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Complément du compte-rendu du Festival de Folkestone mai 2013

6 octobre 2013

Pour compléter le compte-rendu du Festival anglo-français de Folkestone (Mai 2013), co-organisé par la BHS, L’AFAH, l’AFAH et le KP, je vous propose l’ensemble des haïkus (qui avaient fait l’objet d’une « sélection ») exposés sur des bannières le long de la promenade du bord de mer : « The Leas » :

over open sea / from Folkestone to Etaples / the Milky Way
sur la vaste mer / de Folkestone à Étaples / la Voie lactée
David Cobb (BHS)

marriage proposal / the zig-zag path / to the sea
demande en mariage / le chemin zigzague / vers la mer
Lynne Rees (BHS)

high tide / over and over / the shifting shingle
pleine mer / le sempiternel va-et-vient / des galets
Brian Tasker (BHS)

sea breeze / the old boat sunk / in summer grass
brise de mer / le vieux bateau englouti / dans les herbes de l’été
Fred Schofield (BHS)

a test of patience / the fisherman / and his girlfriend
test de patience / le pêcheur / et sa petite amie
Andrew Shimield (BHS)

le saut des puces de mer / sur le varech – / un phare s’allume
sand fleas jumping / across the seaweed – / a lighthouse lights up
Paul de Maricourt (KP)

tour à tour / les nuages éteignent / les fonds marins
one after the other / clouds darken / the seabed
Danièle Georgelin (KP)

bord de mer – / cet été encore la courbe / de sa lèvre supérieure
the sea’s edge – / again this summer the curve / of his upper lip
Meriem Fresson (AFAH)

en gants résille / il écaille un cabillaud – / mouettes crieuses
in meshed gloves / he scales a codfish – / crying gulls
Daniel Py (KP)

Un vol d’oies sauvages – / elle annonce son départ / pour le bout du monde
flight of wild geese – / she announces her departure / to the ends of the earth
Danièle Duteil (AFAH)

°°

Enjoy !
Savourez !

Daniel.

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Compte-rendu du kukaï de Paris du 14 sept 2013

16 septembre 2013

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 81, du 14 septembre 2013.

La séance débute par la présentation, par Lydia Padellec, de sa maison d’édition « La Lune bleue », et du recueil de Soizic Michelot pour les haïkus, et d’Alexandra Topalian, pour les aquarelles. Discussions avec les auteures, et vente de leur livret. Voir aussi sur le site de La Lune bleue.

Sur les 22 personnes présentes (plus une enfant), dix-neuf restèrent pour « faire » le kukaï.
Quarante haïkus furent échangés.
Dix sept obtinrent une ou plusieurs voix :

(avec 8 voix :)

Pluie d’automne
Ta première nuit
en terre –

: Monique Serres.

°

(avec 6 voix :)

milieu de l’été –
une aile de papillon
sur le carrelage

: Michel Duflo.

°

(avec 4 voix :)

soleil couchant –
feu dans l’eau
du caniveau

: Bernadette Becker.

°

(avec 3 voix :)

le pour
et le contre,
la queue du chat

: Daniel Py.

°

(avec 2 voix :)

Cabourg en août –
sur le sable étalés
seins nus et méduses

: Isabelle Ypsilantis ;

Le poisson
comme seul témoin –
premier baiser.

: Oriane Oberndorfer ;

s’enfoncer
dans la ruelle étroite –
jouir de Paris

: Valérie Rivoallon ;

Septembre –
au-dessus du hêtre rouge
le dernier corbeau

: Françoise Lonquety.

°

(avec 1 voix :)

Beuverie du samedi soir –
des pétales de cerisiers
roulent sur le bitume

: Meriem Fresson ;

Entré dans l’église
pour y recevoir
un peu de fraîcheur.

: Patrick Fetu ;

lueurs de l’aube –
son enfant à naître
ne naîtra jamais

: Michel Duflo ;

Matinée pluvieuse
écosser les haricots –
ah ! le cassoulet.

