Archive for septembre 2013

Haïku, etc. de Py – sept 2013 – 1/2

22 septembre 2013

Haïkus, etc. Py – sept 2013 – ½

°

Le petit Jésus
avec un grand
gît

°

Mon haïku
soit comme une peinture
où jouent
le vide et le plein

°

(Pour Romain :)

Bordeaux –
Le Pont de pierre
a dix-sept arches * :

Napol
éon Bona
parte

* ( : le haïku « traditionnel » au Japon compte 17 « syllabes » )

°

(Tipules, araignées d’eau.)

La tipule
stipule
que l’eau est sans fond

°

Drôle(s) ces haïkus
qui
dès que vous les lisez
sonnent faux

( : pensant à maints de …)…

°

Première récré de rentrée (:)
les petits du village
à grands cris

(Castillon, 06)

°

Deux femmes * sur la plage :
après les chiens,
les chats

/

deux grands-mères sur la plage :
les mérites comparés
des chiens et des chats

/

deux mémés sur la plage :

(Menton, plage de Garavan)

°

de Nice
un avion
entre les étoiles

au-dessus du ronron de la clim’
le cri-cri des cigales
– nuit de septembre
au-dessus de Menton

pulsant
entre les étoiles
l’avion vers Nice
– how nice !

°

contrefaçon(s)
(de haïkus)…

°

un haïku d’archet
un haïku d’archer (-type)

°

cet aujourd’hui
qui déjante…

(cf : les lendemains…)

°

D’amour, tendre.

°

en coup de vent,
en coup derrière…

°

dépassant l’avion avec une plume Sergent Major

°

L’âme calme
et plate
comme une planche
sur la Méditerranée
face à Menton
un soir du début septembre (2013)
avec mes deux enfants
de 30 et 24 ans
et la petite Kate
10 mois
qui mange le sable
et parfois des mégots

°

tous unis
comme une seule pomme

(- celle d’Ève ?)

°

Ah l’amour à l’âme
Hourra l’amour ras la moue
rat l’amour a lame(s)

Ève l’amour
L’Adam la dent / l’a
dans la pomme

(de) la sorcière

°

larme alarme

ah l’amour mourra
l’amour mourrâle…

Oural l’amour mourra (le)
rat mou l’amour mourra

L’amour mou râle

°

Les tipules
sur la pointe de leurs pattes
calligraphient l’eau
invisiblement

°

il gremouille

une gremouille

°

soli
cité

°

le haïku
comme un
éclat
– de rire
– de vers

°

Le haïku
c’est aussi, parfois :
cherche, lecteur, cherche !

( :
Au bord de la Loire
sous la pleine lune
des tipules )

°

Elle fait la manche dans le métro
en vantant * un guide
de restaurants parisiens

* proposant

°

Étalage de la confiture du moi =
anti-haïku.

°

N’attachant Natacha
éboulis éblouis
le feu nu

°

de l’huile essentielle
de lavande entre les draps
… (humer)…

°

le pour
le contre,
la queue du chat

the pros
the cons,
the cat tail

°

wagons * à l’ancienne
où l’on pouvait
s’allonger
et dormir

* compartiment(s) à l’ancienne
où l’on peut encore
s’allonger et dormir
(- si vide(s))

* compartiment à six places / …

* ce train lent / …

°

sur fond de pluie
un feu d’artifice –
mi septembre

°

en pleine nuit
l’ordinateur lance
son indicatif
: insomnie

pleine nuit
l’ordi se met à chanter
son indicatif
coq d’insomnie

°

un métier :
courir l’Anpe

°

cure de raisin :
au bout de quelques jours
plus sensible aux odeurs

cure de raisin :
au bout de quelques jours
les odeurs exaltées

°

terrain détrempé :
fouler la Fête de l’Huma
(- mi-septembre)

un papillon passe
devant le trille de la flûte
: « L’oiseau de feu » *

* d’Igor Stravinski, Orch. National de France.

odeur de beuh
à l’audition de « L’oiseau de feu »
(Fête de l’Huma)

des you-yous aussi
saluent la fin du concert
classique

°

haïkus :
(ces vers)
rongeurs de nuits

°

les marteaux-perceurs
entament la semaine
(- de bonne heure)

(- boules quies)

°

les tipules
essaient de lisser
la surface de l’eau

les tipules
glissent
pour lisser
l(e plan d’)eau *

l’eau du fleuve

les tipules
glissent
(et) lissent
l’eau
du plan

les tipules
essaient de lisser
sans fin
l’eau

les tipules

°

(dans le haïku) cacher son je !

