Posts Tagged ‘The Modern Haiku in English’

5ème règle du haïku (G. Swede)

15 octobre 2010

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a) « Idéalement, le haïku classique :

5°) présente un événement qui se produit dans le présent, pas dans le passé. »

b) Le haïku moderne :

« 5ème règle : Le haïku présente un événement comme s’il se produisait maintenant et non pas dans le passé.

Si l’on ne suit pas cette règle, l’essence, le « ah!-coup » particuliers au haïku sont perdus. Pour être efficace, le haïku doit évoquer l’immédiateté. La perte de cette immédiateté est sensible dans ce haïku de James W. Dyer :

Les branches de cet arbre mort,
moi, cette touffe d’herbes et tout
fleurîmes cet été

(Haiku in English, p.39)

L’emploi du passé obscurcit le moment de la conscience. Mis au présent, le haïku atteint plus évidemment son but :

Le vieil orme,
cette touffe d’herbes et moi
tout défleuris »

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(G. Swede, in : The Modern Haiku in English, Columbine ed., Toronto, 1981.)

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4ème règle du haïku – selon G. Swede

14 octobre 2010

a) :

« Idéalement, le haïku classique :
4) emploie des images sensorielles, pas de généralisations. »

b) :

4ème règle : Le haïku est un haïku qui implique des images sensorielles, et pas de généralisations.

time le temps le temps
is what est ce qui est ce qui
is still est immobile perdure

Raymond Roseliep
(A Roseliep Retrospective, p.46)

La signification du « temps » n’est pas identifiée par quelque chose de précis. C’est pourquoi le tercet de Roseliep reste plus une abstraction intellectuelle qu’autre chose. D’un autre côté, voici un autre haïku de Roseliep qui concerne le temps :

La brise printanière
souffle à travers le squelette
d’un oiseau

(Cicada, IV,3 (1980), p.6)

Combien plus efficace est ce second haïku ! Ses images vivides procurent indirectement une impression de temporalité par une évocation plutôt que par une affirmation directe. »

G. Swede,
in The Modern Haiku in English, Columbine ed., 1981

2ème règle du haïku (selon G. Swede)

11 octobre 2010

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Voici maintenant exposée la 2ème règle du haïku
d’après le Chapitre 3 (de The Modern Haiku in English) de G. Swede :

« Idéalement, le haïku classique :

2) décrit une expérience d’étonnement, de stupéfaction ( : « awe ») , ou de compréhension transcendantale.

Et, d’après le chapitre 4 (« Vers une Définition du Haïku Moderne en Anglais. ») :

2ème règle : Le haïku est un poème qui décrit une expérience d’étonnement (ou de pénétration transcendantale)

Cette règle a toujours été le sine qua non de toute composition du haïku et le demeure encore aujourd’hui. Un très court poème qui n’a pas ce sens de la surprise, cette qualité d’exclamation (« ah ! ») n’est tout simplement pas un haïku. L’accord sur cette règle semble être unanime, à la fois parmi les haïkistes classiques et parmi les modernes.
Tandis qu’un sentiment de saisissement peut aussi être créé par des poèmes plus longs (comme ceux de Wordsworth), il n’est pas tout à fait ressemblant. Le poème plus long construit ses effets à travers une accumulation d’images (parfois des douzaines), mais le haïku n’en utilise, lui, que deux ou trois. Pour qu’un haïku soit alors efficace, il doit capturer l’essence d’une expérience. Et, comme le suggère Kenneth Yasuda, cette essence s’exprime au mieux par un seul souffle. Bien sûr, à l’intérieur d’un poème plus long il peut y avoir des combinaisons saisissantes de deux ou trois images qui peuvent produire le même effet qu’un haïku.
Il reste cependant un problème – pour distinguer la conscience aiguë ou l’exclamation éprouvées à travers un haïku de celles que peuvent produire d’autres très courts poèmes tels que le senryû ou l’épigramme. Comme on le verra d’après les exemples suivants, la différence avec le haïku est cependant substantielle :

Épigramme :

Je suis le chien de Sa Seigneurie de Kiev ;
Mais dites-moi donc, Sire, quel est votre chef ?

Alexander Pope ( Muse : Approaches to Poetry, p.238)

Senryû :

« Trois points ! »
Le visage de papa : le seul visage
dans les gradins

Chuck Brickley
(Modern Haiku, p.48)

Haïku :

Seules restent les braises…
des nuages
dérivent devant la pleine lune

Betty Drevniok
(Canadian Haiku Anthology, p.38)

L’épigramme crée un aperçu humoristique de la nature humaine, grâce à une habile tournure d’esprit. Le senryû cause un sentiment poignant dans la relation entre père et fils. Aucun d’entre eux ne provoque un sens mystérieux d’unité avec tout ce qu’on trouve dans le haïku. »

G. Swede

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Si vous avez de réagir à ces exposés de la 2ème règle du haïku (selon George Swede), n’hésitez pas !

bien à vous tou(te)s,

Daniel