Archive for the ‘proverbe’ Category

Haiku, etc. de Py, Août 2013 – 2/2

19 septembre 2013

Haïkus, etc. Py – Août 2013 – 2/2

°°°

Avec ses deux baguettes
et ses dix-huit rouleaux de PQ
remontant du supermarché

°

sang venimé
sang venimeux

plus ou moins proche
Orient

À sang

Aff(r)eux
/ Affres

Apocalypse

(Syrie Tuerie)
(Syrien n’est fait…)

°

Comment peut-on prendre au sérieux
une revue de haïkus (/ le haïku lui-même !)
si elle publie du N’importe/quaïku ?!

Entendant un certain « haïku » ( ? ),
son amie sort :
« C’est du grand n’importe quoi ! »
– Ah, comme j’ai plaisir
à l’entendre !

Méfiez-vous
des faux-prophètes
du haïku !

Y a pas bon Banyana !

Si peu sûrs d’eux
qu’il leur faut un pape,
un évêque,
un gourou, etc…

L’évêque,
ses moustaches collées de Banyana !

°

Chi-kong au parc
une libellule se pose
sur sa main tendue

( : Mihaela, Parc Méliès, Orly, 15/8 )

°

un os de seiche
sur le balcon –
à des centaines de kilomètres de la mer…

°

Jean-François Millet (1814-1875) se propose, dans ses peintures, évidemment, d’
« exprimer le règne du silence »

La peinture doit « utiliser l’ordinaire pour exprimer le sublime… C’est là qu’est la réelle puissance », pensait Millet.

(Van Gogh était fasciné par Millet.)

« Je désire que les choses n’aient point l’air d’être amalgamées au hasard et par l’occasion, mais qu’elles aient entre elles une liaison indispensable et forcée ; que les êtres que je représente aient l’air voués à leur position, et qu’il soit impossible qu’ils pourraient être autre chose »
« Je désire mettre pleinement et fortement ce qui est nécessaire, mais je professe la plus grande horreur pour les inutilités et les remplissages, les choses ne peuvent avoir d’autre résultat que l’affaiblissement. »
J-F. Millet
« Extraire du réel même du banal ce qu’il contient de sublime et de typé – insérer ces formes dans la lumière (, voilà Millet ! »)
Pierre Miquel

Par petites touches
l’artiste *
donne au musée
quelques infos complémentaires

(Barbizon, musée / maison J-F. Millet,16/8/)

* Ion Codrescu

Barbizon
l’appareil photo d’une Japonaise
sur le nez d’une jardinière

°

(Musée Rodin :)

statues au jardin :
toutes ces poses qu’ils prennent
pour une photo !

au pied de la statue de la Méditation
un invalide
en photeuil

dans le jardin du musée Rodin,
une pensée
penchée

la statue
dans le plus simple appareil –
des hordes de photographes

un coca
et une guêpe :
elle se sauve

/

elle fuit son coca :
guêpe

un moustique tué
sur la ligne :
« Sur la Porte de l’Enfer »

°

la crémaillère blanche
d’un avion à réaction

(Orly)

°

(Que tu écrives)
Que ton cœur batte, cher poète,
le lecteur en a cure
comme de l’an trente-trois !

(C’est une telle tautologie,
c’est une telle évidence,
c’est une platitude « éculéenne » !

– digne du romantisme
le plus décadent !)

Auteur, pense à ton lecteur,
aie pitié de lui !

°

une fleur exulte,
Mozart.

°

mon cœur bâton cœur
basson cœur
bah !

Si tu écrivais
mon cœur bat
et si j’écrivais
mon pied bot ?

°

quatre aigrettes
ensemble dérivent
au milieu d’une conversation au jardin

°

Au-dessus des cosmos,
des papillons blancs –
Château de Talcy

les bourdons butinent

considérant la ride
sur le front du guide
au château

°

En bord de Loire
sous la pleine lune
des araignées d’eau

sous la pleine lune
les remous d’encre noire
de la Loire

(l’encre luisante de la Loire
sous la pleine lune (d’août))

°

Dans le haïku,
du blanc volant

°

la tondeuse voisine
nous rase les oreilles
7 h 30 ce 21 août

°

Il aura fallu
deux voitures
pour achever
ce papillon

(route de vacances)

°

Pour un haïku « hors-je »

