Archive for the ‘coquains’ Category

Erotic Haiku – Haïku érotiques – Rod Willmot – 1983 – Black Moss Press ed.

9 avril 2012

°

brouillard,
des petites culottes sur le fil

: Bob Boldman

°

À la lueur de la télé
ses mamelons se dressent
bleu et blanc

: Joseph Caston

°

sur la digue
l’écho de son amour
au bas de la rivière creuse

: Proxade Davis

°

l’angle de la haie plantée
dans le bain fumant
ses jambes lisses m’enserrent

: Michael Dudley

°

matin :
les rêves se dispersent
alors que sa main cherche ma peau

: Jo-Anne Elder

°

tombant dans le crépuscule
mes jambes l’enserrant
la lune se lève dans ses yeux

: Jo-Anne Elder

°

le train de nuit ferraille
Mes mains tremblent sous ton corsage
La lune ne bouge pas

: Marco Fraticelli

°

nue
elle mange une pomme
en premier

: LeRoy Gorman

°

doigts de cristaux de glace
sur la fenêtre
j’embrasse son mamelon

: Bruce Kennedy

°

poussant
vers l’intérieur… jusqu’à ce que ses dents
luisent

: Michael Mc Clintock

°

première fonte…
ses yeux partis
sous ses paupières

: Michael Mc Clintock

°

Alors que nous attendons
pour recommencer,
la pluie de printemps

: Michael Mc Clintock

°

Elle s’en va…
l’odeur de l’oreiller chaud
reste

: Michael Mc Clintock

°

gousses de laiteron…
le froufrou de sa nuisette
qui tombe

: Bill Pauly

°

rose soufflée :
déployant les pétales
de ses cuisses

: Bill Pauly

°

poissons au bout de leurs lignes secouant le bateau à rames faisant l’amour

: Bill Pauly

°

ma langue
explorant
la terre

: R.W. Grandinetti Rader

°

séparant
ses lèvres
vers l’aube

: R.W. Grandinetti Rader

°

champ de coquelicots
à travers le brouillard
gouttes sombres sur le lit

: Frank K. Robinson

°

lueur au jardin
séchée dans la forme du
toucher de son sein

: Raymond Roseliep

°

le guidant en moi…
mon bracelet
cliquette

: Alexis Rotella (f.)

°

couchés dans l’herbe humide
il respire encore
en moi

: Alexis Rotella

°

matin
l’odeur de mon musc
encore sur ses doigts

: Alexis Rotella

°

dans ta petite culotte
légèrement descendue
une feuille sèche tombée

: Hiroaki Sato

°

vent d’hiver…
la maison qui craque…
le lit qui craque

: Margaret Saunders

°

lentement, ensemble
sur le lit défait
les ombres des saules

: George Swede

°

la nuit s’assemble peu à peu entre ses seins

: George Swede

°

laissant ma solitude en elle

: George Swede

°

une par une sur le plancher chacune de ses ombres

: George Swede

°

À l’aube me souvenant de sa mauvaise grammaire

: George Swede

°

te retenant
en moi encore
chant des moineaux

: Anita Virgil

°

sa main sur la poignée de la porte
le soleil
entre ses jambes

: Rod Willmot

°

elle essore son corsage
le champ d’avoine ruisselle
après la pluie

: Rod Willmot

°

presqu’au but ses fesses ondulent sous mes mains

: Rod Willmot

°

le chat dans nos jambes nous recommençons

: Rod Willmot

°°

Première séquence :

tu entoures mes seins je te cuillère à soupe

deux monarques tardifs tes doigts lentement trouvent mes replis

ton baiser sur ma montagne nuageuse lever de lune

pic montagneux du brouillard mon clitoris s’élève jusqu’à ta bouche

l’érable changeant à l’instant je remplis ma bouche de toi

ton pouce coupé loin plus loin au-delà de ma lune

(…)

montagne seulement mon extrémité

quand tu te retires je demeure une montagne plissée

: Marlene Wills

°°

Quatrième séquence :

ta main sur moi tu lis à propos de toi dans un poème

gloussant fort à propos de glousser entre nos orgasmes

je viens de connaître tes doigts

vent printanier dans la nuit mes seins retouchés

(…)

: Marlene Wills

°

par le trou du portail sa main

: Finley M. Taylor

°

: in Erotic Haiku, (c) Rod Willmot, 1983, Black Moss Press.

