Archive for janvier 2016

Compte-rendu du kukaï de Paris 109

31 janvier 2016

En présence de 18 personnes, 39 haïkus furent échangés. 23 obtinrent une ou plusieurs voix.

°
Avec huit (8) voix :

Livre de chevet

Toute la lumière du jour

pliée dedans

: Monique Leroux-Serres

°

Avec quatre (4) voix :

matin gris –

d’une humeur

de nuage

: Michel Duflo;

Mouchoir chiffonné

au fond de la poubelle

ses larmes d’hier.

: Patrick Fetu;

Passade –

Restent ses pas

sur la neige

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis;

vent de velours

il entre par la fenêtre

le mimosa

: Patrick Fetu.

°

Avec trois (3) voix :

déménagement –

le miroir n’a rien retenu

de ce qu’il a vu

: Antoine Gossart;

Pelouse secrète

de nos tâtonnements –

l’herbe couchée

: Catherine Noguès;

tes yeux perdus dans

le ciel de Paris – poupée

de brocante

: Jacques Quach.

°

Avec deux (2) voix :

déjà le soir

encore un rayon

me dit mon ombre…

: Philippe Bréham;

Devant la Joconde

une belle fille se sourit

– selfie à deux

: Alice Schneider;

Ecole buissonnière

dans la rangée des fourmis

une à contresens

: Ben Coudert;

pèse-personne –

quel poids

pour la poussière ?

: Valérie Rivoallon;

Plein hiver –

Rentrant du cinéma

Le son aigu de mes hauts talons

: Hiro Hata.

°

Avec une (1) voix :

Blanche

comme un linceul

la piste noire

: Marie-Alice Maire;

crépuscule d’hiver –

dernière tournée de fiente

des mouettes

: Michel Duflo;

devant l’église –

c’est ça Sainte-Moustache ?

demande la petite fille

: Antoine Gossart;

la pluie d’hiver

affleure la vitre –

baiser de solitude

: Catherine Noguès;

la télé en panne

je regarde ma femme

qui pleure

: Ben Coudert;

quartier Pigalle –

en train de copuler

deux pigeons

: Minh Triêt Pham;

rencontres matrimoniales –

ma fille me présente

Freud (*)

: Valérie Rivoallon;

(* : un chat.)

Serin en cage

Comment comprendre la joie

d’un chant si libre

: Nicolas Lemarin;

son doudou

fripé

comme elle

: Eléonore Nickolay;

Tout est gelé

les canards font le tour de

l’étang – à pied

: Jacques Quach;

ville d’Orly

échappées d’un avion

les perruches prolifèrent

: Danièle Etienne-Georgelin.

°

Sans voix, mais commentés :

Des nuages sur les reins

Le ciel bleu sur la tête

Le premier ski

: Hiro Hata;

je reprends

de la cuisse

: jogging

: Daniel Py;

Le feu se meurt

laissant une ombre

la cendre

: Monique Leroux Serres.

°

Notre prochain kukaï aura lieu samedi 20 février, à 15 heures, au bistrot d’Eustache (- ou de « Moustache » ? / ou de « mousse-qui-tache » ? (pour continuer dans l’esprit de l’almanach Vermot !?…)

°

 

 

 

 

 

 

Publicités

haïkus, senryûs, etc. Py – déc. 15 – 3/3

13 janvier 2016

°

sur cette plage

du 22 décembre

un galet au nom de Flora

Avant de quitter Castellar

laisser couler le galet

au fond de la fontaine

J’eus une histoire avec un galet

(passé clandestinement

d’Italie en France)…

°

Il chantait f.

Il chantait j.

°

I-fôlâtrer.

Idol-âtrer = Jeter les idoles au feu (?)

