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Haïkus, etc. Py 15-30 nov. 2012 (2/2)

14 janvier 2013

°

N’est-ce pas le comble
pour un poisson
d’être pâlot ?

°°

Ah, enfin des haïkus vrais, forts, vécus,
que ceux de Véronique Dutreix, dans son recueil Baisers de mufle,
préfacé par Micheline Beaudry,
traduit en bulgare par Sidonia Pojarlieva
aux éditions Farrago, Sofia, 2012.

les naseaux fument,
mes doigts gelés
sur le manche de la fourche.
(p. 18)

je porte deux seaux
qui me donnent
la main.
(p.38)

brumes montantes
les chênes rouges
deviennent pagodes.
(p. 48)

un veau est mort,
sa mère
s’est assise dessus.
(p. 50)

l’oreille glacée
du veau mort
est à étiqueter.
(p.51)

– Bravo Véronique !

°°

Elle s’en mail(e)…

°
(rêve)

j’allais la voir
ce soir en voiture
quand il fallut que je me lève

°

les jardins
merveilleusement jonchés
un père qui se meurt

°

les arbres se dénudent,
les nids apparaissent

°

(ancien –> 18/11/12 :)

ce matin
une toile d’araignée
de neige

°

les chemins tout enfeuillés –
le chevet d’un père mourant

°

(cf Philippe Forest : Haikus, etc., éd. C. Defaut 2008, p.61 :)

L’art / Le haïku ? :
évoquer l’absence – l’en-creux

°

Fête des feuilles
… Défaite des feuilles

°

une « métroleuse »

°

le battement d’un cil,
une tempête… *

* le(s) battement(s) d’un ciel ( !…)

°

slowly
going into *
his longest sleep…

* / entering

lentement
entrant dans son plus long sommeil…

feuilles d’automne

°

le bruit des feuilles qui tournent
ce 24 novembre :

kukaï exceptionnel *

* : 31 personnes, dont 13 amis Japonais

°

les lèvres rouges
d’une feuille
sur le rebord de la fenêtre

: baiser d’un matin gris

°

acheter des pinces-à-linge
– envolées de leur fil ?

°

(Dear deer, d’après une photo sur Internet :)

ses bois
enflammés :
Noël

°

des cris
sur l’étang :
un conflit de canards

°

mare, miroir
étale et paisible
– ploc !

°

face aux cimes
tiers
de lune

°

(ancien :)

à la boulangerie,
plus de baguettes –
la cliente :
longiligne

°

une seule lune
20 000 lampadaires
(27 novembre)

°

presque seuls
dans la cohue des couloirs du matin
ce couple enlacé

°

la couleur d’écran
de ce téléphone portable
exactement la même
que du dessus du piano

°

le maquereau ond-
ule
au micro-ondes ?

°

distribution de rires féminins
ce matin
dans le tgv

°

fin novembre
une feuille verte encore
dans le sas d’entrée

°

charafoin
charabia

°

le tec
ste
la te
ste

°

désor
mais

désar
mais

°

vaccination
faxination

°

une feuille verte
dans la rame
dernier novembre

°

les lendemains
les aujourd’huis
qui déjantent…

°°°

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Haïkus, etc de Py – 1/15 Nov 2012

12 janvier 2013

Haïkus, etc. Py – Nov 2012 – ½

 

°

 

1er novembre

le vert s’accorche

au paysage

 

(SNCF Paris-Montpellier)

 

°

 

1er novembre

elle ramasse

des feuilles encore vertes

du ginkgo biloba

 

(Millau, square A. Malraux)

 

°

 

les grosses carpes

se serrent

au milieu de la mare

– 1er novembre

 

°

 

le ginkgo biloba

en duo jaunissant :

ciel –

terre

 

°

 

les carpes dans la mare

les pigeons dans les allées

les canards derrière le grillage :

à chacun son clan !

 

/

 

les carpes dans la mare,

les canards sur la pelouse –

la fête des mores !

 

°

 

bûchettes et charbons entreposés :

le barbecue du Foyer Soleil

déjà prêt

– 2 novembre

 

°

 

la fumée de cette cheminée

rejoint bientôt la couleur du ciel

(jog) deux novembre

 

°

 

des gouttes de pluie

sous le fil –

les pinces-à-linge

oisives

 

°

 

gangue de bois

 

°

 

ô beau biloba

tes feuilles en balais

jaune en haut

vert en bas

bientôt choie(ro)nt

 

°

 

Le haïku :

 

au centre de la mare

au centre du corps

 

entre centre inférieur

et centre supérieur

 

: au centre médian, le « chi » du haïku !

