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Compte-rendu du kukaï de Paris du 14 sept 2013

16 septembre 2013

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 81, du 14 septembre 2013.

La séance débute par la présentation, par Lydia Padellec, de sa maison d’édition « La Lune bleue », et du recueil de Soizic Michelot pour les haïkus, et d’Alexandra Topalian, pour les aquarelles. Discussions avec les auteures, et vente de leur livret. Voir aussi sur le site de La Lune bleue.

Sur les 22 personnes présentes (plus une enfant), dix-neuf restèrent pour « faire » le kukaï.
Quarante haïkus furent échangés.
Dix sept obtinrent une ou plusieurs voix :

(avec 8 voix :)

Pluie d’automne
Ta première nuit
en terre –

: Monique Serres.

°

(avec 6 voix :)

milieu de l’été –
une aile de papillon
sur le carrelage

: Michel Duflo.

°

(avec 4 voix :)

soleil couchant –
feu dans l’eau
du caniveau

: Bernadette Becker.

°

(avec 3 voix :)

le pour
et le contre,
la queue du chat

: Daniel Py.

°

(avec 2 voix :)

Cabourg en août –
sur le sable étalés
seins nus et méduses

: Isabelle Ypsilantis ;

Le poisson
comme seul témoin –
premier baiser.

: Oriane Oberndorfer ;

s’enfoncer
dans la ruelle étroite –
jouir de Paris

: Valérie Rivoallon ;

Septembre –
au-dessus du hêtre rouge
le dernier corbeau

: Françoise Lonquety.

°

(avec 1 voix :)

Beuverie du samedi soir –
des pétales de cerisiers
roulent sur le bitume

: Meriem Fresson ;

Entré dans l’église
pour y recevoir
un peu de fraîcheur.

: Patrick Fetu ;

lueurs de l’aube –
son enfant à naître
ne naîtra jamais

: Michel Duflo ;

Matinée pluvieuse
écosser les haricots –
ah ! le cassoulet.

: Patrick Fetu ;

Nous quatre à l’ombre
sous un arbre minuscule –
un peu de fraîcheur

: Lydia Padellec ;

Pêche –
À l’hameçon ne mordent
que de petites vieilles

: Gwenaëlle Laot ;

Rebelle
il ne parle que d’une main –
le garçon muet

: Françoise Lonquety ;

saison des maillots –
au marqueur, sur leur carapace
le poids des crabes

: Meriem Fresson ;

Six cerneaux de noix
plongés dans le miel d’acacia
chante ma grand-mère

: Cécile Holdban.

°

Bravo, et merci à tou(te)s !

°

Remarque du compilateur :

Dans ces dix-sept haïkus « primés », de 13 haïkistes différents, pas un seul « je » ! ; un seul « ma », et un seul « nous » !… Serait-ce une tendance du haïku K.P. ?… À suivre !

°

Parmi ceux qui n’ont pas eu de voix, j’ai également remarqué :

À fleur d’eau / les carpes bâillent / vers les libellules
(de Danièle Étienne-Georgelin) ;

Femme voilée / Téléphone entre oreille et foulard / Mains libres
(de ?…) ;

livré / en pelleteuse – / un matelas
(de Valérie Rivoallon) ;

et :

Nuages d’été / Si j’étais vous / Je dessinerais comme ça
(de Hiro Hata ( ?…))

°

Notre prochain kukaï aura lieu à l’Indiana Café
33 rue Berger, 75001,
à seize (16H00) heures = nouvel horaire adopté !
le samedi 12 octobre prochain

°

Daniel

Compte-rendu du kukaï de Paris 80, du 29 juin 2013

3 juillet 2013

En présence de 16 personnes, 48 haïkus ont été échangés. Quinze d’entre eux ont recueilli une voix ; Treize autres, deux voix ; trois ont obtenu trois voix, deux, quatre voix, et un, cinq voix.

°

Avec 5 (cinq) voix :

Les coquelicots
Balançant par-ci par-là
Mon cœur aussi

, de Hiro Hata.

°

Avec 4 (quatre) voix :

Dans le bocal clos
attendant les confitures
un arc-en-ciel

, de Françoise Lonquety ;

et :

soldes d’été –
– 50 %
sur mes haïkus d’hiver

, de Michel Duflo.

°

Avec 3 (trois) voix :

Fenêtre entrouverte
parfum de tarte aux pommes –
marée haute

, de Lydia Padellec ;

l’oliveraie sous les rafales
elle ramène ses cheveux
dans un chignon

, de Lucia Supova ;

et :

pleine nuit
l’odeur du pain
gonfle jusqu’à nous

, de Daniel Py.