°

(Ancien :)

L’ombre du colvert
glisse vers la mare

(Jonzac, 7/13)

°°°

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« L’art du peu, un style sans syntaxe »,

22 septembre 2013

, qui est un chapitre du livre de Dominique Loreau : L’art des listes, éd. Marabout Poche, 2007. Et dans ce chapitre cet extrait :

« Des mots, encore des mots… le verbiage obscurcit l’éveil de notre pensée comme la mauvaise herbe étouffe les plantes. Le haïku, en revanche, est si concis et si dense qu’il fait comme jaillir une étincelle et nous conduit immédiatement au coeur des choses.
Son secret ? Une simple juxtaposition de mots, sans logique linéaire. Pas de socle « cartésien » (…). Sans même « exprimer » les choses, la simple juxtaposition de quelques formules peut créer une connotation étonnante et nous faire saisir ce que le langage construit ne peut exprimer. État proche de la « non-parole », comme dans le zen. »

(: p.22).

Haiku, etc. de Py, Août 2013 – 2/2

19 septembre 2013

Haïkus, etc. Py – Août 2013 – 2/2

°°°

Avec ses deux baguettes
et ses dix-huit rouleaux de PQ
remontant du supermarché

°

sang venimé
sang venimeux

plus ou moins proche
Orient

À sang

Aff(r)eux
/ Affres

Apocalypse

(Syrie Tuerie)
(Syrien n’est fait…)

°

Comment peut-on prendre au sérieux
une revue de haïkus (/ le haïku lui-même !)
si elle publie du N’importe/quaïku ?!

Entendant un certain « haïku » ( ? ),
son amie sort :
« C’est du grand n’importe quoi ! »
– Ah, comme j’ai plaisir
à l’entendre !

Méfiez-vous
des faux-prophètes
du haïku !

Y a pas bon Banyana !

Si peu sûrs d’eux
qu’il leur faut un pape,
un évêque,
un gourou, etc…

L’évêque,
ses moustaches collées de Banyana !

°

Chi-kong au parc
une libellule se pose
sur sa main tendue

( : Mihaela, Parc Méliès, Orly, 15/8 )

°

un os de seiche
sur le balcon –
à des centaines de kilomètres de la mer…

°

Jean-François Millet (1814-1875) se propose, dans ses peintures, évidemment, d’
« exprimer le règne du silence »

La peinture doit « utiliser l’ordinaire pour exprimer le sublime… C’est là qu’est la réelle puissance », pensait Millet.

(Van Gogh était fasciné par Millet.)

« Je désire que les choses n’aient point l’air d’être amalgamées au hasard et par l’occasion, mais qu’elles aient entre elles une liaison indispensable et forcée ; que les êtres que je représente aient l’air voués à leur position, et qu’il soit impossible qu’ils pourraient être autre chose »
« Je désire mettre pleinement et fortement ce qui est nécessaire, mais je professe la plus grande horreur pour les inutilités et les remplissages, les choses ne peuvent avoir d’autre résultat que l’affaiblissement. »
J-F. Millet
« Extraire du réel même du banal ce qu’il contient de sublime et de typé – insérer ces formes dans la lumière (, voilà Millet ! »)
Pierre Miquel

Par petites touches
l’artiste *
donne au musée
quelques infos complémentaires

(Barbizon, musée / maison J-F. Millet,16/8/)

* Ion Codrescu

Barbizon
l’appareil photo d’une Japonaise
sur le nez d’une jardinière

°

(Musée Rodin :)

statues au jardin :
toutes ces poses qu’ils prennent
pour une photo !

au pied de la statue de la Méditation
un invalide
en photeuil

dans le jardin du musée Rodin,
une pensée
penchée

la statue
dans le plus simple appareil –
des hordes de photographes

un coca
et une guêpe :
elle se sauve

/

elle fuit son coca :
guêpe

un moustique tué
sur la ligne :
« Sur la Porte de l’Enfer »

°

la crémaillère blanche
d’un avion à réaction

(Orly)

°

(Que tu écrives)
Que ton cœur batte, cher poète,
le lecteur en a cure
comme de l’an trente-trois !

(C’est une telle tautologie,
c’est une telle évidence,
c’est une platitude « éculéenne » !

– digne du romantisme
le plus décadent !)

Auteur, pense à ton lecteur,
aie pitié de lui !

°

une fleur exulte,
Mozart.

°

mon cœur bâton cœur
basson cœur
bah !

