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Compte-rendu du kukaï de Paris n° 76

17 mars 2013

Compte-rendu du kukaï (# 76) du 16 mars 2013.

En présence de 11 (puis 12) personnes (dont 3 nouvelles), 29 haïkus ont été échangés.
24 d’entre eux ont obtenu une voix – ou plus :

°

Avec 4 voix :

Arbres élagués –
leurs moignons torves
griffent le brouillard

: Danièle Étienne-Georgelin ;

dans la penderie
trois gants
de la main gauche

: Daniel Py ;

et :

Juste assez de neige
pour écrire leurs noms
– deux amoureux

: Patrick Fetu.

°

Avec 3 voix :

Comme il penche
le panneau « Sens interdit »
– rires d’enfants

: Paul de Maricourt ;

un monument
tout neuf
dans le village
un peu mort

: Daniel Py ;

et :

Un trait de pinceau –
Naissance d’un saule
sur la toile

: Isabelle Ypsilantis.

°

Avec 2 voix :

aquagym :
juste au niveau de l’eau
son rire en canard

: Daniel Py ;

Comme un air d’opéra
dans la cuisine –
Tournedos Rossini

: Minh Triêt Pham ;

Concert de printemps
Les chaussettes du violoniste
En laine

: Gilbert Stern ;

Étrange rencontre –
Des bouddhas sur le rivage
roulés par les vagues *

: Isabelle Ypsilantis ;

* Île de Putuoshan, Chine.

fumette –
toute la nuit
le voisin hilare

: Valérie Rivoallon ;

Île Pisse-Vinaigre *
un charivari de bernaches
débarquées sans papiers

: Roselyne Fritel ;

* Champigny-sur-Marne, (par le RER A !)

premier kukai –
il est temps de me mettre
au sport d’équipe

: Minh Triêt Pham ;

et :

Rousse à souhait
la feuille sèche dévale
la Promenade des Anglais

: Roselyne Fritel.

°

Avec 1 voix :

Chutes de neige
La maison de campagne
Enfile son écharpe

: Oriane Obendorfer ;

Concert de printemps
Les pantalons du premier violon
trop courts

: Gilbert Stern ;

Givre sur la vitre –
Goût de miel et de citron
sur les papilles

: Isabelle Ypsilantis ;

La pluie
sur sa frimousse
épouse ses larmes.

: Patrick Fetu ;

meurt un tournesol
sur le bord de la fenêtre –
crépuscule d’automne

: Minh Triêt Pham ;

noir total –
seul le silence ose
y pénétrer

: Valérie Rivoallon ;

Poète des rues
entre deux verres
il en déclame d’autres.

: Patrick Fetu ;

sous
sa poitrine – son cœur
immobile

: Valérie Rivoallon ;

Temps glacial
les hérons à leur poste
de l’eau à mi-jambe

: Roselyne Fritel ;

et :

Une bicyclette
dans le brouillard épais,
sa musique va…

: Danièle Étienne-Georgelin.

°°

Quelques livres y ont été vendus/achetés :

La Valise entr’ouverte’ ( : 1ère anthologie du kukaï de Paris)
Aware – Une introduction au haïku’ (de Betty Drevniok)
Tierra de nadie’ (de Salim Bellen),
tous trois aux éditions Unicité.

Quelques projets de publications prochaines (avril – juin 2013) ont été évoqués :

– ‘Le Singe renifle en décembre – et autres textes’ : Haïbuns de Salim Bellen, éd. Unicité- Afah (avril 2013);
– ‘Enfansillages 2’, éd. Unicité (mai 2013);
– un recueil de haïkus de Valérie Rivoallon, éd. Unicité (mai 2013);
– ‘Le Haiku moderne en anglais – et autres haïkus de George Swede’, illustrations de Serge Tomé, éd. Unicité (juin 2013);
– ‘Fleurs du Silence’ haïkus de Philippe Bréham, éd. San (avril 2013);
– Un recueil de haïkus de Monique Serres, éd. Pippa (mai 2013);
– un recueil de haïkus (autour de la musique) de Daniel Py, éd. Pippa. (juin 2013)

: un riche printemps haïkiste en perspective !

