Archive for the ‘eros’ Category

Yosano Tekkan (h)(1873-1935) par Makoto Ueda

8 mai 2016

in Modern Japanese Tanka, pp. 1-12 (extraits) :

Fonda la revue « Myôjô » (Le bastion du romantisme) en 1900. Epousa Akiko (Yosano) en 1901 en troisièmes noces.

°°°

j’oublierai que je t’ai vue

debout avec un regard stupéfait

mains tenant tes seins

quand un tremblement de terre se produisit ce matin

alors apporte-moi à boire, ma chère

les coquelicots en fleur

me rappellent

ces lèvres que j’embrassai

allongé dans un grenier

éclairé par le soleil du soir

yeux fixés

sur le cou d’un chameau

qui se tient immobile

moi aussi j’attends tranquillement

l’approche de mon heure

sans bourgeons

cette vigne continue de grimper

tout droit

avec l’intention de ne fleurir nulle part

sauf dans les cieux

elle chante et chante

fort, longtemps et sans honte

ne connaissant pas

l’art du poème plus court

cette cigale

à la différence de leur père

quelles heureuses carrières attendent

tous mes enfants

qui ne montrent absolument aucune crainte

de l’algèbre ni d’un chien

sans bruit

un groupe de nonnes en robes noires

passe

ne laissant derrière elles

que la lueur du soir

°°°

(trad. de l’anglais : D. Py).

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Erotic Haiku – Haïku érotiques – Rod Willmot – 1983 – Black Moss Press ed.

9 avril 2012

°

brouillard,
des petites culottes sur le fil

: Bob Boldman

°

À la lueur de la télé
ses mamelons se dressent
bleu et blanc

: Joseph Caston

°

sur la digue
l’écho de son amour
au bas de la rivière creuse

: Proxade Davis

°

l’angle de la haie plantée
dans le bain fumant
ses jambes lisses m’enserrent

: Michael Dudley

°

matin :
les rêves se dispersent
alors que sa main cherche ma peau

: Jo-Anne Elder

°

tombant dans le crépuscule
mes jambes l’enserrant
la lune se lève dans ses yeux

: Jo-Anne Elder

°

le train de nuit ferraille
Mes mains tremblent sous ton corsage
La lune ne bouge pas

: Marco Fraticelli

°

nue
elle mange une pomme
en premier

: LeRoy Gorman

°

doigts de cristaux de glace
sur la fenêtre
j’embrasse son mamelon

: Bruce Kennedy

°

poussant
vers l’intérieur… jusqu’à ce que ses dents
luisent

: Michael Mc Clintock

°

première fonte…
ses yeux partis
sous ses paupières

: Michael Mc Clintock

°

Alors que nous attendons
pour recommencer,
la pluie de printemps

: Michael Mc Clintock

°

Elle s’en va…
l’odeur de l’oreiller chaud
reste

: Michael Mc Clintock

°

gousses de laiteron…
le froufrou de sa nuisette
qui tombe

: Bill Pauly

°

rose soufflée :
déployant les pétales
de ses cuisses

: Bill Pauly

°

poissons au bout de leurs lignes secouant le bateau à rames faisant l’amour

: Bill Pauly

°

ma langue
explorant
la terre

: R.W. Grandinetti Rader

°

séparant
ses lèvres
vers l’aube

: R.W. Grandinetti Rader

°

champ de coquelicots
à travers le brouillard
gouttes sombres sur le lit

: Frank K. Robinson

°

lueur au jardin
séchée dans la forme du
toucher de son sein

: Raymond Roseliep

°

le guidant en moi…
mon bracelet
cliquette

: Alexis Rotella (f.)

°

couchés dans l’herbe humide
il respire encore
en moi

: Alexis Rotella

°

matin
l’odeur de mon musc
encore sur ses doigts

: Alexis Rotella

°

dans ta petite culotte
légèrement descendue
une feuille sèche tombée

: Hiroaki Sato

°

vent d’hiver…
la maison qui craque…
le lit qui craque

: Margaret Saunders

°

lentement, ensemble
sur le lit défait
les ombres des saules

: George Swede

°

la nuit s’assemble peu à peu entre ses seins

: George Swede

°

laissant ma solitude en elle

: George Swede

°

une par une sur le plancher chacune de ses ombres

: George Swede

°

À l’aube me souvenant de sa mauvaise grammaire

: George Swede

°

te retenant
en moi encore
chant des moineaux

: Anita Virgil

°

sa main sur la poignée de la porte
le soleil
entre ses jambes

: Rod Willmot

°

elle essore son corsage
le champ d’avoine ruisselle
après la pluie

: Rod Willmot

°

presqu’au but ses fesses ondulent sous mes mains

: Rod Willmot

°

le chat dans nos jambes nous recommençons

: Rod Willmot

°°

Première séquence :

tu entoures mes seins je te cuillère à soupe

deux monarques tardifs tes doigts lentement trouvent mes replis

ton baiser sur ma montagne nuageuse lever de lune

pic montagneux du brouillard mon clitoris s’élève jusqu’à ta bouche

l’érable changeant à l’instant je remplis ma bouche de toi

ton pouce coupé loin plus loin au-delà de ma lune

(…)

montagne seulement mon extrémité

quand tu te retires je demeure une montagne plissée

: Marlene Wills

°°

Quatrième séquence :

ta main sur moi tu lis à propos de toi dans un poème

gloussant fort à propos de glousser entre nos orgasmes

je viens de connaître tes doigts

vent printanier dans la nuit mes seins retouchés

(…)