Si tu écrivais
mon cœur bat
et si j’écrivais
mon pied bot ?

°

quatre aigrettes
ensemble dérivent
au milieu d’une conversation au jardin

°

Au-dessus des cosmos,
des papillons blancs –
Château de Talcy

les bourdons butinent

considérant la ride
sur le front du guide
au château

°

En bord de Loire
sous la pleine lune
des araignées d’eau

sous la pleine lune
les remous d’encre noire
de la Loire

(l’encre luisante de la Loire
sous la pleine lune (d’août))

°

Dans le haïku,
du blanc volant

°

la tondeuse voisine
nous rase les oreilles
7 h 30 ce 21 août

°

Il aura fallu
deux voitures
pour achever
ce papillon

(route de vacances)

°

Pour un haïku « hors-je »

°

des mongolfières s’élèvent

°

table de neuf convives
puis la pleine lune

/

tablée de neuf
sur la terrasse
puis la pleine lune

°

pleine lune –
des insectes
autour du lampadaire

°

un fil d’araignée
en cascade
sur la fontaine
asséchée

°

La voile d’une araignée
au-dessus d’un cours d’eau

la pirouette bleue
de la clématite
« pirouette bleue »

une libellule bleue
sort de la photo –
toile d’araignée

promenade tranquille
dans l’Arboretum
des Prés des Culands

(Meung-sur-Loire)

°

pêcheur à la ligne –
au fond de la Mauve
des feuilles d’acacias

une samare
glisse
à la surface de la mauve
– perdue ?

°

à l’encre l’on s’échine
à tracer des oiseaux volants –
une fourmi passe au bas de la feuille

°

« stepping stones » =
pierres où poser le pied *
(pour franchir
ce ruisseau
d’enfance…)

* / pierres pour poser le(s) pas

°

chaque fleur
accouchant
d’un papillon clair

°

le livre (neuf) (de haïkus)
sabi – me
au soleil

°

Make ’em laugh
(in haiku) !

Cocassiette…

Cocassaïku

L’étincelle comique du haïku…
(haïkunoclaste…)

°

les trois points de suspension
étant les « stepping stones »
: les pierres où poser le pas
vers le moins en moins de bruit

vers le moins en moins de mots
vers le silence
vers l’infini
(vers le vide ?..)..

°

chaises de jardin
recevant
le soleil
en silence

°

entre les bras du fauteuil
un fil d’araignée

°

une araignée tricote
de-ci de-là
au-dessus du jardin

°

dernière semaine d’août –
le soleil
tire les chaises à l’ombre

°
(« Miroir, ô mon miroir ! »)

Fau-il que l’on se farcisse
encore longtemps
tous ces haïkus-Narcisse

qu’ils viennent de Lapalisse
ou de Pétaouchnok ?

°

pour le boulot, je (/ il) freine…
(l’orme charme, mais l’être freine !)

°

Narcisse – hic !

°

Il a (mal)mené sa barque…

°

piasson(n)é

°

la pluie
qu’on n’a pas eu depuis longtemps
cette nuit
essaie ses instruments
près de la fenêtre

°

« Yi buzuo, er buxin » (proverbe chinois)
« Commencer par ne rien faire
pour ensuite ne plus s’arrêter. »

°

Dans la ville du château de Dracula,
ton peigne au matin
perd une dent

(Bran, 5/8)

°

Dans le haïku, chasser l’anecdotique,
le quant-à-soi, l’(auto-)exhibitionnisme.

Dans le haïku, se livrer à l’exhibitionnisme
équivaut à cultiver
l’anti-esprit-haïku,
exactement.

(D’autres y pratiquent, par ailleurs, le voyeurisme…)

°

cabine d’essayage –
pensant à André Cayrel

(City Park Mall, Constantza, 12/8)

°

Ah, montrer ses organes à tous,
quel pied !
( : l’anatomiquaïku / anatomikaïku )

°

sur la trace
du parfum « Envol »
perdu *

Moire et satin
soir et matin

* de chez Ted Lapidus

°

tic toc mon cœur bat
…….
toc toc mon pied bot

°

les zarbitudes

°

extraordiniare / extraordignare

°

À la porte du magasin Naturalia
2 clodos nature

°

elle se pointe des pieds
pour l’embrasser
– Saint-Michel

°

Elle, sa longue perruque rousse,
lui chauve
(Montpellier)

°

Nuit d’automne

(d’après Hubert Haddad in ‘Les haïkus du peintre d’éventails’, éd. Zulma, 2012)

°

(Pensant à M.)

son humour de chauve
(/ le chauve… sourit)

°

chauve, un (dans le bus aussi
/, assis)

°

le chauve
met son chapeau
: voyage en bus

°

Et si je passais par le jardin public
(Et) s’il y passait un haïku ?