°

Nos prochaines dates pour le kukaï de Paris :

6 avril,
18 mai,
8 juin,
29 juin.

°

Merci à tou(te)s !

Daniel.

°

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Compte-rendu du kukaï (n°75) de Paris

17 février 2013

Résultats du kukaï de Paris n° 75, du 16 février 2013.

°°
Bonsoir !

Tout d’abord, Mme Hiro Hata, nous informa que le 16 février est le « Saiigyoh ki », le jour anniversaire de Saigyo(h) Hoshi, poète et bonze. Né en 1118 et mort le 16 février 1190. De lui on se souvient particulièrement de son célèbre waka (écrit plusieurs années avant sa mort) :

Negawaku wa
Hana no shita nite
Haru shinan
Sono kisaragi no
Mochidzuki no koro

Puisse le ciel
Me faire mourir au printemps
Sous les fleurs de cerisiers
Au deuxième mois
Quand la lune est pleine

Le ciel exauça son vœu, et il mourut ainsi le jour anniversaire de la mort du Bouddha.

Bashô tenait Saigyo en très haute estime, fut souvent « inspiré » par lui, et entreprit son Périple vers le Nord profond, sur ses traces.

°°

En présence de 17 personnes, 51 haïkus ou senryûs furent échangés. 24 d’entre eux obtinrent une ou plusieurs voix :

°

Avec cinq (5) voix :

Adelina / je réapprends à mon père / le nom de sa mère

: Monique Coudert ;

cerises laquées / lui offrir ma bouche / à croquer

: Cécile Duteil ;

Lac étale, / froissé / par deux canards

: Danièle Étienne-Georgelin.

°

Avec quatre (4) voix :

ciel clair – / un temps / à s’envoler

: Valérie Rivoallon ;

et

Nuit de carnaval / L’étrange beauté d’un masque / Gardien d’un secret

: Isabelle Ypsilantis

°

Avec trois (3) voix :

Soir de la Saint-Valentin / Les lumières du restaurant / Vide

: Oriane Oberndorfer.

°

Avec deux (2) voix :

le saule / sa / danse du vent /

: Daniel Py ;

Les ombres / Se reflètent sur l’eau calme / – Pudeur du soir

: Noémie Guibert ;

L’hiver et pourtant / Dans l’air le parfum / Des mimosas

: Isabelle Ypsilantis ;

Nouvelles lunettes – / elles me font pleurer / quand je vois leur prix !

: Patrick Fetu ;

Saint-Valentin – / des petits cœurs sur le papier / hygiénique

: Valérie Rivoallon ;

et :

Sur la mer / le vent à rebrousse-poils – / Moutons d’écume

: Gwenaëlle Laot.

°

Avec une (1) voix :

goutte de parfum / dans le creux du cou / volatilisée

: Cécile Duteil ;

Hall de gare – / Les soubresauts du chien errant / dans son sommeil

: Meriem Fresson ;

j’éteins la lampe / pour écouter la nuit / en l’attendant

: Monique Coudert ;

Mer agitée – / les rochers deviennent / les tremplins des vagues

: Gwenaëlle Laot ;

neige à perte de vue / au-dessus / le panache de la centrale atomique

Roselyne Fritel ;

pas un souffle / dans l’air diaphane / les éoliennes traînent des ailes d’albatros

: Roselyne Fritel ;

Rentrée des classes – / il sifflote sur le chemin / l’ado au fusil

: Françoise Lonquety ;

Repas de famille / Entre les plats on commente / les premiers pas

: Gwenaëlle Laot ;

seul à skis / dévalant la pente immense / les sapins m’observent

: Philippe Bréham ( ? ) ;

Sur le bitume glacé / les coups saccadés / d’une canne

: Lydia Padellec ;

Table voisine – / il assassine son bordeaux / à coups de glaçons

: Patrick Fetu ;

Un, deux, trois / quatre flocons et encore un / sur le nez du bonhomme de neige !

: Lydia Padellec..

et :

Vu du ciel – / l’ombre définitive / des pins calcinés

: Françoise Lonquety.