°

des mongolfières s’élèvent

°

table de neuf convives
puis la pleine lune

/

tablée de neuf
sur la terrasse
puis la pleine lune

°

pleine lune –
des insectes
autour du lampadaire

°

un fil d’araignée
en cascade
sur la fontaine
asséchée

°

La voile d’une araignée
au-dessus d’un cours d’eau

la pirouette bleue
de la clématite
« pirouette bleue »

une libellule bleue
sort de la photo –
toile d’araignée

promenade tranquille
dans l’Arboretum
des Prés des Culands

(Meung-sur-Loire)

°

pêcheur à la ligne –
au fond de la Mauve
des feuilles d’acacias

une samare
glisse
à la surface de la mauve
– perdue ?

°

à l’encre l’on s’échine
à tracer des oiseaux volants –
une fourmi passe au bas de la feuille

°

« stepping stones » =
pierres où poser le pied *
(pour franchir
ce ruisseau
d’enfance…)

* / pierres pour poser le(s) pas

°

chaque fleur
accouchant
d’un papillon clair

°

le livre (neuf) (de haïkus)
sabi – me
au soleil

°

Make ’em laugh
(in haiku) !

Cocassiette…

Cocassaïku

L’étincelle comique du haïku…
(haïkunoclaste…)

°

les trois points de suspension
étant les « stepping stones »
: les pierres où poser le pas
vers le moins en moins de bruit

vers le moins en moins de mots
vers le silence
vers l’infini
(vers le vide ?..)..

°

chaises de jardin
recevant
le soleil
en silence

°

entre les bras du fauteuil
un fil d’araignée

°

une araignée tricote
de-ci de-là
au-dessus du jardin

°

dernière semaine d’août –
le soleil
tire les chaises à l’ombre

°
(« Miroir, ô mon miroir ! »)

Fau-il que l’on se farcisse
encore longtemps
tous ces haïkus-Narcisse

qu’ils viennent de Lapalisse
ou de Pétaouchnok ?

°

pour le boulot, je (/ il) freine…
(l’orme charme, mais l’être freine !)

°

Narcisse – hic !

°

Il a (mal)mené sa barque…

°

piasson(n)é

°

la pluie
qu’on n’a pas eu depuis longtemps
cette nuit
essaie ses instruments
près de la fenêtre

°

« Yi buzuo, er buxin » (proverbe chinois)
« Commencer par ne rien faire
pour ensuite ne plus s’arrêter. »

°

Dans la ville du château de Dracula,
ton peigne au matin
perd une dent

(Bran, 5/8)

°

Dans le haïku, chasser l’anecdotique,
le quant-à-soi, l’(auto-)exhibitionnisme.

Dans le haïku, se livrer à l’exhibitionnisme
équivaut à cultiver
l’anti-esprit-haïku,
exactement.

(D’autres y pratiquent, par ailleurs, le voyeurisme…)

°

cabine d’essayage –
pensant à André Cayrel

(City Park Mall, Constantza, 12/8)

°

Ah, montrer ses organes à tous,
quel pied !
( : l’anatomiquaïku / anatomikaïku )

°

sur la trace
du parfum « Envol »
perdu *

Moire et satin
soir et matin

* de chez Ted Lapidus

°

tic toc mon cœur bat
…….
toc toc mon pied bot

°

les zarbitudes

°

extraordiniare / extraordignare

°

À la porte du magasin Naturalia
2 clodos nature

°

elle se pointe des pieds
pour l’embrasser
– Saint-Michel

°

Elle, sa longue perruque rousse,
lui chauve
(Montpellier)

°

Nuit d’automne

(d’après Hubert Haddad in ‘Les haïkus du peintre d’éventails’, éd. Zulma, 2012)

°

(Pensant à M.)

son humour de chauve
(/ le chauve… sourit)

°

chauve, un (dans le bus aussi
/, assis)

°

le chauve
met son chapeau
: voyage en bus

°

Et si je passais par le jardin public
(Et) s’il y passait un haïku ?

(jardin A. Malraux, Millau)

°

Appuyée au panneau

°

L’i dans un coin

°

(Érotisme… :)

Les travaux DER-CUL !?