Publicités

Un tas de faux-ku et de tankça

16 septembre 2011

Un tas de faux-kus et de tankça :

°

dans mon haïku, ce
jeu jeu jeu jeu jeu jeu jeu
est indispensable

de pied de nez de
pied de nez de pied de nez
de pied de nez de

pied de nez de pied de nez
de pied de nez de pied de

2 pieds 1 nez 2
pieds 1 nez 2 pieds 1 nez
2 pieds 1 nez 2

pieds 1 nez 2 pieds 1 nez
2 pieds 1 nez 2 pieds 1

je comble tu com
bles il comble elle com
ble nous comblons vous

cons blets ils comblent elles
comblent entièrement

taper dans le ta
per dans le taper dans le
taper dans le ta

(per dans le taper dans le
taper dans le ta pédant)

5/7/5 et 5/
7/5/7/7 : des prétextes
à élucubrer

°°

nez zen nez zen nez
zen nez zen nez zen nez zen
nez zen nez zen nez

zen nez zen nez zen nez zen
nez zen nez zen nez zen nez

hi-han hi-han hi-
: que voilà un bon haïku
de pieds de l’âne !

je délire, tu
délires, il délire,
nous délirons, vous

riz (x 5)
riz (x 7)
riz (x 5)

je remplis tu rem
plis il remplit elle remplit
nous remplissons vous

remplissez ils remplissent elles
remplissent je remplis tu rem

plein (x 5)
plein (x 7)
plein (x 5)

j’empile tu em
piles il empile elle
empile nous em

pilons vous empilez ils
empilent (en manque-t-il ?)

je farcis tu far
cis il farcit elle farcit
nous farcissons vous

farcissez ils farcissent elles
farcissent je farcissais tu

°

dp.(12-13/9/11)

Haïku, etc – Py – 3/15 Août 2011 – (1/2)

21 août 2011

°

L’oiseux du paradis

°

le poème pastel couleur bleu de lune

°

Passer sous silence,
Faire taire –
Ecrire des haïkus ?

°

je balaye les / ces mots
qui font obstacle
au silence

(: la science du silence ?)

°

Certains, en poésie, sont du côté des mots ;
d’autres, du côté du silence ;

certains, du côté du modelage (: qui ajoute),
d’autres, de la sculpture, qui allège…

°

mène tes mots
/ ton poème

au silence

°

déserte la nuit fluide

°
(Anciens :)

ses fesses blanches
son string noir
– centre-ville

un coup de vent
sur l’eau :
l’une se trouble

(cf poème « Vu du pont aux deux lunes » – 1983 ?)

°
deux joueurs (face à face) : miroir ?

la beauté

le temps

°°

Les mots blancs –

A l’assaut
des mots enneigés

une volute de nuage

°

Journal d’abord…

°°

D.C., in Haïku-do, éd. David, 2011.
, (le) chantre du haïku décortiqué !?
: le haïku-crevette ?

dont : le jeu de lego 5/7/5 !
/ = remplissage 5/7/5 syllabes !)

… : Ainsi nous suffit-il de lire (jusqu’à page gratos/em> ) !

*(/ jeu de l’ego ?)

Brûlez l’uniforme 5/7/5 (syllabes !) du haïku occidental (/ français (-chouillard)? ) qui n’est qu’un mauvais plagiat du japonais (: 17 onji) !


(…)

°

l’ombre sombre
d’un nuage
lentement descend
le long du pic

blanc
au soleil
le nuage
sur la montagne
sombre

sur la photo
pas le son
des moutons

sur la photo :
tout
sauf le(s) chant(s)
du ruisseau

longtemps l’hélico
rase la montagne,
son ombre
plus bas

°

le torrent
boit
le bruit de l’hélico

(dévalant)
le torrent
avala
le son de l’hélico

°

le torrent s’éloigne
l’hélicoptère revient

– puis trois framboises

°

sur la table d’expiration…

°

aire d’autoroute :
entre deux urinoirs
une mouche
sombre

°

scie :
l’arbre crie
(son) dernier crac

hache :
expiré

°

L’art du peu –
Lézard du peu ?

: Non : Il faut travailler beaucoup (/ plus !)
pour pouvoir (/ savoir)
écrire peu ! (/ moins)
(?)
°

vider le lac de l’encre
jusqu’à l’émergence du
sens optime

, ultime

Avancer vers le moin(dre)

°
(randonnée / ranrepris(e) ?)

« les gamelles et les bidons »
les gadelles et les bimon(t)s
les bidelles et les gamons
les gadons et les bimelles
les Gabi et les donmalles
les mallbis et les dongas / gadons
les donbis et les melgas
les Melba et les donguis
les bamelles et les guidons
les belles mies et les dagons
les dellgas, les bonmis,
les dellmis, les bons gars
les melldis et les gabons
les galbis et les mèdons
les bligas et les démons

°

le dentiste opère
son assistante cligne
souvent des yeux

°°

lavande :

les doigts,

le nez !

°°

le dire des jardins prochains

°

Cairn(s) de « Grande Randonnée » …

les mots sont les bornes,
miettes, cailloux
du chemin

les mots du haïku
sont le(s) doigt(s)
qui montre(nt) la lune

°

soirée d’août –

(instant capté au vol,
luciole)

°

après la retraite
il partira
dans l’eau-fourrure

°

la surprise du miroir

°

suivre encore la
« RUE DU HAÏKU »

Se débarrasser des mots
qui incrustent ton cerveau
la nuit :
écrire.

°

veut traverser la page
un seul trait de haïku

un seul trait de haïku
. . . . . . . . traversant la page

°

l’effluve
les fauves

(: refuge des Merveilles, Mercantour)

°
((la) Lune du 13 :)

O la lune
– grande randonneuse –
sur l’autre versant

lune,
O réveilleuse !

