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Haiku, etc de Py – 12/2012 – 2/2

3 février 2013

°°°

un jardin rocambolesque

à l’heure du vent

 

Nés de la nuit.
Bribes. Fragments.
Fariboles – Faribolesques…

 

Sur la petite

route du cimetière

un colis sans nom *

 

* cf : sur la petite / route du cimetière / le soleil – mon père

( : fév 2001)

 

l’avion suit le fil électrique

les nuages filent en sens inverse –

mi-décembre

 

aujourd’hui

8 heures de taiji-quan –

sur le pont un cycliste

 

un coup de rame à droite,

un coup de rame à gauche…

: peindre

 

(d’après Entretien avec Fabienne Verdier, de Charles Juliet, éd. A. Michel, p. 45)

 

le ciel

pose ses couleurs

sur le fleuve –

rides dansantes

 

le (menu) fretin frétille –

un avion vers Orly

traverse la Seine

 

(le) son rythmé

du battement d(es) ailes

de deux cygnes

à queue-leu-leu

au ras de l’eau

(- la Seine à Choisy) *

 

* au-dessus de la Seine

 

feuilles sur le dos :

rosée au ventre –

dimanche matin

 

cette neige

qui habille

la terre

de lumière…

 

parfois (dans) la nuit

ses narines chantent –

a-quies-cer

 

une plume

pour écrire sur ton corps

l’invisible frisson

 

un arc-en-ciel

mangé par un nuage –

approche de Noël

 

la lune :

un cimeterre céleste

( : aujourd’hui)

 

quand les mots

collent aux choses,

immédiatement

 

: quand les mots sont à peine

une construction

(conscient) =

furtive…

 

quand les mots ne sont

qu(e d)’une construction furtive…

 

Le livre lu,

je le relis,

m’en imprègne

(me) l’encre   en moi

(: cf Ch. Juliet, Entretien avec F. Verdier, A. Michel, 2007)

 

Atteindre l’art sans art

(Atteindre) le poème sans mots

la montagne sans montagne

 

Faire réussir la facilité *

* la décontraction, le relâchement, le sans-force

 

Se détacher de la force (musculaire),

agir selon l’énergie

primordiale ( : céleste + humaine + terrestre)

dans la grande spirale du Tao,

ce si subtil…

 

Au centre du dire

 

Être au centre

 

 

de toi-même

 

 

péri-

       féérique

 

pendant la messe pour Alain,

le portable de Jean-Jacques

 

RAndré dans le rang

O

au vieux cimetière

 

Au cœur de l’instant

L’instant du cœur

 

L’instinct de l’instant –

 

Cultiver l’instinct de l’instant…

 

Retrouver sans cesse l’ / son équilibre

 

je trébuchais

dans l’escalier

un bras se détendit

devant moi

me permettant de recouvrer

mon équilibre

 

La volupté du geste juste

(sans effort / sans force)

 

(Ils trouvent de la beauté à la justesse…)

 

Moins importe(nt)

ancien(neté) ou nouveau(té)

que l’expression juste, exacte, véridique,

sincère,

de cœur de l’instant

 

… et moins le « vouloir-faire »

que le « laisser–faire » !…

 

/ Ancien, Nouveau

importent moins

que l’expression exacte, sincère, juste

du cœur de l’instant

 

1 spécialiste des cou(ille)s tordues…

 

un

st

un

 

une porte de métro

couine (toujours) sa gamme descendante

Gare de l’Est

 

L’essieu :

Les cieux

s’approchent

 

… en bon épeautre

(qui se respecte…)…

 

À force de s’exercer,

cela (= le geste) devient / doit devenir

automatique :

Ne pensez-plus ! »

 

(: prof de Qigong et Taiji-quan)

 

: Enclenchez l’automatique !

 

Michel-Ange Fauteuil…

Livre

aux pages blanches

que nul mot

n’osa (jamais)

(déflorer !)…

 

Deuil pour deuil,

An pour An.

 

L’absolu, une solution ?

 

La consommation coulante…

 

Les temps révolus(sent)

La vélorussion

Vélorussionnaires

 

Une vue de

Laisse – Prie …

 

un jour après

« la fin du monde », *

l’ « Absolu » de Dior

 

* censément le 21 /12 2012.

 

à la porte

de la boulangerie

ce clochard

se réchauffe

 

pailletés

les nénés

de Nyna

nouant

le cadeau

de Noël

 

le lendemain

de la fin du monde,

le « bonjour ! »

à tous

 

le lendemain

de la Fin du monde :

« J’adore l’absolu », de Dior

 

: Absolu Rose Damascena

Absolu Jasmin Sambac

Absolu Tubéreuse Inde

 

le lendemain

de la Fin du Monde,

les absolus de fleurs

 

le lendemain

de la Fin du Monde

une eau de parfum absolue

 

(Sincère :)

… être honnête avec ses perceptions (/ sensations). Ne pas les truquer (/ trafiquer).
De toutes façons ça se sent quand c’est trafiqué, triché, quand c’est du chiqué.
Et même plus – ou autre :

S’encensant tant,

c’est sûr, ça sent

son ascenseur !

 

( : par exemple.)

 

Percer les outres

(- cuidant(e)s / -cuidances / -danses…)

 

/ L’ai-je bien léché ?

(lèche-bottes / lèche-bitte(s)…)

 

Le (haut) débit du débat…

 

L’an deux mille douille(s) *

s’achève,

au suivant !

 

deux-mille an-douilles

 

Les îles repliées…

 

sous les piles du pont

la nappe du brouillard

où l’on sait Millau

 

À peu de feuilles près

le biloba nu

– encore un Noël !

 

un tout petit chat noir

traverse un zèbre blanc –

vers Noël

 

(Jog de Noël :)

grimpant la rampe

au-dessus de Millau –

5 vautours

tutoient les sommets

 

des jumelles * le rire

au même instant :

exactement

de la même forme **

 

* Ingrid, Florence

** courbe

 

je lie

puis délie

puis relie

lentement

le fil de la soie :

chansi gong

 

au bord de la route

une boîte de cigares

récolte

des feuilles de chêne

 

J’ai tout mon temps,

j’vais tout monter !

 

Mo – big – dick !

 

(Sauter)

du coq à l’âme

 

Corps et âne

 

jog du dernier jour :

ce haïku n’attend plus que

ma bonne volonté

 

Il est / Elle est

plein/e de bonne volupté !