 

°

 

la ligne de partage des zoos

(entre) haïku – (et) non-haïku …

( ? )

 

°

 

l’impasse-murailles

 

°

 

samedi 3 novembre :

le « fünz »* à mi-pente

des causses millavois

 

* nuage fin, effilé ( : patois aveyronnais).

 

°

 

venant prendre note

chaque jour

de l’avancement du jaune

dans le ginkgo biloba

 

(plus vert en haut qu’en bas)

 

°

 

il est golo pépère Totor !

: langage territorial

d’un enfant

 

°

 

passer de vie

à très plus

 

°

 

nuclear

unclear

 

°

 

une trompe, religieuse(ment)

 

°

 

gong après gong

essayant d’imposer

B.N.

 

whafh !

whafh ?

 

°

 

les braises de Millau

dans la vallée

un tôt matin début novembre,

de la montée vers Montpellier

 

°

 

le M

de Millau :

les piles

de son pont neuf

 

°

 

du fond du bus

(j’entends) le lent ballet

des essuie-glaces

vers Lodève

 

°

 

du fond de la vallée

naissent * les couleurs

de l’automne

 

* / se lèvent

 

°

 

un petit déjeuner

de couleurs d’automne

en redescendant du Larzac

 

°

 

le soleil s’offre une percée

à flanc de causse

… et à sommet(s)

 

°

 

les bourgs s’éveillent

– frileux ? –

(d’) autour de leur église

 

les nuages s’ouvrent

vers la mer du sud

 

°

 

les gouttes de pluie

de l’aube

brillent maintenant

rosée

sur la vitre avant

 

°

 

les arbres défilent

 

comme s’il * emportait

leur rosée, plus loin,

vers le soleil

 

* le bus

 

(5/11, 7h55)

 

°

 

Bleuir le papier –

Ah les grandes étendues

tout alentour !

 

°

 

8 heures :

naît la voix de la radio

vers Saint-André-la-garrigue

 

soleil au sud

 

°

 

depuis si longtemps

tournant autour

des nombrils de nudistes…

 

/

 

loin du Maguelone *

ne regardant

que les pieds des chaises ‘ « 

 

(Bar « Asian Live », près gare St Roch, Montpellier)

 

«  et pas les pattes des juments

‘ de ce * bar-PMU de Montpellier

 

/

 

Arpenté en vain

la Carrieira Magalona *

à la recherche du PMU (disparu)

d’où je pouvais mater

les culs des juments,

hélas !

 

* rue de Maguelone, Montpellier

 

°

 

dansanlacés

sur le quai de Nice-ville

ce cinq novembre

à l’attente…

 

°

 

le pain sent

le sein pend

 

fesser, c’est fait…

 

°

 

elle tourne en ron(ge)…

 

°

 

le chien dort

dans le fauteuil

le chat

dans le canapé

puis je resserre un robinet

dans la cuisine

 

(nuit du 5 au 6/11/12, Castillon, 06)

 

°

 

dans le mur

un martelet…

le matin

bien sûr !

 

°

 

Dit-on

« café allongé »

parce que c’est parfois

mortel ?

 

°

 

au rayon frais

oreillons frais

 

°

 

Rebecca Rébécarre

Collègue Oleg

 

°

 

vélodie(s)…

 

°

 

jog du 8 novembre :

des meuleuses

dans des maisons

de montagne

 

°

 

jog du 8 novembre :

un (beau) champignon

s’en paye une (belle) tranche

au soleil

 

°

 

la seinture

de la conductrice

 

°

 

jog du 8 novembre –

des genêts gênant

sa progression…

 

°

 

allumette, gentille allumette,

allumette, je te soufrerai

 

°

 

Fable : « l’apôtre et le pitre »

 

(l’épître de l’apôtre)

 

°

 

j’ai vécu

– je peux en témoigner –

le combat sans merci

entre une femme

et sa balance

 

°

 

« Désencombrer » *

« plus d’espace, de clarté,

de légèreté » !

 

: Dominique Loreau, L’Art de la simplicité – le mental, éd. Soliflor 2011, p. 131.