°

ces Italiennes
au sabir sonore
et soûlant
dans ce train
du 31 août

(Montpellier-Nice, SNCF)

°

Le sabir
toujours plus sonore
des étrangers
(puisque différent…)

°°°

Publicités

Haïkus, etc. – Py – juin 12 – 2/2

4 juillet 2012

la cadence douce
des cloches de l’église ;
les livres de poésie
place Saint-Sulpice *

* = Marché de la Poésie, 15-18/6/12

°

la free-délité

°

élections législatives :
les abeilles
dans la lavande

°

garage en sous-sol
le parfum des troënes

°

aussi beau
le parfum de la rose
que sa couleur
et les gouttes de rosée
qui l’ornent

Fête de la Musique
le parfum de la rose
au parc

°

sortant mon carnet
pour écrire un haïku
j’écrase un escargot

crac
sur le trottoir
1er escargot de l’été

à l’agonie de l’escargot
que puis-je ?

°

meuh meuh meuh meuh meuh
c’est le je(uh) de la vache
meuh meuh meuh meuh meuh

la vache étale son me(uh) :
me(uh) me(uh) me(uh) me(uh) me(uh) me(uh) me(uh)
même son son m’émeut !

(le je de la vache même m’émeut)

(pis, même son meuh m’émeut !)

(mais le son de l’émeu ?)

(pis, même l’âme de la vache me meut !)

au beau milieu des vaches,
qu’a l’émeu à dire ?

l’émeu, au milieu de(s) vaches,
a) se sent-il en famille ?
b) se sent-il ému ?

les meuh l’émurent

les murs, barbes laides

°°°

SUITE FOLKESTONIENNE :

(Prologue :)

savon, eau, sèche-mains :
la mer
dans l’évier (du train)

°
(Logue :)

through ear-plugs
the night rain
on Folkestone

à travers les bouchons d’oreilles
la pluie nocturne
sur Folkestone

steady snoring
our neighbour
towards Sunday

ronflements constants
notre voisin
vers dimanche

the rain stops
but not our
neighbouring
snorer *

la pluie s’arrête
mais pas notre
ronfleur
voisin **

*/ snoring
neighbour

**/ voisin
ronfleur

night rain
a gull
opens
my window

pluie nocturne
un goéland
ouvre
ma fenêtre

between sea
and ear *
bird call

* : see / and hear ?

marée(s) nocturne(s)
des chants d’oiseaux
traversent la fenêtre

la mer
et le vent
s’entraînent
à la plage

la mer sur la plage
mon nez
dans tes cheveux

removal of the cross ?
passing in front of a
ME HODIST CHURCH

Descente de la croix ?
Nous passons devant une
EGLISE ME HODISTE

between sea
and sky
grey

seagull

entre ciel
et mer
gris

goéland

(le goéland, mais la mer est patiente !)

sous le vent
un chien aboie –
marée grise

un temps
à ne pas mettre
un stylo dehors ( : )
wind and rain
along the lea

/ Il fait un temps
à ne pas mettre
un stylo dehors –
Folkestone

on the lea
aong the sea
« keep dogs on leads »

– and no fleas, please !

débordant du pub
les clients
et la musique
qui tangue-roule *

* = rock-n-roll


(É-py-logue :)

… la ville
tourne son talon
à la mer

°°°

(rêve :)

dans le frigidaire
suivre les traces vertes
d’éléphants disparus

°

en oiseau de haut vol…

°

près du restaurant (italien)
une souris à tête rouge
– définitivement

°

(après-demain)

ma fille se marie –
la brillante surface du fleuve

°

collés à la vitre
tous les petits visages
à l’heure de la récré :
orage
du dernier jour

°

le corbeau lance trois croas…

°

le vent retrousse le carnet

On pourrait dire plus
mais on ne le dit pas

On laisse le non-dit faire son œuvre,
l’imagination galoper,
le blanc prendre le dessus

on laisse le suspens
et le fou du logis

s’envoler sur les ailes
de son esprit-grue

les mots s’envoient en l’air

le vent,
à rebrousse-carnet

°

Infinir le haïku…

Préférer saigner le haïku que l’enseigner…

°

mind-blogging *

* : cf : mind-boggling

°

une araignée
descend de mon pantalon
en funiculaire

( fil un cu aire ( ?))

puis y remonte.

Il semble
que tous deux

nous avons le temps,

(/ du temps

devant nous, encore)

(- autant que du temps

à l’envers ?…).

L’araignée tricote sur mon genou

puis marche
de nouveau

dans le vide

(dans son vide).