°

Avec 2 (deux) voix :

À l’arrêt du bus
les regards muets –
départ pour l’usine.

, de Patrick Fetu ;

Balade dans Paris
Le coucher de soleil flâne
Sur les fenêtres

, de Dany Georgelin ;

coup de vent
le barbecue
terrassé

, de Marie-Alice Maire ;

Derniers rayons
les abeilles fredonnent
une berceuse.

, de Patrick Fetu ;

derrière son basset
petite dame au trot
tandem parfait

, de Roselyne Fritel ;

dessinée
par la pluie –
une croupe

, de Valérie Rivoallon ;

Grand vent –
l’été valse
pour ses quatre-vingt printemps

, de Marie-Alice Maire ;

hôpital –
la patiente impatiente
arrose les plantes

, de Valérie Rivoallon ;

nouvelle adresse
que cachent les écailles
des bourgeons ?

, de Lucia Supova ;

pas le moindre nuage
contre qui maugréer –
sept moulins à vent

, de Michel Duflo ;

Perfection du rouge
sur mes lèvres –
première pivoine

, de Lydia Padellec ;

Sur sa joue
Des larmes sucrées
Au jus de cerise

, d’Isabelle Ypsilantis ;

et :

un drapeau vert
flotte sur une grue –
le ciel limpide

, de Daniel Py.

°

Avec 1 (un) point :

Brise violente –
une feuille s’agrippe
à deux pâquerettes

, de Lydia Padellec ;

cyprès au soleil
devant le mur délabré
son ombre disloquée

, de Philippe Bréham ;

deux jours –
trois bourdons morts
sur le trottoir

, de Martin Dinga ;

La fête du Démon danse
Excité l’esprit
Enlève son masque

, de Hiro Hata ;

Les scies
déchirent le silence
odeur de copeaux

, de Danièle Etienne-Georgelin ;

l’insomnie
le merle déjà
à sa place

, de Lucia Supova ;

Madonna
Aussi exquise que Raymonde
Pour le morpion

, de Leïla Jadid ;

Premiers jours d’été
La neige
Encore fraîche

, de Leïla Jadid ;

réveil –
ses yeux embrumés
de rêves

, de Valérie Rivoallon ;

Sa chemise
Sous l’odeur de cigarette
Celle du jasmin

, d’Isabelle Ypsilantis ;

Salon du livre –
en maraude au stand Québec
deux policiers

, de Françoise Lonquety ;

un galet… un coquillage
puis un autre
puis un autre

, de Patrick Fetu ;

Un homme endormi
le pantalon sur les pieds –
Passer son chemin ?

, de Françoise Lonquety ;

Un marin
lave le chalut
Les mouettes en vautours

, de Danièle Etienne-Georgelin ;

et :

vieille mare –
le petit enfant découvre
le chant des coucous

, de Marie-Alice Maire.

°°

Merci à toutes et à tous !

Notre prochain kukaï de Paris (n° 81) se tiendra le samedi 14 septembre prochain,
toujours à l’Indiana Café, 33 rue Berger, 75001, à 16 h 30,

après un été profitable pour tous, nous le souhaitons !

Daniel.

Compte-rendu du kukai.paris n° 79

16 juin 2013

En présence de treize (13) participants, 41 haïkus ont été échangés. 22 ont obtenu une ou plusieurs voix :

°

Avec quatre (4) voix :

parmi
les queues de roses –
ses orteils

: Valérie Rivoallon ;

et :

Vieille mare –
à l’ondulation des carpes
le corps frissonne

: Françoise Lonquety.

°

Avec trois (3) voix :

Cornet de cerises
dans une feuille de journal
Le monde attendra

: Monique Serres ;

débroussaillage –
le squelette du chaton
de l’été dernier

: Michel Duflo ;

matin clair –
la lune devient
fantôme

: Valérie Rivoallon ;

et :

ouvrant
les portes de l’église
un chant d’oiseau

: Paul de Maricourt.

°

Avec deux (2) voix :

Giboulées – l’escargot
une fois dehors
une fois dedans…

: Patrick Fetu ;

Sous l’avancée
d’un cinéma porno
l’aveugle s’abrite

: Danièle Georgelin ;

et :

un galop de chevaux
soulève le jaune
du désert
– crépuscule.