: Marlene Wills

°

par le trou du portail sa main

: Finley M. Taylor

°

: in Erotic Haiku, (c) Rod Willmot, 1983, Black Moss Press.

Haïku, etc – Py – 3/15 Août 2011 – (1/2)

21 août 2011

°

L’oiseux du paradis

°

le poème pastel couleur bleu de lune

°

Passer sous silence,
Faire taire –
Ecrire des haïkus ?

°

je balaye les / ces mots
qui font obstacle
au silence

(: la science du silence ?)

°

Certains, en poésie, sont du côté des mots ;
d’autres, du côté du silence ;

certains, du côté du modelage (: qui ajoute),
d’autres, de la sculpture, qui allège…

°

mène tes mots
/ ton poème

au silence

°

déserte la nuit fluide

°
(Anciens :)

ses fesses blanches
son string noir
– centre-ville

un coup de vent
sur l’eau :
l’une se trouble

(cf poème « Vu du pont aux deux lunes » – 1983 ?)

°
deux joueurs (face à face) : miroir ?

la beauté

le temps

°°

Les mots blancs –

A l’assaut
des mots enneigés

une volute de nuage

°

Journal d’abord…

°°

D.C., in Haïku-do, éd. David, 2011.
, (le) chantre du haïku décortiqué !?
: le haïku-crevette ?

dont : le jeu de lego 5/7/5 !
/ = remplissage 5/7/5 syllabes !)

… : Ainsi nous suffit-il de lire (jusqu’à page gratos/em> ) !

*(/ jeu de l’ego ?)

Brûlez l’uniforme 5/7/5 (syllabes !) du haïku occidental (/ français (-chouillard)? ) qui n’est qu’un mauvais plagiat du japonais (: 17 onji) !


(…)

°

l’ombre sombre
d’un nuage
lentement descend
le long du pic

blanc
au soleil
le nuage
sur la montagne
sombre

sur la photo
pas le son
des moutons

sur la photo :
tout
sauf le(s) chant(s)
du ruisseau

longtemps l’hélico
rase la montagne,
son ombre
plus bas

°

le torrent
boit
le bruit de l’hélico

(dévalant)
le torrent
avala
le son de l’hélico

°

le torrent s’éloigne
l’hélicoptère revient

– puis trois framboises

°

sur la table d’expiration…

°

aire d’autoroute :
entre deux urinoirs
une mouche
sombre

°

scie :
l’arbre crie
(son) dernier crac

hache :
expiré

°

L’art du peu –
Lézard du peu ?

: Non : Il faut travailler beaucoup (/ plus !)
pour pouvoir (/ savoir)
écrire peu ! (/ moins)
(?)
°

vider le lac de l’encre
jusqu’à l’émergence du
sens optime

, ultime

Avancer vers le moin(dre)

°
(randonnée / ranrepris(e) ?)

« les gamelles et les bidons »
les gadelles et les bimon(t)s
les bidelles et les gamons
les gadons et les bimelles
les Gabi et les donmalles
les mallbis et les dongas / gadons
les donbis et les melgas
les Melba et les donguis
les bamelles et les guidons
les belles mies et les dagons
les dellgas, les bonmis,
les dellmis, les bons gars
les melldis et les gabons
les galbis et les mèdons
les bligas et les démons

°

le dentiste opère
son assistante cligne
souvent des yeux

°°

lavande :

les doigts,

le nez !

°°

le dire des jardins prochains

°

Cairn(s) de « Grande Randonnée » …

les mots sont les bornes,
miettes, cailloux
du chemin

les mots du haïku
sont le(s) doigt(s)
qui montre(nt) la lune

°

soirée d’août –

(instant capté au vol,
luciole)

°

après la retraite
il partira
dans l’eau-fourrure

°

la surprise du miroir

°

suivre encore la
« RUE DU HAÏKU »

Se débarrasser des mots
qui incrustent ton cerveau
la nuit :
écrire.

°

veut traverser la page
un seul trait de haïku

un seul trait de haïku
. . . . . . . . traversant la page

°

l’effluve
les fauves

(: refuge des Merveilles, Mercantour)

°
((la) Lune du 13 :)

O la lune
– grande randonneuse –
sur l’autre versant

lune,
O réveilleuse !

