

un passé (tout) simple,

à peine sec

°

Pour éviter les maux de tête :

Ricarbonate ?

°

« Tu ne tueras point. »

– Où ça ?

– Où ça ?

°

(j’ai vu)

le sexe rose

d’un pou

entrer dans sa pou(illeus)e

Un coccineau

grimpe sa coccinelle :

doc. de cul ?

un tortu

grimpe sa tortue

ad hoc

(de cul ?)

°

Une opi-gnon

L’opinion ses meuhs !

°

une mouche à moto

ce matin…

°

grosse tuile ? :

le marbre de la table

(du balcon)

cassé

°

une forte dispute conjugale

et

les roucoulements de deux pigeons

°

le troubli

°

homme

mur

homme

Tous ces pays

ont-ils la nostalgie

de la Grande Muraille ?

La méditerranée

(entre autres mers) :

quel pastis !

contemplant

vaguement

ce cimetière marin

du bon côté

de la manche

°

le sommeil si long à venir….

le si long sommeil avenir…

°

dehors l’azur bleu retentit

les bleues simagrées de Provence

… et les simagrées de canard(s) ?

°

cor

tiquer

°

Qu’est-ce que ça singifie ?

°

richerche

°

fenêtre ouverte

le premier bruit

un tsi tsi

°

le haïku ?

:

ni plus °

° : nie le plus…

débusquer

les petits mots

de trop

Faire

le ménage

des mots *

* dans les mots

_

La forme du haïku

doit épouser son sens

(pas l’inverse !)

Ce n’est pas de la coquille

que naît l’escargot !

Ce n’est pas du vase

que naît la fleur !

°

La pire entorse qu’on puisse faire au haïku

c’est de trahir son esprit.

°

migrants :

mer

de

°

Le senryû

dévoile

le senryû

démolit

les murs

°

con tem plant

ran tan plan

ra ta pla ti

°

(plis…)

Une mise en slip…

°

jaune

tracteur

brun

°

ralentir

retraite

°

De la raie des fesses

à la raie des seins

ou inversement

: sa griffe-haïku !

°

Bien au centre

l’unique mot :

« autour »

°

Fort de son assertion

qu’il répondait toujours,

j’envoyai mon premier recueil de haïkus

à Kenneth White.
Il s’intitulait : « Haïkus et chemises ».

M. Kenneth White ne m’a jamais répondu.

°

Le haïku

c’est un lingot

juste coulé

°

au bord de la Méditerranée

le ponton de plongée

oscille doucement

(à la mi-journée)

°

ce soir

des chats

à chat

sur des murets

°

le balcon

dûment balayé :

une pièce de monnaie-du-pape

°

Que des lignes principales, dans le haïku !

(Les lignes secondaires ne sauraient y avoir leur place.)

Le haïku est une ébauche – que terminera le lecteur.

°

Les nuages se poussent du col

(: Alpes de Haute-Provence, depuis la vallée du Var – Nice-Digne.)

°

Des cascadeurs

Des cascoudeurs

Transparence

Transpirances

°

De l’automobile

faire coucou aux passagers

d’un train d’antan

saluer les gens

de deux mondes

qui se croisent

°

Parce qu’ils remplissent un moule,

ils croient faire un bon gâteau ?

°

champignons jaunes

tout le long de la montée

du col Fromage

°

sarbacane,

sarbacabane

sarbacabanane

sarbacabananas

°

Le haïku à un coup –

le haïku qui n’a qu’un coup ?

(: 5-7-5)…

°

Morsang :

Mord(u) jusqu’au sang

jusqu’à ce que Morsang suive…

°

de nouveau

en pleine nuit

l’odeur du pain (s’)épanoui(t)

°

la fourmi

sans crème solaire

ni chapeau

(montée du col Fromage)

°

le train dans un sens

la pluie dans l’autre

– rentrée –

°

Même court, parfois trop long, le haïku !

Haïkiste,

retire ton commentaire

de l’image !

°

dans son quartier,

la lune

°

Dépourvu de mots

il ne put que s’exclamer

Ah !

(deux ou trois fois)

(- pas 5 ni 7 !)

°

dans l’oeil (droit) de la voiture

un clin de soleil

(matin)

°

dans la caresse du fermier

à ses bêtes

la mort

bientôt

°

terrasse de fin d’août

une guêpe

déguste à son tour

les raisins de ma cure

°

marchant sur le chemin

encore troué de flaques

en chaussures de concert…

quelques cris d’oiseaux

°

Ah, moucheron,

que lis-tu de beau

dans mon carnet ?

°

mini(m)haïku

trop de mots

tue le haïku

°

Les montgolfières

envahissent le ciel

soir d’août

sur Chaumont-sur-Loire

gouttes qui s’élèvent

dans le silence du soir

parfois le bruit des gaz

qu’on remet

dérivant lentement
dans le silence du soir
vers la fin de l’août

ciel

constellé de montgolfières

parfois le souffle de l’une d’elles

La loire, l’étalée…

cueillette de mûres –
des montgolfières
dans le ciel du soir

le coucher de soleil

a accouché

d’une dizaine de montgolfières

(Chaumont-sur-Loire)

°

Si tu mets « trille »

au féminin,

je t’étrille !