°

Sans voix (mais avec commentaires !…) :

pêche – / plus de haïkus / que de poissons

: Valérie Rivoallon ;

et :

Première signature – / je demande son stylo / à la lectrice

: Meriem Fresson.

°°°

Philippe Bréham nous a fait part de son ouvrage nouvellement paru : Le Vent du Temps qui passe, contes et haïkus, éd. SAN, nov. 2012. disponible chez http://www.assosan.fr (prix conseillé : 15,90 €).

Tierra de Nadie (mouches, moines et papillons), haïkus de Salim Bellen (traduits de l’espagnol par Josette Pellet et Daniel Py), y a été également proposé. Il est disponible chez http://www.editions-unicite.com ou directement chez l’éditeur, François Mocaer, contre un chèque de 13 € au 46, ave. Jean-Jaurès, 93110 Rosny-sous-Bois.

Merci !

°°°

Les prochains kukaïs de Paris se tiendront les :
samedi 16 mars à 16 h 30 au bistrot d’Eustache (n° 76)
samedi 6 avril, de même !… (n° 77).

Amicalement en haïku,
Daniel.

Commentaire complet du kukaï « exceptionnel » du 24/11/2012

9 décembre 2012

Bonjour !

Les membres de quatre kukaï différents (Seegan Kukaï, France Haïkukaï, Kukaï de Paris et En-kukaï (Paris)), se sont rassemblés ce 24 novembre 2012, pour notre premier kukaï bilingue franco-japonais, un kukaï « exceptionnel » donc, rendu possible par l’annonce de Laurent (Seegan) Mabesoone du voyage à Paris de cinq membres de son « Seegan kukaï ». Ce furent : Mesdames Toyoko Maki, Yasuko Kobayashi, Sadako Sato, et Messieurs Tami Kobayashi (Président du Seegan Kukai) et Nagao Maki, qui participèrent à l’exposition d’estampes, de gravures, conjuguées de haïkus en japonais et en français, au centre Culturel Tenri, rue Bertin-Poirée. Paris 75001. Cette exposition avait pour thème « Après Fukushima »
, du même nom que la remarquable anthologie de haïku publiée au Japon par le Cercle Seegan, à laquelle avaient également contribué nos visiteurs.
Nos remerciements vont particulièrement à Messieurs Mabesoone qui a été le moteur principal de cet événement, et traducteur de la plupart des haïkus échangés, qui n’avait pas pu, au regret de tous, faire le déplacement en France ; à Monsieur Tami Kobayashi, son « assistant » – et notre Monsieur Loyal de la soirée, qui avait apporté (du Japon) les feuilles sur lesquelles avaient été retranscrits les haïkus traduits en japonais et en français, que nous eûmes à départager ; à Monsieur Kosuke Kawasaki, du groupe France Haikukai, également traducteur, et autre « cheville ouvrière » de cette soirée, et, last but not least, à Madame Midori Suzuki (du groupe France Haikukai également), qui avec grande compétence, s’est chargé des traductions en direct de nos échanges plus que fructueux !
Nous étions au total trente-et-un membres à nous serrer (il aurait été difficile d’y tenir plus nombreux !) au premier étage de notre fidèle Bistrot d’Eustache.
Après avoir tiré au sort nos places autour des tables, et des nombreux cadeaux qu’avaient apportés nos amis Japonais – qui furent les récompenses accordées aux « gagnants » de notre kukaï, dont quelques exemplaires du recueil de haïkus Après Fukushima, les 62 haïkus en lice furent soupesés individuellement. L’on procéda ensuite (comme dans notre kukaï de Paris) à la recension des voix, puis vint le tour des commentaires de ceux qui avaient voté pour les haïkus préférés. Les gagnants eurent donc droit à leurs petits cadeaux, qui un calendrier, qui un drapeau japonais, qui une barre de chewing-gums à la prune ume, qui un petit porte-monnaie, etc.
Voici donc les haïkus les plus remarqués :

°

(Avec 10 voix :)

Les jeunes époux mesurent / avec une feuille d’érable / les mains du bébé

Kosuké Kawasaki (France haïkukaï)

°
(avec 6 voix :)

Le fa du piano / est légèrement désaccordé… / Soleil d’hiver

Tami Kobayashi (Seegan kukaï)

°

(avec 5 voix :)

arbres dénudés – / remettant ses vêtements / après le scanner

Michel Duflo (Kukaï de Paris)

et :

Au souffle du vent / vacille la vieille femme / chandelle en hiver.