: Daniel Py

°

Avec une (1) voix :

Chat lové –
Le coin de son œil
surveille les enfants

: Danièle Georgelin ;

Ciel noir d’étoiles
Et encore plus loin…
Et encore plus loin…

: Gwenaëlle Laot ;

collé à sa feuille
ce petit escargot protège
mon olivier

: Philippe Bréham ;

Concert dans l’église –
La vieille dévote se hâte
vers (la) confesse

: Danièle Georgelin ;

debout à vélo
contre un mur
de mistral

: Daniel Py ;

Feu rouge raté…
La faute aux coquelicots !

: isabel Asunsolo ;

La lune luit
le téléphone sonne
vite – (les) décrocher.

: Françoise Lonquety ;

Loin de chez moi
je cherche la lune
parmi les lucioles

: Marie-Alice Maire ;

martinets
à siffle-ciel

: Daniel Py ;

plants de tomates –
un cd de Mike Brant
fait l’épouvantail

: Michel Duflo ;

Sur le lilas blanc
elle pose son petit nez
où deux punaises baisent

: isabel Asunsolo ;

Sur les ardoises
ascension irisée
d’un escargot

: Monique Serres ;

et :

une étoile morte
dans la mire du télescope –
se souviendra-t-on de moi

: Michel Duflo.

°

En première partie vente ou échange de recueils / essai :
« Haïkool » anthologie (éd.) L’iroli, présentée par isabel Asunsolo ;
« Bulles de musique » , de et par D. Py (éd. Pippa) + « La valise entr’ouverte », antho du kukai.paris (éd. Unicité) + « Aware » de Betty Drevniok (éd. Unicité) ;
« J’haïkuse » de et par Valérie Rivoallon (éd. Unicité),
et :
« Jour au petit point » de et par Monique Leroux Serres (éd. Pippa).

Rendez-vous fur donné au Salon des éditeurs indépendants samedi 22 et dimanche 23 juin, au Lycée Henri-IV, 23 rue Clovis, Paris 5è (renseignements : http://www.pippa.fr ) pour diverses découvertes (dont « Le haïku moderne en anglais » de George Swede, préfacé et illustré par Serge Tomé, éd. Unicité), dédicaces (et « happenings ») avec les éditions (entre autres) : AFH, Eclats d’encre, Gong, Kolam, Pippa, Unicité…

Notre dernier Kukai.paris avant grandes vacances estivales aura lieu le samedi 29 juin à 16h30 à l’Indiana Café, 33 rue Berger, 75001, M° Châtelet, Les Halles, Louvre-Rivoli.

Merci à tou(te)s !
et à (très) bientôt !

Daniel.

Compte-rendu du 77è kukaï de Paris du 6/4/2013

19 avril 2013

Bonjour !En présence de seize personnes (dont trois nouvelles), 49 haïkus ont été échangés.
28 d’entre eux ont obtenu une voix ou plus :

°

Avec quatre (4) voix :

Ma mère
encore plus petite
que l’année dernière.

, de Patrick Fetu.

°

Avec trois (3) voix :

avril
pas le moindre bourgeon
d’inspiration

, de Cécile Duteil ;

chambre blanche
si frêles les mains de mon amie
dans les miennes

, de Cécile Duteil ;

Dans ce pays-là
même la paille au soleil
est grise

, de Françoise Lonquety ;

Dans leur écrin noir
deux turquoises sous la lune –
la chatte amoureuse.

, de Patrick Fetu.

°

Avec deux (2) voix :

Ce grand caveau
au bout du cimetière
une barre HLM

, de Françoise Lonquety ;

Ce vieux gardien
assis face à la Joconde
– Ah ! Être facteur.

, de Françoise Lonquety ;

Dimanche de Pâques
un joli petit nœud
au sac poubelle

, de Daniel Py ;

hiver sans fin –
une légende raconte
que le ciel était bleu

, de Michel Duflo ;

Matin de givre
Dehors en robe de chambre
Je brosse mes cheveux

, de Monique Serres ;

Montagnes enneigées
les flancs chatouillés
de skieurs

, Gwenaëlle Laot ;

Printemps frileux
Entre deux giboulées
l’oiseau s’entête

, de Danièle Étienne-Georgelin ;

salon du livre –
devant le stand du poète
personne

, Michel Duflo.

