Archive for septembre 2009

résultats partiels du concours (n°21) HCSC – sept. 09

30 septembre 2009

Bonjour !

Voici les résultats (partiels) du 21ème concours du HCSC (septembre 2009) :

Avec 8 points (2-1-0) et 3 voix :

rentrée des classes
dans le vent les cotonnades
des épilobes

de Dominique Champollion.

Avec 7 points (1-1-2) et 4 voix :

berge ensoleillée
le pêcheur et son reflet
… immobiles

de Nicole Meignen.

Avec 6 points (1-1-1) et 3 voix :

en marchant
le monde
je l’oublie

de Philippe Quinta.

°

Lire les résultats complets et les commentaires sur Haiku-Concours-Senryu-Concours :
http://fr.groups.yahoo.com/group/Haiku-Concours-Senryu-Concours

Merci !
(et en avant pour le concours HCSC (n°22) d’octobre 09 !)

daniel

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Au nom de la loi – kyôka

29 septembre 2009

°

 » Liberté, Égalité, Fraternité  » :
le drapeau de chagrin
rongé 4 à 4
par Sarko
et ses boys

°

d.(29/9/09)

Prendre en grippe

28 septembre 2009

Ceci n’a rien à voir avec le haïku, mais tout à voir avec l’atteinte à (toutes)
nos libertés… :

 » au nom de la peur entretenue (de la grippe, des terroristes, du réchauffement
climatique, du piratage…), nous renonçons peu à peu à nos libertés. Car c’est
l’objectif, non pas celui de régler les problèmes sous-tendant la peur.  »

Thierry Crouzet

blog.tcrouzet.com

Osé, maté, té !

27 septembre 2009

°

les photos de seins
sont un pis-aller,
té !

°

d.(27/9/09)

Spontanéité / polissage du haïku

27 septembre 2009

°

(Échange avec Nicole Meignen sur « haiku-de-vent » :)


S’agit-il de polir le haïku, le lisser, le peaufiner ?
Si oui, oui :
quand tu n’es pas « content(e) » de ton haïku, il faut y revenir (« sans cesse sur le métier remettez votre ouvrage ») jusqu’à ce qu’il te soit satisfaisant… mais l’idéal, évidemment, serait qu’il soit parfait du premier coup ! :

 » haï d’un seul ku  » !!!

°

d.(27/9/09)

Ceux-ci c’en sont – Py, décembre 07

27 septembre 2009

DÉCEMBRE :

°

le cri
de l’anse de la théière
– le matin calme

°

Le haïku n’est pas un poème de la « pensée », mais un poème ( ? ) de la sensation, primordiale(ment).

°

à la lecture de haïkus,
ma femme
en porte-jarretelles

au récital de haïkus
aucun visage connu

°

Penser (/ réfléchir) c’est rater :
C’est au détriment de voir, sentir, goûter…

°

au milieu de la messe
pour un ami
la sonnerie d’un portable

°

Élaguer –
Dénuder :
à l’os, à l’os !

°

piaillent
en haut de la gare –-
mi-décembre

rendez-vous d’oiseaux
ce matin
dans la gare

grève –

sur les quais
que la voix
des oiseaux

°

petite vieille en fourrure
– le soleil du cimetière

°

égouttoir :
un tupperware vert
en chapeau-cloche
à la Hopper

°

Insomnie :
l’odeur du pain
qui cuit

°

sur ta fesse
comptant les pieds
de mon haïku

°

matin –
il se cogne à la barre du métro
et dit
« pardon ! »

°

dans le caniveau
s’étire le soir

rose

°

Écrire un haïku
c’est planter un décor,
c’est montrer le décor,
pas le décorateur !

°

ses jambes
cisaillent le trottoir –
cadeau de fin d’année

°

(Tanka – Auto-portrait ? :)

dans les endroits publics :
elles, de plus en plus jeunes,

moi, de plus en plus vieux –
le niveau des verres :
stable

°

le soleil
dans son décolleté
mes yeux

°

Lisant La Saveur du zen – poèmes et sermons d’Ikkyu – Éd. Albin Michel
et descendant en T.G.Vers Montpellier :

entrant dans le grand blanc
les arbres sont blancs
– veille de Noël –

de l’autre côté du tunnel : le soleil.