: Patrick Fetu ;

Nous quatre à l’ombre
sous un arbre minuscule –
un peu de fraîcheur

: Lydia Padellec ;

Pêche –
À l’hameçon ne mordent
que de petites vieilles

: Gwenaëlle Laot ;

Rebelle
il ne parle que d’une main –
le garçon muet

: Françoise Lonquety ;

saison des maillots –
au marqueur, sur leur carapace
le poids des crabes

: Meriem Fresson ;

Six cerneaux de noix
plongés dans le miel d’acacia
chante ma grand-mère

: Cécile Holdban.

°

Bravo, et merci à tou(te)s !

°

Remarque du compilateur :

Dans ces dix-sept haïkus « primés », de 13 haïkistes différents, pas un seul « je » ! ; un seul « ma », et un seul « nous » !… Serait-ce une tendance du haïku K.P. ?… À suivre !

°

Parmi ceux qui n’ont pas eu de voix, j’ai également remarqué :

À fleur d’eau / les carpes bâillent / vers les libellules
(de Danièle Étienne-Georgelin) ;

Femme voilée / Téléphone entre oreille et foulard / Mains libres
(de ?…) ;

livré / en pelleteuse – / un matelas
(de Valérie Rivoallon) ;

et :

Nuages d’été / Si j’étais vous / Je dessinerais comme ça
(de Hiro Hata ( ?…))

°

Notre prochain kukaï aura lieu à l’Indiana Café
33 rue Berger, 75001,
à seize (16H00) heures = nouvel horaire adopté !
le samedi 12 octobre prochain

°

Daniel

Compte-rendu du kukaï (n°75) de Paris

17 février 2013

Résultats du kukaï de Paris n° 75, du 16 février 2013.

°°
Bonsoir !

Tout d’abord, Mme Hiro Hata, nous informa que le 16 février est le « Saiigyoh ki », le jour anniversaire de Saigyo(h) Hoshi, poète et bonze. Né en 1118 et mort le 16 février 1190. De lui on se souvient particulièrement de son célèbre waka (écrit plusieurs années avant sa mort) :

Negawaku wa
Hana no shita nite
Haru shinan
Sono kisaragi no
Mochidzuki no koro

Puisse le ciel
Me faire mourir au printemps
Sous les fleurs de cerisiers
Au deuxième mois
Quand la lune est pleine

Le ciel exauça son vœu, et il mourut ainsi le jour anniversaire de la mort du Bouddha.

Bashô tenait Saigyo en très haute estime, fut souvent « inspiré » par lui, et entreprit son Périple vers le Nord profond, sur ses traces.

°°

En présence de 17 personnes, 51 haïkus ou senryûs furent échangés. 24 d’entre eux obtinrent une ou plusieurs voix :

°

Avec cinq (5) voix :

Adelina / je réapprends à mon père / le nom de sa mère

: Monique Coudert ;

cerises laquées / lui offrir ma bouche / à croquer

: Cécile Duteil ;

Lac étale, / froissé / par deux canards

: Danièle Étienne-Georgelin.

°

Avec quatre (4) voix :

ciel clair – / un temps / à s’envoler

: Valérie Rivoallon ;

et

Nuit de carnaval / L’étrange beauté d’un masque / Gardien d’un secret

: Isabelle Ypsilantis

°

Avec trois (3) voix :

Soir de la Saint-Valentin / Les lumières du restaurant / Vide

: Oriane Oberndorfer.

°

Avec deux (2) voix :

le saule / sa / danse du vent /

: Daniel Py ;

Les ombres / Se reflètent sur l’eau calme / – Pudeur du soir

: Noémie Guibert ;

L’hiver et pourtant / Dans l’air le parfum / Des mimosas

: Isabelle Ypsilantis ;

Nouvelles lunettes – / elles me font pleurer / quand je vois leur prix !

: Patrick Fetu ;

Saint-Valentin – / des petits cœurs sur le papier / hygiénique

: Valérie Rivoallon ;

et :

Sur la mer / le vent à rebrousse-poils – / Moutons d’écume

: Gwenaëlle Laot.