O la lune au sommet
s’éloignant de la mer

(: « alexandraïku » : 6 + 6 !)

O la lune envolée !

°

« Flashaïku »

°

« 2 fois rien »

°
nos dirigeants,
ces grands, ces nombreux
pillulsionnistes !

(Finir par) Comprendre que ce monde qu' »ils » nous imposent (/ veulent nous imposer) ne nous concerne pas. Nous avons d’autres mondes à vivre.

°

Le haïku est un instrument de percussion
(: gong, cloche de temple, etc.
, fusil / hache, épée ?)

… Il finit par taper sur la tête des haïjins, des haïkistes (et des lecteurs)… (?)

°

se relevant la nuit,
suivre la lune
en haut de la montagne

(6+4+7 = 17 !)

avant d’écrire : voir la lune

°

Quelle poubelle léguons-nous à nos gosses ?

°

Rédaction

Réduction

(: tenir / prendre le moins de place possible.)

°

viamourire

/ humourire

/ amourire

°

« dès que tu peux
détends ton cou »

(: « inscription » sur un tronc d’arbre coupé bas, plus ou moins à ras du sol)

°

saccados
saccadé

(pierrailles / clapiers)

saccassis

(repos)

nous sommes des cailloux
et nous glissons

Nous sommes cailloux
et dévalons la pente

°

dans le brouillard
(la lune
sur le mont)

°

Haïkus, etc – Py – fév. 11

2 mars 2011

°

ajoutant du gris
au gris du ciel,
l’incinérateur

°

infimes flocons de neige –
sortie de répétition

infimes flocons de neige;
chewing-gums sur la chaussée

°

à la recherche du
temps qui place…

°

(goé-
mon) professeur
d’engrais

°

croa croa croa
au-dessus de la ville
enneigée

°

seules
quelques feuilles
défaillent

°

de part et d’autre
de l’église,
la queue pour la soupe populaire,
la queue pour l’entrée du concert

(5/2/11, Saint-Eustache)

°

2011,
l’année
des haïkus
du lapin

°

sa voix n’a pas
la forme de ses lèvres –
boulangerie

°

Guillaume Séchet
présente la météo
– 8 février

°

fasciné
par le clou :
ce soir
son ombre
vers le haut

captivated
by the nail :
tonite
its shadow
upwards

°

à chaque battement de son coeur
l’écran
tremble

°

mercredi :
les rues au matin
beaucoup plus calmes ;

ni poussettes
dans le bus

°

D’un-mot-ku :

« passe »

(Combien de temps
entre le « p » initial
et le « e » final
de
« passe »
?)

°

les nuages refont le coup
de la couleur des lampadaires
– matin d’hiver

(12/2, Orly-Ville)

°

ton tube-dentifrice
sur le mien :
veille de la Saint-Valentin

°

la fin de ton haïku :
le bord d’une falaise

°

Saint-Valentin –
la bouteille de champagne
à 69 euros

°

dans un appartement
un peintre peint
les contours
du ciel
gris

°

Partir, c’est m’ouvrir un peu…

°

les mains mouettes…

°

Saint-Valentin –
au milieu de la route
deux pies
se partagent
un sandwich

°

boules
qui est-ce
qui ronfle
encore ?

°

ont descendu
indécents nus
l’escalier

(cf Picasso…)

°

une balle
rebondit
et roule
jusqu’au bout de la pièce

ping-pong ? –
une balle qui tombe,
rebondit
et me réveille

°

Sarkozy,
président
de la Ré-privée !

°

deuil :
rapprochement familial

Des nuages lumineux
franchissent le pont —
L’on parle de deuils

°

la parole en joue…

°

filet flûté :
le concert
de la prostate

°

brassant le brouillard,
l’éolienne

°

« Monsieur Renard, le marchand de volailles… »

(: maman.)

°

un violent séisme
un violoncelliste

°

"ses petits doigts
pas plus gros
que les fraises des bois"

(: maman / Romain)

°

nous arriverons
par le vent du soir
inquiet des amandiers

°

toi, dont les cils ondoient –
toi, dont les si longs doigts

°

120 à l'heure –
entre conducteur et volant :
boucles blondes

°

le soir descend –
l'on assemble des cartons

le soir
entre
dans un carton
de déménagement

the evening
-darkness
fills
a cardboard box

°

vasque haut de gamma

°

patères
pas chères

°

la vieille dame
se souvient
un peu tard
de son
"activité-mémoire"

°

supérieurs
si peu rieurs

°

de temps à autre
une fille qui dit :
"j'm'en bats les couilles"

°

porte d'entrée grande ouverte :
un chapeau de paille
une paire de chaussures à talons

°

plage :
toute la famille
en rouge-coca

on the beach
the whole family
coca-cola red

°

le chant d'un oiseau
perce le gris
du matin

(fin février)
°

Après Mata-Hari :
MAlliot-à-ri
sques ?