°

(Autocar des vacances, haïbun :)

la lune ronde
sur Noël
les vitres de l’autobus

Du haut de la montagne, les lumières de Millau, véritable rivière dorée, la nuit du 24
décembre

Millau qui s’étale
Millau qui brille
… et les piles pâles du pont

(Montpellier-Millau, 24/12/07)

°

« Arriver à l’état final d’épuration maximum »
: Meriem Fresson, p.17 de « Le haïbun francophone et anglophone contemporain ».

°

dans l’avenue
le soleil me suit
– Noël

°

le petit jésus
toutes les âneries
toutes les boeuveries –
c’est dingue, donc !

°

à tout petits pas
les vieux résidents du Foyer
– fin de l’an

avec sa canne
et sa rampe
fin de l’an

°

dans l’appartement
les pendules entrecroisent
leurs pattes –
88 ans

°

râle de plaisir
dans une chambre voisine
le faîte de la nuit

hier cri d’amour
ce soir ronflement :
minuit à l’hôtel

°

(sortant de chez la cousine :)

le trait rose d’un avion
– deux meuglements de vache

°

Deux éléments s’unissent
et forment un
« esprit unique »

°

Techniqu’haïku (= paradoxe ?)
Trancher les liens grammaticaux, orthographiques, de ponctuation… entre les deux membres du haïku (⇒ apposer, juxtaposer.)

°

deux jambes
deux cannes :
mère m’accompagne
à l’autocar

°

sur le pas de la porte
des chaussures de chantier
– dernière semaine de l’année

°

Garrett Lisi, physicien :
« La seule question qui compte est de savoir si une théorie décrit ou non la réalité physique. »

°

G.Dussaussoy, in Le Bouddhisme Zen, Flammarion 2001, p.99 :
« Il ne cache rien mais ne retient que l’essentiel. »

°

Parodiant le Daodejing (chap. XI) :
Les haïkus sont faits de mots, mais c’est dans leur vide (/ silence ?) que réside leur utilité.

°

l’orange se couvre de blanc
– dernier jour de l’année

°°°

d.py, Paris, (2007 – 27/9/2009).

Ceux-ci c’en sont – Py, novembre 07

27 septembre 2009

NOVEMBRE :

°

Apprendre des grands hommes (Matisse, Picasso, Shakespeare,…)
– pas des petits (…)

°

Un véritable haïku (quelle que soit sa forme)
ressemble à l’esprit qui l’anime.
Sinon ce n’est que sac de mots
(ex. : l’outre 5/7/5…)

À quoi reconnaît-on un haïku ?
– justement pas à sa forme
(qui peut être un leurre total)

°

Rechercher les mots simples
= les plus simples, compréhensibles, accessibles au plus grand nombre (…)

°

étourneaux
tournoyant dans le soir
par-dessus l’arbre-feu

les feuilles se poursuivent
en tourbillonnant
les étourneaux

°

Tout ce qui éloigne le haïku
de sa source / force vitale :
les projections
dans le temps (passé / futur),
dans l’abstraction,
etc.

°

le doux balancement
de sa boucle d’oreille –
le train encore à l’arrêt

°

gouttes verticales :
le train au départ

°

(En lisant Hosai * :)

simplifier,
dépouiller…

pas seulement son poème
: soi

* : Sous le ciel immense sans chapeau, éd. Moundarren, 2007

Pour moi, les haïkus les plus beaux = les plus simples = vides
parce que pleins
( : pleins du vide… )

Dire les « choses »
le plus simplement possible.

Ne pas / jamais forcer
l’écriture (/ les mots, / le silence…)

°

sur le quai
ce matin
une pièce froide

°

Cf David Budbill (in Moment to moment, p.14, l.2 :)

Perdez-vous
de vue
d’odeur
d’ouïe
de nom
:
Grimpez !