 

* son haïku… ( ? )

 

°

 

« C’est l’esprit

qui fait circuler la matière » *

 

: D. Loreau, op. cit., p. 133

 

* 5/7/5

 

°

 

vagues l’an vers l’an ver

 

°

 

le 5/7/5

sans l’esprit du haïku,

c’est lettre(s) morte(s)

 

°

 

vers inerte, …

 

°

 

où le souffle ?

où l’humour ?

 

°

 

Le sens de l’humour dans les haïkus de …, …, … ?

 

°

 

marchandises – morchandises – marchand’os …

 

°

 

Il pleut sur Nice (,)

du linge aux balcons (-)

( : 10 nov.)

 

°

 

(De Nice vers / juste avant Antibes : très longue plage :)

 

la mer rendue à la mer

(- et aux marins ?)

novembre gris sous pluie

 

°

 

Déboulonnons

les cuistres

(et les haïcuistres),

par Jupiter !

 

°

 

(No car-ticket :)

 

no fine ?

: just fine !

 

°

 

un haïcourt, c’est un éco-gnome ?

 

°

 

chassez l’artificiel,

il revient au trop !

 

°

 

Après Mai,

vint Juin

(…)

 

°

 

tra(ver)cer

 

°

 

un goulet d’étrangement

 

°

 

Lors de mon prochain voyage au Japon,

irai-je visiter

Foutu-Shima ?

 

°

 

quoi qu’essaie l’enfant,

la lune revient toujours

dans l’eau du seau

 

(En (re)voyant le film « Miel », de Semih Kaplanoglu, 2010)

 

/

 

dans le puits

le seau

de la lune

 

°

Haïku, etc – Py – mai 2012 – 1/2

17 mai 2012

°

dans tous les coins de la ville
les étals de muguets
fleurissent

°

sur le banc de la gare
des gouttes
assises

°

(Sarkozy) :

la Saccagite aigüe du petit président

(la saccagitation / la Sarkagitation…)

marre de sa col-labeur-ration
/ de sa collaberration !

il nous martèle
sans (fau)ciller
que le travail…
(bla bla bla)…

: over-sarkoze !

la fuite en avant
du président
qui devrait sortir
de son impéritie…

(S. :)

l’art
de retourner
toutes les valeurs,
tous les mots,
l’art d’aller pêcher à tous les rateliers
extrême-droite, gauche,
le retournement de toutes les vestes !

« Travail »
((famille)), « Patrie » *
on dirait un retour
aux heures les plus sombres
de (l’histoire de) la France !

* selon N.S.

Il dit
pour l’avenir
exactement
le contraire
de ce qu’il a fait
pendant 5
voire 10 ans !

Supermenteur !…

°

mon principal souci
en poésie / en haïku :
couper les vers

couper les vers
selon le/les rythme/s

°

330 ans – °
le vieil étang :
pas une ride !

(cf Salim Bellen, Tierra de Nadie n° 23 :
« vieil étang / le temps cependant / ne le ride pas »)

° le « furu ike ya » de Bashô, datant de 1681-2 (printemps).

°

2 solitudes ? :
le même insecte,
le même « poète »
autour d’un ordinateur

l’insecte
au bord de l’ordi
et moi
dedans

°

le bref,
c’est l’avenir !

°

(à) chacune de ses élèvres…

°

l’esquisse de l’esquive…

qui est-ce qui
esquive ?

(: débat télévisé du 2/5/12)

°

sur la voiture noire
le rose
des fleurs de marronniers

°

(haïku ? :)

quand les excités du « beau »
calent…

°

1er mai
au milieu de l’avenue
il rollers

°

la récidive
le récit d’Yves

°

communau(x)-tari / t’as ri (?)
/ t’a pas ri (?)

°

(insomnie :)

regardant
du temps
passer

°

un chewing-gum
dans l’oeil du candidat –
veille d’élection

°

sous sa capuche
– banlieue

°

v’la d’l’art !…

°

(à mon amie :)

« envoi du message en cour
(-be)s »

°

(c)raie blanche

°

il faut faire
tourner la baraque
tourner la bourrique

°

Tension
entre (les) deux tours
« Man »° attend

° = « on »

°

à défaut d’être ambitieux,
il était ambidextre

°

les cônes roses
des marronniers au carré

(Avenue de la Victoire, Orly)

°

bientôt feu le petit président
arrogant – méprisant

À qui gagne – perd !

°

Élargir ! :

La direction du haïku, c’est :
de mon dentier
au monde entier !…

(et pas l’inverse !)