°

Dériverain

Passer au fil des mots…

°

dans l’arbre

des pigeons

à la place

des feuilles

– 24 décembre

A bare pear-tree

°

(Cimetière de l’Egalité, Millau :)

Tous les égos

au Cimetière

de l’Egalité

dans le cimetière

je ne fais que passer

de croix grise en croix grise

le signe sur la voie ferrée attenante dit :

70

Z

LM

La famille DELHEURE

en grand complet

marbré

Henri 1903-1964

et

Hélène 1908-2009

Au milieu des morts

du cimetière

je bois une bière

Au cimetière

sifflant une bière

Cimetières,

ô lieux

hautement poétiques

– Se ressourcer…

Cyprès

pour les si-loin

 

et qui s’éloignent

encore plus

peu à peu

pas à pas

 

pas à plus pas

(et) je retombe

sur la tombe

d’Emma Calvé

1858-1942

« Sur ma tombe un petit bassin où

les oiseaux viendront boire et chanter »

Mes propres morts

n’honore

guère

Tombeau des Familles

CALMES

sur une pierre

tombés

des fruits du cyprès

d’en haut

toujours vives

les fleurs artificielles

au pied du tombeau

Haut

au-dessus du cimetière

des oiseaux de proie

tournoient

patiemment

/ paisibles

patients

poubelle de cimetière

une canette

de bière

A la porte du cimetière

trois vieux amis parlent

rhumatismes

Autour du cimetière

des voisins

âgés

La rue de l’Egalité

mène au cimetière

de l’Egalité

– CQFD

Sortant

du cimetière de l’Egalité

le soleil

me pousse au dos

(24 décembre)

°

12 poissons exotiques

dans l’aquarium;

8 pensionnaires

de la maison de retraite

devant

crèche (de Noël) à l’Ehpad

Les résidents

devant l’aquarium

Pleine lune

du 24 décembre,

tout là-haut

°

« – Toi, tu ris comme une décavaillonneuse ! » *

* : maman, souvenir de jeunesse.

* = charrue conçue pour décavaillonner (= labourer dans les vignes).

°

Prenant une photo

du couchant de soleil

derrière la vitre sale du train

(- 26 décembre)

°

La concession au cimetière

de mes grands-parents maternels

caduque à Noël 2016

(Allée E, travée Ouest)

°

Beauce –

le soleil s’allonge à l’horizon

26 décembre

°

Il prit le train

de 16h53

voiture 16

place 53

– et arriva

comme prévu

à destination

°

Ouvrir / un sourire / comme une huître

(elle était) belle comme une huître…

°

Cette nuit,

« tracé le beurre » –

ce matin,

prenant la route

°

Les canons à neige

muets

– hiver noir *

(Arêches, Savoie, 27-28/12)

* / – décembre noir

°

Quand il en arriva (exactement) à :

« couvrir l’événement », *

le soleil se cacha –

(il rentra (de la terrasse))

* in : L’Analphabète qui savait compter, de J. Jonasson, Pocket 15933, 2013, p.244, l.13.

°

déplorablabla

°°°

 

Haïkus, senryûs,… – Py – Déc. 15 – 2/3

12 janvier 2016

°

(Portrait – en noir et blanc :)

ses bas et son écharpe

zébrés –

son sac-à-dos

panda

°

Les décos de Noël

bien plus modestes cette année –

COP 21

°

cet après-midi

le temps

goutte-à-goutte…

(- siroter)

°

à terre

la tendresse

du ginkgo biloba

°

au matin du 21 novembre naît

un fleurisier

°

Capital(e) :

Trouver un espisse vert…

°

sous la pile des pulls

(une écharpe

crue perdue)

°

entre les feuilles de mon carnet

des feuilles de ginkgo biloba –

Avent

°

« Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé. » Hugo Chavez (1954-2013) (- Partagé par Ben Adgnot sur FB.)

°

Penny Harter (in « Round The Pond », Roumanie, 1994):

« Beekeeper / humming / back »

« l’apiculteur / frelonne / en retour » (adapt. Py).