°

Avec une (1) voix :

allaitement –
ses seins durs
ne dansent plus ;

, Valérie Rivoallon

Au revoir pudique
il reste longtemps sur le quai
sourire figé ;

, Pascale (« une des nouvelles du jour, qui se reconnaîtra ! ») ;

bruits de voisinage
des bribes de vies
à deviner

, Cécile Duteil ;

Dernier soupir –
Même les tulipes
s’inclinent

, Isabelle Ypsilantis ;

laçant
le fil bleu
de ses chaussures
– printemps gris

, Daniel Py ;

Les épouvantails,
rapiécés, s’essorent au vent
Giboulées de mars

, Danièle Étienne-Georgelin ;

lune sur le lac
un cygne passe
et la disloque

, Philippe Bréham ;

Mon ombre
Croisant mes pas
Dansant la valse du macadam

, Andrée Forien ;

Nuit de printemps –
Dans la cour encore humide
la Grande Ourse se lève

, Gwenaëlle Laot ;

Premier duvet –
il lorgne sur le rasoir
de son père.

, Patrick Fetu ;

quinte de toux –
les flocons
redoublent

, Michel Duflo ;

Rires des enfants
des pétales chocolat
au pied des jonquilles

, Marie-Alice Maire ;

Toute fleur
brûle en naissant
Gelée d’avril

, Monique Serres ;

Une petite limace
happée par l’évier
instant de tristesse

, Pascale;

Un prunus chétif
entre les murs de la cour
affiche le printemps

, Roselyne Fritel.

°°

Nos prochains kukaïs auront lieu les :
18 mai,
8 juin,
29 juin 2013.

N.B. : Le lieu changera probablement pour le 18 mai : nous envisageons de tenir notre kukaï toujours dans le même quartier, toujours dans la même rue, toujours dans le même bloc, mais à l’Indiana café, 33 rue Berger, 75001. Ils disposent également d’une salle confortable à l’étage… Ne ratez donc pas l’annonce qui précédera notre prochain rendez-vous !

À bientôt !

Daniel

Compte-rendu du kukaï (n°75) de Paris

17 février 2013

Résultats du kukaï de Paris n° 75, du 16 février 2013.

°°
Bonsoir !

Tout d’abord, Mme Hiro Hata, nous informa que le 16 février est le « Saiigyoh ki », le jour anniversaire de Saigyo(h) Hoshi, poète et bonze. Né en 1118 et mort le 16 février 1190. De lui on se souvient particulièrement de son célèbre waka (écrit plusieurs années avant sa mort) :

Negawaku wa
Hana no shita nite
Haru shinan
Sono kisaragi no
Mochidzuki no koro

Puisse le ciel
Me faire mourir au printemps
Sous les fleurs de cerisiers
Au deuxième mois
Quand la lune est pleine

Le ciel exauça son vœu, et il mourut ainsi le jour anniversaire de la mort du Bouddha.

Bashô tenait Saigyo en très haute estime, fut souvent « inspiré » par lui, et entreprit son Périple vers le Nord profond, sur ses traces.

°°

En présence de 17 personnes, 51 haïkus ou senryûs furent échangés. 24 d’entre eux obtinrent une ou plusieurs voix :

°

Avec cinq (5) voix :

Adelina / je réapprends à mon père / le nom de sa mère

: Monique Coudert ;

cerises laquées / lui offrir ma bouche / à croquer

: Cécile Duteil ;

Lac étale, / froissé / par deux canards

: Danièle Étienne-Georgelin.

°

Avec quatre (4) voix :

ciel clair – / un temps / à s’envoler

: Valérie Rivoallon ;

et

Nuit de carnaval / L’étrange beauté d’un masque / Gardien d’un secret

: Isabelle Ypsilantis

°

Avec trois (3) voix :

Soir de la Saint-Valentin / Les lumières du restaurant / Vide

: Oriane Oberndorfer.

°

Avec deux (2) voix :

le saule / sa / danse du vent /

: Daniel Py ;

Les ombres / Se reflètent sur l’eau calme / – Pudeur du soir

: Noémie Guibert ;

L’hiver et pourtant / Dans l’air le parfum / Des mimosas

: Isabelle Ypsilantis ;

Nouvelles lunettes – / elles me font pleurer / quand je vois leur prix !

: Patrick Fetu ;

Saint-Valentin – / des petits cœurs sur le papier / hygiénique

: Valérie Rivoallon ;

et :

Sur la mer / le vent à rebrousse-poils – / Moutons d’écume

: Gwenaëlle Laot.