Patrick Fetu (Kukaï de Paris)

°
(avec 4 voix :)

Jour des morts – / j’offre ma vieille pomme / aux oiseaux

Valérie Rivoallon (Kukaï de Paris)

et

Maison en deuil – / Une fleur de sazanka* immaculée / Soudain est tombée

Yasuko Kobayashi (Seegan kukai)

• = camélia.

°
(avec trois voix :)

Le ciel plein d’étoiles / Tu m’accompagnes avec / tes mains si menues

Haruko Maki (France Haikukai)

dans son épaisse chevelure / une feuille jaune

Lucia Supova (Kukaï de Paris)

Il neige / sur les cerisiers – / en vain

Valérie Rivoallon (kukaï de Paris)

Pas de feu de joie / Avec ces feuilles mortes écarlates : / Gorgées de césium

Nagao Maki (Seegan Kukai)

NB : au Japon, l’on brûle traditionnellement les feuilles de l’automne ; mais ici, il est interdit de brûler ces feuilles contaminées !

Si proche son corps / dans la nuit de pleine lune / oser le toucher

Roselyne Fritel (Kukaï de Paris)

Vallée des érables / est ouverte sur la terre / comme des entrailles

Kosuké Kawasaki (France Haikukai)

Pour choisir sa courge, / Certains en caressent la peau, / D’autres la frappent.

Toyoko Maki (Seegan Kukai)

livre interminable / dans la coupe les bananes / complètement noires

Danièle Duteil (Kukaï de Paris)

et :

La calligraphie sèche — / Dans le creux du lavabo / L’intensité du noir

Meriem Fresson (Kukaï de Paris).

°

9 haïkus obtinrent également deux voix, mais, faute de temps, vus l’heure tardive (20h), et le début du concert de jazz au rez-de-chaussée du bistrot, ils ne furent pas commentés ni attribués ;
de même que les 14 autres haïkus plébiscités d’une voix.

°°°

Après notre chaleureux kukaï, rendez-vous au restaurant voisin « Le chien qui fume ». Un peu plus des deux-tiers d’entre nous eûmes ainsi l’occasion de finir de manière des plus agréables cette soirée unique, que nombre d’entre nous voudraient pouvoir renouveler, à l’occasion. Ce sera peut-être chose à faire en 2013, et cette fois, en la présence souhaitée de Laurent (Seegan) Mabesoone !

°

Merci également à toutes celles et tous ceux ont participé à cette soirée mémorable, première rencontre chapeautée par notre kukaï de Paris entre kukaïistes Japonais et Français, qui, nous en sommes convaincus, fera date dans l’histoire du Haïku de nos Kukaï respectifs, ainsi que de nos deux pays !

°

Pour terminer, enfin, ce « haïku » composé pendant le kukaï – et lu lors de nos petits « discours » de circonstance, au « Chien qui fume » ensuite :

le bruit des feuilles qui tournent
ce 24 novembre
(: kukaï exceptionnel)

(Daniel)

, ainsi que celui que Roselyne Fritel, une de nos participantes, m’a envoyé ensuite, avec ses remerciements :
« écrit pendant la tournée des biscuits durant le kukaï, d’hier:

les gâteaux de riz
ont longuement voyagé
entiers ou brisés »

°

Ce compte-rendu est également posté sur le blog du kukaï de Paris :
http://kukai.paris.free.fr/blog/

°

Les prochains kukaï de Paris auront lieu, pour le premier semestre 2013 (sous réserve de modifications ultérieures) les :

19 janvier
16 février
23 mars
13 avril
18 mai
15 juin (ou 8 ou 22).