°

des limasseuses…

°

des auto-haïkuiseurs…

°

(Kyôku :)

Quand on aime

on ne compte pas

… les syllabes !

°

Des glaçons

dans mon apéro

– Bientôt A la neige !

°

De hotte

en bas

l’abonbondance…

°

ginkgo ô ginkgo,

tout le long du début de décembre !…

°

dans le sapin

les boules…

un Noël éboulissant…

°

sèche

la feuille de biloba

casse

°

ce matin

ça chauffe sur Internet

– mon bol de thé froid

°

retroussant ses cils

: maquillage RER

°

lendemain d’élections

le panneau d’affichage municipal

tout blanc

°

COP 21

rien n’est encore fait

mais voyez comme

ils s’auto-congratulent !

(J’ai juste vu

que les chefs d’Etats

étaient contents d’eux-mêmes

à l’issue de la COP 21)

Après la COP 21

les chefs d’Etats

vont gueuletonner,

satisfaits.

Après le gueuleton

post-COP

les chefs d’états satisfaits

repus

°

Là-haut

le réveil en ta

lons hauts

°

Les chaînes de Jacob

Amour :

les chaînes de soie…

… pas les chaînes de soi !…

°

le train arrive –

une cloche sonne

au loin

°

« En toute mauvaise foi » ? *

un plagiaire de rien (?)

 

* cf Maxime Decout, Ed. de Minuit, 2015 

La palinodie

du plagiaire

débusqué

Il nous fait une crise

de mauvaise foi ?

mots croisés

le plagiaire

s’est grillé

°

Je commande une bière Record

« Record de douceur »

à la télé du bar

°

« Dropped » *

: Les deux hélicoptères

dropped **

 

* Nom d’une émission télé

** to drop : (laisser) tomber; (se) « crasher ».

°

(Journaux gratuits :)

Des tombereaux d’informations formatées

pour qu’ils n’ingurgitent

qu’un seul son de cloches !

°

des dents

… qu’on aurait envie de lécher

?

°

(Traversée de rame :)

des cuisses haut-perchées

(qui impressionnent

leur public…)

°

Plein de mémères à petit chien

en train vers le Sud-Est

– vacances de Noël

°

couchée

sur son cahier

à écrire…

(18/12, Nice-ville)

°

une régalerie

°

les choses sont

ce caleçon

et elles seront

ce calceron

°

verre de vin

sur la terrasse

au-dessus de Menton

le 20 décembre

(au soleil)

le soleil

descend derrière le Mont

/ se retire du balcon

/ Fraîcheur

le soir

se pose

sur la nappe

du balcon

(Castillon, 20/12)

°

« Non, Kate,

ta p’tite soeur n’est pas

un xylophone ! »

(matin du 21/12, Castellar)

°

Prendre la multinationale 20…

°

dans la rue

que le bruit

(du filet d’eau)

de la fontaine

– Castellar, 22 décembre

°

(A suivre, p. 1, carnet gris).

°

Haïkus, senryûs, etc. – Py – Décembre 2015 – 1/3 –

10 janvier 2016

°

haïku scolaire :

un vers court

« emmanché d’un long-cou »rt *

* cf. J. de La Fontaine.

°

feu orange

une lune légèrement voilée

 

(Chevilly-Larue)

°

L’épaisseur du réel (seul)…

Contente-toi du réel, du « vrai » !

°

une journée

pleine de trous

– Hourra !

°

« L’armée ne supporte pas la liberté de pensée. » *

Ma liberté ne supporte pas la pensée de l’armée.

 

* : un commandant, chef de bataillon, p. 233 de Les cercueils de zinc, de Svetlana Alexievitch.