°

Avec une (1) voix :

goutte de parfum / dans le creux du cou / volatilisée

: Cécile Duteil ;

Hall de gare – / Les soubresauts du chien errant / dans son sommeil

: Meriem Fresson ;

j’éteins la lampe / pour écouter la nuit / en l’attendant

: Monique Coudert ;

Mer agitée – / les rochers deviennent / les tremplins des vagues

: Gwenaëlle Laot ;

neige à perte de vue / au-dessus / le panache de la centrale atomique

Roselyne Fritel ;

pas un souffle / dans l’air diaphane / les éoliennes traînent des ailes d’albatros

: Roselyne Fritel ;

Rentrée des classes – / il sifflote sur le chemin / l’ado au fusil

: Françoise Lonquety ;

Repas de famille / Entre les plats on commente / les premiers pas

: Gwenaëlle Laot ;

seul à skis / dévalant la pente immense / les sapins m’observent

: Philippe Bréham ( ? ) ;

Sur le bitume glacé / les coups saccadés / d’une canne

: Lydia Padellec ;

Table voisine – / il assassine son bordeaux / à coups de glaçons

: Patrick Fetu ;

Un, deux, trois / quatre flocons et encore un / sur le nez du bonhomme de neige !

: Lydia Padellec..

et :

Vu du ciel – / l’ombre définitive / des pins calcinés

: Françoise Lonquety.

°

Sans voix (mais avec commentaires !…) :

pêche – / plus de haïkus / que de poissons

: Valérie Rivoallon ;

et :

Première signature – / je demande son stylo / à la lectrice

: Meriem Fresson.

°°°

Philippe Bréham nous a fait part de son ouvrage nouvellement paru : Le Vent du Temps qui passe, contes et haïkus, éd. SAN, nov. 2012. disponible chez http://www.assosan.fr (prix conseillé : 15,90 €).

Tierra de Nadie (mouches, moines et papillons), haïkus de Salim Bellen (traduits de l’espagnol par Josette Pellet et Daniel Py), y a été également proposé. Il est disponible chez http://www.editions-unicite.com ou directement chez l’éditeur, François Mocaer, contre un chèque de 13 € au 46, ave. Jean-Jaurès, 93110 Rosny-sous-Bois.

Merci !

°°°

Les prochains kukaïs de Paris se tiendront les :
samedi 16 mars à 16 h 30 au bistrot d’Eustache (n° 76)
samedi 6 avril, de même !… (n° 77).

Amicalement en haïku,
Daniel.

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 73 du 8/12/12

9 décembre 2012

Compte-rendu kukaïdeParis n° 73 du 8 décembre 2012

Bonjour

En présence de onze personnes, quarante (40) haïkus ont été échangés.
13 d’entre eux obtinrent une voix,
13 également, deux voix,

et un, 4 voix :

Il a parfois un chien
Le promeneur – Parfois non.
Matin de brouillard.

: Monique Serres

Avec 2 voix :

après ce jour là / elle se cachera au bain – / une goutte de sang

: Françoise Lonquety

ciel couleur pastel / la neige immaculée / entre les rails

: Lydia Padellec

Coucher de soleil – / Sur son lit d’hôpital / Mon père s’éteint

: Danièle Étienne-Georgelin

courses de Noël – / cherchant l’inspiration / au rayon lingerie

: Michel Duflo

Dans le seau d’eau / L’enfant essaye d’attraper / La lune *

: Danièle Étienne-Georgelin

* : d’après une scène du film « Miel » de Semih Kaplanoglu, 2010.

deviner l’hiver / par la fenêtre embuée – / cuisson du riz

: Michel Duflo

église déserte – / mon âme hésite / à y entrer

: Michel Duflo

Entre deux avions de ligne
la ponctuation
d’un café noir.

: Monique Serres

Je compte sur mes doigts / Les déceptions de l’année – / Mains grandes ouvertes

: Monique Serres

Jogging dans le parc / Une vieille corneille / Ses pas aussi lourds que les miens

: Martin Dinga

la Valse de Satie / le crayon de l’écrivain / s’arrête et danse

: Philippe Bréham

toujours arrêté / en rase nulle part — */ la demi-lune gonfle

: Daniel Py

* : « expression-valise » constituée des expressions « en rase campagne » et « au milieu de nulle part ».

une moitié de la lune / au-dessus des toits / et l’autre ?

: Lucia Supova

Un peu plus fort / le cri des enfants dans la cour – / première neige

: Lydia Padellec.

°

Nos prochains kukaï du K.deParis pour 2013 ont été prévus aux dates suivantes :

19 janvier
16 février
23 mars
13 avril
18 mai
15 juin (ou 8 ou 22).

°

Bonnes fêtes de fin d’an à tou(te)s !