°

Avec une (1) voix :

goutte de parfum / dans le creux du cou / volatilisée

: Cécile Duteil ;

Hall de gare – / Les soubresauts du chien errant / dans son sommeil

: Meriem Fresson ;

j’éteins la lampe / pour écouter la nuit / en l’attendant

: Monique Coudert ;

Mer agitée – / les rochers deviennent / les tremplins des vagues

: Gwenaëlle Laot ;

neige à perte de vue / au-dessus / le panache de la centrale atomique

Roselyne Fritel ;

pas un souffle / dans l’air diaphane / les éoliennes traînent des ailes d’albatros

: Roselyne Fritel ;

Rentrée des classes – / il sifflote sur le chemin / l’ado au fusil

: Françoise Lonquety ;

Repas de famille / Entre les plats on commente / les premiers pas

: Gwenaëlle Laot ;

seul à skis / dévalant la pente immense / les sapins m’observent

: Philippe Bréham ( ? ) ;

Sur le bitume glacé / les coups saccadés / d’une canne

: Lydia Padellec ;

Table voisine – / il assassine son bordeaux / à coups de glaçons

: Patrick Fetu ;

Un, deux, trois / quatre flocons et encore un / sur le nez du bonhomme de neige !

: Lydia Padellec..

et :

Vu du ciel – / l’ombre définitive / des pins calcinés

: Françoise Lonquety.

°

Sans voix (mais avec commentaires !…) :

pêche – / plus de haïkus / que de poissons

: Valérie Rivoallon ;

et :

Première signature – / je demande son stylo / à la lectrice

: Meriem Fresson.

°°°

Philippe Bréham nous a fait part de son ouvrage nouvellement paru : Le Vent du Temps qui passe, contes et haïkus, éd. SAN, nov. 2012. disponible chez http://www.assosan.fr (prix conseillé : 15,90 €).

Tierra de Nadie (mouches, moines et papillons), haïkus de Salim Bellen (traduits de l’espagnol par Josette Pellet et Daniel Py), y a été également proposé. Il est disponible chez http://www.editions-unicite.com ou directement chez l’éditeur, François Mocaer, contre un chèque de 13 € au 46, ave. Jean-Jaurès, 93110 Rosny-sous-Bois.

Merci !

°°°

Les prochains kukaïs de Paris se tiendront les :
samedi 16 mars à 16 h 30 au bistrot d’Eustache (n° 76)
samedi 6 avril, de même !… (n° 77).

Amicalement en haïku,
Daniel.

Commentaire complet du kukaï « exceptionnel » du 24/11/2012

9 décembre 2012

Bonjour !