O la lune au sommet
s’éloignant de la mer

(: « alexandraïku » : 6 + 6 !)

O la lune envolée !

°

« Flashaïku »

°

« 2 fois rien »

°
nos dirigeants,
ces grands, ces nombreux
pillulsionnistes !

(Finir par) Comprendre que ce monde qu' »ils » nous imposent (/ veulent nous imposer) ne nous concerne pas. Nous avons d’autres mondes à vivre.

°

Le haïku est un instrument de percussion
(: gong, cloche de temple, etc.
, fusil / hache, épée ?)

… Il finit par taper sur la tête des haïjins, des haïkistes (et des lecteurs)… (?)

°

se relevant la nuit,
suivre la lune
en haut de la montagne

(6+4+7 = 17 !)

avant d’écrire : voir la lune

°

Quelle poubelle léguons-nous à nos gosses ?

°

Rédaction

Réduction

(: tenir / prendre le moins de place possible.)

°

viamourire

/ humourire

/ amourire

°

« dès que tu peux
détends ton cou »

(: « inscription » sur un tronc d’arbre coupé bas, plus ou moins à ras du sol)

°

saccados
saccadé

(pierrailles / clapiers)

saccassis

(repos)

nous sommes des cailloux
et nous glissons

Nous sommes cailloux
et dévalons la pente

°

dans le brouillard
(la lune
sur le mont)

°

Le cuistre de Jupiter ? 5)

9 mai 2011

°

… et d’historien
(également auto-proclamé)
à histrion ?

°

d.

Haïkus, etc. Py – janvier 2011 – 1/2

24 janvier 2011

°

le soleil
frappe les glaçons du toit
– premier jour de l’an

le soleil glisse
sur les pentes enneigées :
restaurant de l’alpage

°

des touffes de poils arrachés,
des gouttes jaunes
sur la neige

(Savoie, fin 12/10)

°

bouclés de givre
les arbres ;
le début de l’an *

* Langres, plateau à l’est de la France.

°

des cris de métal
régulièrement –
gare de Drancy *

(d’après 2/2/04)

* en Île-de-France, d’où partaient les convois de prisonniers pour les camps d’extermination nazie.

°

à chaque extrémité
de la feuille de vigne
une goutte de rosée

(Pont-aux-Moines, 200?)

°

une abeille
se traîne

sur le parvis
de l’église

(Lot, 200?)

°

sur sa porte
lu :
 » je suis ouverte  »

(Paris, 2000?)

°

au Musée de l’Erotisme
cette inscription :
 » AIR CON – – –  »

(d’après 31/12/06)

°

marchant le long du mur :
elle
et son ombre

le pain
levé comme jamais
– lune noire

sur le toit gris
des rouleaux
de laine de verre

mi-janvier
un père Noël attardé
contre une façade

les lampions du matin
les couleurs du ciel

son archet
traverse l’après-midi
– mi-janvier

°

matin de novembre
la voisine
jour du cor

(12/12/06)

°
(à suivre… 2/2)

haïkus, etc – Py – avril 08

2 novembre 2010

°

un plastique
s’envole dans l’arbre
– premiers jours d’avril

la violoncelliste
lance une pique
– complétez !

le ventre lie-de-vin
des nuages pommelés
et puis ça change

face au soir qui tombe
pâtes à la tomate
et vin rouge


(poisson-poison – 5/7/5) :

contamination
polychlorobiphényle :
l’omble-chevalier

in « 20 minutes » du 3/4/08, p.8, col. 1)

les pattes des pigeons
sur les toits de Paris
brûlent-ils ?

(cf. le film : « Paris brûle-t-il »)

en haut du soir
un oiseau pépie
– quand va-t-il bien s’arrêter ?

pluie sur l’étang –
une carpe (fait) surface

rain
on the pond
a carp
surfaces

en face aussi
photographiant
la giboulée

un pigeon aux ailes blanches
descend du ciel gris
– dimanche de printemps

premier dimanche d’avril
elle lave ses vitres

bruit d’avion
elle descend le trottoir
en rollers

sur le toit
les pigeons picorent
les gouttes de pluie ?

matin du 7 avril
soleil —
le blanc sur les toits fond

une flamme olympique (à Paris) :
3000 policiers
(100 en rollers)
65 motards
32 véhicules de CRS

torche olympique
les protestataires
s’enflamment

début d’après-midi :
la neige repartie
d’où elle était venue :
thin air

le match commencé :
l’écran vert
du voisin d’en face

matin
parsemé d’oiseaux
– à leur affaire

_
(« art poétique » ?) :

Pourquoi vouloir mettre en forme ?
Laisse tomber les mots
tels quels,
tels que venus, apparus dans ton cerveau –

tels que venus
repartant :
ne rien échafauder

du mal
à prononcer
« incommunicabilité » !

vue plongeante
du pigeon
sur rue

sur l’auvent
de la librairie
un pigeon
déambule

sans dessous dessous
la jeune sévillane
tournoya

(<– 1990 ?)