°

tombant dans (la crevasse
de) son décolleté :
quai de métro

°

Le haïku qui me plaît est un haïku du réel
ancré / encré / dans la réalité et dans le présent :
(il ne se projette pas dans un passé dépassé
ni dans un futur – hypothétique, forcément -)
il s’éveille et nous éveille au réel présent (vécu, concret,
beaucoup plus que pensé, imaginé, rêvé…).

« L’hallucination que Bouddha appelle l’irréel et toutes les autres traditions mirage, illusion, phantasme, rêve, etc. »
: in La Vie d’ermite de Michel Jourdan, p.23.

°

un haï/secoue…
torpille la torpeur
lacère la sérénité…
frappe sur le gong de notre crâne

°

réveille-toi, réveille-toi,
la mort,
c’est pour bientôt !

°

tout Paris à pied – :
une paire d’escarpins vernis
au bord du trottoir

°

l’ombre des flocons
le trottoir blanc

(cf http://www.ict.ne.jp/~basho-bp/e-50-07.html)

°

la verveine
annonce à mon nez
qu’elle est buvable
– après-midi de novembre

dans le bol de verveine
l’ampoule du plafonnier
– mi-novembre

°

dossier de chaise –
un moineau brièvement
assiste à l’A.G. *

* de l’AFH (Association Française de Haïku)

°

Atteindre à la plus grande justesse / exactitude
(pour obtenir – aussi – le plus grand effet possible sur le lecteur – quel qu’il soit.
(cf : Po Chu Yi ; D. Budbill,…)

°

nous deux
en chien de fusil
– miaulements du chat

°

(kyôku :)

L’écart entre les faits
et les mots :
voilà ce qu’il faut combler !

°

au restaurant de la rue Léon
pensant aux paons
de l’ami jardinier

(: J-C César)

au pied de l’ICI *
pisser sous la pluie

* Institut des Cultures d’Islam, rue Léon, 75018

°

l’eau dans la bouilloire
l’oiseau – haut – dans le ciel

°

à quatre entassés
dans un taxi pour Roissy –
« pas un vers de trop au haïku ! »
me dit Dorothy

°

Équilibrer un haïku
consiste à l’emplir
puis à le vider
quand besoin s’en fait sentir

°

sur le banc
du métro en grève
elle se passe du rouge aux lèvres

°

sous les lampadaires de novembre,
feuilles vertes

°

(Kyô- :)

Il y a des gens qui pensent que le haïku est un poème (comme un autre), qu’il faut (r)emplir de mots (jusqu’au bord – 5/7/5 ? )
Il y en a d’autres qui considèrent que le haïku c’est beaucoup plus que cela (ou beaucoup moins que cela).
Ces deux catégories de « haïjins » ne font pas du tout le même travail.
Ils ne parlent pas du tout de la même chose, du même mot !…

°

Écoper l’embarquaïku du trop de mots…

°

(Kyô- :)

De l’Ici et du Maintenant,
il y en a tout le temps.
Pas besoin de « modernisme », de gadget-haïkus, de consomm-haïkus !…

A-t-on besoin des gadgets (hautement) technologiques pour faire entrer le haïku dans le XXIème siècle ?
= l’électroniku ? / le techno(logi)ku ? / l’électroku
/ l’électroniku ni tête ?…

°

matin :
un e fait par un cheveu
une araignée dans l’évier

°

Le haïkiste occidental, qui ne peut s’empêcher de replacer l’homme au centre de l’univers, est-ce un haïkuistre ?

Ce haïku « mondialiste » va à l’encontre du « haïkaï » d’origine. Il est en contradiction totale avec l’esprit-haïku !

°

Que l’art en naturel évolue !

°

Assimiler l’art d’écrire du haïku à n’importe quelle autre forme d’écriture poétique est du pur non-sens.