°

Sarkozy,
(ou) la logique
épidermique ;

le com-
passionnel

°

coucou :

cinq coups
puis six coups :
haïku matinal

°

la saucisse aussi

°

07 : 07 :
déjà levé(s)
les haïku(s) !

°

accueillant coyote

°

(exploitation du gaz de schiste) :

(nous pourrir)
la planète
(déjà)
pas nette !…
= em-pirer !

le « Grenelle » : des dupes !

°

Saint-Valentin –
la lune d’un côté
les nuages de l’autre

Valentine’s night :
the moon one way
the clouds the other

(2008/2011)

°

dernier février –
une belle paire de jambes
disparaît
au coin de la rue

°

d’en bas de l’escalier
monte
sa gorge

°

Cet urlute Berlu-

°

dernier février –
premières jonquilles
au coin de la rue

°°°

dp. (2/11)

Haïkus, etc. Py – janvier 2011 – 1/2

24 janvier 2011

°

le soleil
frappe les glaçons du toit
– premier jour de l’an

le soleil glisse
sur les pentes enneigées :
restaurant de l’alpage

°

des touffes de poils arrachés,
des gouttes jaunes
sur la neige

(Savoie, fin 12/10)

°

bouclés de givre
les arbres ;
le début de l’an *

* Langres, plateau à l’est de la France.

°

des cris de métal
régulièrement –
gare de Drancy *

(d’après 2/2/04)

* en Île-de-France, d’où partaient les convois de prisonniers pour les camps d’extermination nazie.

°

à chaque extrémité
de la feuille de vigne
une goutte de rosée

(Pont-aux-Moines, 200?)

°

une abeille
se traîne

sur le parvis
de l’église

(Lot, 200?)

°

sur sa porte
lu :
 » je suis ouverte  »

(Paris, 2000?)

°

au Musée de l’Erotisme
cette inscription :
 » AIR CON – – –  »

(d’après 31/12/06)

°

marchant le long du mur :
elle
et son ombre

le pain
levé comme jamais
– lune noire

sur le toit gris
des rouleaux
de laine de verre

mi-janvier
un père Noël attardé
contre une façade

les lampions du matin
les couleurs du ciel

son archet
traverse l’après-midi
– mi-janvier

°

matin de novembre
la voisine
jour du cor

(12/12/06)

°
(à suivre… 2/2)

poèmes, etc – py – juin 08

2 novembre 2010

°

sur l’enseigne rouge
le soleil
se couche

ciel du soir
strié de traînes d’avions –
martinets

éclairs
derrière les fenêtres :
plans télés

arpentant le pavé :
portraitistes du Tertre

devant l’étal aux citrons
ses plus que pomelos

chants sacrés
sur France-Musique,
dehors, des mélodies d’oiseaux

mardi gris –
Ternes Étoiles

3 a.m.
the smell of bread
fills the flat

3 heures du matin
l’odeur du pain
emplit l’apparte

chemise blanche
pantalon noir –
crotte de pigeon

concert costume :
a pigeon poops

Institut des Langues Orientales :
jeux vidéo
et mangas

(d’après Yumiko, 20/6)

Conciseler.

ce soir les oiseaux –
brancher France-Musique

des vols vifs de martinets –
une sublime musique russe

 » Marlboro 3 euros !
3 euros Marlboro !  »
: Métro Barbès

son chapeau de paille
un air penché
– quai de train

yoyo d’une araignée
au bout d’un doigt :
restaurant « Les Vents d’ange »

fête de la musique :
odeurs de pétards
et de troënes

(Beauvais)

à chaque soir son soleil –
ailes au ciel

à chaque soir
son ciel
ses oiseaux

troisième jour de l’été :
des pigeons picorent
le bord du soir

martinets se pourchassent –
les couleurs du couchant

entre omoplate
et bretelle
un dauphin saute

déjà de bonne heure
la ceinture sonore
du périsphérique

au coin du trottoir
une merde bronze –
fin d’année scolaire

dernier vendredi d’école
papiers en boule
dans la rue

dans la poubelle
renversée
une femme
collecte


(Senryû sous Sarko :)

 » Immigration choisie  » :
quarante-quatre cartes
délivrées en deux ans !

à son oreille
dans la rue :
un concerto de violon

peau à peau
le soir tombe

le coup du B
au bout du quai –

dans ce
verre ballon,
ce vin
m’envole ?


(« art poétique » :)

Réduire à sa meilleure expression.

Le problème est :
jusqu’où ne pas dire ?