ça s'coue, l'bus,
ça s'bouscule !

le réel
t'offre
ses mots

lisant
le livre
que je lis
– métro

Lucy dans le skaï

ah, quelle difficulté
que de se réduire
à sa plus simple expression !

dehors, le vent d'avril,
dedans, le va et vient
du souffle :
relaxation

sur son trapèze
le poids
de la lumière

(cf mars 08 ?)


(haïkuisine :)

écouter
le chant des oeufs
au ras de la poêle

un pissenlit en fleur
rue Fragonard

de leur balcon
deux femmes regardent
le dimanche
de haut

les mots
pour dire
le silence

apprécier
le silence
que creusent
les mots

un drapé
… de silence

le haïku,
cet îlot
de mots

Écouter,
c’est écouter aussi
le silence

Écrire haïku,
c’est équilibrer
sons
et silence(s)

… ceux qui n’ont
que les mots à la bouche …

grâce à la cheminée,
SEAT
devient
SEPT

Le soir tombe
dans la rue

de soir en soir
la lune grossit

fleurs roses de l’arbre
dont j’ignore le nom

vert-pommes
son T-shirt

horde de pigeons
sur le toit
couvant le soleil ?

levant son verre de vin
à la couleur du soir

oh merde ! fit-il
quand son chien chia
sur le trottoir

tout plein de pendules
aux battements différents
– 88 ans


(du haïku :)

que tous les éléments concourent à l’unité du haïku

chaque fleur humée –
du bec, un cygne
lisse ses plumes

dans l’air
du dernier dimanche matin d’avril
une fanfare
au gré des vents

tambours et trompettes –
un vent frisquet

grosso modo
la fanfare
joue juste

mère (88 ans)
et moi
allons faire les courses
au 8 à 8
voisin


(S.S.S.) :

Sommes-nous gouvernés
par une bande de malades mentaux ?
le doute est de moins en moins permis
Au nom du bien (prétendent-ils)
ils font bien pire
que s’ils ne faisaient rien.
Empêchons-les de continuer à agir
nuire !…

du violon
tombent des gouttes
: sueur du violoniste

du violon
goutte
la sueur
du soliste

rigoles de sueur
sur le vernis du violon :
concerto de Brahms

(: Gil Shaham + Cl. Abado, Orch. de Berlin, 2002)

histoire d’Issoire
et de son sifflet –
le train redémarre


(« art poétique » :)

Un art qui reste « artificiel » est un art de paresseux.
L’art doit (r)amener au réel, à la « nature », au « naturel »

le réel réintégré…

les cloches
du couvent proche –
trafic du lundi matin

les jardiniers municipaux
viennent tondre la pelouse
– barbe de cinq jours

chant du merle
en réveille-matin :
dernières heures à Millau


(jog :)

humant lilas et roses
tout au long du parcours


(Fait de printemps :)

étang calme –
un couple de nonagénaires
fenêtres ouvertes
y plonge

nuages gris
passant au-dessus des toits ardoise
Reims, trente avril

°

d.(4/08)

Haïkus, etc – Py – 8-9 sept 10

23 octobre 2010

°

au passage du vent
la page du journal
ondule

°

Le centre
c’est le présent

champ :
la culture du présent


s’en aller en souriant vers la mort

°
(S.S.S.)

Sarko, le peuple gronde,
Sarko, il en a marre de tes conneries !…

°

Existe-t-il un Institut
pour la qualité
de(s jambes en) l’air ?

un sacré grââââle
poussa-t-il en jouissant…

rujouissant…

… et rujouir
de plaisir !…

°

des mots viennent parfois
au petit matin
l’éveiller…

°

un paiement
en liquide
trébuchant…

°

qu’albutte,
si l’homme
au violant !

°

… la mort d’un héro
– ïnoman ?

°

… ils sucent des idées
v-en-pire !…

si pauvres en idées,
qu’ils piquent partout
celle qui pourra peut-être
les faire reluire ?

°

septembre
l’éventail rougi
du biloba

°

baiser le système à pognon
le plus possible…

°

du toc
au toc
débroussailler la langue

°

« c’est de la blanche ! »
dit le préposé SNCF
(parlant de la période !)

°

(métro :)

musique à danser
sur son balafon
– Brochant(e)

°

des feuilles
posées sur le trottoir –
soleil du neuf septembre –
un papillon blanc

°

le chat gris
aux yeux orange
aux boules grises
– Cité des fleurs *

* 75017.

°

première gorgée de bière
de la veille au frigo :
plate –

°

crépuscule capital(e) –
comme si la grue soulevait
une montagne de nuage

°

méloradieuse

elle chante
heureuse

mélodirradieuse
ça se gâte

°

comme des pâtes d’araignée :

les bulles
au-dessus des pâtes
qui bouillent

°

crépuscule parisien :
deux nuages s’embrassent
au-dessus du soleil

°

deux avions tirent un trait
vers le couchant
les longs bras des grues

°

une photo de cuisse d’elle

°

(mite :)

sous le jet
soulagée ?
: morte

°

(Histoire d’oeuf rance ? )

« Henri IV Le Bien-aimé » * :
– parce qu’il a donné une poule
à chaque pot ?