°

(bien) protégé

derrière ses mots…

°

… et ma nièce qui s’arrondit

comme une lune pleine

lentement, lentement…

°

Au lit l’après-midi

j’entame

la première anthologie poétique chinoise

(Shin Jing, ou Le Livre de la Poésie du XIè siècle au VIè siècle avant J-C, un des « Six Classiques » confucéens)

… et m’endors

°

sur les panneaux électoraux

gonflant leurs pectoraux

°

N R güm N

°

trico(corico)lore

°

reaching the mouth

of the river

which kiss ?

 

atteignant l’embouchure

de la rivière

– quel baiser ?

°

Ah, Issa,

contre ce mur maintes fois

je pissa !

 

(… – mais sans la neige !)

°

ce jour-là, il y eut

des entr’averses

°

un

d’entre trente

pétales étalés

°

des pétoiles ?

°

j’ai travaillé

d’arrache py

au haïku… (?)

(j’ai) travaillé

d' »arrache-pieds »

au haïku !…

°

Déridons ces agélastes !

°

Debout ! les mots !

(te secouent, te réveillent

pour que tu les (re)couches…)

 

(cf Fourmi sur ma jambe, éd. Eclats d’encre, 2015)

°

1er dimanche de décembre

une moto raye

l’encore noir

°

La soupe du prêcheur…

°

Les mots sont-ils

le linceul des actes ?

°

Nos consommtoyens

°

1er dimanche de décembre, écrit une lettre

(1er lundi de décembre, envoyé un recommandé)

à la fille aînée de Blyth,

Harumi.

°

Soir d’élections régionales

: regardé un documentaire

sur La Réunion

Soir d’élections régionales

sur France Ô

un clip contre le racisme

°

Aujourd’hui

mon drapeau

en berne

(7 janvier)

Des jours sombres

des jours bruns

(ou des jours bleu-marine…)

N’aimerais poster

que des messages lumineux

Mais qu’est-ce que ça coince !

°

lui en noir

son grand chien blanc

à côté,

mendient

(couloir Gare de Lyon)

°

A court de bombes :

la dèche

contre Daech

°

Poireauter

chez le merlan

chez le coiffeur

 

°

(Climat)

Alerte rouge sur Pékin –

mes deux comprimés d’iode

par semaine

°

« Je ne suis pas en guerre »

dit un slogan –

si, je suis en guerre :

contre la malhonnêteté intellectuelle

et l’hypocrisie

°

Deux ans qu’il s’accroche

à son balcon,

le père Noël d’en face !

°

(Juger de la qualité d’un haïku

par le nombre de ses syllabes

c’est mettre la charrue avant les boeufs !)

critères étriqués !…

cratères électriques !/?

°

Pas de brouillard

pas de soleil non plus –

le « ni-ni » Cop 21

°

pleine lune d’août

son test de grossesse

positif

°

(à suivre, carnet vert, p. 130) 

°

Compte-rendu du kukaï de Paris 108

10 janvier 2016

En présence de 17 personnes, ce samedi 9 janvier, 54 haïkus ont été échangés. 33 d’entre eux ont obtenu une ou plusieurs voix.

 

Avec 4 voix :

 

dans les yeux

du vieil homme

le blanc de l’hiver

 

: Patrick Fetu;

 

ses seins fermes

sous le chiffon à poussière

je repasse une fois

 

: Antoine Gossart.

°

Avec 3 voix :

 

Garonne en crue

les mouettes de l’enfance

à contre-courant

 

: Jacques Quach.

°

Avec 2 voix :

 

crèche de Noël à l’Ehpad *

les résidents

devant l’aquarium

 

: Daniel Py;

* = Etablissement Hospitalier Pour Adultes Dépendants

 

Derrière le paravent

Le lavabo de faïence

garde ses secrets

 

: Catherine Noguès;

 

La goutte de pluie

sur les mains de l’aveugle

contient le ciel

 

: Nicolas Lemarin;

 

quelques taches brunes

sur les pages du vieux livre

… sur mes mains aussi

 

: Patrick Fetu;

 

qui d’elle ou de moi

est le plus ivre ?

une mouche dans mon verre

 

: Paul de Maricourt;

 

sous-marin

dans son bain –

le vacarme du monde

 

: Valérie Rivoallon;

 

Voleur de chaussures –

puissent-elles te guider

vers d’autres larcins

 

: Michel Duflo.