Si le silence est long,
le haïku est court
– et inversement

dernier dimanche de juin
en paréo
elle repasse –
fenêtre mi-ouverte

dans sa boîte en fer blanc
le cassoulet « to lose » 1
à la fourchette

j’en pince
pour elle –
son linge
sèche

sur le chemin
jaune et noire
salamandre
immobile

(<– 8/2001)

dans le ciel
un L
d'avions

entre deux cheminées
le feu
du soleil

du haut
de ce chez moi
provisoire
le ciel
et ses cris

première étoile
dans le soir
un avion monte

battements d'ailes d'un pigeon –
la ceinture sonore du périphérique

pas pu décoller d'un aria de Mozart :
taillé mes crayons

(: R. Berberova + C. Bartoli, in « Lucio Scylla » / Harnoncourt, 1983)

°

d.(6/08)

haïkus, etc – Py – avril 08

2 novembre 2010

°

un plastique
s’envole dans l’arbre
– premiers jours d’avril

la violoncelliste
lance une pique
– complétez !

le ventre lie-de-vin
des nuages pommelés
et puis ça change

face au soir qui tombe
pâtes à la tomate
et vin rouge


(poisson-poison – 5/7/5) :

contamination
polychlorobiphényle :
l’omble-chevalier

in « 20 minutes » du 3/4/08, p.8, col. 1)

les pattes des pigeons
sur les toits de Paris
brûlent-ils ?

(cf. le film : « Paris brûle-t-il »)

en haut du soir
un oiseau pépie
– quand va-t-il bien s’arrêter ?

pluie sur l’étang –
une carpe (fait) surface

rain
on the pond
a carp
surfaces

en face aussi
photographiant
la giboulée

un pigeon aux ailes blanches
descend du ciel gris
– dimanche de printemps

premier dimanche d’avril
elle lave ses vitres

bruit d’avion
elle descend le trottoir
en rollers

sur le toit
les pigeons picorent
les gouttes de pluie ?

matin du 7 avril
soleil —
le blanc sur les toits fond

une flamme olympique (à Paris) :
3000 policiers
(100 en rollers)
65 motards
32 véhicules de CRS

torche olympique
les protestataires
s’enflamment

début d’après-midi :
la neige repartie
d’où elle était venue :
thin air

le match commencé :
l’écran vert
du voisin d’en face

matin
parsemé d’oiseaux
– à leur affaire

_
(« art poétique » ?) :

Pourquoi vouloir mettre en forme ?
Laisse tomber les mots
tels quels,
tels que venus, apparus dans ton cerveau –

tels que venus
repartant :
ne rien échafauder

du mal
à prononcer
« incommunicabilité » !

vue plongeante
du pigeon
sur rue

sur l’auvent
de la librairie
un pigeon
déambule

sans dessous dessous
la jeune sévillane
tournoya

(<– 1990 ?)

ça s'coue, l'bus,
ça s'bouscule !

le réel
t'offre
ses mots

lisant
le livre
que je lis
– métro

Lucy dans le skaï

ah, quelle difficulté
que de se réduire
à sa plus simple expression !

dehors, le vent d'avril,
dedans, le va et vient
du souffle :
relaxation

sur son trapèze
le poids
de la lumière

(cf mars 08 ?)


(haïkuisine :)

écouter
le chant des oeufs
au ras de la poêle

un pissenlit en fleur
rue Fragonard

de leur balcon
deux femmes regardent
le dimanche
de haut

les mots
pour dire
le silence

apprécier
le silence
que creusent
les mots

un drapé
… de silence

le haïku,
cet îlot
de mots

Écouter,
c’est écouter aussi
le silence

Écrire haïku,
c’est équilibrer
sons
et silence(s)

… ceux qui n’ont
que les mots à la bouche …

grâce à la cheminée,
SEAT
devient
SEPT

Le soir tombe
dans la rue

de soir en soir
la lune grossit

fleurs roses de l’arbre
dont j’ignore le nom

vert-pommes
son T-shirt

horde de pigeons
sur le toit
couvant le soleil ?

levant son verre de vin
à la couleur du soir

oh merde ! fit-il
quand son chien chia
sur le trottoir

tout plein de pendules
aux battements différents
– 88 ans


(du haïku :)

que tous les éléments concourent à l’unité du haïku

chaque fleur humée –
du bec, un cygne
lisse ses plumes

dans l’air
du dernier dimanche matin d’avril
une fanfare
au gré des vents

tambours et trompettes –
un vent frisquet

grosso modo
la fanfare
joue juste

mère (88 ans)
et moi
allons faire les courses
au 8 à 8
voisin


(S.S.S.) :

Sommes-nous gouvernés
par une bande de malades mentaux ?
le doute est de moins en moins permis
Au nom du bien (prétendent-ils)
ils font bien pire
que s’ils ne faisaient rien.
Empêchons-les de continuer à agir
nuire !…

du violon
tombent des gouttes
: sueur du violoniste

du violon
goutte
la sueur
du soliste

rigoles de sueur
sur le vernis du violon :
concerto de Brahms

(: Gil Shaham + Cl. Abado, Orch. de Berlin, 2002)

histoire d’Issoire
et de son sifflet –
le train redémarre


(« art poétique » :)