 

jog du dernier jour

le premier rayon rose

en bout de pic

 

entre deux monts

la traîn(é)e blanche

d’un avion

 

première touche de soleil

sur les crêtes

 

le soleil appuie,

élargit son pinceau

vers le bas

 

(la lumière gagne)

 

première échancrure jaune

dans le blanc

au bord de la route

 

en fin de traîne

les signes cabalistiques

peu à peu

s’estompent

 

chaque moment

est neuf –

pourquoi se soucier

de « modernité » ?

 

Peu c’est mieux

 

peu c’est mieux

parfois –

 

non pas

peu pour peu,

mais

peu pour plus,

 

peu pour mieux.

 

La voie du haïku…

Première leçon :

oubliez tout !

 

« Videz-vous d’abord, avant de pouvoir être rempli(e)(s) par l’esprit haïku. »

Gabi Greve

 

(Ancien :)

salon de l’auto

modèle et machine

roulent des mécaniques

 

Il n’est pas infréquent

que les colverts violent

à plusieurs leur femelle

 

c’est du règne animal

l’accouplement le plus violent

 

(cf : « Science et Vie » n°  )

 

Quant aux Bonobos,

ce sont les plus cool :

hétéro, homo,

tout y passe,

et même en missionnaire

 

Passant la dernière après-midi de l’an

en compagnie d(es) Anciens poètes chinois *

le plus jeune d’entre eux mort il y a 315 ans, **

sereinement –

 

* Des hommes, de vin et de sieste… et d’accord au cours des choses

 

** Yuan Mei (1716-1797)

 

serpentant le long de la piste

les skieurs aux flambeaux

signent la fin de l’année

 

– feu d’artifice

 

°°°

 

Finissant l’année

avec (d’) Anciens poètes chinois –

la commençant

 

Dernière

et première

cuite

de l’année

 

°°°

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Haïku, etc. de Py – déc 2011 – 4/4

2 janvier 2012

°°
(« je » / « moi » :)

(ou : from « I » to(wards) « Infinite » !
/ le « haïku » : du petit soi au Grand Tout !
/ Du moi / à illeurs !) :

°

je
junum

(= intestin grêle)

je
une
homme

je
t

je
table

je
tée

°

moi
gnon

moi
nillon

(à Christophe Jubien :)

moi
ne

moi
neau

moi
re

moi
si

moi
sissure

moi
sson

moi
te

moi
tié

°°
(Lors d’une) Cimaise :

(Un apôtre dit :)
Donner de l’espace au mot
afin qu’il puisse s’épanouir
entièrement,
lui
et
son sens.

Un autre apôtre dit :
Le haïku progressera
quand il « quittera ses père et mère
pour aller vivre avec son époux »…

( : « père et mère » étant le « corps »,
« époux » étant l' »esprit » (!)…)

°

« ça ne me branche plus »
dit le moi-no
qui s’envole

°
(bashôtage :)

Dans une poche
une grenouille coasse
– sauter dans le train !

°

demi
urge

°

certains arbres
refeuillus de vert
: le début de l’hiver *

* / le long du fleuve

°

une poubelle opine du chef
le train démarre

°

I
solmat

°

ma
g
ma

ma g ma

°

sur l’amour
on avait fait une croix
(et) on la ressort
de temps à autre
pour quelque procession,
pour bien enfoncer le clou
que sur l’amour
on a bien fait une croix

(29/12)

°
(Nouvelles du jour :)

Le fabricant de soutien-gorge
Lejabot
a été placé
en redressement…

°

Au Maguelone
tous les regards
tournés vers les juments
sur l’écran

(Montpellier)

°

un TANKAmikaze = un tanka suicidaire, un « jisei » ?

un TANKA-mi-case = un tanka à moitié rempli…

°

dis
soudre

dis
sourdre

(le doux désir de (se) dissoudre…)

°
(Bashôtages :)

……….V………
…..dans la mare :
le coin de la grenouille

faire avancer le haïku
comme un coin
dans la mare

°

a
r
pège

h
a
r
pège

°


plat

°
(« Entre chien et loup », de Jeon-Soo-il, 2006 –
– ce soir je vous raconte un film :)

ce soir
« entre chien et loup » :
seul
dans la salle

(- bientôt rejoint
par deux autres ‘loups’…)

marchant
pieds dans la neige
sous la pleine lune

dans la neige
le café
fait trois trous

son visage
parmi les poissons
mouvants

la cherchant dans la ville,
l’énigmatique,
l’absente

saoûle
elle amble
dans le couloir de l’hôtel

les ongles si longs
des glaçons –
méduses gelées

l’irrépressible ardeur
du darder amoureux


(Bashôtage) :

sous l’arbre dénudé
un homme s’est assis
le crépuscule d’hiver

cendres jetées
sur les rochers
du bord de mer

courant
en cercle
dans la neige
cent fois
mille fois
sans fin

(Espace Saint-Michel, 75005, 24/12/11)

°

nénuphars
nos lotus
font zazen
sur l’étang

la lampe
du nénu
phar(e)

nénuphartiste :

en équilibre
sur l’étang

(pendant que les grenouilles
sautent dans la vieille mare,
les nénuphars
font zazen)

°

Saint-
Plifier,
Rappelez-nous
à l’ordre !

°

twit, twit, twit,
ah, voilà enfin
un haïku moderne !

(twit twit twit
ah voilà enfin
un oiseau moderne !)

°

cou
rogné de succès…

°

il prit un * célib’
pour aller au ciné

* / son

« célib' » = son soi-même; son ombre; son alter égal; son double (invisible ?)…
comme on dit ses cliq et ses claq,
il sortit son célib’ (= il sortit en célib’)

cf. aussi :

Allô, c’élib’ ?
(= la place est-elle libre ?)

°
((En) Défense du kyôku – du kyôka, du kyôbun – :)

Vivre
c’est bien;
réfléchir
sur la vie,
ça peut aider
aussi,
non ?

Écrire haïkus,
écrire senryûs,
c’est bien;
réfléchir
sur haïku
sur senryû,
ça peut aider
aussi,
non ?

= c’est le rôle
exact
du kyôku
(- kyôka, kyôbun)

qui n’est pas
un « kyô-ci » ou un « kyô-ça », ou « kyô-n’importe-quoi »,
comme certain(s) peu(ven)t l’écrire
si ignoramment,
Non!

°

25 décembre,
anniversaire de la mort
de ma grand-mère,
il y a 25 ans

°

Noël à Erdeven * :
une marée humaine
pour voir
la Marée noire

* Bretagne

°

des applaudissements
crépitent;
la poêle de la télé

°

l’hiver
lit blanc

°

HAÏplateCOUture

°

I
nexorablement
s’égrène le temps

Noël passe
et le 1er de l’an
neuf douze

°

HAÏplateCOUtume

°
(kyôka maigre :)


j’y
me
serre
la ceinture

°

J’ai prédilection pour senryû et kyôku
parce qu’ils se moquent
aussi
des gens très/trop « sérieux » !

