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Correction haïku Py de kukaï.paris

30 août 2010

°

sur le terrain
la neige –
le but vide

°

d.

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N. Bouvier : le vide et le plein – Le Japon

12 mars 2010

p.50/51 :

 » ce pays qui a la passion du « moins » et où toutes les maîtrises passent d’abord par un stade de vide. « Rien de trop » disait un des fondateurs du nô […]  »

N.Bouvier

Trop de tout !

15 janvier 2010

°

 » Trop de tout !
Entrer en décroissance, c’est sortir du gavage matérialiste, de ce bruit assourdissant et permanent propre à la société de consommation. Nous voulons du vide, du silence, du rien…  »

La Décroissance n° 65, p.2.

Lire aussi :

de Paul Ariès et Bernadette Costa-Prades
Apprendre à faire le vide
Milan, 2009.

Quelques jalons pour un haïku sec !

3 novembre 2009

Dans le haïku, discerner les mots « pleins » des mots « creux ».
Les mots pleins sont ceux qui donnent du sens, le sens, qui sont « lourds de sens », vivants.
Les mots creux sont ceux qui sont vides de sens, « morts ».
Éliminer les / Se passer des mots « creux », au possible.

(28/10/09)

°

(de chez anna :)

des tuiles des toits
jusqu’à la mer

(1/11/09)

Le(s) blanc(s)
que je laisse
dans le haïku,

le lecteur
franchira

(ou pas.)

tendre au lecteur
du silence
du vide

mon haïku :
un bol
présenté
au lecteur

S’enfoncer dans le blanc du haïku

Le haïku
est une montagne
enneigée

Mettre
le plus de vide possible
dans mon haïku

« Oublier »
le plus de mots
possible

Vider mon haïku
au possible

Laver mon haïku

décolorer mon haïku

, le délaver

,
l’habit
cent fois porté
cent fois lavé

cf : « Chant de l’habit cent fois fois rapiécé » de Hyegûn, p.98 de Ivresse de brumes, griserie de nuages, NRF/Gallimard, Connaissance de l’Orient, 113, 2006.

°

Le haïku est la possibilité d’un bol

Le haïku est la possibilité de boire

°

– Ne manque-t-il pas quelque chose dans votre haïku ?
– Oui, il y manque ce que vous y mettrez

Le haïku est une salle de cinéma vide

Il s’agit moins de dire,
que de laisser le lecteur se placer
pour qu’il voie

_

Si tu lui mets trop de mots,
tu lui bouches la vue

Les mots
bouchent la vue
du haïku

((a)perce)voir)
le haïku
à travers
les mots

Les mots
voilent /
cachent /
burqachent ? /
obscurcissent
le haïku

les mots-nuages
dissipés,
la montagne-haïku
apparaît

Le lecteur
lance sa passerelle
pour franchir ton haïku

au lecteur
sa clé
du haïku

le haïku comme kôan ?

le lecteur trouve
(ou ne trouve pas)
sa solution au haïku

(le haïku n’est pas une femme facile.)

°

Laisser des blancs
dans le haïku

Le haïku est un mi-chemin

Le haïku est un demi-pas

°

Ne mets pas tes lunettes
sur le nez de ton lecteur

°

Crée du vide
dans ton haïku

Offre à ton lecteur
un saut
par le vide des mots

°

L’essentiel est de laisser le lecteur
compléter le haïku.

Le lecteur franchit la faille
que le haïjin a creusée
dans son haïku

Creuse
ton haïku,

Laisse
ton lecteur
creuser

Encreuse

Toussaint –
Creuse
ton
haïku

ensevelis tes mots morts

°

écourte

condense

:

haïku sec

°

d.(1-2/11/09)

de René Guilleré (1871-1931)

4 décembre 2008

extrait de son ouvrage posthume : Funiculaire, 1933 :

« Après qu’il a contemplé les choses, le Japonais contemple encore l’absence des choses. L’artiste ne peint pas l’oiseau, il peint l’aile, il ne peint pas l’aile, le vol, pas le vol, mais le vide laissé dans le ciel par l’oiseau qui s’est envolé »

(: sur le site de la peintre Caroline Tokar qui a exposé dernièrement au centre culturel japonais Hattori, à Paris.)