Un art qui reste « artificiel » est un art de paresseux.
L’art doit (r)amener au réel, à la « nature », au « naturel »

le réel réintégré…

les cloches
du couvent proche –
trafic du lundi matin

les jardiniers municipaux
viennent tondre la pelouse
– barbe de cinq jours

chant du merle
en réveille-matin :
dernières heures à Millau


(jog :)

humant lilas et roses
tout au long du parcours


(Fait de printemps :)

étang calme –
un couple de nonagénaires
fenêtres ouvertes
y plonge

nuages gris
passant au-dessus des toits ardoise
Reims, trente avril

°

d.(4/08)

Haïkus, etc – Py – 2/9/10

15 octobre 2010

°

elle émeut
un étrange ronflement

°

« le haïku c’est » :
la lumière
ouverte,

c’est l’araignée
qui se balance
dans son hamac,

c’est
la vacance
du pouvoir,

un parchemin
de 48 kilos,

la lumière qui s’achève
(juste avant qu’elle ne s’achève)

°°

Vénus
en mon bain…

… croquer Vénus …

craquer Vénus…

°°

le pain
dans la nuit
gonfle
la lune…

°

premier cri
un corbeau
2 fois
2 septembre

très loin une réponse
de corbeau
apparemment

trois fois trois cris
traversent l’aurore

de noir à bleu

déchiffrer l’aube…

le bleu blanchit
(eux, en chient ?)
le soleil
un petit coup de rosé

°

désesperdu

°

le corbeau
est-ce le même
qui revient faire
son tour de chant ?

(/ un tour de champ ?)

(sur l’en-haut d’un immeuble)

°

calmeur de clameurs…

°

les derniers cris du coq
poussant
– tirant !…

°

au milieu de son tremplin
l’araignée
en coup de vent…

°

les photos de l' »Internénette »
: ses Internénés !?..

une gobeuses d' »Inter-mecs » !?

ça, là, ça, !
(salace …)

ses champointes ?…
– sa féminité…

sa ligne de démarcasseins…

de bite en blanc … ?

°°

Haïku :

la vie dans / par ses manifestations concrètes –

Les sens-haïku =
l’essence-haïku !

°

(D’après Dany :)

le lit
yin et yang
ce soir

°

d.(2/9/10)

Haïkus etc – Py – 1er sept 2010

13 octobre 2010

°

a shit
in a sheet of paper :
parisian pavement

°

bibendhomme
mort
sur la Loire

(après avoir vu « Poetry » de Lee Chang-Dong :
un souvenir orléanais de jeunesse)

°

à chauffe-pourpoint :
sur le gaz du moment !

°

cyanurgence (?)

panurgence ?

°

(lettre à P. de M. :)

Le présent (de l’indicatif)
est vraiment le seul temps du haïku :
ça le rend vraiment
plus fort, vivide, concret !

°

Les ailes de l’oisif.

°

une belle mouche
de la taille moyenne des mouches
ce premier septembre
chez moi

°

« plötzlich ! » :
un des mots du haïku !

°

le sourire
de la prune
qu’on fend

°

au mur
un clou

°

un avion
traverse une grue
– rien

°

crépuscule –
sur les toits les pigeons attendent
le retour du
« maître du pain »

°

ô, ces traînes de nuages,
ces étrennes de nuages,
tous les soirs !

°

l’avion disparaît
dans le rouge des nuages
: premier septembre

au bout de la grue
la première étoile :
premier septembre

premières étoiles rouges
au ras de la ville :
le haut des grues

la lumière de l’avion
parcourt
le balancier de la grue

lentement,
loin,
l’avion grimpe
le long de la grue …

°

Ils regardent
l’écran de leur télé –
je regarde
l’écrin
du soir
ébleuissant

°

d.(1/9/10)

Haïkus, etc – Py – Août 10 – 3/3

11 octobre 2010

°

(à) 5 heures du mat(elas)…

°

Le haïku
c’est la conscience du présent

°

des scandales de paille (?)

°

à côté de l’hirondelle
morte sur le trottoir
l’enfant dépose une fleur

(rue Pouchet, 21/8/10)

°

lighting a candle
for my first wife’s
first boyfriend
passing away

allumant une bougie
pour le premier petit ami de ma première femme
venant de mourir

°

a nice slice
of raw ham
– distant thunder

une fine tranche de jambon cru
– tonnerre au loin

°

« Le haïku c’est »
l’écho
des mots

°

faire feu
de tout instant …

faire feu
de toute instance …

de chaque moment
tirer le suc –
= le suc-
cès d’écrire
en haïku ?

°

(fiction) :

On my road
nobody ?
– Let it be !

sur ma route,
personne ?
: ainsi soit-il !