L’araignée
file.

°

Sirène de pompier
puis de Samu
qui se chevauchent
puis disparaissent
puis une sirène
à vélo

(et là s’arrête le poème…)

°

une mouche
sur mon carnet
devant les mots
« dans le vide »

se frotte les mains

puis semble méditer

un moment.

°

sur le siège
des toilettes du train
pensant vaguement
à sa destinée

(L’art de) rire de soi.

dans le haïku
il faut savoir
se dÉGOnfler

« Reconnaître que tu es un âne, c’est aller droit à la vérité. Tu es – et l’âne est également toi. »

: Wei wu wei, p.104 de La Voie négative, Éd. de La Différence, 1977, 2011.

je suis
et je ne suis pas
no exit
exit

°

D.

haïku, etc. de Py – déc 2011 – 2/4

2 janvier 2012

°

« Ah moi,
pour l’appareil photo,
j’ai pas l’réflexe ! »

°
(garage :)

la calligraphie
des roues de la voiture
– pluies de décembre

°

ce matin,
quel coup !

la lune en deux

la lune plein C
de haut en bas

– quelle lame infaillible !

ce matin
la demi-lune
sabrée net !

°

sur le bitume
un coton

en forme de nuage

sur le bitume
un coton
nuage

°

au restaurant *
un homme déjeune
avec son nœud-papillon

* dernier samedi avant les fêtes

°

ses ongles poussent
la saison froide *

* / blanche

°
Bashôtages :
A)

dans l’étude du haïku
plongé
– Bashô !

B)

dans l’étude du haïku
plongé

– plouf !

:

« vieille mare –
une grenouille saute
le bruit de l’eau »

Bashô.

C)

trouver
le centre
du dire

D)

haïplouf(!)

°

les mots rebondissent
du mur du fond
: haïku

ping-pong
de l’auteur
au lecteur
: haïku

°

une étoile
envoûte-t-elle
le ciel ?

°

ce ciel d’étoiles
l’aligot

°

le soir
c’est du temps
qui vient
dans la casserole

°

« centre d’aide de la conne » *
: ce matin
sur l’écran

* pour « connection » (à Hotmail) !…

°

pour usage de prépotence
mérite-t-il la potence ?

ce prépotant
se tripotant

ce très important
(/ très impotent ?)
ventripotent
en triporteur
transporté

°

les veufs
se suivent
et se ressemblent

°

Pont de l’Alma
la circulation
est rétablie

(19/12/11)

°

oranger clair

°

en général
les oiseaux
ont de la feuille

printemps –
les oiseaux
y vont de leur feuille

printemps –
qui doute
de la feuille
des oiseaux ?

°

un mot d’es
prie

°

trou où végéter
végétrou (-tégévé)

végétélé

°

(le dictateur)
troue la peau
du troupeau

°

faire volte-fesse

°

un cil, ciel !

°

(senryû papal :)

quand il pleut
le pape met-il
une capote ?

caploc ? – paploc !?

Plouc, un Ploc !

D’un ploc se moc ce mec ?

°


bile

débiler

débiner

°

ce matin
la lune
sabrée

fendeue

fend
….ue

d’un
haïkou sec

imparable

de haut
en bas

par le milieu

(écrire droit ( :)

redresser le dos
(de l’écriture))

ce matin
l’on voit :
le coup de sabre
qui a fendu
la lune
en deux

°


..ca
….ler


..vi
….er


..fi
….er

tic
tac

l’attaq
…….tiq
……… … !

°

entendre
l’écrit
la nuit

°

la lune
fendue
en deux

°

La vieille mare
de Bashô
est-il le kôan
qu’il me faut résoudre ?

(14/6/11)

°

la lune
un pied
dans l’o

l’o coulant(e)

nœud coulant
la lune
pied
dans l’o

la lune
sépia
dans l’o

°

Le Père Noël :
un faux-barbi ?
(un capitaliste pur sang ?)

la peine capital(ist)e

le nationisme

°
(bashôtage ?:)

la grenouille
remonte
à la surface de l’étang
– bulle ?