°

COMPTE-RENDU complet du kukaï de Paris n° 67

5 mai 2012

Hier, en présence de 7 personnes,
deux haïkus (/ senryûs) ont obtenu 5 voix :

sombres jours passés
il me change les idées
ce repas d’enterrement

: de Philippe Bréham,

et :

un chewing-gum
dans l’oeil du candidat –
veille d’élections

: de Daniel Py.

°

Avec 3 voix, suivent :

En apesanteur…
au centre d’un nuage
de méduses bleues

: de Danièle Georgelin,

Giboulées –
le train file droit
dans l’arc-en-ciel

: de Gwenaëlle Laot,

Sous l’eau, tour à tour,
les nuages éteignent…
les coraux

: de Danièle Georgelin.

°

Avec 2 voix :

alerte au tsunami
dans l’attente oppressée
les filaos frissonnent

: de Gilbert Stern *,

Il parle, il parle…
Finit par me prendre la tête
le coiffeur !

: de Patrick Fetu.

°

* , qui a raconté cette alerte au tsunami sur une plage de la Réunion, valable jusqu’à 19 heures… C’était, heureusement, une fausse alerte, mais les maîtres-nageurs, à l’heure de leur fin de service (18 heures), ont rangé leur matériel et quitté tout simplement la plage ! – ce qui a donné lieu à ce « senryû » improvisé :

alerte au tsunami
les maîtres-nageurs
plient bagage **

** ou : / lèvent le camp ( ?)

(d.p.)

°

Ont également été remarqués :

dessous –
que mettre
dessus

: de Valérie Rivoallon,

Le désert (,)
jusqu’au bord de la mer (…)
l’aigrette immobile

: de Danièle Georgelin,

les tulipes dans le vase
penchent la tête
méditation

: de Gilbert Stern,

le vent souffle
dans la cuisine
la cocotte siffle

: de Gwenaëlle Laot,

souffles de la nuit
se soulèvent les feuilles du saule
la lune !…

: de Philippe Bréham ;

et aussi :

Dans sa chambre
à petits pas hésitants –
tuer le temps

: de Patrick Fetu,

et :

le soleil
entre les orteils
– levers

: de Valérie Rivoallon.

°

Notre prochain kukaï de Paris (n° 68) aura donc lieu samedi 2 juin, à 16h30, au bistrot d’Eustache !
En seconde partie, Valérie Rivoallon, et Philippe Bréham vous y entretiendront du senryû !

°

Bien à vous,

Daniel !

Résultats du kuka¨ï de Paris n° 64 du 10 mars 2012

11 mars 2012

Bonjour !

En présence de neuf participants, trente-et-un haïkus ont été échangés.

°
Avec six (6) voix :

Épluchage de haricots / chacun un œil / sur le tas de l’autre /
: Antoine Gossart.

°
Avec trois (3) voix :

Sur le tourne-disques / un vieux vinyle grésillant – / Mes jambes ont vingt ans !
: Patrick Fetu.

°Avec deux (2) voix :

Au bord du bassin / grand-père et son petit-fils / – chacun ses rêves

: Patrick Fetu ;

dans la poubelle / les fleurs fanées / sentent le poisson
: Loïc Éréac ;

j’ouvre les volets – / mon haleine blanche / emplit le ciel
: Michel Duflo ;

la nuit lentement / dans le jour qui s’éclaire / éteint les étoiles

: Philippe Bréham ;

redoux – / sur le visage du mendiant / des semaines de froid
: Antoine Gossart ;

Ron ron / Fait le Prince Charmant / Après l’amour…

: Leïla Jadid ;

Soir d’été / Rien que mes pensées / Et les étoiles
: Leïla Jadid ;

Tristesse… / Il demeure par ses mails, / l’ami disparu

: Danièle Georgelin.

°
Avec une (1) voix :

Ans 2000 / Tous ces gens qui caressent / leurs écrans métalliques
: (Gwenaëlle Laot) ;

après le voyage / le bracelet en coton / témoigne

: (Gilbert Stern) ;

Chocolat plein les doigts, / Les petites filles rient… / de tout !