* affiche d’un théâtre parisien.

°

pente(s) douce(s),
sa jeunesse
vers l’automne

°

la grue levée :
pour rattraper
un nuage qui tombe ?

°

(S.S.S. :)

La France n’a jamais été aussi raciste
que Sarkozy, Hortefeux, Besson,
et autres suppôts

°

soir sur Paris :

une lumière rouge
au bout de sa tige,

encens inconsumable

°

premiers fêtards :
ceux qui sortent le plus tard
(possible)
de la fête…

°

d.(8-9/9/10)

Haïkus, etc – Py – 2/9/10

15 octobre 2010

°

elle émeut
un étrange ronflement

°

« le haïku c’est » :
la lumière
ouverte,

c’est l’araignée
qui se balance
dans son hamac,

c’est
la vacance
du pouvoir,

un parchemin
de 48 kilos,

la lumière qui s’achève
(juste avant qu’elle ne s’achève)

°°

Vénus
en mon bain…

… croquer Vénus …

craquer Vénus…

°°

le pain
dans la nuit
gonfle
la lune…

°

premier cri
un corbeau
2 fois
2 septembre

très loin une réponse
de corbeau
apparemment

trois fois trois cris
traversent l’aurore

de noir à bleu

déchiffrer l’aube…

le bleu blanchit
(eux, en chient ?)
le soleil
un petit coup de rosé

°

désesperdu

°

le corbeau
est-ce le même
qui revient faire
son tour de chant ?

(/ un tour de champ ?)

(sur l’en-haut d’un immeuble)

°

calmeur de clameurs…

°

les derniers cris du coq
poussant
– tirant !…

°

au milieu de son tremplin
l’araignée
en coup de vent…

°

les photos de l' »Internénette »
: ses Internénés !?..

une gobeuses d' »Inter-mecs » !?

ça, là, ça, !
(salace …)

ses champointes ?…
– sa féminité…

sa ligne de démarcasseins…

de bite en blanc … ?

°°

Haïku :

la vie dans / par ses manifestations concrètes –

Les sens-haïku =
l’essence-haïku !

°

(D’après Dany :)

le lit
yin et yang
ce soir

°

d.(2/9/10)

Boucherville (QC) (5) – juillet 2010 – Py

29 juillet 2010

201)

un corbeau ponctue l’air
dans un sens
dans l’autre

une goutte de chaleur
claque

(Université Laval, Québec, 20/21-7-10)

202)

tout à coup
la couleur bouge
– vite –
basculant dans son bol

203)

reçu comme un prince
à l’assemblée québécoise
des haïkistes :
treize à table !

204)

de chaque côté
de son assiette :
un crayon,
un stylo

205)

cette cloche – d’Hiroshima – m’a frappé (!)
par sa forme, son poids,
par son silence
presque éternel

(cf 14/7/10, Jardin Botanique, pavillon japonais, Montréal)

206)

 » Le soir tombe bien  »

207)

ce matin
pas de chiens à promener :
Québec

208)

sur la pelouse
des oiseaux
s’entraînent au chant

209)

grand-père à la pêche
mordant les plombs
autour du fil

210)

vue aérienne :
les nuages gommant
les méandres du fleuve

211)

(Kyôbun aux violons:)

violemment seins
elle passe devant le restaurant
 » Violons  »

Les mots tombent le plus directement possible
dans le cerveau
sur le papier.

212)

une danseuse …
de toutes ses grandisseuses …

213)

Alors, que fait l’orage ?
: la piscine attend !

214)

Dans le haïku,
dire le moi,
c’est cacher la forêt
avec sa poutre !

215)

le bras en écharde

216)

allongé
sur la couverture
avec
les poils du chien

217)

patinage –
sous la couche de glace :
le chat mort

(d’après Nelly Arcan (1975-2009), in Putain, Le Point/Seuil n° 1020, 2001, p.171.)

218)

le livre prêté :
l’odeur de sa maison

2189)

(to) be / write
as free(ly) as possible
(in (your) writing
poetry / haiku ? / …)

Etre / Ecrire
aussi libre(ment)
que possible

219)

pelouse :
à la cueillette
des crottes

lawn :
picking up
dogs’ droppings

219 b)

pelle
et sacoche :
les crottes de chiens

220)

une traînée de tonnerre
de part en part
découd le ciel

221)

éclair :
la fente au milieu du rideau ;
tonnerre
et gouttes

221 b)

l’éclair
écarte le rideau

l’espace
tombe

221 c)

orage persistant –
les gouttes
s’égrènent

221 d)

les canons se succèdent
les chant de la pluie

221 e)

l’orage persistant ,
il range son sexe

222)

Québec :
la musique des dalles
sous les roues
de la valise

223)

dansunenarine

inanostril

224)

pisser
àlalueurbleuedelabrosseàdents

to piss
in thetoothbrushesbluelight

225)

chaque chant d’oiseau
défie les mots
– écoute !