°

Avec le temps, c’est évident

le temps évide

(le temps est vide)

: caisse de résonance …

°

il suffirait
d’un coup de vent inopiné :
mon chapeau reste à la maison

°

respiraïk(o)u

(il) respir’aïku

°

ton pied
dans ma main
le bord du matin

°

dans l’ascenseur
la compagnie
d’un parfum

( : à – et d’après – Patrick. Fetu)

°

ce matin
des paquets d’oiseaux
le croissant de la lune décroissante
la veille de l’hiver

°

la traversée du dessert…

°

Sarko veut-il passer
à la
p-Austérité ?

à la va comme je te pisse… !

°

pour avoir été (de) gauche
toute ma vie,
je passerai sûrement
l’arme à droite…

°

printemps –
les oiseaux
sont souples de la feuille

°

Nouvelles du jour :
Barak Obama prépare un nouvel album pour 2012 –
Cesaria Evora interdit Facebook à ses filles

(20/12/11, Internet)

°

enregistrer le bouillon…

enregistrer le bouillant ?…

°

Autoroute :
le passager bourré
tire sur le frein à main
– veille de l’hiver

(A6, Villabé, 20/12/11)

°

du pâté
les pattes
du sansonnet au genièvre

°

ce soir
supprimé de mon répertoire
les coordonnées
de l’amie décédée

°

encre
blanche :
haïku

(white
ink :
haiku

: in ‘Hermitage’ V.I,1, 2004
: on « HaikuFoundationRegistry », 2011)

°

le sceptre du spectre…

°

BOR -ing

B O
. NÉ .
…R…

borné – d’âne ?

°

Zenième paraphrase :

le vin rouge du soir
le thé vert du matin

le vin est rouge
le thé est vert

le thé est rouge
le vin est vert

le vin est le vin
le thé est le thé

(cf/in Sengaï ‘Le rire…du zen’)

°

(Présolution :)

en 2012
finir de traduire
les 1012
haikai de Bashô

(l’impression d’être une fourmi
escaladant la montagne
du haïku,
grain de sable
après grain de sable)

une fourmi
escalade la montagne
grain
à
grain

1er jour 10 vers :
sur la montagne
une fourmi grimpe

°

au fond du verre
les pépins
tournoient
et se rassemblent

au fond de la mare
les grenouilles
s’assemblent

( : bashôtage ?)

°

la hotte
vide
du père Noël
(haïku)

°
(senryû aux fesses :)

tonique, la sportive a
des fesses en assied

°

Provoquer l’éclat *

– comme la grenouille
éclate / (brise)
la surface / la quiétude
de la mare

* de rire, par ex., …


(bashôtages :)

sans vent
la grenouille brise
le plat de la mare

vieille mare :
de grenouille
bredouille

brouille
grouille

ouille !

l’ouïe
brisée ?
de la carpe ?

tympantin ta mare

(tympan : tinta mare)

vieille mare
gren
ouille !

vieux
marc

°

retour à l’auge du / des temps…

°

les mots
lucioles
attrape !

°
(rêve :)

shôji –
sentant le rouge des joues
me soutenir

°

japonuisance(s) –

japonuisant
japonuisible
japorisible –

haïku :
soulever
les jupons du Japon ?

juponais
et même
juponiais !

°

Fukuchimères –

Fuku-chimios –

Fuku-chim(er)iques… !

°

l’A
de l’Aube
grimpe sur sa tour
Affel
pour voir le soleil
plus tôt
plus vite !

l’auge de l’aube –
patauge
en bauge
un ange

°

la fourmi,
le mont Haïku

accroché
au flanc
du Mont Haïku
sans dévicer *

* dévicer : perdre ses vices ( ?)

le mont-haïku,
quel flan !

je ridi-cale

°

Donner du « sens » !
Insuffler
la matière
verbale

ses matières verbales,

(il fait sous lui…)

(cf : « Sous Sarko »)

matières verbales…
: – tirez la chasse !

°

(B.N. :) le pape de l’anti-manière !

« Gong » : l’organe /la vit-rine (francophone) du parti WHA ( ?)

wha ! wha ! wha ! wha !
un haïku qui ab-wha ?

°

feuille de haï-chou

(haïchou-fleur)


j’y
me

°

sit
still

sitting
bull

sitting
bull
frog

assis(e)
grenouille
taureau

attendant qu’un haïku saute
la grenouille accroupie
au bord de la mare

°
(Re : le « je » dans le haïku (ou : « moi, si ! »)

moi
neau

moi
no

moi
seau

moi
zeau

°

moi
ne

°

les circonstencres

°

gourouesque

gourouge
gourouje

gouroué/e

/ l’influence de…
sur … :
ce qui dénote chez la personne influencée
un manque (évident ?) de personnalité !/ ?

one’s
own
way

°

après le choc

°

tout frais sorti de son œuf tout chaud

son œuf neuf
dix
toc

(- Sortir une revue qui s’appelle(rait) « toc » !)

