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Poèmes, etc. – Py – mars 08 – 3/3

1 novembre 2010

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mots vides, mots creux, mots morts –
haïkus vides, haïkus creux, haïkus morts (?), haïkus inutiles (?)

– Redonner souffle aux mots

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Kyôbun aux rouges :

Ma démarche :
écrire le haïku
le plus simple possible –
l’amenuiser,
l’amener à la clarté
(haïku éclairé – de l’intérieur)
Faire pâlir l’encre

rouge – pétrole

rouge – banquise

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d.(3/08)

poèmes, etc. Py, mars 08 – 1/3

29 octobre 2010

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au clou, son ombre

la voix du piano-jazz / dans le nouvel appartement / – premier soir

voix solitaire du piano / le salon tout en cartons

« gêné aux alentournures »

bandes du passage-piétons / bandes du toit en zinc / la pluie

l’un contre l’autre / deux troncs crient / – forêt du Cantal

première à droite : / les magnolias s’élèvent / blanc et rose

Du haïku :

Discerner ! – / En trois vers rythmés, ils font croire à des haïkus qui n’en sont pas ! – / Trois vers ne veut pas dire haïku, loin de là ! – L’apparence – l’appât-rance…

devant un écran vert / un homme seul / comme un ballon

camion de pompiers dans la rue / nuages blancs sur le ciel nocturne

au soleil levant / ses lèvres rouges / – tgv

dans le café / ordinent / des étudiantes

Le lac extra-plat d’Islande / La modèle super-bombée / – pub métro

Le martyre de Saint-Sébastien – / Le ciel du soir zébré de flèches blanches

avec son vélib’ / il entre dans la rame / ligne 2, 7 h 30

café et flan à la main / il monte dans le métro / puis esquisse un pas de sirtaki / ligne 13, 11 h 20

« l’eau se rarifie » – / l’eau se Harrarifie / se Hoggarifie ?

atelier de confection : / déjeunant au coin / de leur machine à coudre

mon nouveau voisin / lui aussi allumé : / 3 heures du matin

d’un toit à un autre / et retour : / après-midi de pigeons

sur le toit / balançant son vieux pain / – festin de pigeons

sur chaque cheminée / de petits chapeaux soutiennent / la couleur du ciel

dimanche matin – / dans l’urne elle glisse / sa carte d’électrice

self-portrait : / sa tête juste / dans le miroir / de la pomme

les pigeons / les avions / le doux bruit de l’ordi

nouvel appartement / et toits et toits et toits

le soleil / perce le soir / pluie de mars

de son balcon / comme moi : / photographiant la giboulée

Du haïku

trop « beau », « joli », élaboré, fouillé, pour êtrehaïku.
Le haïku c’est l’économie des mots
… à mots nus…
Le haïku est un bon exercice pour décoller des mots
– Ne plus croire aux mots…
Le haïku est un bon exercice pour dire de plus en plus avec de moins en moins de mots.
Le 17 « syllabes » n’est (plus) qu’une convention, une taille de moule !

Faire voir / Rendre visible / le plus directement – évidemment possible // C’est ainsi / « tathata »

un RER nommé GARAGE passe

un RER nommé VIDE passe / (31/3)

au coin de la fenêtre / l’oeil orange / et noir / du pigeon

« Forcer » (?) l’esprit à revenir (sans cesse) au corps / à la respiration / au souffle / : réincarner.

sa demande d’asile rejetée, / un jeune sportif Kényen / se suicide / (Paris 75018)

fleurant sans cesse / les meilleurs mots / : chien d’encre

dans mon bout de ciel / ce soir, / un quart de lune couchée

le vent / m’arrache / le paquet de gâteaux / vide

d’une grosse branche sciée : / balançoire

au carrefour / croisé / le feu vert de ses yeux…

faisant chanter d’une pichenette / le verre de cristal

d’une pichenette / les secondes / du cristal

l’enchantement / du cristal / d’un coup d’ongle

s’ouvrant, se fermant, / la porte de l’ascenseur / monte et descend / un arpège

passant par la Cité des Fleurs / la voix des oiseaux / – le presque printemps

(Qi_Gong ? :) / mains au ciel / il brasse l’air / lentement

(Du haïku :)

Le haïku, c’est le poème du silence / du vide / du manque…
Pour plus d’écho, moins de mots…
Henri IV instaura la poule au pot / L’AFH2 prône / le moule aux mots (: 5/7/5) ?
Ce haïku : une mesurette à mots ?
Des mots, je vous en mets combien ? / – pour 17 syllabes !
L’assassin habite au 15 / Le haïku chausse du 17 // Faites du chiffre !
Le haïku a-t-il une taille de moule ?

Se battre contre les moulins à mots ? / – pffui !

Enterrement : / combler / les 17 pieds / du haïku ?

sur son balcon / elle se / châle

du haut de son dimanche / contemplant la rue

pigeons / en haut / des feux

présence : / les gouttes de pluie / sur le zinc / du toit

Sortie du bureau de vote / sur le trottoir : / « Fuck Sarko »

au-dessus du quartier / trois oiseaux se pourchassent / – jour de scrutin

endormie / sur son gobelet de carton / la mendiante

Jeux Olympiques : / Première médaille d’or pour la Chine / au tir tibétain

gouttes sur la vitre : / paysage à la Seurat

sur le trottoir mouillé / pétales blancs / et chewing-gums / – deuxième jour du printemps

autour d’un banc / une kyrielle / de capsules

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d.(mars 08) – à suivre