(jardin A. Malraux, Millau)

°

Appuyée au panneau

°

L’i dans un coin

°

(Érotisme… :)

Les travaux DER-CUL !?

°

ces Italiennes
au sabir sonore
et soûlant
dans ce train
du 31 août

(Montpellier-Nice, SNCF)

°

Le sabir
toujours plus sonore
des étrangers
(puisque différent…)

°°°

« cette poésie « sans mots » » par Alan Watts

16 septembre 2013

Dans ‘The Way of Zen’ (‘La Voie du Zen’ en français) d’Alan Watts, dans ma traduction du chapitre 4 « Zen in the arts » (« Le Zen dans les arts »), p. 201, Alan Watts écrit :

« Depuis les temps les plus reculés, les maîtres zen avaient montré une faiblesse pour les poèmes courts, nains – laconiques et directs comme leurs réponses aux questions sur le bouddhisme. (…) ainsi la poésie du Zen la plus expressive est celle qui « ne dit rien », qui, en d’autres termes n’est pas philosophie ni commentaire SUR la vie (…)
p.202 : Un tel usage de la poésie exprime tout à fait la même sorte de vision artistique que nous trouvons dans les peintures de Ma-yüan et Much’i, la même utilisation de l’espace vide rendu vivant par quelques coups du pinceau. En poésie, l’espace vide est le silence environnant que requiert un poème ((chinois)) de deux lignes – un silence de l’esprit dans lequel on ne pense pas « au » poème, mais on éprouve en fait la sensation qu’il évoque – d’autant plus fort que peu a été dit.
Au 17° siècle les Japonais avaient amené cette poésie « sans mots » à la perfection dans le haïku, ce poème de 17 syllabes seulement, qui laisse tomber le sujet presque aussitôt qu’il le prend. »

Cette formule fort controversée (surtout – uniquement ? – en France (!)) du « poème sans mots » a inspiré Éric W. Amann pour écrire son « essai sur le zen dans le haïku » (: « A study of zen in haïku » : ‘The Wordless Poem’, 1969, 1978) / ‘Le poème sans mots’ (trad. D. Py), éd. gammes, Canada, 2006.

« Le recours au pronom « je » – Luigi Zoja

16 septembre 2013

 » Le recours au pronom « je » (l’anglais « I ») dans nombre de produits à succès –
iphone, ipad, etc. – témoigne de la disparition de la honte du narcissisme, qui
était pourtant l’un des traits communs de la plupart des cultures
traditionnelles. »

Luigi Zoja
, psychanalyste italien, formé au C.G. Jung Institut de Zürich. Auteur de
nombreux essais dont ‘Storia dell’arroganza : psicologia e limiti dello
sviluppo’ (éd. Moretti & Vitali, 2003) et ‘La morte del prossimo’ (éd. Einaudi,
2009). Ses livres ont été traduits en 14 langues, mais pas en français…

D.

source : « La décroissance – Le journal de la joie de vivre » n°102,p.9.

Compte-rendu du kukaï de Paris du 14 sept 2013

16 septembre 2013

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 81, du 14 septembre 2013.

La séance débute par la présentation, par Lydia Padellec, de sa maison d’édition « La Lune bleue », et du recueil de Soizic Michelot pour les haïkus, et d’Alexandra Topalian, pour les aquarelles. Discussions avec les auteures, et vente de leur livret. Voir aussi sur le site de La Lune bleue.

Sur les 22 personnes présentes (plus une enfant), dix-neuf restèrent pour « faire » le kukaï.
Quarante haïkus furent échangés.
Dix sept obtinrent une ou plusieurs voix :

(avec 8 voix :)

Pluie d’automne
Ta première nuit
en terre –

: Monique Serres.

°

(avec 6 voix :)

milieu de l’été –
une aile de papillon
sur le carrelage

: Michel Duflo.

°

(avec 4 voix :)

soleil couchant –
feu dans l’eau
du caniveau

: Bernadette Becker.

°

(avec 3 voix :)

le pour
et le contre,
la queue du chat

: Daniel Py.

°

(avec 2 voix :)

Cabourg en août –
sur le sable étalés
seins nus et méduses

: Isabelle Ypsilantis ;

Le poisson
comme seul témoin –
premier baiser.