(Mieux vaut en
SATORIRE !

/ C’est très SÉRIEUR !)

°

« twist again »
puis
twitte again :

l’étang change !

°

Yes we can a ri ?

°

passe le bruit
d’un moteur à deux roues
vers une heure
ce matin

°

Remplacer l’expression « le bâton ou la carotte »
par :
« le bâton ou la sucette »…?

°

le


roule

°

T
ordre

°

oeuv
rer
n(o)euf !

°

dans la plaine embrumée
les cheminées de deux maisons
fument

une mèche de nuage flambe

tornade de lumière

°

le bouleau
heureux
sous la neige

un trait de blanc
ici et là
sur l’arbre

la chaleur du chalet

°

La graissivité

(Le graissif, la graissive…)

°

elle est gravissante
(= elle monte dans mon estime (?))

°

mangeant
un morceau de nuit
– la lune noire

la neige
sur les toits d’Arêches
– the icing on the cake *

* / chantilly sur la bûche

à la station,
j’es-ski-ve

(le ski,
j’eskive !)

°

au coin du lit
lampe et stylo
nuit blanche et noire

la nuit est longue :
des kilomètres d’encre

I
nfini
tif

°

créveillon

grêveillon

rêveillon
(= le réveillon des crève-la-faim ?)

°

nuit pointillée :
la
lumière
des mots

°

vitamine C
: l’hostie du matin

°

Jour magnifique
(jour magique) :
le soleil, la montagne;
tout le monde parti skier –

s’installer,
Faire la descente du Glandu :
bouquiner, s’assoupir, se réveiller,
pianoter quelques mots à l’ordi

(la solitude heureuse)

Arêches (73), 27/12.

°

dégagé la neige
au-dessus des velux :
un demi-mètre

°

une volée de mots verts…

°

mutu
-alité :

la descente du Glandu

°

sport de glisse
spires de glace…

°

des oiseaux
du langage
des oiseaux

°

dans le
grand
ventre
de la nuit
(baleine)
(: je nasse…)

°

ouvrant le livre
(de) la nuit

le silence
de l’encre…

°

À Tikrit :
une statue de la chaussure
lancée sur Bush

(Bravo !)

À quand
en France (par exemple)
une statue
de la tarte
lancée
sur tous les
Tartuffes ! *

* imposants imposteurs,
nuisibles prétentieux,
ignares satisfaits,
mécréants méprisants,
la liste est longue
des jeteurs de poudre
/ poutre(s) dans nos yeux !

Remettre l’homme à sa place
: voilà le rôle du haïku,
du senryû…
at their best !

°

au bout du soleil
des gouttes
tombent du toit

°

le haïku, globalement,
a froid au « je »

°

ame
nuiser

°

après-midi

°

de là où je suis
je les vois :
mouches glissantes
sur les pentes blanches

ils remontent les pentes
mécaniquement –
la mouche (re)monte
le long de la vitre

°

vacances à la neige :
aujourd’hui, descente du Glandu –
hier, descente du Glandu,
demain, descente du Glandu.

°

S’EXERSUER

S’ÉVERSUER

°

où s’en va la lumière
quand l’ampoule abandonne ?

°

ce matin
première neige
et
premiers cris de corneille

ce matin :
CORNEIGE

tombe le ciel blanc
par toutes petites touches

O(ffice du) T(ourisme) :
– Ôtez-moi d’un doute ! :

ce matin et ce soir
au-dessus du blanc
le corbeau

°
(Kyôka (d’)après Kyoshi :)

Il y a 75 ans *
Kyoshi (nous) dit :
en dehors du Japon
on peut se passer
du 5/7/5

* / Nous n’étions pas nés*, quand…

* : 1936.

°

haïcoups trop tirés :
mer fielleuse ?

°
(Re : opinion sur la revue « Gong » :)

« Gong », ça sent son W.H.A. à plein oeil !

°

2012,
Améliorer
la qualité
du cercueil

cerc(l)oeil

on attend,
debout sur la mort

°

En 2012
je nous souhaite
moins de vers mielleux *,
plus de vers meilleux !

* (: -guimauve, lyrico-kus, lèche-kus, etc.)

°

le jus de soja
laissé dans le frigidaire –
les pentes de ski

°

2012 :
atteindre (à) la
qualité
d’Anonyme !

°

le haïku = « l’étang aux grenouilles » !

:

dans cet étang
se trouvent :

des grenouilles,
une sandale,

un vieux réveil (tout rouillé)

une lune

°

les chiens aboient
le car avan(c)e…

°

2012 :
finir de traduire
les 1012
haïkaï de Bashô

°

l’apparence de la parure
: sapins sous la neige

le corbeau
choisit
la neige

poudreuse :
les sapins
lâchent leur neige

la neige –
les yeux fermés.

tout le jour
les déneigeuses –
avant-veille de l’an

la neige tombée,
le silence
du sapin

°

l’orage au ventre…

°

chutes de neige aujourd’hui –
ce soir, saler la purée

°

l’homme,
ce globe-crotteur !

°

entendre à l’intérieur des mots
(: la « langue des oiseaux »)

°

SENSASSUEL(LE)(S)

°

ça neige : manège –
dernier jour de l’an

°
(promenade au-dessus d’Arêches :)

plus la neige tombe
plus le sapin
ploie

(= D. + D.)

°

un peu de neige
dans le thé
le dernier jour de l’année

un bol de neige

dernier jour de l’an
les arbres lâchent
leur neige

(dernier décembre
les arbres
se délestent)

Neige –
l’arbre penche
vers janvier

sur le fil
la neige
funambule

400 ans avant Jésus-Christ –
400 mètres avant Chez Dédé

Arêches
le toit du mot
chalet

boules de neige
fruits de l’hiver

essuie-glace
dressés,
croisant les pattes
: la neige

la neige sur le toit
les épingles
le long du fil

°

le pied
hors du lit
– fougère

°
(« Haïku de bar » :)

tous les chemins
mènent au rhum

°

la première marche,
la dernière marche :
les plus dangereuses –
passage à l’an

°

préférant écouter
le chant des gouttières
que leur(s) jeu(x) à la con
– réveillon

°°°

Haikus etc. – Py – oct. 11 (2/2)

1 novembre 2011

°

mi-octobre
une coccinelle
fait le tour d’une feuille
de post-it

°

….profite….
sur ton tas d’or
sur ton tas d’os

°

les chèvres
jusqu’en haut
des arganiers *

* : arbres dont s’extrait l’huile d’Argan, Maroc.