226)

ronfler –
se tenir compagnie

227)

quatuor de flûtes
légèrement désaccordé
ce train au large

228)

le haïku :
plus de noir ou
plus de blanc ?

un yo-yo
tao ?

229)

Pour
un haïku-vérité,
pas un haïku
enjol(iv)eur !

230)

au bord de la falaise des mots,
brouillard

231)

survol stationnaire —
la tondeuse à gazon
enfin disparue

232)

L’art du haïkiste est
d’établir un lien
entre le premier et le dernier mot
de son poème,

de bander l’arc !

233)

sur le tapuscrit
l’encre rouge d’un correcteur –
confiture de fraise
confiture de framboise

234)

le chant de l’oiseau
rebondit
dans sa gorge

235)

 » une rivière de rêves  »

236)

balance
d’un geste
auguste
les journaux
sur le perron

237)

apprenant à mettre son bras
en écharpe –
ventilateur

238)

le poème (le haïku)
entre anecdote (/ personnel / éphémère)
et éternel (/ objectif / universel)

239)

Elargir le(s) sens du haïku) donc
Flouter le(s) sujet(s).
Le participe présent permet souvent cela.

240)

le soleil
à moitié dans l’eau
de la piscine

/

mi-ombre
mi-soleil
la piscine ce matin

241)

(haïku au futur ? :)

piaillements dans l’après-midi
bientôt la tondeuse

242)

Elargir le haïku
à peu de mots…

243)

deux situations, objets, images, mots
qui se « catapultent » :
étincelle-haïku

244)

quelquefois le haïjin
joue à cache-cache
avec son (éventuel) lecteur

245)

face à la piscine
regarder les bleus

246)

elle tond son gazon
je parcours son tapuscrit

247)

(interviews ?)

Ils
apportèrent
des réponses
de pierre

pour pouvoir
rester
au fond
de la mare

248)

sur l’écorce du jour
les premiers oiseaux

(le cardinal
cogne
à la porte ?)

249)

sirène allongée au loin
– beaucoup de choses à dire ?

250)

dans la gamelle des chiens
eau
et glaçons

251)

légèrement bancal
le fauteuil se balance

252)

laissé seul sur la terrasse
les livres
le soleil

253)

les cigales
en crescendo – decrescendo
près des fils électriques

254)

la bouche de la piscine
libère
une bulle

255)

ventilateur –
un mouchoir en papier bouge

256)

ventilateur –
les côtes du chien

257)

 » la vieillesse  »
émeut les haïkistes :
leur miroir ?

258)

une bière –
aussitôt pisser

259)

le sifflet du train
pointille le paysage

/

tiret sonore le train traverse la page

260)

Ecrire
c’est donner voix
au sans-mot

261)

ce qui me lasse dans le tanka :
toujours (d)écrire
son nombril

/

Sonnez hautbois,
résonnez musettes !

Sortez mouchoirs,
faites pleurer mirettes !

262)

ses longues jambes
m’aident à monter la pente
– downtown Montréal

(- Montréal centre-ville)

her long legs
help me climb the slope
– downtown Montreal

263)

le toit blanc
de l’église catholique chinoise
– ciel gris de Montréal

264)

comme un poisson dans l’U ?

265)

le bleu déjà là
qu’attendent les oiseaux ?
(- samedi matin)

266)

lampions éteints
le jour mûrit

267)

sur l’enveloppe
du bonbon jaune
un poil du chien blond

265 b)

ce matin muet
et bientôt le gris tout pâle
– grève des oiseaux ?

265 c)

: le jour a grandi
sans le bec des oiseaux

– l’épaule touchée …

266)

d’un bord à l’autre
la rivière du haïku
à traverser

265 d)

Ah, les oiseaux !
le blanc déjà venu,
piaillant six heures

265 e)

le jour grandit
sous le bec des oiseaux

267)

soudain elle me fit
volte-fesse

265 f)

un collier de piaillements
autour
du jour

268)

ses pigeons
toujours prêts à s’envoler

je les retenait dans mes mains
pour y croire …

269)

parlerêve

270)

le sifflet du train de 6 heures 30
ceinture l’horizon

270 b)

le sifflet du train
a fait le tour
de sa ligne

(- decrescendo aboli)

270 c)

le train
a sifflé
sa ligne
tchouk tchouk vapeur
– à toute !

271)

tant qu’à
étaler votre je,
faites du
tanka !

271 b)

le haïku, c’est l’envers du je !

271 c)

le haïku, c’est la fusion
objet-sujet …

272)

dernier jour :
l’air un peu penché
de la valise

273)

un oiseau
roue de vélo rouillée

274)

l’avion qui passe
le ventilateur

275)

le feu d’artifice
les gouttes de pluie

(- Longueuil)

276)

fouillant dans le nez ligne de haïku

277)

en Horizona …

278)

he walked
a half-
smile

(d’après J. Martone, Cells)

279)

her
see-through
wedding
dress

their
worn-out
marriage

(d’après J. Martone)

280)

perdant sa poudre
le papillon
contre la lampe

(Reims, Nov. 200?)