: Oriane Oberndorfer ;

s’enfoncer
dans la ruelle étroite –
jouir de Paris

: Valérie Rivoallon ;

Septembre –
au-dessus du hêtre rouge
le dernier corbeau

: Françoise Lonquety.

°

(avec 1 voix :)

Beuverie du samedi soir –
des pétales de cerisiers
roulent sur le bitume

: Meriem Fresson ;

Entré dans l’église
pour y recevoir
un peu de fraîcheur.

: Patrick Fetu ;

lueurs de l’aube –
son enfant à naître
ne naîtra jamais

: Michel Duflo ;

Matinée pluvieuse
écosser les haricots –
ah ! le cassoulet.

: Patrick Fetu ;

Nous quatre à l’ombre
sous un arbre minuscule –
un peu de fraîcheur

: Lydia Padellec ;

Pêche –
À l’hameçon ne mordent
que de petites vieilles

: Gwenaëlle Laot ;

Rebelle
il ne parle que d’une main –
le garçon muet

: Françoise Lonquety ;

saison des maillots –
au marqueur, sur leur carapace
le poids des crabes

: Meriem Fresson ;

Six cerneaux de noix
plongés dans le miel d’acacia
chante ma grand-mère

: Cécile Holdban.

°

Bravo, et merci à tou(te)s !

°

Remarque du compilateur :

Dans ces dix-sept haïkus « primés », de 13 haïkistes différents, pas un seul « je » ! ; un seul « ma », et un seul « nous » !… Serait-ce une tendance du haïku K.P. ?… À suivre !

°

Parmi ceux qui n’ont pas eu de voix, j’ai également remarqué :

À fleur d’eau / les carpes bâillent / vers les libellules
(de Danièle Étienne-Georgelin) ;

Femme voilée / Téléphone entre oreille et foulard / Mains libres
(de ?…) ;

livré / en pelleteuse – / un matelas
(de Valérie Rivoallon) ;

et :

Nuages d’été / Si j’étais vous / Je dessinerais comme ça
(de Hiro Hata ( ?…))

°

Notre prochain kukaï aura lieu à l’Indiana Café
33 rue Berger, 75001,
à seize (16H00) heures = nouvel horaire adopté !
le samedi 12 octobre prochain

°

Daniel

Deisetz Suzuki / Bashô

11 septembre 2013

« L’homme est un roseau pensant, mais il accomplit ses plus grandes oeuvres lorsqu’il ne calcule ni ne pense; il faut reconstituer « l’innocence de l’enfant » par de longues années d’entraînement dans l’art de s’oublier soi-même. Lorsque ce but est atteint, l’homme pense et pourtant il ne pense pas. Il pense, comme la pluie qui tombe du ciel ; il pense comme les houles qui déferlent sur l’océan; il pense comme les étoiles qui illuminent les cieux nocturnes; il pense comme les pousses vertes dans la paisible brise du printemps. En fait, il est la pluie, l’océan, les étoiles, la verdure. »

Deisetz Suzuki, cité par Alan Watts, in Matière à réflexion, éd. Denoël Gonthier, 1972.

« Apprenez du pin ce qu’est le pin… »
Bashô

Prochains kukaïs du KukaïdeParis !

10 septembre 2013

Bonjour à tous !

Prochains kukaïs de Paris :

(n° 81) 14 septembre 2013 à 16 h 00
(n° 82) 12 octobre 2013 à 16 h 00
(n° 83) 16 novembre 2013 à 16 h 00
(n° 84) 14 décembre 2013 à 16 h 00
à l’Indiana Café
33 rue Berger 75001 Paris.

Merci !

Daniel

PS : Nous accueillerons également (à 16 heures) Lydia Padellec qui présentera, de ses éditions de la Lune bleue, le recueil de Soizic Michelot, Lunaison (numéro 20 du catalogue !) en présence de Soizic et de l’artiste Alexandra Topalian,
au début (avant le kukaï proprement dit) !

Bien à vous, et à samedi !

Expo Pouch ‘Bulles de musique’ librairie-galerie Pippa

5 septembre 2013

Bonjour !

Galerie Pippa
« Bulles de musique »
exposition par Pouch
et signature par Daniel Py
7 septembre – 28 septembre 2013
du mardi au samedi
de 10 h à 19 h
25 rue du Sommerard
Paris 5°
Métro Cluny-la Sorbonne
01 46 33 95 81
http://www.pippa.fr

Le vernissage a lieu
samedi 7 septembre
entre 14 et 21 heures !

vous y êtes tous cordialement invités !

Daniel