Rapprochement : Les bambous de Su Tung Po – et de Bashô.

°°°

« Lorsque Yu-k’o peignait un bambou,

Il voyait le bambou et ne se voyait plus.

C’est peu dire qu’il ne se voyait plus;

Comme possédé, il délaissait son propre corps.
Celui-ce se transformait, devenait bambou,

Faisant jaillir sana fin de nouvelles fraîcheurs.

Chang-tzu, hélas, n’est plus de ce monde !

Qui conçoit encore un tel esprit concentré ? »

Su Dung Po (in Souffle-Esprit, de François Cheng.)

« Allez vers le pin si vous voulez connaître le pin, ou vers le bambou si vous voulez connaître le bambou. Et ce faisant, vous devez laisser votre préoccupation subjective de vous-même. Sinon, vous vous imposez à l’objet et n’apprenez pas. Votre poésie vient de son propre accord quand vous et votre sujet êtes devenus un – quand vous avez plongé assez profondément dans  l’objet pour y voir quelque chose comme une lueur cachée. Aussi bien tournée que puisse être votre poésie, si votre sentiment n’est pas naturel – si l’objet et vous êtes séparés -, alors votre poésie n’est pas de la vraie poésie mais seulement votre contrefaçon subjective. »

« Entrez dans l’objet, percevez sa vie délicate et sentez ses sensations, après quoi le poème s’exprimera de lui-même. »

Bashô.

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