Posts Tagged ‘Montréal’

Haïku de Montréal – Py

28 septembre 2010

°

Montréal –
la roue d’un vélo
et un poteau

°

d.( juillet 2010)

Publicités

Boucherville (QC) (5) – juillet 2010 – Py

29 juillet 2010

201)

un corbeau ponctue l’air
dans un sens
dans l’autre

une goutte de chaleur
claque

(Université Laval, Québec, 20/21-7-10)

202)

tout à coup
la couleur bouge
– vite –
basculant dans son bol

203)

reçu comme un prince
à l’assemblée québécoise
des haïkistes :
treize à table !

204)

de chaque côté
de son assiette :
un crayon,
un stylo

205)

cette cloche – d’Hiroshima – m’a frappé (!)
par sa forme, son poids,
par son silence
presque éternel

(cf 14/7/10, Jardin Botanique, pavillon japonais, Montréal)

206)

 » Le soir tombe bien  »

207)

ce matin
pas de chiens à promener :
Québec

208)

sur la pelouse
des oiseaux
s’entraînent au chant

209)

grand-père à la pêche
mordant les plombs
autour du fil

210)

vue aérienne :
les nuages gommant
les méandres du fleuve

211)

(Kyôbun aux violons:)

violemment seins
elle passe devant le restaurant
 » Violons  »

Les mots tombent le plus directement possible
dans le cerveau
sur le papier.

212)

une danseuse …
de toutes ses grandisseuses …

213)

Alors, que fait l’orage ?
: la piscine attend !

214)

Dans le haïku,
dire le moi,
c’est cacher la forêt
avec sa poutre !

215)

le bras en écharde

216)

allongé
sur la couverture
avec
les poils du chien

217)

patinage –
sous la couche de glace :
le chat mort

(d’après Nelly Arcan (1975-2009), in Putain, Le Point/Seuil n° 1020, 2001, p.171.)

218)

le livre prêté :
l’odeur de sa maison

2189)

(to) be / write
as free(ly) as possible
(in (your) writing
poetry / haiku ? / …)

Etre / Ecrire
aussi libre(ment)
que possible

219)

pelouse :
à la cueillette
des crottes

lawn :
picking up
dogs’ droppings

219 b)

pelle
et sacoche :
les crottes de chiens

220)

une traînée de tonnerre
de part en part
découd le ciel

221)

éclair :
la fente au milieu du rideau ;
tonnerre
et gouttes

221 b)

l’éclair
écarte le rideau

l’espace
tombe

221 c)

orage persistant –
les gouttes
s’égrènent

221 d)

les canons se succèdent
les chant de la pluie

221 e)

l’orage persistant ,
il range son sexe

222)

Québec :
la musique des dalles
sous les roues
de la valise

223)

dansunenarine

inanostril

224)

pisser
àlalueurbleuedelabrosseàdents

to piss
in thetoothbrushesbluelight

225)

chaque chant d’oiseau
défie les mots
– écoute !

226)

ronfler –
se tenir compagnie

227)

quatuor de flûtes
légèrement désaccordé
ce train au large

228)

le haïku :
plus de noir ou
plus de blanc ?

un yo-yo
tao ?

229)

Pour
un haïku-vérité,
pas un haïku
enjol(iv)eur !

230)

au bord de la falaise des mots,
brouillard

231)

survol stationnaire —
la tondeuse à gazon
enfin disparue

232)

L’art du haïkiste est
d’établir un lien
entre le premier et le dernier mot
de son poème,

de bander l’arc !

233)

sur le tapuscrit
l’encre rouge d’un correcteur –
confiture de fraise
confiture de framboise

234)

le chant de l’oiseau
rebondit
dans sa gorge

235)

 » une rivière de rêves  »

236)

balance
d’un geste
auguste
les journaux
sur le perron

237)

apprenant à mettre son bras
en écharpe –
ventilateur

238)

le poème (le haïku)
entre anecdote (/ personnel / éphémère)
et éternel (/ objectif / universel)

239)

Elargir le(s) sens du haïku) donc
Flouter le(s) sujet(s).
Le participe présent permet souvent cela.

240)

le soleil
à moitié dans l’eau
de la piscine

/

mi-ombre
mi-soleil
la piscine ce matin

241)

(haïku au futur ? :)

piaillements dans l’après-midi
bientôt la tondeuse

242)

Elargir le haïku
à peu de mots…

243)

deux situations, objets, images, mots
qui se « catapultent » :
étincelle-haïku

244)

quelquefois le haïjin
joue à cache-cache
avec son (éventuel) lecteur

245)

face à la piscine
regarder les bleus

246)

elle tond son gazon
je parcours son tapuscrit

247)

(interviews ?)