°

Les murs nus du haïku…

sans accessoire

sans artifice

sans ornements

sans falbalas :

le haïku nu

/(comme au sortir de son oeuf)

°

au sol

un parallélépipède :

la lune ronde

sur la table
près du lit
la lumière
de la pleine lune

le temps du marathon féminin de Pékin

la lune a glissé

de la table

au parquet

– premiers cris du coq

troisième nuit

que la pleine lune

revient se poser

sur la table

un parallélépipède

de pleine lune…

°

(synesthésie :)

un (petit) bruit frais

au Festival des Jardins

de Chaumont-sur-Loire

dans un des quarts

du bassin d’eau carré

(du jardin coréen)

un massif de lotus

°

relançant dans la jeune mare

une jeune grenouille

égarée

« sauvé la petite grenouille perdue ploc! »

(: Dany)

°

au pied du saule

au bord de la Loire

s’écouler pensées…

°

dernière nuit d’août

toute constellée d’aoûtats

°

sur une poubelle

de Vitry-sur-Seine

« Je suis Charlie »

°

Attiré

vers le vide – joyeusement –

vers le silence absolu,

vers l’effacement…

°

en  cre  ux

en

cre

ux

°°°

Haïkus, senryûs, etc. – PY – juin 2015

1 juillet 2015

°°°

2 papillons dorés

qui s’adoraient

s’adonnaient

à la danse des ailes

dans le soleil

°

fractionné involontaire –

une racine qui affleure

(jog du vendredi, parc Méliès)

°

première canicule

ce cinq juin

– le soir va-t-il orager ?

°

première canicule de juin

la finesse des tissus féminins

°

l’inconnue lente de l’allée…

°

cet oiseau noir

à travers sente

ne poussera plus ses croas –

ce sont les roses roses

au bord du muret

qui sentent le meilleur

°

travaillant ses jambes

sur le vélib’ (à l’arrêt),

béquille dressée

°

Passer

(/ Evoluer)

du Penser au Sentir.

°

elle passe

avec une amie

poussant

une tondeuse à gazon

°

un carambriolage

°

une étudiante

dort assise

à la table de bibliothèque

– son cou

°

(régulièrement retombe sur le côté)

puis elle s' »abat » en avant

sur la table

°

au feu vert

ses lèvres rouges

°

ce matin

le coiffeur bâille

– ses ciseaux ?

°

désert des arts

désir des ors

°

martinets

les stries

dansent

°

toutes ces flèches d’argent

dans tous les coins du ciel

au soir

– l' »amour » du haïku

°

ce soir

sa fille

me montre un classeur de poèmes

que je lui envoyai

il y a quarante-cinq ans

°

Le haïku, ce peut être la commotion

créée par deux images qui se rencontrent (s’unissent, se joignent, se heurtent, s’épousent,…)

parfois même dans un seul mot (mot-valise,…)

Sa seins-ture

de sécurité

°

quand il fait son discours,

il politrique

°

sous sa jupe

joue le soleil –

soir de juin

(17/6)

°

César Marciaux…

°

Mieux vaut

un haïku

court – long – court

qu’un haïku

con – lourd – con !

Quand tu as soif,

regardes-tu le verre

ou le bois-tu ?

Quand tu as faim,

regardes-tu le plat

ou le manges-tu ?

La flèche doit-elle être

rouge, jaune, bleue

longue, courte, mi-longue

fine, épaisse, très fine

en bois, en métal, en verre ?

ou doit-elle

atteindre le coeur ?

(/… et le haïku ?)

assis

au bord de la mare,

j(a)ugeant l’eau

sans y plonger

ô grenouilles coassant

au bord de la mare,

sautez dedans !

l’apparence du haïku

ou le haïku ?

Le haïku ?

: toucher au centre.

Concentrez-vous

sur l’essentiel

(/ Revenez à l’essentiel)

en haïku !

(- le reste :

rien à cirer !)

°

sur l’asphalte

un bras de poupée

(Orly, 20/6)

°

les roses (roses qui sentaient si bon)

un peu défleuries,

leur parfum aussi est passé –

jog du dimanche

°

dans le sentier

une plume noire :

l’incitation à écrire ?

°

deux élèves de Taiji au parc –

dont une

en mauvaise posture !

°

attention aux racines !

le pas rasant

du joggeur

°

le merle

encore là :

de plus en plus ancré dans le sol

du sentier

°

les différents parfums

des roses différentes

°

Fête des pères –
Une femme cueille des roses
du bout des rangs de vigne

°

(La problématique majeure du haïkiste ? :)

comment faire (mieux) voir

au (/ le) lecteur

comment « éclaircir » sa vue

°

le Père Noël

au coin du balcon

rosit

°

Fête de la musique

il prend (des) notes

°

(D’après Daniel Thévenin – FB :)

Eoliennes –

Don Quichotte,

reviens !