Daniel

°

PS : Monique Serres, du kukaï de Paris, et du En-kukaï (initié par Mme Madoka Mayuzumi lors de son séjour à Paris en 2011-12) nous invite à la prochaine séance du En-kukai, qui se tient lui aussi au bistrot d’Eustache, et aura lieu le mercredi 9 janvier à 17 h 30. Pour ce faire, il est besoin d’envoyer un haïku « libre » et un haïku sur le thème de « premier ».
Monique nous en communiquera plus prochainement à ce sujet !

merci à toutes et à tous
et meilleurs voeux renouvelés !

D.

Commentaire complet du kukaï « exceptionnel » du 24/11/2012

9 décembre 2012

Bonjour !

Les membres de quatre kukaï différents (Seegan Kukaï, France Haïkukaï, Kukaï de Paris et En-kukaï (Paris)), se sont rassemblés ce 24 novembre 2012, pour notre premier kukaï bilingue franco-japonais, un kukaï « exceptionnel » donc, rendu possible par l’annonce de Laurent (Seegan) Mabesoone du voyage à Paris de cinq membres de son « Seegan kukaï ». Ce furent : Mesdames Toyoko Maki, Yasuko Kobayashi, Sadako Sato, et Messieurs Tami Kobayashi (Président du Seegan Kukai) et Nagao Maki, qui participèrent à l’exposition d’estampes, de gravures, conjuguées de haïkus en japonais et en français, au centre Culturel Tenri, rue Bertin-Poirée. Paris 75001. Cette exposition avait pour thème « Après Fukushima »
, du même nom que la remarquable anthologie de haïku publiée au Japon par le Cercle Seegan, à laquelle avaient également contribué nos visiteurs.
Nos remerciements vont particulièrement à Messieurs Mabesoone qui a été le moteur principal de cet événement, et traducteur de la plupart des haïkus échangés, qui n’avait pas pu, au regret de tous, faire le déplacement en France ; à Monsieur Tami Kobayashi, son « assistant » – et notre Monsieur Loyal de la soirée, qui avait apporté (du Japon) les feuilles sur lesquelles avaient été retranscrits les haïkus traduits en japonais et en français, que nous eûmes à départager ; à Monsieur Kosuke Kawasaki, du groupe France Haikukai, également traducteur, et autre « cheville ouvrière » de cette soirée, et, last but not least, à Madame Midori Suzuki (du groupe France Haikukai également), qui avec grande compétence, s’est chargé des traductions en direct de nos échanges plus que fructueux !
Nous étions au total trente-et-un membres à nous serrer (il aurait été difficile d’y tenir plus nombreux !) au premier étage de notre fidèle Bistrot d’Eustache.
Après avoir tiré au sort nos places autour des tables, et des nombreux cadeaux qu’avaient apportés nos amis Japonais – qui furent les récompenses accordées aux « gagnants » de notre kukaï, dont quelques exemplaires du recueil de haïkus Après Fukushima, les 62 haïkus en lice furent soupesés individuellement. L’on procéda ensuite (comme dans notre kukaï de Paris) à la recension des voix, puis vint le tour des commentaires de ceux qui avaient voté pour les haïkus préférés. Les gagnants eurent donc droit à leurs petits cadeaux, qui un calendrier, qui un drapeau japonais, qui une barre de chewing-gums à la prune ume, qui un petit porte-monnaie, etc.
Voici donc les haïkus les plus remarqués :

°

(Avec 10 voix :)

Les jeunes époux mesurent / avec une feuille d’érable / les mains du bébé

Kosuké Kawasaki (France haïkukaï)

°
(avec 6 voix :)

Le fa du piano / est légèrement désaccordé… / Soleil d’hiver

Tami Kobayashi (Seegan kukaï)

°

(avec 5 voix :)

arbres dénudés – / remettant ses vêtements / après le scanner

Michel Duflo (Kukaï de Paris)

et :

Au souffle du vent / vacille la vieille femme / chandelle en hiver.

Patrick Fetu (Kukaï de Paris)

°
(avec 4 voix :)

Jour des morts – / j’offre ma vieille pomme / aux oiseaux

Valérie Rivoallon (Kukaï de Paris)

et

Maison en deuil – / Une fleur de sazanka* immaculée / Soudain est tombée

Yasuko Kobayashi (Seegan kukai)

• = camélia.

°
(avec trois voix :)

Le ciel plein d’étoiles / Tu m’accompagnes avec / tes mains si menues

Haruko Maki (France Haikukai)

dans son épaisse chevelure / une feuille jaune

Lucia Supova (Kukaï de Paris)

Il neige / sur les cerisiers – / en vain

Valérie Rivoallon (kukaï de Paris)

Pas de feu de joie / Avec ces feuilles mortes écarlates : / Gorgées de césium

Nagao Maki (Seegan Kukai)

NB : au Japon, l’on brûle traditionnellement les feuilles de l’automne ; mais ici, il est interdit de brûler ces feuilles contaminées !