°

I scream / je crie – glâce ! / ice-cream

°

le plat déteint

°

ouligot
(et alipo(t)

les aligo-éléments…

°

le petit président
sortant
en grandes pompes

N.S.,
président sortant (de ses gonds ?)
de la République Française !

Avec Sarko,
l’exemple
vient d’en bas !

°

rose
le papier-toilettes

roses
les fleurs de marronniers
dans l’avenue

rose
dimanche
?
: l’arroser !

enfin vaincu ?

Le vaincu
à la rame
sur le lac
calme…

°

la fille du rasoir (?)

°

intestinfesté (…)

°

les yeux encore humides
de l’évocation du décès de Salim,
nuages dans le ciel du soir

°

roses
les cônes fleuris
des marronniers
– la couleur du soir

élections –
le rose
des fleurs de marronniers

°

la nuit étAlée

°

soulagement :

l’air
plus léger
à respirer

les rich’cons
vont-ils se casser ?

°

un minuscule insecte
longe ma page
– 3 heures du matin

°

Le haïku
n’est pas une (haï)-couverture
que l’on ramène à soi,
c’est une (haïk)-ouverture
de
soi
(vers l’extérieur !)

°

« Merci, peuple de France » °
dit-il
avant de tourner talonnettes

– pas sûr que le « peuple de France »
lui rende la pareille !…

° , titre Le Monde, ce 7 mai 2012.

Tourner Sarkasaque / (tourner Sarkozaque ?)

°

chat noir assis
devant l’affiche
« Ne pas frapper
à la fenêtre »

(rue Lamarck, 75018)

°

les cris des grenouilles
tout autour du lac
– soir d’élection

ou :

soir d’élection –
les cris des grenouilles
tout autour du lac

à la place du paillasson
un rectangle d’eau –
le nouveau président a été élu

odeur d’herbe fraîche
le nouveau président

laboratoire
électoral :

La vérité sort de l’ur(i)ne…

l’un peu plus grand président
sortant
le plus petit…

°

N’écrire
que le COEUR

(le reste est
DÉPOUILLE)

°

8 mai –
des « hélicoptères »
descendent dans le jardin

°

(Le) Buisson
aux orties,
l’uFmNp
dans les choux !

°

un pille-grains

°

sa valise s’en va
vivre sa vie
– wagon de métro

(cf Paul de Maricourt)

°

Étaler, oui,
étaler le temps
qu’on nous rogne,
(qu’on veut nous rogner
– à travailler…)

°

les feuilles des lauriers
luisent sous les lampadaires –
demain l’enterrement de la marraine

obsèques…

concert
le lendemain de l’enterrement
: le même costume

°

le geste juste…

°

gin(m)embre…

°

la tige se détend :
la neige tombe

°

un emballage
monte sur le trottoir
– 12 mai

°

une porte miaule

°
(haïbun (?) au Gouvernement Français :)

au dos de ses calculs de frais, ce haïku :

lucioles voletant
sur son visage
– matin de neige

(–> 14/5/12)

°

l’heure est grave
le ré aigu

ciré
récit

°

s/él/ectionné

°

(de « a » à « z » :)

Au milieu de mon message
l’insecte
sur la touche « z »

°
(à suivre : 2/2)

Haiku, etc. de Py – sept 11 – (4)

2 octobre 2011

°

la cigale chante comme-ci
la grenouille chante comme-ça
– Qu’y pouvons-nous ?

il faut de tout
pour ne pas s’en faire
un monde !…

°

papillon,
passeras-tu septembre ?
ton vol égal !

épouser les papillons

les peupliers…les papillés

°

le train passe
un sac plastique s’affole

°

insomnie –
les photos de mes enfants
heureux

°

d’illusions
en ermitages
– et retours ?

°

……………
…yourte…
……………

d.17.9.11

°

.ce peu
n’est pas
…rien

« Ainsi la hutte, qui est peu, n’est-elle pas rien du tout. » Chr. Doumet inTrois huttes, Fata Morgana, 2010 – 3) Bashô, p.116.

°

..transparence..
intranscriptible

la TRANSPARENCRE

°

le monde
contient la possibilité
d’une fois

tout

°

« Les mots, dans le temps même où ils nous approchent au plus près de l’inconnu, nous le dérobent » Chr. Doumet, in Trois huttes, p. 39 (Thoreau).

DÉROBER
N’EST PAS
DÉVOILER

Que révèlent les mots ?

Que cachent les mots ?

un mot
peut en cacher

un autre

ce mot
bouche
la vue

l’ombre
du
mot

faut-il
se déporter
des mots ?