281)

lisant
les haïkus d’Hosaï :
sachant que je ne suis pas seul.

281 b)

sautant l’espace
sautant le temps :
flammes-haïku
de la Saint-Elme !

281 c)

Faire qu’on ne puisse pas
écrire plus simple

272 b)

la chambre
retrouve ses formes :
départ demain

272 c)

la chambre
s’agrandit peu à peu :
départ demain

282)

ce soir
au restaurant :
un couple
faisant envie

283)

sculpter le poème
jusqu’à la forme
idéale

284)

feuille de buvard :
toutes ces lignes à l’envers !

(cf : Hôsaï :  » Le buvard n’assèche plus « )

285)

ta main
veut attraper
un rayon de soleil

286)

sur le bureau
un crayon de soleil

(à Danièle Duteil, de loin -)

287)

métaphore
où j’pense !

288)

la première pente
du dernier jour
– n(o)euf

289)

oiseau
premier baiser
du jour

290)

restaurant :
les yeux en neige …
les ailes flottantes …?

291)

au mieux, dans le haïku :
un seul élément.

292)

deux chaises
de chaque côté
d’un bouquet rouge

– jour de départ

293)

un dernier écureuil
(qui) traverse
le fil électrique

294)

tu cherches les mots te cherchent

295)

dernier cadeau :
une feuille d’érable
pour mon carnet …

296)

Bar dans l’aéroport
elle entame
un pavé

(The girl with a dragon tattoo de Stieg Larsson)

297)

embrassant l’homme
avec qui elle a pris
une bière

(cf :Masajo Suzuki…)

298)

nombreux échantillons humains
– take your pick ! –
: aéroport

299)

femmes éplorées – aéroport

300)

aéroport –
le juif
devant le mur
des toilettes

301)

Bye bye Montreal
pleine lune sur le Saint-Laurent
pleine lune sur l’aile de l’avion

302)

Décalage horaire ? :

3 heures du matin –
ma voisine encore
devant sa télé

°°°

daniel, Paris-Montréal-Paris, du 3 au 26/7/2010.

Haïkus… Py – août 2009

20 avril 2010

°

sous le cerisier
brunes, rabougries,
nombreuses

(2/8)

°

grillons et cigales –
la lune
entre les peupliers

(3/8)

°

pleine lune
il se tripote
mollement

quittant les violons irlandais :
grillons et cigales —
pleine lune d’aout

°

quiétude
du jardin :
son jet d’eau
ses pigeons

°

feuilles et plumes
du marronnier :
deux pigeons se crêpent

°

stridulences
sporadiques
dans la nuit

(4/8)

°

un avion
vers le soleil du matin —
étirements de course à pied

(5/8)

°

toutes ces femmes
non osées,
terreau de mes rêves…

(Fab.)

sur tout son cou
des grains –
jusqu’où ?

son visage
scelle
ma nuit

mes yeux
sur leurs formes
se posent

où le pourraient
mes mains
mes lèvres
avides…

pentes incommensurables,
vertigineuses,
paysages infinis …

(idéaliser la lumière)

pleine lune
un sommeil
rêvé de vous

pleine lune
son sommeil assailli
de mystères féminins

pleine lune
sa nuit toute
en féminie !

°

valises
dans le matin tôt
: fin du stage

°

le 9/8/7 l’ami disparu
le 7/8/9 la fin du stage de musique

(Loches, 7/8/9)

°

par la vitre
entr’ouverte du métro :
une femme horizontale

feuille ? –
tombant facilement
sous le charme…

(toutes saisons)

Jardin des Plantes
Les valises
des visiteurs

agrippés
aux grilles :
jeunes singes

valise
repartant du parc
avec une feuille rousse

°

(S.S.S.)

Les dorures des ordures

(8/8)

°

Balancez la lumière !

°

une pendule
cognait
au mur…

: les trois points
du temps
qui reste

°

(Kyôkus :)

1)
Ce qui est amusant dans le haïku, c’est de brouiller la piste du sujet.

2)
L’avantage de l’interrogation, c’est d’ouvrir tous les champs des possibles…

2 bis)
En dire moins
pour ouvrir plus
l’imaginaire du lecteur

3)
À force d’écrire,
arriver au langage
coulant

°

la valse
des valises
avalées
par le ruban

au jardin des plantes
la corolle d’une femme…

aujourd’hui c’est le 9
le soleil « se lève »
les mondes jonglent
ô globes !