°

le gazon
du voisin d’en-dessous
pousse vers nous
vert

°

?????
???????
?????

°

un rayon de soleil
(qui) se balade
au gré d’un fil

un rayon de soleil
glisse
sur un fil

(1/9/09-1/11/11)

°

le banc
empli de feuilles rousses
– soleil

°

« merveilleux » ver mielleux ?

°

ce midi
déjeuné dans le
Square
René et Henri Druart
(1888-1961) (1902-1979)
Érudits Rémois Hommes de Lettres

21 octobre
une abeille encore en fleur
Square René et Henri druart

entre les rues
Libergier, Hincmar et Chanzy,
le Square René et Henri Druart *

* haïjins rémois du début du XXè siècle

au bout de l’épée
de Jeanne d’Arc :
un pot de fleurs

(- parvis de la cathédrale)

(Reims –> 21/10/11)

°

poussées par le vent
vagues et mèches de brume
– mouettes parisiennes

°

(2 portraits rev(en)us :)

bibliothèque –
elle n’a
pas du tout
la forme
d’un livre

pizz * de contrebasse
: ses seins
à contretemps

* pour : pizzicati

°

d'(encolure
en colline)s

°
(kyôku :)

lire des haïkus
5/7/5
(dont) le systématisme
endort
(autant que les sonnets
de nos jeunes années !…)

°

les piaillements
ont envahi le square
– chaises multicolores en terrasse

(Place des Frères Lumière, Lyon 69008)

°

(kyôkus :)

je suis donc je pen
se donc j’écris donc je pen
se donc je suis donc

j’écris en écou
tant battre mon coeur…

« nombrilaïku »

(il écrit
selon
son coeur)

Il se polit
le japonais… *

* cf : « se polir le chinois ».

le haïku ce n’est
ni « je », ni « pense » :
Descartes aux orties !

l’amalgame entre
haïku et tanka (court)
(= un « haïku » sentimental / lyrique, un « moi-ku »…)

est-ce un « tanku » ou un « haïka » ?

un tank- ? un anka ?

(au pas de char-je !)

la pornographie
de ce haïku qui s’exhibe
en clichés navrants !

°

rose-brun
le groin yin-yang
d’un sanglier corse *

* (sur Arte, 25/10)

°

Il photographie

°
(mot :)

CONTINUAGE

°
(kyôku ?)

tout ce qui est systém(atism)es :
à la trappe !

(les uniformes,etc…)

la momie
tombe en poussière :
5/7/5 !

°

mouche de fin octobre
aussi alerte
qu’au printemps !

°

sur la barre d’adresses

°

un bruit dans la nuit :
la planche à pain
dans l’évier

°
(Mots / Bashôtages :)

étangongrenouille

grenouillétangong

le coup de gong
du plongeon
de la grenouille

élan étang
gong vagues

—-grenouille~~~–

étang grenouille ondule

élan gong ondes

gongrenouill e

élangong

frogong

longeons étang
plongeons

plongeondes

la grenouille est
le nombril de la mare

—- HA! ^~—-

la grenouille plongea
la mare
dans la stupéfaction

la grenouille
saisit
la mare

iiiiiiiiiiiiii(ii) *

* (: saisis)

vieil étang
une grenouille
gong !

la grenouille
laissa
la mare
interdite

°

Au Maguelone *
tous les yeux rivés sur
les juments à l’écran

* bar-pmu, rue de Maguelone, Montpellier.

°

la douceur des pentes
mais la violence des vents
: descente sur Millau

(ce) vent si violent :
ces arbres se secouent en tous sens !
(- Millau)

°

emplie de feuilles d’automne
la toilette publique
à la turque

sous les poussées du vent
s’ouvre les portes
du jardin
vide

°

« Liszt a aboli le diktat de la forme » *

Oui,
abolir le diktat de la forme
pour le haïku aussi !

* (dans la composition musicale – FR3, 24/10/11)

°

mettre son haïku
à sécher
sur le fil

°

Un « écrivain » doit faire la lumière,
donc
éclaircir ses mots !

°

mère (91 ans)
redistribue les haïkus
de l’anthologie

°

(le) gONg
(frappé au centre
par tout un chacun)

°

vêtue

clad
with a ciggie

(rêve 26/27)

°

limé
élimé
éliminé

°

fermer un cerc(uei)l
un cercloeil

(monocle = cercloeil)

°

le parapluie
se retourne-t-il
/ dans sa tombe ?
/ quand ça tombe ?

°
(kyôku)

Fluidifier le haïku :
ôter tous ses obstacles
: ponctuation(s) – dont kireji…

°

cerises noires :
les écouteurs
sur l’oreille

°
(citation :)

« Qu’est-ce qu’un oui sans non. Un été sans hiver. »
Steven Tyler – Aerosmith.

°

la lenteur
comme exercice
de progrès (…)

°

« Aux Berges de l’Aveyron » *
==>
Aux verges de l’abbé rond ?

* : près de Rodez.

°
(Bashôtages ? :)

souvenir(s) de(s) guerriers
(de 14) – les champs cultivés
(vers Verdun)

souvenir(s) de(s) guerriers
de 14 – un champ
d’éoliennes

°

mariage à la campagne

°

« le 5/7/5,
ça les rassure »
me confi(rm)e Dorothy

le haïkuiste aux cents filets (maillés 5/7/5)
et
le haïkiste sans filet (: de forme(s) libre(s))

°

pas de vent
sur la colline :
dimanche d’éoliennes

°
(Bashôtages ? :)

perché sur un piquet
(au-dessus de l’autoroute)
un oiseau de proie

(- attend le crépuscule)

corbeaux perchés

corbeaux posés

corbeaux

°

tous les dégradés

°

moucheron
son dernier vol
entre deux pages

moucheron

°

le coin du canard du coin …

°

À paraître :



À disparaître :
.
.
.

°

nuages stratifiés —
collines embrumées

°

ré . . . glisse

°

une flûte
joue
ses bulles
.
.
.

°

la brosse-à-dents
de la couleur
du gong

°

peuplier
peuplé de feuilles
seul(e) au sommet
– veille de novembre

°

toutes les éoliennes
au ralenti
: grand bleu
du dernier octobre

°

pièce d’eau :
des feuilles,
des plumes,
en surface

°

il suffit d’une pomme véreuse
pour
confondre le ciel

°
(kyôku :)

3 vers
maçons
où (le) silence
est (le) ciment

°°°

dp. (15-31/10/11)

haïku, etc – Py – août 2011 – 2/2

3 septembre 2011

°

en plein soleil
arrosant
la pelouse pelée

le haïku-grenouille
de laboratoire ?