– apprendre
de biais ?

contourner
les mots

– se détourner
des mots ?

– abattre
les mots ?

°

gourou,
tu cours où ?
fais courir où ?

°

où se réfugient
les oiseaux
quand il pleut
si fort
si long
?

(Fête de l’Huma, 17/9/11)

notre Fête de l’Huma :
Joan Baez
sous les trombes d’eau

°

Montrer
transparamment

°

sols….tice

équi….noxe

°

cl…..ic

°

« Dégraisser le » haïku –
Amincir le haïku
des mots « morts » :

creux, vains, inutiles, voire même nuisibles…

°

« vers mi-sots »

°

– Se retrancher du je(u) ?

°

étendu le linge
puis étendu l’homme
au soleil
– dimanche de septembre

°

Écrire, c’est prendre ses distances
avec une certaine « réalité »
– fausse ?… : par exemple celle
en laquelle « on »* s’ingénie à nous faire croire.

* = nos « gouverneurs » de tous bords…

« Ni dieu, ni maître ! »

°

des wagons aveugles
(fermés ; plombés ?)
passent sur le pont

(Orly, 19/9)

°

des feuilles rousses
dans le sas –
rentrée de septembre

°

en haïku, faut-il « nommer » (/ « préciser ») ?

– : génériquer !

°

(5/7 :)

croquer dans la pomme
étiquetée « tentation »

°

« Happening » / « Montage » (d’une)
Exposition (permanente ? en tous cas
dans le plus d’endroits possibles à la fois)
des statues en pied (en cire genre Grévin ? / en carton ?)
qui inondent un lieu (jusque dans les toilettes, etc. la cour, les différentes salles…) –
Voir / Constater les réactions des visiteurs, des agressés, etc.
du couple Sarkozy (dont un ventre gros…)

°

« Mesdames et Messieurs, le départ
de notre train est imminent » :
Deux bombasses * arrivent
on les attend

* en bout de souffle

Mettez
la là,
votre bouteille qui glisse !…
(- TGV.)

°

Tromper le temps = le devancer ?

le temps devant soi –
établé –

(ex.: une heure et demie à glanduler)

°

petit dictionnaire lustré …

°


….pouille

°

7 h 30
les quais déjà longs de monde

(Orly, 20/9/11)

°

Lord I.
et
Lord Inateur

°

Mouvements de taï-chi –
une mouche
sur la barre de danse

°

« mouspique »,
insistait l’enfant :
on doit dire « un mouspique » !

°

salle des pas perdus
– comme un pigeon (lent)
picorant des mots

°

mon goût pour la viande a varié

°

ré….partir

°

dé….porter

°

les mollets du postier
sur sa machine !

°

ha….mac

ham….mock

°

ré….duire

°

ce pigeon ignore
que son maïs
est transgéniqué

°

Mets tes boules Quieski

°

un moucheron
aussi insomniaque
que moi !

°

arrêté de boire :
remportant à la tombola
une cave à vins

°

extraction dentaire –
encore un formidable jour

extraction dentaire
le roux et vert du parc

pendant qu’il anesthésie ma gencive,
sa respiration

m’approchant du pont
: remous dans l’eau

°

marrons écrasés
dans la cour de récréation
des petits

°

Haïkus en déconstruction

un haïku décroissant

°

(Busonade :)

un papillon
sur une cloche
endormie

°

l’oeuf haïku
les mots spermatos

°

son livre
ouvert en lotus

°

(en haïku :)

tout ce qui risque de « ternir » l’image :
effacer !

°

pick-pockets =
pioche-poches ?

°

5/7/5 : quand la forme tue parfois le fond

°

la cheminée rejette
dans les couleurs du matin –
bébé babille

°

sur le pont de la péniche
des pigeons
passent

°

penchée sur ses devoirs

penchée sur ses devoirs

°

jusqu’où le haïku
lard minimal

le haïku c’est (aussi)
se passer de(s) mots.
Question : jusqu’où ?
/ jusqu’à quel point ?
/ quelle limite ?

Y a-t-il une limite
inférieure / minimal(ist)e
au haïku ?

°

.

°
= (à) la pointe du haïku

°

.