°

(Castillon, 06 :)

figues
sur les marches d’un escalier,
fleurs de Kobé
dans un autre

fontaine :
sculpture
devenue végétale…

en terrasse :
chaud, chaud, le melon !

soleil –-
un drapeau dans le vent
flotte

cloche de midi au village –
crissement sporadique

une mouche
en silence
dans la chambre

(9/9)

°

(kyôku :)

Le haïku, c’est une histoire de :
très vrai
très près
très frais

°

dès que retourné :
s’envole du bol

blanches barbes
sous la rambarde :
vent du matin

(10/8)

°

le lac
des attractions
féminines …

°

quand l’écriture est un don
(être ouvert à ce don)

l’éclair de noter !…

(11/8)

°

61 –
when will I see
my first firefly ?

les lucioles ?
Il paraît qu’elles existent –
61 ans

nuit blanche
mots noirs

°

je lui parle de Loches
Elle me répond limaces

à l’angle du matin
un chien

après-midi
le tilleul fume
sur la terrasse

(12/8)

°

sur la table
un miroir –
pas de lune
cette nuit

sur la table
un melon –
pas de lune

sur la table
un verre vide –
pas de lune

un melon
sur le balcon –
soleil d’août

(13/8)

°

(kyôbun :)

Le haïku dépasse l’intellect.
Il fait appel / mobilise
tous les sens…

Chétif, malingre, le haïku qui n’est que de tête.

°

pêché des pommes
dans la fontaine :
jog du 14 août

assis sur la terrasse :
la montagne
les nuages

en bas
la mer

sur le balcon
les coups
de la cloche

(midi)

(kyôbun à la pomme acide :)

pomme acide –
les nuages
sur la montagne

Poser,
puis se demander quels peuvent être les liens * (/ quel peut être le lien *) entre les deux images du haïku

* autre(s) que logique(s) (, évidemment).

(14/8)

°

(kyôbun aux mots qui font lumière :)

Écrire
c’est déblayer
des mots importuns
pour (ne) laisser
(que) ceux qui
font
lumière

°

la fontaine aux pommes
le banc-paysage
les infimes présents

sons de ces cloches animalières
sur deux notes
accrochés au flanc de cet après-midi
du milieu d’août

mi-août
le portable
silencieux

(15/8)

°

chut, un truc se trame !

une mouche sur un chat –
le tonnerre au loin

(16/8)

°

le chat,
la montre :
même attitude
à la sieste

°

(K. :)

écrire en creux

Écrire
c’est
faire la lumière

°

giggling fifteen…

(17/8)

°

le bleu glisse
de la pente de la montagne
vers la mer

l’angélus couvre tout le paysage :
le ciel et la montagne et la mer là-bas
mais bientôt tout reprend sa place
et
je me souviens qu’elle fuit la caresse de ma main gauche sur son bras…

( : Dom.)

duodécaplés :
12 babies
(a Tunisian woman)

complicité des pierres
et des racines-
aiguilles de pins au soleil

arrêtez le chronomètre
et alors la rose sent

(il y aurait là déjà de quoi
faire « la » révolution.)

jog du 19 août :
le chien dans la fontaine,
fourmis à leur repas sur une pomme

°

120 à l’heure sur l’A7 :
boucles blondes
devant le conducteur

(20/8)

°

les voisins déménagent –
l’orage gronde

sous silence
sur parole

la ficelle du thé
dans le courant d’air
d’août

un caillou
une flaque
lui suffisent pour jouer

(21/8)

°

(tanka en prose :)

et quand nous n’y serons plus,
les ombres de l’arbre continueront-elles de jouer sur le mur du fond,
au mois d’août ?

(Lyon, 22/8)

°

Qu’elle est furtive – fugitive l’admiration de la beauté des femmes qui passent qui ne font que passer qui arrivent que l’on croise et qui continuent leur chemin et toi tu restes là les yeux comme des soucoupes à quémander quoi de leur beauté passée ?

(25/8)

°

(Kyôbun au haïku monostiche :)

Retourner vers le haïku monostiche –

: effacer (/ essuyer ?) les vers
qui coupent (même un tant soit peu) artificiellement.

Couler (les mots) comme l’eau,
disait déjà Santoka
(l’ivrogne)…

le débit de l’eau
le débit des mots …

… la coupure artificielle du vers

°

dans la cabine téléphonique
le mendiant en chaise roulante
abrité de la pluie

°

Johnny didn’t get his gun ce soir :
le cinéma de plein air
sous la pluie

le pétard mouillé
de Johnny got his gun :
cinéma en plein air sous la pluie

Johnny didn’t get his gun tonite
The outdoor movie show
Down the rain

(Place A. Courtois, Lyon, 25/8)

°

huile d’amante douce

°

pourtour d’eau :
un souvenir de feuille

silhouette mouillée
d’une feuille absente
: trottoir lyonnais

°

visite nocturne
d’une coccinelle :
fin août parisien

nuit parisienne :
coccinelles d’entrer
dans ma chambre

(26/8)

°

un stylo égaré
au pieds d’un puits
n’écrit (probablement) plus

aile verte
au bout d’une branche

aile blanche
qui s’élève du feu

(Nogent s/Oise, 28/8)

°

un rayon de lumière
posé
en haut d’un meuble

sur ses paupières fermées
danse la lumière –
dernière demeure

(Lyon, 31/8 – Anne van Dyck, 1953-2009)

°