Les membres de quatre kukaï différents (Seegan Kukaï, France Haïkukaï, Kukaï de Paris et En-kukaï (Paris)), se sont rassemblés ce 24 novembre 2012, pour notre premier kukaï bilingue franco-japonais, un kukaï « exceptionnel » donc, rendu possible par l’annonce de Laurent (Seegan) Mabesoone du voyage à Paris de cinq membres de son « Seegan kukaï ». Ce furent : Mesdames Toyoko Maki, Yasuko Kobayashi, Sadako Sato, et Messieurs Tami Kobayashi (Président du Seegan Kukai) et Nagao Maki, qui participèrent à l’exposition d’estampes, de gravures, conjuguées de haïkus en japonais et en français, au centre Culturel Tenri, rue Bertin-Poirée. Paris 75001. Cette exposition avait pour thème « Après Fukushima »
, du même nom que la remarquable anthologie de haïku publiée au Japon par le Cercle Seegan, à laquelle avaient également contribué nos visiteurs.
Nos remerciements vont particulièrement à Messieurs Mabesoone qui a été le moteur principal de cet événement, et traducteur de la plupart des haïkus échangés, qui n’avait pas pu, au regret de tous, faire le déplacement en France ; à Monsieur Tami Kobayashi, son « assistant » – et notre Monsieur Loyal de la soirée, qui avait apporté (du Japon) les feuilles sur lesquelles avaient été retranscrits les haïkus traduits en japonais et en français, que nous eûmes à départager ; à Monsieur Kosuke Kawasaki, du groupe France Haikukai, également traducteur, et autre « cheville ouvrière » de cette soirée, et, last but not least, à Madame Midori Suzuki (du groupe France Haikukai également), qui avec grande compétence, s’est chargé des traductions en direct de nos échanges plus que fructueux !
Nous étions au total trente-et-un membres à nous serrer (il aurait été difficile d’y tenir plus nombreux !) au premier étage de notre fidèle Bistrot d’Eustache.
Après avoir tiré au sort nos places autour des tables, et des nombreux cadeaux qu’avaient apportés nos amis Japonais – qui furent les récompenses accordées aux « gagnants » de notre kukaï, dont quelques exemplaires du recueil de haïkus Après Fukushima, les 62 haïkus en lice furent soupesés individuellement. L’on procéda ensuite (comme dans notre kukaï de Paris) à la recension des voix, puis vint le tour des commentaires de ceux qui avaient voté pour les haïkus préférés. Les gagnants eurent donc droit à leurs petits cadeaux, qui un calendrier, qui un drapeau japonais, qui une barre de chewing-gums à la prune ume, qui un petit porte-monnaie, etc.
Voici donc les haïkus les plus remarqués :

°

(Avec 10 voix :)

Les jeunes époux mesurent / avec une feuille d’érable / les mains du bébé

Kosuké Kawasaki (France haïkukaï)

°
(avec 6 voix :)

Le fa du piano / est légèrement désaccordé… / Soleil d’hiver

Tami Kobayashi (Seegan kukaï)

°

(avec 5 voix :)

arbres dénudés – / remettant ses vêtements / après le scanner

Michel Duflo (Kukaï de Paris)

et :

Au souffle du vent / vacille la vieille femme / chandelle en hiver.

Patrick Fetu (Kukaï de Paris)

°
(avec 4 voix :)

Jour des morts – / j’offre ma vieille pomme / aux oiseaux

Valérie Rivoallon (Kukaï de Paris)

et

Maison en deuil – / Une fleur de sazanka* immaculée / Soudain est tombée

Yasuko Kobayashi (Seegan kukai)

• = camélia.

°
(avec trois voix :)

Le ciel plein d’étoiles / Tu m’accompagnes avec / tes mains si menues

Haruko Maki (France Haikukai)

dans son épaisse chevelure / une feuille jaune

Lucia Supova (Kukaï de Paris)

Il neige / sur les cerisiers – / en vain

Valérie Rivoallon (kukaï de Paris)

Pas de feu de joie / Avec ces feuilles mortes écarlates : / Gorgées de césium

Nagao Maki (Seegan Kukai)

NB : au Japon, l’on brûle traditionnellement les feuilles de l’automne ; mais ici, il est interdit de brûler ces feuilles contaminées !

Si proche son corps / dans la nuit de pleine lune / oser le toucher

Roselyne Fritel (Kukaï de Paris)

Vallée des érables / est ouverte sur la terre / comme des entrailles

Kosuké Kawasaki (France Haikukai)

Pour choisir sa courge, / Certains en caressent la peau, / D’autres la frappent.

Toyoko Maki (Seegan Kukai)

livre interminable / dans la coupe les bananes / complètement noires

Danièle Duteil (Kukaï de Paris)

et :

La calligraphie sèche — / Dans le creux du lavabo / L’intensité du noir

Meriem Fresson (Kukaï de Paris).

°

9 haïkus obtinrent également deux voix, mais, faute de temps, vus l’heure tardive (20h), et le début du concert de jazz au rez-de-chaussée du bistrot, ils ne furent pas commentés ni attribués ;
de même que les 14 autres haïkus plébiscités d’une voix.