Lâcher prise –

Laisser place à la vie
qui remplace(ra) *
notre mort

* remplira (?)

nuage

parapente

l’ombre d’un parapente
traverse la route

(Causse noir)

Ils ont tout fait
pour l’étouffer (…)

Adopter le rythme le plus fluide qui soit.

… sur le mont des Muses

°
(S.S.)*

la « règle d’or »
forgée par
le Veau d’or ?

Sarkozy,
Dark Veau d’Or

(D.V.D.)

(Carla – DVD : Sarkozy)

Règle d’or :
la baguette magique
de D.V.D.

* S.S. = Sous Sarkozy.

°

lac

°

lac lac

le vent s’est levé
la voile claque

°

lac

silents cieux y dérivant à l’envers

°

« l’unique trait de » haïku

°

Humani terré(s)

Humaniterreur

Humani. . .taire

°

RÉDACTION

RÉDUCTION

°

De temps à autre
dans la nuit
le frigidaire
décoche sa note
qui peu à peu
s’amenuise
et disparaît

jusqu’à la prochaine

°

Tu as un fax fixe ?

c’est fou c’qu’on peut faire !

°

lush snow
slush now

neige opulente
maintenant fondue

sur WHCVanguard, 200?)

°
(ancien : 2007?) :

Passage Dieu
elle
téléphone

ou :

Passage Dieu
au
téléphone

(Paris 75020)

°

tound ras



(: d’après le haïku de Cor van den Heuvel)

°

au coeur d’écrire
crier
rire

°

la prison (des barreaux) 5/7/5…

5 7 5 7 5
7 5 7 5 7
5 7 5 7 5
7 5 7 5 7
5 7 5 7 5

comment (s’)en sortir ?

TAN KA TAN KA TAN
KA TAN KA TAN KA
TAN KA TAN KA TAN
KA TAN KA TAN KA
TAN KA TAN KA TAN *

* : tankadrillé

la monotone pluie

sonotone

hiver

hiver –
nid vert

fruit ver(t)
(bruit vert ?)

(pré vert)

°

l’aube est de bonne qualité

°

rivière –
placide
la tortue
regarde
les cyclistes
qui passent
dans son lit

°

laissons l’empoté l’emporter

°

r haïcou rci

°

au-dessus des étables
la voie lactée

(: d’après Lee Gurga :
from house
to barn :
the milky way)

la voie lactée
les étables

°

derrière chaque mur il y a une marée

derrière chaque mur, la rumeur d’une marée…

°

jour bleu :

nuages
et ombres de nuages

°

3 heures
puis 2
chemin de haïku

°

le silence
est l’avenir
de l’homme

: écoute.

°

on s’allège

on randonne

on emporte (/ on garde)
le moins
de mots
possible

°

il ne fait pas froid dehors
contrairement aux idées reçues

°

haïku (z) à sécher

allégés d’encre

°

l’épinard haché

°

« HAÏK » :
ainsi écris-je, entre haïkaï, haïku, etc.

°

nue

°

sofa

°

. t .
. as .

°

ra
ts

°

Le haïku te touche*
ou ne te touche pas

c’est tout

*…comme la « scène » a pu toucher l’auteur qui a tâché de la restituer
* mono no aware ?

°

(être :)

vagues se renouvelant
sans cesse venant saper
les fondements
(de la forteresse)
. . . 575 . . .

°

………………e
……………l
……..c
……….i
………….o
…..u
…l



(: à Luciole totoro / Juliette Clochelune + 2011)

°

sã fyzi *

* = écriture phonétique

s’entend
cent ans

°

sac plastique
froissé au fond d’un placard :

nuage-haïku
en formation

°

la table
dressée
fait la belle

°

cauchemar, jument de nuit

(night/mare)

°

Elle habite Abbeville
Sa profession :
poisson

°
(peintures anciennes :)

l’amour
s’avance masqué
d’une feuille de vigne
vierge

vit
d’ange

°

« sûreté
nucléaire » :
quel bel oxymoron !

°

Faire prendre conscience, (r)éveiller

°

elle entre
dans le miroir
pour sortir
ce soir

elle sort
du miroir :
elle sort
ce soir

°

une feuille
sur la
tombe
tombe

°

S’amuser
est-ce
abuser ?

°

Plus courts qu’haïku : « haïk ».

°

île

nage

°

île

cîel

. v .

°

Cassandre :
Ca-cendres

°

guêtre de Guéret

°

dans ses narines
sentant l’eau
qui pourrait tomber –
soir sec

°

seul

°

…… seul..
seule……..
………seul
….seule….
seul …seule
..seule…seul
…..seule…
seule…..seul
….seul……

°

bl
oc

°

la main
dans
la main

main…….main
….dans la….

°
(bashôtages… :)

le vieil étang –
….plouf !….
– et la lumière fut

feu dans sa maison
près de la mare :
Bashô y saute

(remerciements à Sengaï, à D.T.Suzuki)

°

le feu
feule

°

la concision
des mots les plus fins

°

– de quel atoll est-il ?
– de 1906
(deux-mille-neuf-cent-six ?)

°

feu
naître

°

le son de la cloche
tourbillonne
la neige

neige…….cloche

°

l’orage long roule
l’eau crépite

°

concis
lié

°

dis..joint

°

de sous le balai
déboule une araignée
– maison de campagne

°

photographie…

°

n……i
…e
………g
…..e

°

le haïkuiste trouve
le lecteur cherche

°

sauté sur tous ces cassis
(disons dos d’ânes)

°
(haïku)

distendre les liens

°

« quand l’amour, ce rat mort »

(cf. Joe Dassin: « L’Été indien »)

°

dans le jardin les grenouilles faisaient du yoga

°

(à F.T. :)

Il est de bon ton (?)
de descendre Blyth
– Mais l’as-tu lu, au moins ?

°
(haïku)

assemblague

°

la compagnie des vents de banlieue

°

CRAIE(S)

CARIE(S)

°

antennes paraboliques
/ fleurs (blanches) de pissenlits

°
(à F.T.)

Le Christ s’est arrêté à Eboli
le nuage à la frontière
le haïku à Shiki (!)?