On my road
my friend
anna

°

La justesse du (res)sentir
l’exactitude du dire

°

bruit d’une cascade
entre les branches torves
de l’arbre

(Sq. des Batignolles)

°

(Senryû aux (plus d’)sous :)

Y a plus d’sous
(pour les retraites, etc.) ? –
marché de 1305 caméras de surveillance à Paris
pour 166 millions d’euros
attribué à Suez et à Véolia

(22/8/10. Source : Radio-Libertaire)

°

chèvrefeuille
jasmin … :
oasis parisien
de la Cité des Fleurs

(75017)

°

(Kyôkus :)

La pureté,
c’est aussi
l’expression la plus minimale
(sans perte de sens, évidemment !)

plus c’est simple,
plus ça me plaît !
: est sans ciel !… (?)

°

quelle forme prend
une spiramide ?

°

la jouissance du mot
« jubilatoire »

°

mes contemploraines …

°

Il ()suit
ses lunettes …

°

éclat-boosté

°

« 3 jours pour faire peau neuve
avant l’été »
dit la pharmacie :
dernière semaine d’août

°

Elle est ingrate…
Elle est même
ingrasse …

°

samare dans un sens
oiseau dans l’autre –
une soirée de fin d’août

°

magnificence du ciel :
des ourlets de nuages
puis un corbeau

ce soir le ciel
tout en (a)dorures …

°

un corbeau s’émerveille
du coucher de soleil

°

Ce soir le ciel
emporte mes mots

°

deux corbeaux
à distance commentent
le crépuscule

ce soir
deux corbeaux –
crépuscule

°

« mon loup sucré »
me dit-elle aujourd’hui
au télé-faune

°

(haïcuisines) :

soleil couché —
une moitié d’avocat
sans son noyau

(22/8/10)

trinquant rouge
sur fond bleu-nuit

°

(mot :)

FUTur
contient en lui-même
son passé …

°

sur le toit en face
l’ombre de l’ouvrier
démantèle
l’ombre de l’échafaudage

(24/8/10)

faut-il qu’il ait
le pied marin (?)
l’ouvrier
qui déchafaude ?

dernière semaine d’août
les couvreurs
dézinguent

°

sous un marque-page :
coccinelle
citadine

une coccinelle
sans taches

°

un insecte essaie
la face escarpée
du bol vide…

par la face
la plus périlleuse
du bol
un insecte

échoue

°

Les ouvriers
descendus des étages,
l’ombre des oiseaux
y passe…

°

une discussion
serrée
dans mes bras …

°

seul –
les milliers de bulles
du vin qu’on verse …

toutes ces bulles
du vin versé
rapidement
disparaissent

vin bercé
bain versé

°

fin août –
les feuilles déjà
rentrent dans l’immeuble

°

(haïkuisine :)

sur la peau
de la poire
un mélanome
d’août

°

à la pointe du présent
comme ce chien
dans la rue

°

aujourd’hui la gouttière
recueille
le rien du ciel

°

feuilles déchirées
fin août,
je rate le panier

°

en face des pigeons
la porte du lanceur
fermée

patience :
dix-huit pigeons
sur le toit

°

une samare s’élève –
des hommes donnent de la voix …

°

un hélicoptère
suivi d’un feu rouge
clignotant

°

grandes enjambées
sur talons hauts
– elle entre au trois

°

truculent,
trucululant,
trucuculant

°

sous la lampe de chevet
un insecte court –
on dirait un sarko
d’un côté
de l’autre
frénétique(ment)

°

(haïkuisine :)

ce soir
l’odeur du pain
– si rien d’autre !

le pain cuit
me siffle
– cardinal
hors Québec !

°

(haïkuisine :)

Ah le doux chant du cristal
dans la cuisine !…

°

le poète
joue des sens
et des sons …

sa muse l’abuse ?

°

(Kyôku ? :)

En haiku,
il s’agit de « calmer le je »
et non pas de
« clamer le je » !

°

(S.S.S.)

Pour Sarko
l’exclusion tient lieu
de politique
extérieure
(/ et intérieure !)

et :
À nous les gros sous !
de politique
intérieure ?

sous les avions nolisés
les sous

°

senryû =
l’esprit de séRieur
(?)

°

Faire fuir
=
vider le bol
(?)

°

Temps cessant sans cesse
sept-cent-sept ans
ou
sept secondes
insectes

Le temps qui fuit :
« sssss » –
la chambre à air
s’aplatit

°

Il s’affaire – rires

°

(Omar, Bingo ! :)

Ô marre
du bon goût,
ce dictateur !

°

jaune, vert, gris,
toutes les couleurs du rire

°

en plein ciel
un pigeon
sur sa branche-télé

°

les pleurnichieuses …

°

Certains
ne peuvent pas éviter
de se mettre en scène
dans leur haïku.
– Est-il, sinon,
si creux ?