°°°

Après notre chaleureux kukaï, rendez-vous au restaurant voisin « Le chien qui fume ». Un peu plus des deux-tiers d’entre nous eûmes ainsi l’occasion de finir de manière des plus agréables cette soirée unique, que nombre d’entre nous voudraient pouvoir renouveler, à l’occasion. Ce sera peut-être chose à faire en 2013, et cette fois, en la présence souhaitée de Laurent (Seegan) Mabesoone !

°

Merci également à toutes celles et tous ceux ont participé à cette soirée mémorable, première rencontre chapeautée par notre kukaï de Paris entre kukaïistes Japonais et Français, qui, nous en sommes convaincus, fera date dans l’histoire du Haïku de nos Kukaï respectifs, ainsi que de nos deux pays !

°

Pour terminer, enfin, ce « haïku » composé pendant le kukaï – et lu lors de nos petits « discours » de circonstance, au « Chien qui fume » ensuite :

le bruit des feuilles qui tournent
ce 24 novembre
(: kukaï exceptionnel)

(Daniel)

, ainsi que celui que Roselyne Fritel, une de nos participantes, m’a envoyé ensuite, avec ses remerciements :
« écrit pendant la tournée des biscuits durant le kukaï, d’hier:

les gâteaux de riz
ont longuement voyagé
entiers ou brisés »

°

Ce compte-rendu est également posté sur le blog du kukaï de Paris :
http://kukai.paris.free.fr/blog/

°

Les prochains kukaï de Paris auront lieu, pour le premier semestre 2013 (sous réserve de modifications ultérieures) les :

19 janvier
16 février
23 mars
13 avril
18 mai
15 juin (ou 8 ou 22).

°

Résultats du kukaï de Folkestone (U.K.) du 23 juin 2012

4 juillet 2012

Résultats du kukaï (bilingue) de Folkestone, le samedi 23 juin 2012.
Results of the bilingual kukai in Folkestone, on Saturday June 23, 2012.

En présence de huit participants (plus une), 27 haïkus ont été échangés.
Eight participants (+ 1), and 27 haiku exchanged :

°

With 4 points / Avec quatre voix :

cuttlefish bone
the years pass
too quickly

Lynn Rees

os de seiche
les années passent
trop vite

°

With 3 points /Avec trois voix :

a test of patience
the fisherman
and his girlfriend

Andrew Shimield

un test de patience
le pêcheur
et sa petite amie

°

With 2 points / Avec deux voix :

cobweb
the longest day
of the year

Lynn Rees

toile d’araignée
la journée la plus longue
de l’année

Fermé au présent
Le vieil homme assis au soleil
ressasse… ressasse

Danièle Georgelin

Closed to the Now
the old man sitting in the sun
ruminates… ruminates…

Marriage proposal
the zig-zag path *
to the sea

Lynn Rees

demande en mariage
le chemin zig-zague *
vers la mer

• Descendant de la promenade, en haut de la falaise, vers la mer, ce chemin, conçu par Mr J.R. Pulham of Pulham & Co, London, et formé de blocs de « pulhamite », s’appelle effectivement « the zig-zag path ».
• From the lea, on top of the cliff towards the sea, this path, designed and realized by Mr J.R. Pulham of Pulham & Co., London, is lined with « Pulhamite » rocks. It is indeed named « the zig zag path ».

on the funicular
someone going up, someone
going down alone

David Cobb

dans le funiculaire
quelqu’un (qui) monte, quelqu’un
(qui) descend, seul

wild flowers
so very white
the breaking waves

David Cobb

fleurs sauvages
si blanches
les vagues qui déferlent

°

With 1 point / Avec une voix :