°

Un haïku à ficelles (/ arti-ficelles), c’est un haïku (forcément) mal fagoté, un haïku de carnaval, grotesque ! C’est trahir l’esprit-haïku !
Un haïku qui n’est (/ ne semble) pas naturel tend au / frise le ridicule. C’est un haïkuisiné…

À force d’être anti-naturel, ce « haïku » en devient ridicule ! (Serait-ce un « ridiculaïku ?)

°

Ce haïku « simiesque » : grimace, contorsionne, fait son beau, son intéressant…

Le gadget-haïku : ce haïku est un dévoyé, une « créature », un mal-cousu, un Frankenstein-ku, un faux haïku ( : un faux-ku ).

°

Le haïku trop construit ennuie.
Il (n’) est (que) plein de mots,
aucun air n’y circule,
on n’y peut respirer.

°

Remplissez votre haïku
d’espace,
de vide

(un haïku, c’est comme du gruyère : il y faut des trous !)

de l’air !
de l’air !
un haïku
a besoin d’air !

du blanc,
du blanc !
du vide
pour respirer !

°

grève des transports –
dans la rue un homme scrute
à travers le cul
d’une bouteille vide

°

devant son steak tartare haut en couleurs :
pensif

°

(Kyôbun :)

Le haïku, c’est justement pour nous guérir / soigner / sortir
de ce monde trop anthropocentré.
Le senryû aussi.
C’est une chance de nous garder de ce si tenace anthropocentrisme !

Le haïku nous donnait la chance d’une vision du monde autre qu’anthropocentré. Mais on ne se refait pas : un bon Occidental doit rester au centre de l’univers ; l’homme reste (se prétend) bien le roi (conquérant) de son esprit / de la Création, « vainqueur » de la « matière »… !

Pour les fêtes
bien empaqueter
les haïkus-gadgets !

°

reposant mon dos
contre un autre dos
– heure de pointe

°

d.(11/07)

Ceux-ci c’en sont – Py, octobre 07

27 septembre 2009

OCTOBRE :

°

soirée de solitude ;
ouvrant une bouteille,
la finissant.

°

pluie plus forte ;
plus de feuilles tombent
– premier octobre

°

court sur le trottoir
l’ombre d’une feuille
puis se pose
rousse

°

le bleu du ciel
épouse le pied du pupitre
: sieste au conservatoire

°

bouffées d’amour passé
des nuages devant la lune

°

ton souffle
l’ombre des feuilles
sur le rideau

°

parcours chatouilleux
d’insecte sur ma joue
– passage d’avions

°

auréolant toutes les têtes :
le soleil d’octobre
au parc

°

métro d’octobre
plusieurs tours de cache-col
son décolleté profond

°

entre les anses de son sac
son décolleté profond
– ligne 9

°

contre tous les angles
droits des livres :
lampe, ô ronde

°

sur le recueil de haïkus
la chatte
presse-papier

°

7 heures du matin
la chatte jouant au ping-pong
sur le carrelage

°

nouvel amant
par internet –
Halloween

panne informatique
queue monstre aux guichets sncf —
Halloween

°

un peu de sa jambe
dans le hall de gare :
instant passager

°

le t.g.v. s’ébranle –
soleil blanc
nuages gris

°

encore un cheveu
retiré d’un livre
de haïkus

°

(kyôku :)

où que l’on soit
l’étincelle-haïku
est possible

°

refermée,
fanée,
tombée,
la fleur rouge d’hibiscus

°

dernier octobre
les ailes des pigeons
remontent aux arbres

°

d.(10/09)

Ceux-ci c’en sont – Py, septembre 07

27 septembre 2009

SEPTEMBRE :

°

Mariage avec aubade
et chapeau-soucoupe :
mairie des Batignolles

°

de son sein droit
deux ailes s’élèvent
bus 66

°

en foule les feuilles descendent,
courent dans le sentier
puis s’arrêtent

°

la lumière danse
sur un fil d’araignée —
cris d’une corneille

°

écrivant,
une araignée
croise les poils
de ma main

araignée,
ses pattes
sur mes petits carreaux

°

craille la corneille
puis picore la pelouse

°

à mesure que le marteau
enfonce le clou :
gamme ascendante

°

quai de métro :
voile total
penché sur l’écran de son téléphone

°

longeant le mur blanc :
femme intégralement
voilée de noir

°

grand-mère
à peau de pomme fripée :
ses joues si douces !