Ils
apportèrent
des réponses
de pierre

pour pouvoir
rester
au fond
de la mare

248)

sur l’écorce du jour
les premiers oiseaux

(le cardinal
cogne
à la porte ?)

249)

sirène allongée au loin
– beaucoup de choses à dire ?

250)

dans la gamelle des chiens
eau
et glaçons

251)

légèrement bancal
le fauteuil se balance

252)

laissé seul sur la terrasse
les livres
le soleil

253)

les cigales
en crescendo – decrescendo
près des fils électriques

254)

la bouche de la piscine
libère
une bulle

255)

ventilateur –
un mouchoir en papier bouge

256)

ventilateur –
les côtes du chien

257)

 » la vieillesse  »
émeut les haïkistes :
leur miroir ?

258)

une bière –
aussitôt pisser

259)

le sifflet du train
pointille le paysage

/

tiret sonore le train traverse la page

260)

Ecrire
c’est donner voix
au sans-mot

261)

ce qui me lasse dans le tanka :
toujours (d)écrire
son nombril

/

Sonnez hautbois,
résonnez musettes !

Sortez mouchoirs,
faites pleurer mirettes !

262)

ses longues jambes
m’aident à monter la pente
– downtown Montréal

(- Montréal centre-ville)

her long legs
help me climb the slope
– downtown Montreal

263)

le toit blanc
de l’église catholique chinoise
– ciel gris de Montréal

264)

comme un poisson dans l’U ?

265)

le bleu déjà là
qu’attendent les oiseaux ?
(- samedi matin)

266)

lampions éteints
le jour mûrit

267)

sur l’enveloppe
du bonbon jaune
un poil du chien blond

265 b)

ce matin muet
et bientôt le gris tout pâle
– grève des oiseaux ?

265 c)

: le jour a grandi
sans le bec des oiseaux

– l’épaule touchée …

266)

d’un bord à l’autre
la rivière du haïku
à traverser

265 d)

Ah, les oiseaux !
le blanc déjà venu,
piaillant six heures

265 e)

le jour grandit
sous le bec des oiseaux

267)

soudain elle me fit
volte-fesse

265 f)

un collier de piaillements
autour
du jour

268)

ses pigeons
toujours prêts à s’envoler

je les retenait dans mes mains
pour y croire …

269)

parlerêve

270)

le sifflet du train de 6 heures 30
ceinture l’horizon

270 b)

le sifflet du train
a fait le tour
de sa ligne

(- decrescendo aboli)

270 c)

le train
a sifflé
sa ligne
tchouk tchouk vapeur
– à toute !

271)

tant qu’à
étaler votre je,
faites du
tanka !

271 b)

le haïku, c’est l’envers du je !

271 c)

le haïku, c’est la fusion
objet-sujet …

272)

dernier jour :
l’air un peu penché
de la valise

273)

un oiseau
roue de vélo rouillée

274)

l’avion qui passe
le ventilateur

275)

le feu d’artifice
les gouttes de pluie

(- Longueuil)

276)

fouillant dans le nez ligne de haïku

277)

en Horizona …

278)

he walked
a half-
smile

(d’après J. Martone, Cells)

279)

her
see-through
wedding
dress

their
worn-out
marriage

(d’après J. Martone)

280)

perdant sa poudre
le papillon
contre la lampe

(Reims, Nov. 200?)

281)

lisant
les haïkus d’Hosaï :
sachant que je ne suis pas seul.

281 b)

sautant l’espace
sautant le temps :
flammes-haïku
de la Saint-Elme !

281 c)

Faire qu’on ne puisse pas
écrire plus simple

272 b)

la chambre
retrouve ses formes :
départ demain

272 c)

la chambre
s’agrandit peu à peu :
départ demain

282)

ce soir
au restaurant :
un couple
faisant envie

283)

sculpter le poème
jusqu’à la forme
idéale

284)

feuille de buvard :
toutes ces lignes à l’envers !

(cf : Hôsaï :  » Le buvard n’assèche plus « )

285)

ta main
veut attraper
un rayon de soleil

286)

sur le bureau
un crayon de soleil

(à Danièle Duteil, de loin -)

287)

métaphore
où j’pense !

288)

la première pente
du dernier jour
– n(o)euf

289)

oiseau
premier baiser
du jour

290)

restaurant :
les yeux en neige …
les ailes flottantes …?

291)

au mieux, dans le haïku :
un seul élément.