a gull
flying backwards :
white horses as far as the horizon

Claire Knight

un goéland
qui vole en arrière :
des vagues blanches jusqu’à l’horizon

a storm at Folkestone
my faithless Breton cap
takes off for Calais

David Cobb

tempête à Folkestone
mon perfide chapeau breton
s’élance vers Calais

fin de journée –
de la lumière
au fond de la boulangerie

Meriem Fresson

end of the day –
some light
at the back of the bakery

soleil de février –
sur la tente du clochard la guirlande
demeure

Meriem Fresson

February sun
on the bum’s tent
the garland remains

vent dans les manches
sur la ligne d’horizon
un bateau lent

Danièle Duteil

wind in the sleeves
on the horizon
a slow boat

vol de la mouette
le regard quitte la page
pour l’espace

Danièle Duteil

flight of the seagull
eyes leave the page
for space

wind-blown waves
the fisherman’s line
in a tangle

Andrew Shimield

vagues soufflées par le vent
la ligne du pêcheur
emmêlée

°°

(Collecté par / compiled by Daniel Py.)

Compte-rendu du kukaï du Marché de la Poésie

17 juin 2012

Place Saint-Sulpice (Paris 75006), le 16 juin 2012.

Bonsoir !

Sur le stand 517 (de L’iroli, entre autres,)
en présence de douze personnes, 24 haïkus ont été échangés.

°

Avec trois voix :

ailes du héron –
dans mes jambes souvenir
de l’orgasme

: isabel Asunsolo

jogging
ah ! l’agilité du merle
dans la flaque d’eau

: Lucia Supova.

Une coccinelle
sur la main de l’enfant
le bijou parfait

: Moniques Serres.

°

Avec deux voix :

Allongée
au pied des arbres –
vertige

: Valérie Rivoallon.

câlin du soir
sur le mur
son ombre portée

: Mériem Fresson.

Dix fois au jardin
pour le persil, pour le linge…
Pivoines en fleur

: Moniques Serres.

Minuit l’hiver
le bruit d’une scie
solitude

: Buson.

°°

Avec une voix :

Des gouttes de pluie
Le bruit des vagues de la mer
L’été commence

: Hiro Hata.

l’insecte
fait le tour de l’assiette :
jambon cru – saucisse

: Daniel Py

nuit d’été
un papillon blanc fend l’air
quelle fraîcheur !

: Philippe Bréham

sanctuaire shintô
sur le jardin les lanternes
dessinent le silence

: Philippe Bréham.

soulevant une roue
pou ne pas écraser un gendarme
– trottoir de Vitry

: Daniel Py

Sur ses lèvres
j’ai déposé mes soupirs –
frissons dans les reins.

: Patrick Fetu.

une tortue me regarde
— les pétales sur la surface de l’étang
la doublent

: Lucia Supova.

°

Le prochain kukaï de Paris aura lieu samedi 15 septembre, 16h30 au bistrot d’Eustache (probablement !).
Bonnes vacances, bel été à tou(te)s !

Daniel

Compte-rendu du kukaï de Puteaux du 17/3/12

18 mars 2012

Bonjour !

En présence de neuf personnes (dont huit participants), à la médiathèque de Puteaux, lors de la journée de l’AFAH, 20 haïkus (de 10 haïkistes) ont été échangés.

°

Haiku perdu –
confier à la libellule
mon désarroi

de Lydia Padellec,

a obtenu 4 voix.

°

Chez le libraire
en petits caractères
notre histoire

de Françoise Lonquety,

et :

Sortant de chez lui
une feuille
lui prend la main

de Daniel Py,

ont obtenu 3 voix.

°

Avec 2 voix :

À côté de l’hirondelle
morte sur le trottoir
l’enfant dépose une fleur

: Daniel Py

Arbres en fleurs –
faire les mèches
dans mes cheveux

: Dany Georgelin

Haïku :
Observer notre monde
autrement

: Lydia Padellec

et :

Penchant la tête
regarder son âme
autrement

: Françoise Lonquety

°

Haïkus remarqués par ailleurs :

au fil de l’eau
les songes
d’un jour d’hiver

de Valérie Rivoallon,

Femme dans le métro
sur ses hauts talons tangue
l’i-pod sur le cœur

: Martine Gonfalone,

la voir dans son île
pêchant à la fraîche
sous l’œil d’un héron

de Janick Belleau,



Paris 3è
au temple céleste
le colonel

de Janick Belleau,

premier rayon
la vie
autrement

de Valérie Rivoallon,

et :

première jonquille
la corolle vers le sud
attend le soleil

d’Alain Legoin.

