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Toi, 24 juillet

24 juillet 2009

°

trois heures *
pour nettoyer l’apparte
avant que tu viennes
dîner

* une par pièce, à peu près…

°

tu es
au centre lumineux de moi-même
qui s’élargit en te pensant…

°

Je lui glisse en un souffle
que je l’aime beaucoup
dans le souffle qui suit
elle dit moi aussi
Et nous en restons là

°

je ressasse
(oeuf)
ce qui fait toi
ce qui fait nous,

insatiable,

j’ai soif de nous,
sans cesse…

°

pour toi j’écrirai

(tu m’es moteur émouvant…)

°

tu sois la fleur,
je sois l’eau !

°

mes mots te ressemblent

°

les amandes
offertes par toi
deviennent-elles
des aimandes ?

°

rester sous le charme
longtemps

te laisser mourir
doucement
en moi

°

même si je ne te touche pas
tu es là
devant mes yeux,
régal(e)…

°

ton thé, ta tarte
ce matin
au petit déjeuner
sans toi
mais avec
ton parapluie !

°

il va sans dire
que j’écris
pour toi des poèmes
– Voudras-tu en
lyre,
ô précieuse ?

°

les bleus du ciel
entre les mots du stylo
et toi,
échappée
dans ton monde


°

je bois le petit lait
de te lire

°

je m’ouvre à toi
(tu m’épanouis)
 » soleil à ton cou  »

°

je (ne) passe ma journée
(qu’) à te dire —
ta traîne
si longue…

°

tous ces fruits dans ma cuisine
et toi qui n’es plus là

°

d.(24/7/09)

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Migné-Auxances, 25/11/90

22 juillet 2009

°
9 heures sonnaient au carillon de la brume
Un fusil ajouta le dixième coup
– De quoi se plaignaient les corbeaux ?
Un coq ajouta sa touche à l’orchestration du matin
Quelques bruits humains : casserole
qu’on heurte dans le jardin,
porte qu’on ferme, rumeurs de voitures,
percussion de pas.
Seuls les arbres faisaient encore silence dans l’immobile du matin
Le coq réitérait son appel
une pie traînait le fardeau de sa queue
quelques gouttes bien rondes
sur une feuille à l’envers
Les voitures négociaient les virages
Vers les hauteurs les vents tournaient
– Il voulait s’éloigner des hommes
(difficile de leur échapper !) –

Odeurs d’humus –
Dans le jardin un ciré jaune
étranglé au cou
en guise d’épouvantail
Dedans la lumière
et l’homme assis attablé
de dos à la porte
regarde la télé couleur
Il est 9 heures passées de café
et les oiseaux joutent déjà de leurs instruments agiles
Le ciel aussi s’agrandit
s’approfondit d’un avion
Le jour / la lumière prend son relief
bientôt le rêve la brume et l’inconscient seront rejetés
glisseront de l’autre côté du globe

bientôt un ensemble de maisons
Chirico à portiques carrés
comme un décor d' »un-hol(l)y-wood » *
aux volets tous vert tendre
d’une horreur irréelle

* =  » forêt-profane  » ?

°
d.(Migné-Auxances, 25/11/90)

Comptine

20 juillet 2009

°

La paire du maire

perdue en mer

horreur ! mordue

par l’heure erre due

°

d.

aube métro

20 juillet 2009

°

l’aube

tricote rose

à 6 heures dans le métro

°

d.

bus

19 juillet 2009

°

huit heures de bus –

il lit la revue

« Aquarium »

°