292)

deux chaises
de chaque côté
d’un bouquet rouge

– jour de départ

293)

un dernier écureuil
(qui) traverse
le fil électrique

294)

tu cherches les mots te cherchent

295)

dernier cadeau :
une feuille d’érable
pour mon carnet …

296)

Bar dans l’aéroport
elle entame
un pavé

(The girl with a dragon tattoo de Stieg Larsson)

297)

embrassant l’homme
avec qui elle a pris
une bière

(cf :Masajo Suzuki…)

298)

nombreux échantillons humains
– take your pick ! –
: aéroport

299)

femmes éplorées – aéroport

300)

aéroport –
le juif
devant le mur
des toilettes

301)

Bye bye Montreal
pleine lune sur le Saint-Laurent
pleine lune sur l’aile de l’avion

302)

Décalage horaire ? :

3 heures du matin –
ma voisine encore
devant sa télé

°°°

daniel, Paris-Montréal-Paris, du 3 au 26/7/2010.

Boucherville (QC) 4) – juillet 2010 – Py

29 juillet 2010

124)

Tanka court aux carpes :

dans l’étang aux carpes,
de ces fleurs aquatiques,
la dorée :
ma préférée !

125)

Haïbun au rideau :

Il s’agit moins de voir
des choses extraordinaires
que de voir extraordinairement
les choses

rideau,
le jour bouge.

126)

bras en croix –
un clou dans le dos

127)

seul sur la terrasse :
le vent
les feuilles

128)

sur son gazon
ramassant
ses crottes de chiens

129)

invalide
de verre la bière
renverse
sur la nappe

129 b)

les bulles de la bière
montent
la douleur descend
dans le bras

130)

(tanka à la professeure de musique :)

A onze ans :
amoureux
fou
de ma professeure de musique
toujours absente
toujours enceinte

131)

milieu de la pelouse
au soleil
soudain
le chien
aboie

132)

une araignée
nettoie
son rétroviseur ?

133)

seuls au monde
sous une pluie battante
deux amoureux s’embrassent

134)

les tambours
des Arashi Daiko *
sous une pluie battante

* : « tempête de tambours » : taïkoïstes Japon-Québec, Longueuil, 16/7/10)

135)

deux larmes tombent
sur les épaules de ma femme
qui vient d’accoucher

(Pithiviers, 45; 28/7/83)

136)

il est minuit
la sueur sur son corps
qui va au lit

137)

rumeurs :
l’entonnoir de la ville
par la fenêtre

138)

c’était beau,
un rêve poussait
un nuage…

139)

restaurant :
regardant les tables alentour
ornées de femmes

140)

((Two seasons / Deux saisons :))

a leaf falls
enjoy the deer

and the long prophecy
of the white

une feuille tombe
appréciez le cerf

et la longue prophétie
du blanc

141)

(chanson :)

1er couplet :

tant de maris
tant de marins…

2ème couplet :

tant de mains
tant de marins…

142)

ce matin
le soleil sur le carnet
vient sculpter les mots

143)

le soleil brille :
les mots recommencent à courir

144)

un avion passe au loin –
les mots sur le papier

145)

– Ah, chéri,
une grosse araignée !

146)

le  » haïku-vérité  » :

un haïku qui ne gâche,
qui ne mâche pas
ses mots

147)

Voyant un point sur la page.
Ne l’écrasant pas.

148)

 » Les écureuils sur l’autoroute  »
dit Micheline : je vois un écureuil
le long du fil électrique

149)

( » un oiseau siffle / je perds mon nom « ) :

je
disparaît
dans le bec de l’oiseau

/

je disparaît dans le bec de l’oiseau

150)

A Longueuil,
une rue
de Maricourt

151)

6 ou 12 (syllabes) =
l’unité de base
du haïku français ?

/

le haïku français :
son flirt avec l’alexandrin –

: vers un haïku alexandrin ?

152)

en forme de bite
l’os (du chien) en plastique
rongé

153)

l’orage approche –
grognement du chien

154)

(sieste :)

une non-mouche
sur mon doigt
une non-bague

155)

l’orage crève –
il s’assoupit

156)

Ainsi entraîne-t-on les lévriers :
chats devant !

157)

vagues de vent
dans les feuillages
l’orage

158)

paquets de pluie
bien délivrés
: facteur-orage

159)

dans les tuyaux
de mes narines
l’odeur de l’orage

160)

(« tanku » = tanka court :)

la pluie qui tombe –
les femmes qui se sont éloignées !…

161)

orage –
le monde de plus en plus fort
– dormir

162)

(taille-crayons :)

le souci
des sourcils
dessinés

163)

l’orage a laissé
la chaleur enfermée
dans la maison

165)

orage
la première fleur d’hibiscus
cassée

165 b)

au milieu de la table
la fleur d’hibiscus
cassée par l’orage

166)

samares
et coccinelle
sauvée des eaux
de la piscine

167)

début de soirée
le couple âgé
apprécie
sa piscine

168)

quelquefois un haïku
semble
frapper  » juste  » *

sometimes a haiku
seems to hit
the  » right  » spot

* : a atteint la cible : le centre de l’o ?