°

Merci à tou(te)s !,
et au 7 avril au bistrot d’Eustache, à 16h30, pour notre
66 ème kukaï de Paris !

°

NB : les mots soulignés font partie des dix mots de la francophonie 2012, à savoir : « âme », « autrement », « caractère », « chez », « confier », « histoire », « naturel », « penchant », « songe », et « transport(s) », proposés pour la tenue de ce kukaï.

D.P.

Compte-rendu du kukaï de Paris (n° 63)

19 février 2012

°
Compte-rendu du kukaï de Paris (63) du 18 février 2012 :

En présence de quatorze participant(e)s, 44 haïkus ont été échangés, dont 24 ont obtenu une voix ou plus.

Avec 5 voix :

la première mèche blanche
d’une amie d’enfance –
Miroir

: Gwenaëlle Laot.

4 voix :

En ouvrant ce carton
je respire
la maison de mes parents

: Oriane Obendorfer ;

et :

Nouvel hiver –
toutes ces fleurs sauvages
qu’il n’a pas cueillies.

: Françoise Lonquety.

3 voix :

Au décollage
les chaussettes de contention
résistent

: Gilbert Stern ;

Matin silencieux
même les oiseaux écoutent
les flocons

: Patrick Fetu ;

et :

un à un
les flocons effacent
les habitudes

: Antoine Gossart.

2 voix :

Sa goutte au nez
Attend un mouchoir
– Trop tard !

: Oriane Obendorfer ;

et :

tout étonné
de ployer sous la neige
l’amandier en fleurs

: Michel Duflo.

Parmi les haïkus ayant récolté une voix :

Champs de neige –
les vaches
au régime

de Gwenaëlle Laot.

°

Dorothy Howard nous a ensuite parlé de l’anthologie canadienne HAIKU, D. HOWARD & A. DUHAIME, Éd. Asticou 1985, de « l’historique du haïku en anglais en Amérique du Nord » par Elisabeth Searle Lamb, et de « l’historique du haïku en français : la France et le Québec » par Bernadette Guilmette, qui y figurent, et nous en a lu quelques haiku, après avoir évoqué la vie et les tribulations des Japonais au Canada pendant et après la 2è guerre mondiale.

Elle nous avertit également que sa revue « Casse-pieds » publiera ses deux derniers numéros (14 et 15) et qu’on peut lui envoyer (ou à Jean-Michel Guillaumond, Directeur en France de la revue,) des textes courts (brefs ou haïkus) pour ces dernières échéances. (En urgence pour le n° 14).

Notre prochain kukaï (n° 64) aura lieu samedi10 mars, bistrot d’Eustache (75001) à 16h30.

La semaine suivante, samedi 17 mars, le kukaï de Paris est invité par l’AFAH à participer, au Palais de la Médiathèque de Puteaux (122 rue de la République (92800) au kukaï et à l’atelier d’écriture autour des « 10 mots (2012) de la langue française » de 17h45 à 19 h, après une conférence sur la poésie brève japonaise (à l’auditorium) par Janick Belleau, Daniele Duteil et Meriem Fresson ? L’AFAH tient ce même jour, de 10h à 13h son assemblée générale (à l’auditorium). Parallèlement à ces événements se tiendront deux expositions (dans le hall) : « Histoire des haïku, haïga et haïsha » (par l’AFH) et « Haïsha bada ba da… » (par Patrick Fetu).

À bientôt, donc !

Amicalement en haïku,
Daniel

°

Compte-rendu du kukaï de Paris n°60 du 19/11/11

20 novembre 2011

Bonjour !

En présence de 13 personnes, dont notre amie Québécoise Jeanne Painchaud, 41 haïkus furent échangés. 23 d’entre eux obtinrent une voix ou plus.