°

dis…….tance

°

J’te laisse avec ton
……linSeul…….
(me) dit-elle en se marrant

°

en suite

°

l e n t e m e n t

°

face à face

dos à sod

°

main dans la main
pour traverser la nuit

°

loin….près

°

dessus
dessous

°

main/tenant

°

vert…u

noir…ci

je…une

ja…une

°

haut est plus long que bas

(long est plus court que court)

°
(ABC de la grammaire française :)

« Josette pense à qui ?
Jean mange quoi ?

Mon chien s’appelle Médor. »

« le menuisier scie, rabote et cloue pendant toute la journée »

« Aimez-vous les fruits ? »

« un veuf
un loup
un époux »

« une fille
une poule
une mère »

« un garçon
un coq
un père »

« un chat
une fille »

« mon stylo, mais ma plume, etc… »

« chou-fleur, va-et-vient »

« Monsieur Durand
Madame Martin »

« le fauteuil de ma mère »

trône au milieu de la page

°

Battre en brèche
leurs idées figées

Ruer dans leurs certitudes endormies

(les oeillèr – aïku…)

La tête trop pleine, il faut la vider.

Voler
le feu
sacré

Faire exploser
les frontières / les barrières
du haïku !

, mais surtout :

faire voler en éclats
les barrières mentales
des haïkuistes !

°

trop excité
…paic citron !

°

°

Haiku, etc, – Py – juillet 2011 – 1/2

20 juillet 2011

°

– Quel temps fait-il aujourd’hui ?
– Soleil
avec un nuage et demi

en doigts vagabonds sublimes

la part écrite du haïku…
… sa part non écrite

La part émergée du haïku *
seule montre.

* : « Ice-ku »

entre deux
et onze juillet
pas un mot ;
un arc-en-ciel
entre les pins

Babillé /
Atelier dessin de nus au fusain

Détourner les mots
(de leur « vieux » cours…)


(S.S.S)

Malgré tous ses coups de gueule
en l’air
– comme des pets dans l’eau –
l’insécurité
prospère…

les mots perce-blanc

« les confins blancs »

une fourmi noire
encercle le bol blanc
– onze juillet

°

Equilibrer l’encre
et le papier

Faire la part
exacte
du noir
du blanc

(: « taoku »)

le son et le silence

°

la limite inférieure du haïku :
la concentration (de l’encre…)
(de Chine, du Japon, …, de France…)

17 -> 16 -> 15 -> 14 -> …

le « précepte » de Bashô du moins de 50 % (de) formulé !…

– Que le lecteur tombe dans le vide du haïku :
le vide à la fin de l’encre du haïku *,
de la suggestion

Surtout :
ne pas tout « dire » !

« Plus encore que dans le cas du tanka, ce qui est suggéré l’emporte de loin sur ce qui est exprimé. Voilà pourquoi tous les passionnés de silence […] sont susceptibles de devenir passionnés de haïku. »
Ôoka Makoto, p. 12 de Poèmes de tous les jours, Picquier Poche, 1995.

* Equilibrer l’auteur et le lecteur,
la part de l’auteur et la part du lecteur…

°

(à J.A.) :

Le haïku c’est tout le contraire d’un auto-portrait;
c’est un négatif, à la rigueur, une image en creux (du poète)…

« Le poète, suivant en cela les règles du genre, ne s’exprime pas directement. »

Ôoka Makoto, ibid. p. 13.

la cigale tue,
le chant des oiseaux

une fourmi explore
le plat propre


(jour – rouge)

le jour se lève
sur le rouge rutilant du vélo
– pluie

une toile d’araignée
tissée
devant le rétroviseur

pédalant
de chaque côté
de la toile d’araignée

la lune
se glisse entre les rideaux
pour voir s’il n’y aurait pas
quelque sommeil
à dérober

dans son oreille gauche
une tourterelle
puis dans sa droite
une autre
– mi-juillet

la fleur de prunier
rêve-t-elle encore
de sa coupe de saké ?

(cf p.29 de Poèmes de tous les jours, Anon. du Manyôshû)

A quel moment nommer la lune ?

pleins
la lune et le cheval
dorment

°

(à suivre, 2/2)

Haiku, etc, de Py – juin 2011 – 2/3

24 juin 2011

°

un coup de pinsaule

grand angle –
le feu noir
s’éteint

°
(Bashôtages :)

vieille mare –
de qui le plop !
en surface ?

la vieille mare :
pas vu,
entendu
plop !

vieille mare :
le son
d’un saut

vieille mare :
le son
d’un seau
(?)

après le plop !
la mare
de nouveau
vieille

la mare
ondule
avalant
un plop

du choc
la vieille mare
se gondole

choc !
le pouls
de l’eau
s’affole

après le choc
le pouls de la rivière
ralentit

autour du mystère
de la vieille mare :
toute une vie de haïkiste…?


(5/7/5 !:)

l’esprit agité,
comme si des grenouilles y
sautaient sans cesse

de grenouilles
sautant sans cesse :
marre !

°

un beau haïku
5/9/5
au fond

à la pêche
d’un haïku
plongé

°

blanche –
elle ne sort que
les jours de pluie

sur son pied
vers le sol :
serpente

« La forme
sans forme »
du haïku…

… que de quelques corbeaux au Québec…

la vague intéressante, c’est le t(h)on –

Le thon rouge = Le thon des cerises ?

cependant qu’un enfant lentement…

°

entendre le silence
du haïku

(où tout baigne)

de 7 à 5 :
haïkus tordus !

de 7 à 5
les « confectionneurs » de haïkus
se tordent pieds et mains

les confectionneurs de haïkus
maint pied
se prennent
dans le tapis
5/7/5

Suivez
le rythme naturel (/le plus naturel)
du dire ! / de l’écrire !

°

aux cinq coins du monde…
(ex : les 5 continents)

°
(Bashôtages :)

du bord
de l’eau, ah, croupie,
la grenouille se détend
– plouf !

du bord
de l’eau croupie
la grenouille se d’étang
– Ah !

vieille étend –
son linge au soleil

vieil étang :
dard du plouf !

au vieil étend
dare darde le soleil
ses rayons

au vieil étang
dare-dare plonge un crapaud
– Accourez, oyez tous !

°

à la pointe de l’épée de Jeanne :
une plante en pot fichée
– Cathédrale de Reims

lit vide :
la voisine
délaissée

(SSS ?)

l’étalon
à talons

: détalons !

(: d’Attali ?)

le souffle chaud
du train de l’après-midi
s’arrête en gare

(comité de réception ? :)

Les trois grasses
plantées à l’accueil

°
(Bashôtage :)

de la grenouille
les ronds
dans l’eau usée

°

dans la cour de l’école
jouent
les fleurs de cerisiers

°

Amoindrir

Ah, moins dire !