°

Sarko à l’Express :

« Je mens moins qu’avant ! »

– Quel humoriste !

°

(Resto -)

L’intéressé-je ?

– ou la télé

allumée derrière moi ?

°

les clins d’oeil

d’une fenêtre

– soir de juin

°

Embrasser quelqu’un

qu’on ne connaît

ni d’Eve ni des dents…

°

une féministe :

dure au(x) mâle(s) ?

°

la pelouse de Qigong

m’offre une jolie plume

de pie

°

traduit,

le 5-7-5

explose

un haïku

« à-ras-le-moule »

un haïku

qui pue la sueur

/ de cerveau

/ mentale

un haïku constrictor

(un haïku de contorsion)

un haïku tordu

°

(Inspiré par la 4è de couv’ de Passage secret de Christian Cosberg :)

Le (/ la) haïkiste :

un personnage

en quête d’odeur(s) (?)

°

Au toucher du soleil

°

… une pie

sort du bouleau…

°°°

Moins –

4 mai 2015

°

Moins il y a de mots dans le haïku,
plus il y a d’espace
plus il y a d’air
autour d’eux,
plus joue l’imaginaire
du lecteur
de l’auditeur –

Le haïkiste,
à l’inverse de « préciser »,
floute,
estompe
son sujet
son action
etc.

pour permettre ce vide
(/ ce vase)
qu’emplira le lecteur
(/ l’auditeur),
s’il le souhaite.

°

Elague
Epure
Taille
ton haïku
à la serpe (du silence) !

°

dp. (4/5/15)

« Billes d’humeur » ou « Têtes de Trucs »… – Avril 2015

3 mai 2015

… ANTI-Journal,
Défouloir,
Eclabouses…

°°°
Avril 2015.

Y en a
qui pensent que si vous ne faites pas trois lignes
qui durent 5, 7 et 5 « syllabes »,
vous n’écrivez pas du haïku !

Pauvre haïku !

°°°

Pourquoi faut-il toujours / souvent / encore / …
que le haïkiste se mire en son haïku ?

: sortir de (/ du) soi !

Le haïku n’est pas
le miroir du haïkiste

Dans le haïku
on ne revient pas vers soi,
on sort de soi !

– Ecrit-il ses haïkus
au présent de l’admiratif ?

Un haïku « bibicentrique » !

(/ bibicentré / bibinecentrique ?)

°°°

Traquer le mot (/ le commentaire)
inutile.

Le haïku,
ou : Comment taire
le commentaire !

°°°

De la persistance / De l’insistance
de la pensée
dans le haïku (français)

De la pensée
à la nausée
de la pensée

Je pense
donc je fuis.

Dans les toilettes
je pense
et pisse à côté

Je pense
donc je pisse
à côté

Je panse,
je suis.

°°°

Vous leur donnez de la confiture,
ils chipotent sur la forme du pot

°

Il serait peut-être temps de se demander ce qui importe (le plus) dans le haïku :

la forme du vase
ou sa liqueur ?

la forme de l’os
ou la saveur de la viande ?

l’enveloppe
ou la lettre qu’elle contient ?

le corps
ou l’esprit ?

l’écorce
ou l’essence ?

l’habit
ou le moine ?

°

Ne serait-il pas temps de s’intéresser
plus au contenu du haïku
qu’à son contenant ?

°

(Pour peu que je sache) :

Je sache que
l’on peut écrire des haïkus autrement qu’en 5+7+5 mores,
qu’en 5+7+5 syllabes,
qu’en 17 (mores / syllabes),
autrement que sur 3 lignes
ou qu’1
(mais aussi sur 2, sur 4,…)

Je sache
qu’on n’est pas tenu / obligé
d’imiter (/ de singer) le haïkaï (/ haïku) japonais ancien / antique
ou son apparence
en français
(ni dans n’importe quelle autre langue que le japonais)

je sache
que l’essentiel du haïku
ne réside pas dans sa forme
mais dans son contenu

Je sache
qu’il est primordial de connaître
l’essence du haïku,
l’esprit du haïku,
le coeur du haïku,
l’énergie interne du haïku,
(le sens du haïku).

Je sache
que s’il n’y avait qu’un critère à respecter
pour écrire du haïku
– ici ou là –
ce serait celui-ci :
appliquer les règles « internes »
qui régissent
(et réjouissent)
l' »âme » du haïku.

°°°

Vous qui tenez tellement
à singer le haïku japonais classique,
comment se fait-il que vous ne l’écriviez jamais
sur une seule ligne
– ni verticale ?

°°°

Mes haïkus
ont pour (seul) impératif formel
le découpage rythmique naturel
dicté (/ voulu) par le sens
propre à chacun d’eux.

ou :

C’est le rythme du haïku
qui dicte sa forme.

°°°

5-7-5 :
l’attrait / l’attirance
de l’uniforme

5-7-5 :
le prestige
de l’uniforme

Le 5-7-5
ou l’art de
ronronner en rond ?

°

mai 2015.

le haïku en 5-7-5
pieds de naguère !

°°°

d.