: Danièle Georgelin ;

des flocons de neige / s’accumulent sur le bec / du corbeau immobile
: Philippe Bréham ;

Heure de sieste / mélodie aléatoire / du chat sur le piano

: Cécile Duteil ;

lac immobile / un cygne glisse sur la lune / qui se brise

: Philippe Bréham ;

lendemain de fête / portant un parfum d’homme / sa robe dégrafée

: Cécile Duteil ;

les pieds de l’échelle / dans la piscine / – 33 degrés
: Daniel Py ;

rivière asséchée / le gazouillis des oiseaux / seul ruisselle
: Loïc Éréac ;

tout un poème / au creux de l’oreille / son parfum
: Cécile Duteil ;

trois pétales à terre / la fleur encore une fleur / un quatrième

: Loïc Éréac ;

vignes enneigées – / je ne sais pas lire / le japonais

: Michel Duflo.

°°°

Prochains kukaï :

– Samedi (prochain !) 17 mars 2012 à la Médiathèque de Puteaux (92800), 122, rue de la République, 17 h 30 – 19 h.

– Samedi 7 avril, 16 h 30, Bistrot d’Eustache (75001)

– Samedi 5 mai, 16 h 30, Bistrot d’Eustache.

°°°

Compte-rendu du kukaï de Paris (n° 63)

19 février 2012

°
Compte-rendu du kukaï de Paris (63) du 18 février 2012 :

En présence de quatorze participant(e)s, 44 haïkus ont été échangés, dont 24 ont obtenu une voix ou plus.

Avec 5 voix :

la première mèche blanche
d’une amie d’enfance –
Miroir

: Gwenaëlle Laot.

4 voix :

En ouvrant ce carton
je respire
la maison de mes parents

: Oriane Obendorfer ;

et :

Nouvel hiver –
toutes ces fleurs sauvages
qu’il n’a pas cueillies.

: Françoise Lonquety.

3 voix :

Au décollage
les chaussettes de contention
résistent

: Gilbert Stern ;

Matin silencieux
même les oiseaux écoutent
les flocons

: Patrick Fetu ;

et :

un à un
les flocons effacent
les habitudes

: Antoine Gossart.

2 voix :

Sa goutte au nez
Attend un mouchoir
– Trop tard !

: Oriane Obendorfer ;

et :

tout étonné
de ployer sous la neige
l’amandier en fleurs

: Michel Duflo.

Parmi les haïkus ayant récolté une voix :

Champs de neige –
les vaches
au régime

de Gwenaëlle Laot.

°

Dorothy Howard nous a ensuite parlé de l’anthologie canadienne HAIKU, D. HOWARD & A. DUHAIME, Éd. Asticou 1985, de « l’historique du haïku en anglais en Amérique du Nord » par Elisabeth Searle Lamb, et de « l’historique du haïku en français : la France et le Québec » par Bernadette Guilmette, qui y figurent, et nous en a lu quelques haiku, après avoir évoqué la vie et les tribulations des Japonais au Canada pendant et après la 2è guerre mondiale.

Elle nous avertit également que sa revue « Casse-pieds » publiera ses deux derniers numéros (14 et 15) et qu’on peut lui envoyer (ou à Jean-Michel Guillaumond, Directeur en France de la revue,) des textes courts (brefs ou haïkus) pour ces dernières échéances. (En urgence pour le n° 14).

Notre prochain kukaï (n° 64) aura lieu samedi10 mars, bistrot d’Eustache (75001) à 16h30.

La semaine suivante, samedi 17 mars, le kukaï de Paris est invité par l’AFAH à participer, au Palais de la Médiathèque de Puteaux (122 rue de la République (92800) au kukaï et à l’atelier d’écriture autour des « 10 mots (2012) de la langue française » de 17h45 à 19 h, après une conférence sur la poésie brève japonaise (à l’auditorium) par Janick Belleau, Daniele Duteil et Meriem Fresson ? L’AFAH tient ce même jour, de 10h à 13h son assemblée générale (à l’auditorium). Parallèlement à ces événements se tiendront deux expositions (dans le hall) : « Histoire des haïku, haïga et haïsha » (par l’AFH) et « Haïsha bada ba da… » (par Patrick Fetu).

À bientôt, donc !

Amicalement en haïku,
Daniel

°