°

Avec 1 voix :

 

A la porte du cimetière

trois vieux amis

parlent rhumatismes

 

: Daniel Py;

 

assis au bord du sentier

je me sentis épié –

c’était la montagne !

 

: Philippe Bréham;

 

aube d’hiver –

urgence absolue

d’un second café

 

: Michel Duflo;

 

Branches nues

sur la marge du ciel

calligraphie d’hiver

 

: Nicolas Lemarin ;

 

Compter jusqu’à cinq

Sur chacune de ses mains

Contempler le ciel

 

: Lise-Noëlle Lauras;

 

crépuscule d’automne –

au fond du cendrier le mégot

encore incandescent

 

: Minh Triêt Pham ;

 

déchéance de nationalité –

mon steak à moitié

bleu marine

 

: Minh Triêt Pham;

 

Des cacahuètes

Dit le licencié

Voici ma prime

 

: Lise-Noëlle Lauras ;

 

Entre deux pluies

longue lettre au percepteur

pas le temps de rêver

 

: Roselyne Fritel ;

 

fin de décembre –

mon compte bancaire

anorexique

 

: Minh Triêt Pham ;

 

Légère absence

Elle caresse son ventre

de sept mois

 

: Monique Leroux-Serres ;

 

le mimosa en fleurs

S’enivre dans le vent –

Tout est là

 

: Catherine Noguès ;

 

lever de lune –

du regard la suivre

jusqu’aux toilettes

 

: Michel Duflo ;

 

Maison de campagne

seule l’araignée au chaud

dans l’abat-jour

 

: Antoine Gossart ;

 

nid d’hiver –

rêver d’ailes

pour s’y blottir

 

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis ;

 

Nouvel An –

pour seul voeu

un virus numérique

 

: Christiane Ranieri ;

 

Nuit sans lune –

les premiers flocons éclairent

doucement les monts

 

: Danièle Etienne-Georgelin ;

Parc du château

les oies sauvages apprivoisent

les promeneurs

 

: Marie-Alice Maire ;

 

pluie sur la tombe –

orpheline aussi

de sa voix

 

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis ;

 

pressée –

du vent

dans les herbes

 

: Valérie Rivoallon ;

 

Tante Alice

ses joues

aux odeurs de bonbons

 

: Patrick Fetu ;

 

Une corneille du parc

croasse sur son écho

elle n’est jamais seule

 

: Nicolas Lemarin ;

 

virage à droite –

la galette des rois

devient citoyenne

 

: Valérie Rivoallon

°

O voix, mais remarqués (commentés, discutés) :

 

au lever du jour

sur la neige

lire la nuit

 

: Antoine Gossart ;

 

brume automnale

les platanes peu à peu

deviennent fantômes…

 

: Philippe Bréham;

 

Le compte est bon –

jogging des pompiers

15 shorts et… 30 cuisses !

 

: Danièle Etienne-Georgelin ;

 

le temps d’un orage –

retrouver l’humilité

de nos ancêtres

 

: Ben Coudert ;

 

mes hématomes

le ciel, tes yeux et la mer –

nuances de bleu

 

: Ben Coudert ;

 

Réception –

un vrai sport

l’approche du buffet

 

: Danièle Etienne-Georgelin.

 

°

 

Pour terminer la soirée, Marie-Alice Maire a commenté et lu certains haïkus du dernier recueils de Bruno Robert : Parcelles d’elles, éd. Tapuscrits.

°

Notre prochaine réunion aura lieu

samedi 30 janvier 2016 à 15 h, au bistrot d’Eustache.

°°°