°

Si personne ne secoue le cocotier,
on finit par recevoir sur la tête
des fruits pourris !

°

Si, si,
continuer
à leur « faire la nique » !
commu-niquer !

°

se mettant un suppositoire
pensant :
« Stéphanie de Monaco »

°

dans mon végétrou,
sûr,
pas de tégévé !

°

sous le pont Mirabeau
(ne) coule (qu’) Apollinaire
en mon oreille
lointaine…

°

ses hottes bien pleines :
joli cadeau de Noël(le)

°

(à propos du salaire de D.B. au P.S.G. : 800 000 € par mois :)

Il gagne en un mois
ce que je gagne en 30 ans –
Vous avez dit « carrière courte »,
Monsieur le secrétaire d’état à la consommation ? *

(in « Direct-Matin » n° 1000, du 22/12/11)

* Eric Lefebvre

°

en gabardine
il passe la gardine *
avec sa védrine **

* rideau rouge (cirque)
** carriole

°

sortant de ma banlieue
pour venir prendre à Paris
une bouffée d’oxygène !

°

sifflant un verre d’eau :
c’est quand le printemps ?

°

« Le Point » devrait faire maintenant
un numéro intitulé :
« Questions et réponses
sur l’existence de l’homme » ! *

* : « Questions et réponses sur l’existence de dieu ». N° de déc. 2011 ( ?)

°

je vous souhaite pour 2012
un monde moins ver-mielleux !

°

un sapin
« encapoté »
: Noël chrétien ?

°

franc parler
(/ francophone parler
et même anglo !…)

je parle francophone

°

(L’A. ☺
pas besoin qu’il (se) signe,
c’est du tout lu (d’avance) ! *

* Au moins, il a son style !…

°

méta(-eu-)phorisant…

°

caracopier
caracoler

°

en-s’en-ganté

°
(Bashôtages :)

f®og

(cf : « fog », de M.D. Welch)

in the fog
a frog
– « jump ! »

dans le brouillard
(d’)une grenouille

ag®enouillée…

°

Le haïku progressera
quand on brisera
(/ se permettra de briser)
sa gangue formelle
d’abord…

« Moderne », ce « haïku » figé dans sa tradition formelle ?

Un haïku « moderne »,
c’est un haïku
« qui quittera père et mère
pour aller vivre avec son époux » !

°

(dans « mon » haïku, il y a le sens de ce qui est dit, et (indissociablement ?) un travail sur la langue qui véhicule ce sens…)

°

Faire avouer à la langue
son « langage des oiseaux »…

°

déconcerto

°

(à suivre, 3/4)

Une mode de la détestation du haïku court :

19 mai 2011

°

en quoi
le haïku
« jusqu’à l’os »
les * « dérange »-t-il tant ?

,

le
haïku
nu

?

,

le haïku simple
le haïku extrême
le haïku sec ?

:

une branche nue
(d’où peuvent « tant » fleurir)
un vase vide
(qui peut « tant » contenir),
le bol vide
(qu’on peut alors, seulement, remplir !)

:

leur attitude me fait penser à celle de « l’érudit » occidental en visite au Japon auprès d’un maître zen qui lui présente la cérémonie du thé et ne s’arrête pas de verser avant que la tasse ne déborde amplement, pour lui signifier que son esprit (: celui de « l’érudit », évidemment), étant plein à ras bord, ne saurait plus rien absorber !

… Rions un peu !

… Il n’y a plus de place, dans l’esprit de ces « soit-disant » experts, contrairement à l’esprit tout ouvert d’un enfant, par exemple !

… Si tu fermes l’esprit à l’erreur, la vérité peut-elle jaillir ?
(: autre dicton « zen ».)

etc.
etc.

°

Vive
le haïku
nu !

°

d.(19/5/11)

* : les D.C., P.B., etc.

expression S.S.S.

16 septembre 2009

°

Beaucoup de bling-bling pour rien.

°

d.(14/9/9)