°

un bac rempli de la
poussière de l’église,
plus une plume

un bac rempli de poussière
plus une plume
de l’église

°

Entends-tu
le bruit
que font tes talons ?

(couloir de métro)

toutes les mouches
autour de la lampe
même en plein jour

deux
papillons blancs
voletant
au-dessus de
volubilis blancs

deux papillons blancs
voletant au-dessus de
volubilis blancs

lue
la lumière des lucioles
: jamais vue !

Le Sacré-Coeur :
pour écraser le souvenir
de La Commune !

°

Bannir les « comme » du haïku ;
« comme » : ce « piège » de la poésie occidentale !

[ : en lisant une anthologie de haïkus japonais contemporains ]

, ces « comme », dont nous faisons incommensurable indigestion, par ici !

°

une bulle de savon,
le barreau d’un grille :
deux bulles de savon

une seule feuille
captant tout le soleil
– patience !

fun –
une feuille
tombe en juin

que de pissenlits fleuris
dans ce champ
et que de moutons !

que de pissenlits,
que de moutons
dans ce champ !

(Aveyron, 4/11)

°

Haïku, etc. de Py – mai 2011 – 3/3

2 juin 2011

°

dernière touche
à leur beauté :
train du matin

dernier passage de lèvres
avant d’embrasser
leur journée

avant d’embrasser leur journée :
un dernier tour de lèvres

°

la glycine fleurie :
l’odeur
de la voiture qui démarre

°

les sillages d’avions –
les martinets du soir

lampadaires du soir
et traînes d’avions :
le même rosé

°

ratant ses trains :
rentrée

(: septembre, voire octobre, pour retourner travailler au CRR de Reims ! *)

(* = Conservatoire à Rayonnement Régional.)

ce matin,
le trafic très ralenti
du RER ;

ce matin : jour en (l’) »R » !

°

entre l’Eyjafjöll
et le Grimsvötn,
les imprononçables
nuages de Fukushima

°

ce soir
reconnaissant
le Tui – Ti-ui
(de l’oiseau)
gare d’Orly

°

(L’esprit du haïkaï :)

Tant que nous pouvons
nous extraire
du centre du poème,
faisons-le !

°

matin frais de fin mai
deux Japonaises en ombrelles

°

la fleuriste
penche un pot
: boutons

°

fin mai
les femmes
perdent leurs feuillages

°
(l’art du haïku… :)

la (très forte) tentation
des haïkistes occidentaux :
dire
(au lieu de
suggérer) !

°

(Bashôtages :)

sommeil matinal –
le cri du marteau-piqueur
enfonce la roche

le marteau-piqueur
casse la croûte
du sommeil

°

rempotant sur la terrasse :
le « Duo des fleurs » à la radio

°

secousse,
ses seins tressautent –
les nuages passent

°

le pizziste
monte en mob’ rouge
les marches de son magasin

°

une branche
du matin sciée :
le sommeil s’envole

°

le fils de la rivière se dédouble en fleur

°

get the haiku-fish
as soon as the float
plunges

dès que le bouchon
s’enfonce
ferrer le haïku

dès que les mots glissent
à la conscience
: capture !

sans penser
les mots
atterrissent
sur la page

la trace
d’une cerise
tombée d’un bec

… me poussant au haïku…

°

Avenue Maginot
la coupe au carré
des arbres

°

le train tarde
un corbeau crie

°

sur une feuille verte
un chewing-gum rose

le chewing-gum rose
va-t-il dévorer
la feuille verte ?

°

vient le week-end
et son sourire ventral

°

torsade :
l’angoisse
des glaçons sauteurs

°

fenêtres au soir :
les lampes d’intérieur
et les reflets
des nuages chauds

sur le pare-brise
des traces
de nuages
du couchant

fenêtres :
les différentes
couleurs du soir

°

matin – l’oiseau
ouvre son bec
au soleil

°

fuyant un wagon
pour le suivant :
le fils violoniste
du précédent ?

°

une feuille de ginkgo verte
un trottoir de fin mai

°

furie
du verre
ouvert
déversé
dans le camion

°

au milieu du toit
une chaussure à talon

°

la Fête des voisins
bat son demi-plein

°

les cônes fleuris
des arbres au carré

°

toutes les grues
tendues
dans la même direction –
route du week-end

°

il se trouve que
le ciel
au coin d’une lettre
se couvre

°

Le haïku
défait les liens ;

le lecteur
en reforme

(s’il lui chante !)

°

dans cet escalier
déboulent des feuilles –
silence

°

Insomnie –
demain remplir
la feuille d’impôts

la feuille d’impôts
tombe au printemps

°

je lis
des haïkus de saules…
les pages du livre oscillent

°

bousculé par la bourrasque,
un oiseau circonflexe

°

il s’assied
dans le sens des aiguilles
du train

°

il semblerait
que les oiseaux ont bien dormi :
leur chant clair
ce matin

°

des sandales
aux feuilles des arbres :
blanc de sable

°

toutes les rampes de la gare
un son différent —
cui-cuis de fin mai

°

– Pour qui j’écris ?

– Pour sonner juste.

°

son mollet
bien galbé –
la forme d’un haïku

°

printemps :
planter
de nouveaux radars ?

°

sur la porte ouverte
cette affiche :
« La porte est fermée »

°

pédale et
descend
sans cesse
vers son genou
sa jupe

( rue Marcadet, dernier jour de mai)

°

les vaches
regardent peut-être
passer les trains,

les hommes
plus sûrement
regardent passer les chevaux,

yeux
(d)rivés
à l’écran

(faisant cour
autour
de l’écran
où courent
les chevaux)

claque
une partie gratuite

le balai repousse
tous les paris morts

feuille morte,
paris des joueurs,
le garçon de salle
balaie

°

d.(23-31/5/11)

Une mode de la détestation du haïku court :

19 mai 2011

°

en quoi
le haïku
« jusqu’à l’os »
les * « dérange »-t-il tant ?

,

le
haïku
nu

?

,

le haïku simple
le haïku extrême
le haïku sec ?

:

une branche nue
(d’où peuvent « tant » fleurir)
un vase vide
(qui peut « tant » contenir),
le bol vide
(qu’on peut alors, seulement, remplir !)

:

leur attitude me fait penser à celle de « l’érudit » occidental en visite au Japon auprès d’un maître zen qui lui présente la cérémonie du thé et ne s’arrête pas de verser avant que la tasse ne déborde amplement, pour lui signifier que son esprit (: celui de « l’érudit », évidemment), étant plein à ras bord, ne saurait plus rien absorber !

