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« droit de réponse » à Gong n° 37

5 octobre 2012

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Je suis tout à fait du même avis que le revuiste du « Glaner » de Gong n° 37, p.51, qui sent que « jour à trente degrés » passe mal en français, dans la translation proposée du haïku de L.A. Davidson – et non pas L.E. Davidson, cher revuiste ! – :

« jour à trente degrés
les marteaux-piqueurs de la rue en bas
font exploser la chaleur »

publié dans le livret de Betty Drevniok : ‘Aware’ (éd. Unicité), p.37.

Aussi vous proposé-je sans attendre cette nouvelle version -plus concise, véridique * et suffocatrice ** à la fois :

 » trente-trois degrés –
les marteaux-piqueurs de la rue d’en bas
font exploser la chaleur  »

Je prie donc tout 1 chacun(e) de considérer cette dernière mouture comme « ma » seule traduction valable – et définitive – , et de corriger leur exemplaire d »Aware’, le cas échéant, en ce sens,
ainsi que le commentaire qui s’ensuit (p. 37 et 38 du même ouvrage dans sa traduction française).

Merci !

* les 90° F(arenheit) exprimés dans la version anglaise originelle correspondent de fait à, précisément, 32° C(elsius).

** « Justification(s) » de « 33 degrés » :

« – 33 », « 33 », dites, docteur,
j’étouffe ! –
Vite, une bière !
(- une « 33 » !)

Je prie également Jean (Antonini) d’insérer ce « droit de réponse » dans le prochain numéro (n° 38) de « Gong ».
Merci d’avance,

Daniel.

AWARE – B. Drevniok – p.27-31

6 mai 2011

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(p.27)
La tradition du haïku
(p.28)
La « tradition-haïku » est un bref synopsis de l’origine, de la forme, des caractéristiques et de la technique d’écriture du haïku.
Vous avez fait vos premiers pas dans le « voyage-haïku ». Voici un résumé augmenté de quelques faits = un sommaire de ce poème appétissant : le haïku.
(p.29)
Le haïku est :

court, non rimé, imagé et objectif, c’est une sorte de poème de la nature évocateur, qui suggère plus qu’il ne dit.
Il s’est développé au Japon à travers des siècles, jusqu’à – et y compris – aujourd’hui.
Des marchands et des visiteurs du Japon rapportèrent le haïku d’abord en Europe, puis aux USA, où il est maintenant florissant.
Le mot HAÏKU vient de l’expression « haikai renga no hokku », qui signifie « verset de départ d’un long poème lié ». A l’évidence, le poète Shiki créa le mot télescopé HAIKU pour signifier « haika no ku », « couplet haiku », écrit séparément, ne faisant pas partie du plus long « renga », mais qui retenait les caractéristiques du verset de départ du renga, et tout particulièrement le « mot de saison ».
(p.30)
L’expérience-haïku, elle-même, est universelle.
Elle est un moment dans le temps et l’émotion de ce moment.
A cause des grandes différences entre les langues japonaise et anglaise, on ne peut pas écrire le haiku en japonais et celui en anglais sous exactement la même forme.
Cependant, le haïku en anglais doit exprimer l’expérience-haïku, sinon on ne peut pas considérer que c’est du haïku.
(p.31)
La poésie occidentale et le haïku sont très différents l’un de l’autre.
« Dans la littérature occidentale, l’expérience poétique PLUS les réactions intellectuelles et émotionnelles du poète EGAL le poème achevé. Dans le haïku, l’expérience d’origine MOINS la réaction personnelle du poète EGAL le haïku terminé. » (citation du Poème sans Mots du Docteur Eric Amann [voir éd. gammes, 2006, trad. D.Py]).
Ainsi, le haïku se présente d’une manière unique, donnant au lecteur l’expérience même, à travers images et sensations qui montrent sa réalité dans un langage concret et objectif, sans explications ni commentaires subjectifs.

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(à suivre, p.32-)