°°°
A obtenu 7 voix :

ciel de traîne / la lumière prisonnière / du pot de coings
(Danièle Duteil).

°
A obtenu 6 voix :

les blés ondulent – / je ne saurai jamais / danser le tango
(Michel Duflo).

°
Ont obtenu 5 voix :

nuit de lune / les silences comblés / par le bruit des vagues
(Danièle Duteil) ;

et :

Train de banlieue – / la bouche ouverte / d’une poupée
(Paul de Maricourt)

°°
A obtenu 4 voix :

manège – / le cri de l’enfant autiste / décrochant la lune
(Michel Duflo).

°
A obtenu 3 voix :

Photo de famille – / le frémissement des lèvres / avant le sourire
(Lydia Padellec).

°
Ont obtenu 2 voix :

échos du jour – / le soleil / sur l’herbe floue
(Paul de Maricourt) ;

L’ascenseur – / Juste un parfum / pour m’accueillir
(Patrick Fetu) ;

Le tracteur dans le champ – / Envie de retourner / la terre
(Gwenaëlle Laot) ;

Palais vénitien – / au pas de la porte / un pigeon
(Meriem Fresson) ;

Sur sa terre / Mon père étale du goémon – / Marée haute au jardin
(Gwenaëlle Laot).

°°
Avec 1 voix :

à son envol / la dernière feuille / est tombée
(Antoine Gossart) ;

Brise vénitienne – / à l’unisson sur les eaux / deux bouteilles de plastique
(Meriem Fresson) ;

ciel constellé / un vide immense / sans la lune !
(Philippe Bréham) ;

corbeaux / sur des arbres / bariolés
(Daniel Py) ;

dans le soleil d’automne / en mourant / elles dansent
(Antoine Gossart) ;

Derrière les arbres / un tintement de cloche / puis – la bergère
(Valérie Rivoallon) ;

Feuillage dense / fixement regarder / l’immobile
(Meriem Fresson) ;

ils goûtent au ciel / les douze poissons rouges / une bulle à la fois
(Jeanne Painchaud) ;

Père Lachaise – / sur les tombes délaissées / les feuilles jaunes
(Gwenaëlle Laot) ;

sur sa tombe / derrière le pot de fleurs / un escargot
(Patrick Fetu) ;

Sur ton visage lumineux / l’ombre d’une mèche / rivalise avec les vagues
(Lydia Padellec) ;

vignes vendangées – / la partie de dominos / peut reprendre
(Michel Duflo).

°° A été commenté, pour sa structure inhabituelle et minimaliste :

Pluie / sur les Champs-Elysées / Qu’importe !
(Valérie Rivoallon).

°°°

Jeanne Painchaud, qui vient de publier aux éditions de la Lune Bleue (de Lydia Padellec) Le ciel si pâle (haïkus), qui est déjà épuisé (!), nous a présenté son travail de diffusion du haïku sous diverses formes : boîtes-haïkus, enveloppes-haïkus, jeux de marelle-haïkus, parcours-haïkus en pochoirs sur trottoirs… exposés dans divers lieux : expositions, médiathèques, distributeurs de cigarettes « recyclés », festivals… Elle nous a initiés au pliage (origami) afin de fabriquer une lanterne-haïku. On peut consulter avec profit son site :
http://www.jeannepainchaud.ca
Nous avons ensuite terminé cette très agréable soirée, dans notre bistrot d’Eustache habituel, autour d’un bon repas. Merci à toutes et à tous ! Et au samedi 10 décembre prochain pour notre dernier kukaï 2011, à 15 heures d’abord, sous la houlette de Lydia qui nous fera réaliser des cartes-postales-haïkus, moyennant la modique somme de 5 euros. Apportez pour ce faire votre timbre postal (et un haïku – ou bien vous l’écrirez sur place)).
Nous continuerons à 16h30 avec notre « concours » habituel. Lieu prévu – devinez donc ! : le bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, Paris 75001. A bientôt donc, et bons haïkus en prévision !
D.