°

Apprendre à se détacher de la vie
– peu à peu –

derniers jours de l’été

°

à travers la bâche du ravalement
un peu du vert de l’arbre
un peu du bleu du ciel

°

une feuille vert tendre
se pose
à côté d’un canard
– dernier matin d’été

°

ici maintenant
parti maintenant
papillon

°

oiseau entre mes jambes
la feuille morte

°

grasse matinée –
l’ombre de la chatte
va, vient
au bas de la porte

°

transvasant un bon vin
un moucheron s’approche

°

d.(9/07)

Ceux-ci c’en sont – Py, août 07

27 septembre 2009

AOÛT

°

sur les vitres des voitures
un lampadaire orange luit
au doux vent d’août

°

au-dessus des nuages gris
la traîne rose d’un avion
– crépuscule d’août

°

les voitures passent dans l’avenue —
au loin
mon ami mort accidenté

au regard de la mort,
que valent tes mots ?

°

ce matin du 12 août
je retourne la souris
sur le ventre

°

au soleil
la fleur tendue frémit,
moucheron sur un pétale

°

crissements tout près :
une sauterelle grise
sur mon épaule

°

l’intérieur d’une feuille de bambou
lisse blanche et mauve

°

un frelon d’or
venu dans le train
puis ressorti
– Béziers

°

dans un coin du vieux Paris,
ce soir,
une cigale

°

(Tanka :)

repêché dans la poubelle, ce matin :
Le Mort saisit le vif (H. Troyat)
et Mort à Venise (T. Mann) –
décès récent
de mon ami Salim

°

le 9/8/7
l’ami disparu

°

la route déviée :
bourdonnement d’un insecte
au rideau de la porte

entendre le silence des voitures
définitivement déviées
du village

ouvrant la fenêtre
en quête des voitures
qui ne passent plus

soudain
sevré de voitures :
le village
à longs silences

un rare moteur
parmi les roulements d’oiseaux :
village pacifié

route déviée –
à Recoules, roucoule-
ments de tourterelles

de part et d’autre
le long ruban vide de la route
traversant le village

°

une cascade de lierre
mouillée par la lumière
du soir

°

dans le lavoir à sec
trois cadavres de
Coteaux du Bergerac
moëlleux

°

un vieux pêcheur
trempe sa ligne ;
un papillon
longe sa canne

°

au loin des rumeurs d’autos –-
sous les pieds
des cailloux

°

je suis passé –
le lézard
à peine a
tourné la tête

°

dans les fleurs de chardons
divers insectes
tricotent

°

la chaleur et l’odeur
qui montent de la route
entre les gouttes

°

dès que je rentre
dans l’appartement :
la chatte
omni absente

°

on ne choisit pas ses chaînes
ne dis-je pas à la femme
promenant son chien

°

Bonjour ! :
au cygne
la tête sous l’eau

°

sous l’aisselle
je la sentis
mmmh,
à la machine !

°

ouvrant la fenêtre
une forte odeur de cire :
ravalement

°

au téléphone
à vélo
sur le trottoir

°

l’éboueur
à son volant :
musique de fond

°

la voiture
laisse traverser la femme :
ses deux feux rouges

°

kiosque à journaux :
« Le clitoris
cet illustre inconnu »

°

travailler moins
pour vivre plus

°

dans la chambre de mon père
je remontai sa montre…

°

quelques piétronomes
quelque peu divergents –
couloirs de fin d’août

°

marée remontante :
le dernier week-end
avant septembre

°

Le chat plié en huit
L’éternité de sa sieste

°

daniel