°

cette nuit
la pluie
salit un peu plus
mes carreaux
– fin d’août

°

Le haïjin
doit
Donner à voir

°

Le haïku larmoyant
n’est pas du haïku :
c’est de la soupe-haïku,
du « soap-opera »-haïku

(: Allez frapper au tanka !…)

Le haïku compassionnel, etc,
pour moi : très peu !

Finissons-en avec le pathos dégoulinant
de « bons » sentiments
(mais qui ne résout rien, ne propose rien, qui, béni-oui-oui,
gobe tous les discours de tous les dirigeants
qu’ils soient politiques, religieux, ou autres )
de ceux qui se soumettent
et croa-croaent à tout ce qu’on leur fait gober
camembert(s) de la fable
ou de la présente réalité !

°

Quand l’image n’est pas assez directe, immédiate
(quand je ne vois pas CLAIREMENT ce que dit / disent
l’image / les images du haïku,
c’est raté pour moi !),
quand il faut que j’aille la chercher,
y « penser »,
c’est (aussi) raté !

°

Souvent
l’adjectif
tue le haïku !

Même les articles
il faut jouer avec,
oser,
changer, supprimer, équilibrer, balancer,
doser son poème (/ haïku)
pour qu’il ait (qu’il n’ait que)
le juste poids,
le juste rythme,
la juste oreille !
– Jouer (se jouer) des articles !

°

Les gens qui en restent encore au 5/7/5
et aux trois lignes
en haïku
sont des bambins encore à la bouillie !
Cette première règle
(des 8 recensées par G. Swede)
du haïku traditionnel
est la première qu’on peut faire sauter
/ qu’ont fait sauter :
Japonais, Américains, Canadiens…
Il y a plusieurs dizaines d’années.
France, réveille-toi !

°

Écris moins,
suggère plus !

°

les roses très mièvres…

°

étalée sur son lit
– cerveau plat ?
: télé

°

de la lune,
des nuages,
qui
traverse ?

°

Au milieu d’autres
immobiles,
quelques feuilles
dansent en rond

(Bd de Sébastopol, 28/8/10)

°

L’oxygène
L’os qui gène …

°

Le soleil
a pris leurs jambes
Paris
les reprend
– fin août

°

sortant de la sieste
ouvrant le livre
L’Art de la sieste*

* Poèmes chinois, 2d. A. Michel, 2010.

°

(Tanka – à anna :)

Je pense à toi
là-bas – là-haut
sur les pentes de la montagne
coupant du bois fin août
pour ton hiver en ville

°

(haïkuisine(s) :)

combien de temps
que je n’ai pas coupé
de carottes en rondelles ?

crépuscule d’août

une carotte
(dé)coupée en tranches
dans le couchant de fin d’août

de nouveau
dans le couchant
trancher l’orange
de la carotte !

°

sur un « cahier de poésies »
des recettes de pain
à la machine

°

tomate
ô, tomate,
quel doux goût de fin d’août !

°

dans ce couchant
de fin d’août
des nuages en route
vers
nulle part

°

Allant au lit avec
L’Art de la sieste

°

Un maître
plus emmerdé
que son chien qui chie !

°

haïku :
dire midi
à midi

°

Les oeufs,
dans leur soutien-gorge de carton…

°

l’immensemence

°

sur une plaque de bitume
une date :
28 05 99

°

teints d’endives
– ou d’abricots :
parisiens de fin d’août

°

à l’autre bout du téléphone
le bruit des gouttes
sur sa vitre

°

Il vaut mieux sucer du sein
que bouffer du saint

(dialogue a.-d.)

°

ah, le bruit inopiné
du verre de cristal
quelque part sur ma table !

Ah
le son du cristal
inopiné !

°

Par définition
la Mort
n’existe pas.

la vie,
existe-t-elle ?

°

cake baked
her wrinkled breasts

sa peau de pain d’épices
craquelé
entre ses seins de fin d’août…

fin août –
le quatre-quarts cuit
de sa poitrine ridée…

l’entre-deux seins
ridé, bien cuit
: fin d’août

la couleur de sa poitrine
une reliure à l’ancienne …

la couleur de sa peau
du four de l’été

°

journée vide :
qu’un bruit de haïkus
au clavier

°

mousse dans la chope de bière –
l’état de la banquise ?

°

Dieu, Dew, …

°

Le haïku
c’est le monde
extérieur

°

des nuages défilent
des haïkus défilent
: même jour

°

haïku :
la signification par les objets

°

tissus qui voltigent :
la vie des voisins

°

depuis ce matin
ils n’arrêtent pas de se crêper,
les pigeons

°

(haïkuisine – élévation du haïgoût :)

la tomate
a un look
de montgolfière

°

(2 senryûs cyclistes :)

Laurent Fignon
mort à cinquante ans :
vive le sport !

50 ans
Fignon a crevé
(ses deux pneus)

°

vaut-il mieux être
adureux
ou
amoureux
?

°°°

d.