Si proche son corps / dans la nuit de pleine lune / oser le toucher

Roselyne Fritel (Kukaï de Paris)

Vallée des érables / est ouverte sur la terre / comme des entrailles

Kosuké Kawasaki (France Haikukai)

Pour choisir sa courge, / Certains en caressent la peau, / D’autres la frappent.

Toyoko Maki (Seegan Kukai)

livre interminable / dans la coupe les bananes / complètement noires

Danièle Duteil (Kukaï de Paris)

et :

La calligraphie sèche — / Dans le creux du lavabo / L’intensité du noir

Meriem Fresson (Kukaï de Paris).

°

9 haïkus obtinrent également deux voix, mais, faute de temps, vus l’heure tardive (20h), et le début du concert de jazz au rez-de-chaussée du bistrot, ils ne furent pas commentés ni attribués ;
de même que les 14 autres haïkus plébiscités d’une voix.

°°°

Après notre chaleureux kukaï, rendez-vous au restaurant voisin « Le chien qui fume ». Un peu plus des deux-tiers d’entre nous eûmes ainsi l’occasion de finir de manière des plus agréables cette soirée unique, que nombre d’entre nous voudraient pouvoir renouveler, à l’occasion. Ce sera peut-être chose à faire en 2013, et cette fois, en la présence souhaitée de Laurent (Seegan) Mabesoone !

°

Merci également à toutes celles et tous ceux ont participé à cette soirée mémorable, première rencontre chapeautée par notre kukaï de Paris entre kukaïistes Japonais et Français, qui, nous en sommes convaincus, fera date dans l’histoire du Haïku de nos Kukaï respectifs, ainsi que de nos deux pays !

°

Pour terminer, enfin, ce « haïku » composé pendant le kukaï – et lu lors de nos petits « discours » de circonstance, au « Chien qui fume » ensuite :

le bruit des feuilles qui tournent
ce 24 novembre
(: kukaï exceptionnel)

(Daniel)

, ainsi que celui que Roselyne Fritel, une de nos participantes, m’a envoyé ensuite, avec ses remerciements :
« écrit pendant la tournée des biscuits durant le kukaï, d’hier:

les gâteaux de riz
ont longuement voyagé
entiers ou brisés »

°

Ce compte-rendu est également posté sur le blog du kukaï de Paris :
http://kukai.paris.free.fr/blog/

°

Les prochains kukaï de Paris auront lieu, pour le premier semestre 2013 (sous réserve de modifications ultérieures) les :

19 janvier
16 février
23 mars
13 avril
18 mai
15 juin (ou 8 ou 22).

°

Compte-rendu du kukaï du Marché de la Poésie

17 juin 2012

Place Saint-Sulpice (Paris 75006), le 16 juin 2012.

Bonsoir !

Sur le stand 517 (de L’iroli, entre autres,)
en présence de douze personnes, 24 haïkus ont été échangés.

°

Avec trois voix :

ailes du héron –
dans mes jambes souvenir
de l’orgasme

: isabel Asunsolo

jogging
ah ! l’agilité du merle
dans la flaque d’eau

: Lucia Supova.

Une coccinelle
sur la main de l’enfant
le bijou parfait

: Moniques Serres.

°

Avec deux voix :

Allongée
au pied des arbres –
vertige

: Valérie Rivoallon.

câlin du soir
sur le mur
son ombre portée

: Mériem Fresson.

Dix fois au jardin
pour le persil, pour le linge…
Pivoines en fleur

: Moniques Serres.

Minuit l’hiver
le bruit d’une scie
solitude

: Buson.

°°

Avec une voix :

Des gouttes de pluie
Le bruit des vagues de la mer
L’été commence

: Hiro Hata.

l’insecte
fait le tour de l’assiette :
jambon cru – saucisse

: Daniel Py

nuit d’été
un papillon blanc fend l’air
quelle fraîcheur !

: Philippe Bréham

sanctuaire shintô
sur le jardin les lanternes
dessinent le silence

: Philippe Bréham.

soulevant une roue
pou ne pas écraser un gendarme
– trottoir de Vitry

: Daniel Py

Sur ses lèvres
j’ai déposé mes soupirs –
frissons dans les reins.

: Patrick Fetu.

une tortue me regarde
— les pétales sur la surface de l’étang
la doublent

: Lucia Supova.

