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‘Passagère du silence’ de Fabienne Verdier – 2)

6 juillet 2013

« Il faut te nourrir des vies qui t’entourent. Elles provoqueront des émotions et des perceptions de plus en plus riches et variées. Le peintre, au cours de son existence, se construit une banque de données psychiques à partir de sa connivence avec le monde. C’est ce qu’il restitue dans son trait. Un jour, de cette banque de données naîtra naturellement, en un geste spontané, un acte créatif. » (p.114)

« Retrouver la sérénité primordiale. »

« découvrir l’infini du paysage dans le néant »

« saisir le vivant de chaque chose »

« un coup de pinceau qui n’est pas empreint de vie, et ta composition meurt. »

« l’attitude du vide de l’esprit face au papier. » (p.118)

« Si tu veux travailler les perceptions infinies (…) il faut une attitude d’humilité, de transparence. »

« … avant de venir, tu devais faire le vide en toi. C’est le vide qui nourrira ton futur tableau. C’est de ce terrain vierge que naîtra l’intention et la pensée jaillira, comme une étincelle limpide au moment où je te passerai le pinceau. Si tu y penses avant, tu n’es plus dans l’instant; tu seras forcément perturbée. » (Huang Yuan) (p.118)

« gardant à l’esprit l’unité fondamentale »

°°°

: Fabienne Verdier, in ‘Passagère du silence’, éd. Albin Michel.

‘Passagère du silence’ de Fabienne Verdier

6 juillet 2013

p. 103 : « Comment donner vie à la matière ».

« Transmettre la vie au trait ».

« communiquer une tension physique et spirituelle au trait. »

« révéler l’élan, le dynamisme, les lignes de force » (p.105)

« C’est l’éclat spirituel qui doit générer l’oeuvre; la pensée ne doit pas l’emporter sur le naturel de l’ensemble. C’est l’unité qui importe. Pars toujours d’une intuition poétique et essaie d’exprimer la substance des choses. » (p.106)

« Ce qu’il y a de précieux dans le mot, c’est l’idée. Mais l’idée relève de quelque chose qui est ineffable. »

« Le noir possède l’infini des couleurs; c’est la matrice de toutes » (p.110)

« Le noir est le révélateur premier de la lumière dans la matière. »

« La peinture chinoise est une peinture de l’esprit; elle ne vise qu’à transmettre l’esprit des choses à partir des formes, qui ne sont qu’un moyen. » (p.110)

« Il faut trouver le juste milieu pour saisir la vie. Tout est dans la juste mesure des

oppositions » (p.111)

« Il faut allier puissance et délicatesse (…) ni trop légère ni trop lourde (…) ni trop sec ni trop mouillé (…) »

« Pour trouver l’unité du pinceau, il faut apprendre l’opposition et la complémentarité. »

« Il y a des gens à qui une vie ne suffit pas pour comprendre leur ignorance. » (p.113)

« Le fait que tu reconnaisses que tu es un ignare devant l’éternel, c’est l’attitude que je désirais que tu aies pour approcher la peinture. C’est la seule attitude valable pour devenir peintre; sinon ce n’est pas la peine de s’y mettre. »

(à suivre)