Posts Tagged ‘s’effacer’

Le poète s’efface — : démarche-haïku – Py

16 octobre 2015

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Il est bien plus facile d’étaler le soi (le moi) que de dire le monde, l’objectiver, s’effacer devant (ou derrière) lui.
S’effacer est bien plus exigeant. C’est une démarche bien plus que poétique uniquement, mais éthique, « po-éthique ». C’est une conception de la vie, une « Weltanschauung ». Cela engage la totalité de l’être et de l’agir, du dire, du faire, du paraître (ou du ne pas paraître, justement).
Et parce que cela demande une exigence bien plus grande, plus forte, c’en est d’autant plus intéressant *, exaltant.
Que le poète laisse la place à l’encre, au souffle !
Que le poète transparaisse, s’efface !

d.(31/7/10)

* d’autant plus que de parler de soi n’intéresse – dans les meilleurs des cas – que modérément l’autre ! (?)

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« La vraie photographie » – Izis

12 mars 2010

 » Le bon portrait photographique est celui où seul l’homme photographié nous intéresse. Le photographe a su s’effacer complètement.  »

Izis
(à l’expo  » Paris des rêves « , Hôtel de Ville de Paris, jusqu’au 29/5/2010)

kyôka

13 octobre 2009

ce « je » qui s’efface
– petit à petit –
comme le chat du Cheshire
de Carroll
derrière son sourire

d;(12/10/9)

N.Bouvier Le vide et le plein

11 août 2009

p.38 :

 » Hors de sa condition ingrate, le Japonais va chercher refuge dans des techniques portées à leur point de perfection : poterie, haïku, calligraphie, etc., dont le zen a su tirer parti.
Le zen se proposait entre autres de tirer les Japonais d’affaire en détruisant toutes les catégories, la dialectique des contraires et la distinction sujet-objet […]
Or il y a très marqué chez Rilke ce désir de s’effacer et de se dissoudre pour pouvoir rejoindre l’endroit où les choses « se passent vraiment », pour supprimer les limites du moi.  »

N. Bouvier, in Le vide et le plein, folio 4898, 2009.