°

Le prochain kukaï de Paris aura lieu samedi 15 septembre, 16h30 au bistrot d’Eustache (probablement !).
Bonnes vacances, bel été à tou(te)s !

Daniel

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 66 du 7 avril 2012

7 avril 2012

En présence de sept participants, 21 haïkus ont été échangés.

Avec 6 voix :

Odeur de fraises
Coup d’œil sur les prix
Odeur de fraises

: Gwenaëlle Laot *

* qui a ainsi, pour la première fois de toute l’histoire du kukaï de Paris – si ma mémoire ne me fait pas défaut – obtenu l’unanimité des votants !
Bravo à elle !
(Il lui a été suggéré de payer son pot dès que possible !)

°

Avec 4 voix :

Brouillard –
le soleil
devient lune

: Gwenaëlle Laot

, once more !

°

Suivent 5 haïkus à deux voix :

Au fond du jardin
le lapin trop bien caché –
chocolat fondu !

: de Patrick Fetu ;

Avec le cerisier
mon squelette
refleurit

: de Françoise Lonquety ;

L’un après l’autre
les comédiens
se brossent les dents

: de Françoise Lonquety ;

Rêveries…
Les ailes bleues du papillon
côtoient le ciel…

: de Danièle Georgelin ;

voyant un point
sur la page –
ne l’écrasant pas

: de Daniel Py.

°

Furent également remarqués :

cerisier en fleurs
un vieil homme le contemple
avec nostalgie

: de Philippe Bréham ;

faisant
semblant de dormir
ce cerveau

: de Valérie Rivoallon ;

Il est quinze heures
dans les branches du cerisier
ah ! la lune

: de Françoise Lonquety ;

mars
la première coccinelle
se meurt

: de Valérie Rivoallon ;

« Nights in white satin »…
Sur la pointe des pieds
rentrer à pas d’heure

: de Patrick Fetu ;

parmi
le chant des oiseaux
un cri de mouette

: de Valérie Rivoallon ;

Première brocante
mon fils vend son tricycle –
il a l’air d’un grand.

: de Patrick Fetu ;

Rayons du soir
s’amoncelant sur les vagues
cliquetis des galets…

: de Philippe Bréham.

°

Les deux prochains kukaï (qui conclueront ce semestre) auront lieu les
samedi 5 mai (Bistrot d’Eustache, 16 h 30), et
samedi 2 juin (- idem) !

Valérie Rivoallon et Philippe Bréham nous proposeront, à échéance, un sujet sur le senryû !

Merci !

Daniel

Compte-rendu du kukaï de Puteaux du 17/3/12

18 mars 2012

Bonjour !

En présence de neuf personnes (dont huit participants), à la médiathèque de Puteaux, lors de la journée de l’AFAH, 20 haïkus (de 10 haïkistes) ont été échangés.

°

Haiku perdu –
confier à la libellule
mon désarroi

de Lydia Padellec,

a obtenu 4 voix.

°

Chez le libraire
en petits caractères
notre histoire

de Françoise Lonquety,

et :

Sortant de chez lui
une feuille
lui prend la main

de Daniel Py,

ont obtenu 3 voix.

°

Avec 2 voix :

À côté de l’hirondelle
morte sur le trottoir
l’enfant dépose une fleur

: Daniel Py

Arbres en fleurs –
faire les mèches
dans mes cheveux

: Dany Georgelin

Haïku :
Observer notre monde
autrement

: Lydia Padellec

et :

Penchant la tête
regarder son âme
autrement

: Françoise Lonquety

°

Haïkus remarqués par ailleurs :

au fil de l’eau
les songes
d’un jour d’hiver

de Valérie Rivoallon,

Femme dans le métro
sur ses hauts talons tangue
l’i-pod sur le cœur

: Martine Gonfalone,

la voir dans son île
pêchant à la fraîche
sous l’œil d’un héron

de Janick Belleau,



Paris 3è
au temple céleste
le colonel

de Janick Belleau,

premier rayon
la vie
autrement

de Valérie Rivoallon,

et :

première jonquille
la corolle vers le sud
attend le soleil

d’Alain Legoin.

°

Merci à tou(te)s !,
et au 7 avril au bistrot d’Eustache, à 16h30, pour notre
66 ème kukaï de Paris !

°

NB : les mots soulignés font partie des dix mots de la francophonie 2012, à savoir : « âme », « autrement », « caractère », « chez », « confier », « histoire », « naturel », « penchant », « songe », et « transport(s) », proposés pour la tenue de ce kukaï.

D.P.