… Rions un peu !

… Il n’y a plus de place, dans l’esprit de ces « soit-disant » experts, contrairement à l’esprit tout ouvert d’un enfant, par exemple !

… Si tu fermes l’esprit à l’erreur, la vérité peut-elle jaillir ?
(: autre dicton « zen ».)

etc.
etc.

°

Vive
le haïku
nu !

°

d.(19/5/11)

* : les D.C., P.B., etc.

Haiku, etc. de Py – mars 2011 – 1/2

7 avril 2011

°

la fleuriste,
une belle tige
– premier mars

une feuille s’élève
du trottoir
1er mars

une feuille s’élève ;
il colle une prune

ce matin
le haïku du vieil étang *
traduit par Claire Fontaine **

* : Bashô
** : in 365 Jours ZEN, éd. Le Courrier du Livre, 2000, p.122.

Dans tout livre sur le Zen,
pas rare de trouver
quelque haïku !

début mars frisquet
une araignée fait les cent pattes
devant la porte

°

Sarko, roi
de la répression
de la suppression
de la régression

Il grogne
Il rogne
Il renie
ce que fit
ce que fut
ce qu’est
la France :

ce traître,
ce terroriste (number one)

Il nous fait remonter
jusqu’au singe ?

avec Sarko,
c’est tous les ans
l’Année du Singe !

Sarko,
ce fou de la messe,
se fout de la loi

(de séparation de l’Eglise et de l’Etat, 1905)

°

6 heures
nulle demi-lune
au-dessus
de Saint-Lazare

°

Le cerisier en fleurs –
Les centrales nucléaires
du Japon

the cherry-tree in bloom –
the nuclear plants
in Japan

Dare call
a plant
nuclear !

le saule en pleurs –
les retombées nucléaires
au Japon

the willow in tears –
the nuclear fallouts
in Japan

°

un coin de soleil
sur le mur
– l’avant-printemps

lavant les vitres
l’avant-printemps

l’oiseau qui passe
dans le ciel de Paris,
que sait-il
du nucléaire japonais ?

the bird which flies
in the sky of Paris,
what does it know
of the Japanese
nuclear power ?

°

Le jardin public
jonché de canettes
– printemps

°
(à suivre, 2/2)

Haikus, etc. – Py – Nov 10

6 décembre 2010

°

un pneu
de la voiture à l’arrêt
cerclé de feuilles

°

le haïku
c’est une feuille en l’air

entre ciel
branche
et terre :
feuille-haïku

le haïku
c’est un instant
suspendu

°

les couleurs des feuilles me nourrissent
– Millau, 1er novembre

°

première pluie de novembre
le cimetière tout en couleurs

°

1er novembre :
devenir peintre
paysagiste !

°

1er novembre
trois chemins champêtres
se rejoignent
vides

°

toutes les nuances
de vert profond à roux
les contreforts du val

°

rideau lumineux d’arbres =
un rai de soleil ?

°

couleur ajoutée
au bouleau :
l’automne

°

l’automne :
les genêts muets

°

les couleurs (en novembre)
sont les (dernières) paroles
des arbres

°

Avant Aumont-Aubrac :
ces prairies entrecoupées
de si minces filets d’eau

°

Aumont-Aubrac :
sur le quai,
deux randonneuses indécises

°

au-delà du panneau
« Les Quatre Chats » :
quatre cerfs-volants
(Deauville)

°

restaurant :
une rose rouge
au milieu de son visage

°

gueules pleines
des poubelles
ouvertes :
1er novembre

°

premier novembre :
la fête des mores ?

premier novembre :
faites des mores !

°

j’embrasse ton bouddha
sur la bouche –

°

(haïkuisines :)

moutarde à l’ancienne :
crocodile

l’oeil du genièvre
au milieu des cheveux
de la choucroute

°

le long d’un fil
monte
descend
le soleil

un soleil-fil

du pin
un fil
de soleil

°

la neige
épouse
la toile
d’araignée

ce matin
la neige
a trahi
l’araignée

°

(art p. :)

écrire
toujours plus près
du réel

°

dans son sac sa cravache,
elle court vers le bus

°

… pendant ce temps-là
des « haïjins » français
restent assis
sur leur pot 5/7/5

°

sur la pente du matin
glisse
ton souffle…

°

her brightly shining
lipsticked lips, she
chews a chewy

ses larges lèvres
luisant de rouge
elle mâche
un chewing-gum

°

les azalées
tout le long de l’allée
s’en vont…

°

aube –
ton haleine parfumée
à la menthe

°

(Marilyn)

l’air
de la bouche de chaleur
soulève
mon parapluie

°

une feuille
glisse
dans un passage piéton

°

le ciel au couchant s’éclaircit –
fumée s’élevant de la ville

au crépuscule
le ciel s’éclaircit ;
vol d’un corbeau

°

mes nièces
ne connaissent pas
Méliès

°

(du haïku :)

le haïku
c’est la déconscience
de soi…

?

°

feuilles molles …

mes mains
te calquent

°

(re :)

l’oiseau dans la bouilloire
l’eau dans le ciel

(11/11/10, d’après 11/07)

°

Avenue Maginot :
la coupe au carré
de tous les arbres

les arbres
taillés
au carré

(Vitry s/Seine)

°

bouteille
cul en l’air
canard

(cf sept 10)

°

bus –
le chant
des soufflets

°

chapeau sous la pluie
l’accordéoniste joue * assis
sous son parapluie

(Jules Joffrin)

(* un air de misère)

°

tout en haut
tout en bas :
les feuilles des peupliers

(Parc de Sceaux)

°

tai-ji-quan au parc
au son des oiseaux
petits et gros

que des feuilles
dans l’eau claire
du vieux lavoir

(Le vieil Orly)

°

(senryû papal :)

« Préservatif –
La nouvelle position du pape » *
: sur l’oreille ?

* titre « 20 minutes », ce 22/11/10

°

couinements lancinants
de l’escalier mécanique
vers le R.E.R.

(Gare Saint-Lazare)

°

parallèlement
deux hommes à valise à roulettes
le portable à l’oreille

(Gare du Nord)

°

un
nuage
flotte

°

matinée –
un marteau
monte
un mur

°

un pigeon
sur un lampadaire –
jour gris

°

première neige
ta voiture neuve
noire

°

blanc dessus
sombre dessous :
première neige

°

les feuilles vertes
tombent de l’arbre
avec leur neige

(Nogent s/Marne)

°

écume blanche
poussée par la péniche –
la première neige

°

d.(11/10)