Posts Tagged ‘jardin’

distique (en 5/5) :

23 mai 2010

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QiGong au jardin
l’odeur du pin chaud

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d.(Choisy-le-Roi, 23/5/10)

de Ryôta

7 décembre 2009


Mutto shite modoreba niwa ni yanagi kana

En colère et offensé,
Je m’en revins :
Le saule dans le jardin.

Ryôta

(in R.H. Blyth, HAIKU vol 1, p. 209)

de la marmite automatique :

16 octobre 2009

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l’amitié roule dans le jardin jusqu’à la couleur des tuiles

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d.(16/10/09)

square des Batignolles 25 juillet

26 juillet 2009

°

agréablement
passe dans le jardin
une femme
en robe légère

c’est fin juillet
il sent bon dans le parc
l’eau
et parfois un parfum de fleur

et la branche du gros platane
descend en spirale
– et ses chatons verts

et la lune très fine
quelque part dans le ciel

l’enfant
sur les épaules de papa

(immémorialement)

°

d.(25/7/09)

De Profundis (2)

26 juillet 2009

(1)

À la fin de sa carrière sportive
Brambilla ( » La Brambille « )
enterra son vélo
dans son jardin

°

(2)

La retraite venue,
ce corniste
fit écraser son cor
par un rouleau-compresseur
puis l’accrocha
au mur

°

d.(26/7/09)

tulipes

24 juillet 2009

°

chat blanc et noir
dans le jardin à tulipes jaunes
– grand-père

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d.(Montmartre, 25/3/07)

Migné-Auxances, 25/11/90

22 juillet 2009

°
9 heures sonnaient au carillon de la brume
Un fusil ajouta le dixième coup
– De quoi se plaignaient les corbeaux ?
Un coq ajouta sa touche à l’orchestration du matin
Quelques bruits humains : casserole
qu’on heurte dans le jardin,
porte qu’on ferme, rumeurs de voitures,
percussion de pas.
Seuls les arbres faisaient encore silence dans l’immobile du matin
Le coq réitérait son appel
une pie traînait le fardeau de sa queue
quelques gouttes bien rondes
sur une feuille à l’envers
Les voitures négociaient les virages
Vers les hauteurs les vents tournaient
– Il voulait s’éloigner des hommes
(difficile de leur échapper !) –

Odeurs d’humus –
Dans le jardin un ciré jaune
étranglé au cou
en guise d’épouvantail
Dedans la lumière
et l’homme assis attablé
de dos à la porte
regarde la télé couleur
Il est 9 heures passées de café
et les oiseaux joutent déjà de leurs instruments agiles
Le ciel aussi s’agrandit
s’approfondit d’un avion
Le jour / la lumière prend son relief
bientôt le rêve la brume et l’inconscient seront rejetés
glisseront de l’autre côté du globe

bientôt un ensemble de maisons
Chirico à portiques carrés
comme un décor d' »un-hol(l)y-wood » *
aux volets tous vert tendre
d’une horreur irréelle

* =  » forêt-profane  » ?

°
d.(Migné-Auxances, 25/11/90)