169)

juillet –
une petite feuille d’érable
sur le parquet du patio

170)

 » La grenouille de Bashô
a une épaule verte !  »
dit Micheline
de la piscine

171)

sur la terrasse accueillir
les premières gouttes
de la pluie du soir

172)

5/7/5 :
l’ancienne coquille
du haïku !

173)

(matin -)

coin de mur animé :
le rideau, la fenêtre
brouillés de feuilles

174)

hérons (en vol), carouges, monarques :
une berge du Saint-Laurent

175)

bleuets
disparus
de mon enfance …

176)

le fleuve change :
au retour
d’autres personnages
posés autrement

177)

ma vie c’est les mots qu’il en reste…

178)

grand plouf :
gros voisin
dans sa piscine

179)

insecte se balançant
d’un côté
de l’autre
sur ses pattes immobiles
avant de sauter
loin devant

/

un insecte sauteur
me fait calligraphier
le mot  » haïku  »

180)

reste une roue
du vélo
au poteau

(Montréal)

181)

ça grince sur un parquet –
( sous-sol d’été )

182)

un très long train qui se mettrait à passer –
la pluie qui se met à tomber

183)

(matin :)

une goutte
plus forte qu’une autre
réveille la grenouille en moi ?

184)

Y
la pluie tombe en entonnoir
goutte le long de la branche
drip drip

185)

lirécrire c’est souvent toutun

186)

chacun forant sa galerie

jusqu’à ce que le château
s’écroule ?

187)

après l’amour
il retire
sa deuxième chaussette

188)

things here,
at the same time as us :
haiku

les choses, ici,
en même temps que nous :
haïku !

189)

je m’allonge
et là je lis
: la jolie phrase !

(à Eulalie)

190)

un pied en coulisse …

191)

le vieux chien
du vieux couple …

192)

plusieurs espèces se partagent
les branches du matin :
fruits sonores

193)

inséparable,
comme un stylo
de sa capuche

(des fois qu’il pleuvrait des mots !…)

194)

quelquefois je lis
des tercets
et aussitôt m’écrie/s :
ceci n’est pas du haïku,
retournez l’école !

195)

Aylmer : prononcez  » elle meurt !  »

196)

dans les lampions rouges
le jour resplendit

– grappes de fruits
d’un chant d’oiseau

197)

secouer ta phrase
pour en faire tomber
les mots inutiles

198)

entre le jour
et les yeux clos
des pépiements d’oiseaux

199)

piscine
une bulle
 » parle  »

/

l’air
gobe
une bulle
d’eau

200)

(kyôbun aux laveurs de carreaux :)

2 window cleaners
the sky half-cloudy

deux laveurs de carreaux –
le ciel mi-couvert

Dans le haïku il y a deux bords. Ce qui se passe entre ces deux bords, c’est le haïku.

…/…

Boucherville (QC) 1) – 7/2010 – Py

27 juillet 2010

°

Boucherville 1) :

premier soir à Montréal –
un maringouin
en terrasse

réveil parisien :
trois heures du matin
à Boucherville

névralgie cérébro-brachiale
:
la moitié d’un haïku !?

bruit d’un sécateur
le soir du 4 juillet

haïku :
chemin sans cesse

un poil du chien
vole dans la chambre –
5 juillet

les pieds de l’échelle
dans (l’eau de ) la piscine –
33 degrés

mots sur un carnet –
nuit blanche

moins je voyage,
mieux ça (me) vaut !
: première visite au Québec

gardien de nuit –
la veilleuse bleue
de la brosse à dents

/

la brosse à dents
veille
bleu
nuit

milieu de la nuit
actionner
le ventilo

milieu de la nuit :
suer au creux des coudes

également avant l’aube :
les oiseaux
de Boucherville

peu après
les chants d’oiseaux
odeur de croissant

( Tanka, à Lise Robert :)

la chaleur,
la rivière
restent à la porte –

l’amitié
circule

(Saint Denis de Richelieu)

comme un ver
à la surface
de la nuit

matin de canicule
le périphérique
du ventilateur

°

d.(3-7/7/10)

…/…

14 juillet – Jardin botanique – Montréal

15 juillet 2010

(à Micheline Beaudry, Janick Belleau, Diane Descôteaux, Anne-Marie Labelle) :

14 juillet
les feux d’artifice
de leurs rires

d.(14/7/10, Jardin Botanique, Montréal)