°
= haïku monostiche vu de côté, en Occident
/ vu du dessus (ou du dessous) au Japon

°

l’âne voit en l’homme un âne
le Bouddha voit en l’homme un Bouddha

°

flûte pentatonique
creusée dans un
radius de vautour

« Ce n’est pas moi qui peins,
c’est la fourmi qui peint. »

crocodiles albinos –
le petit doigt tordu
du peintre rupestre


= in La grotte des rêves perdus, film de Werner Herzog, sur la grotte Chauvet.

°

.
.
.

°
= haïku occidental (tercet) vu de côté

°

les mots effacés,
reste le haïku blanc

: entièrement

ou presque, selon qu’il reste
encore quelque(s) mot(s) ou
bribe(s) de mot(s)
visible(s)…

le haïku : anti-conceptuel / a-conceptuel (?)

le haïku « minimaliste »,
dans un rejet de toute « émotivité »
(subjective ?) ?

minimart / minimaïku (?)

°°°

d.(sept 2011)

Résultats du kukai.paris 51 (19/3/11)

20 mars 2011

En présence de 11 participants,
37 haïkus furent échangés. 28 obtinrent une voix – ou plus.

°

Avec quatre (4) voix :

Champ d’étoiles
A ne plus savoir
Où mettre les pieds

: Gwenaëlle Laot

Notes familières
les oiseaux de ce soir,
ceux du printemps dernier

: Gwenaëlle Laot

°

Avec trois (3) voix :

brassant le brouillard,
l’éolienne

: Daniel Py

un tracteur
au fond d’un champ –
le ciel pommelé

: Daniel Py

°

Avec deux (2) voix :

Au fond du trou
comme une graine en terre
son cercueil

: Loïc Ereac

Chuchotés, timides
dans le silence de l’église
deux oui.

: Patrick Fetu

hiver
la crème anti-âge
périmée

: Valérie Rivoallon

retour du printemps
dans l’air contaminé
les cerisiers en fleurs

: Antoine Gossart

Sur les reins du plongeur
Calligraphies japonaises
 » Courage  »

: Dany Georgelin

un moteur au loin
la fumée d’une cheminée
devant la lune

: Cécile Duteil

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et dix-huit (18) haïkus ont obtenu une voix.

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Bravo et Merci à tou(te)s !

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Notre prochain kukaï (# 52) aura lieu le samedi 9 avril à 16h30
au bistrot d’Eustache
Paris 75001

voir aussi :

http://kukai.paris.free.fr/blog/

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6ème règle du haïku (G. Swede)

16 octobre 2010

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a) traditionnel

« Idéalement, le haïku classique :
6) est objectif, c’est-à-dire qu’il exprime aussi peu que possible la personnalité de l’auteur. »

b) moderne

« 6ème règle : Le haïku est un poème objectif, c’est-à-dire qu’il exprime aussi peu que possible la personnalité du poète.

Cette règle n’est pas nécessaire. Si les règles nécessaires discutées jusqu’à présent sont respectées, l’auteur exprime peu de sa personnalité. Mais ce peu peut ajouter à la richesse d’un haïku, lui donner une saveur particulière. Quiconque connaît un tant soit peu l’histoire du haïku est capable de distinguer la plupart des œuvres des grands maîtres classiques les unes des autres. Le choix usuel des mots et leur manière d’être arrangés, la préférence de certains thèmes par rapport à d’autres, la présence ou l’absence d’humour, etc., tout révèle quelque chose de la personnalité de l’auteur derrière le poème. Rod Willmot prend même une position encore plus nette :

« L’observation poussée des idiosyncrasies ne suffit pas…on doit sentir la présence de l’homme derrière l’œuvre, la personnalité façonneuse qui a elle-même été façonnée par l’expérience. » R. Willmot : « The Woodcock’s Beak », Cicada, IV/3 (1980), p. 33-34. »

c) mon commentaire : Je ne suis pas du même avis que George Swede, ni Rod Willmot ! Il me semble que dans notre monde voué au culte de la personnalité à outrance, cette règle n° 6 est plus que jamais nécessaire ! Même s’il est évident qu’on peut reconnaître, à force de le fréquenter, le style d’un auteur, nous sommes quelques uns à penser que l’effacement de l’auteur derrière son haïku est un « devoir », un exercice d’ascèse, même, stylistique et philosophique, et qu’il devrait être plus fréquemment pratiqué ; ainsi que dans un tableau traditionnel chinois l’homme, présent, mais minuscule, fait face, tout comme l’admirateur du tableau, au grandiose paysage du monde… l’idéal (et notre devenir certain) étant de se fondre, de disparaître au sein de cette nature…
Daniel.

(Re)définir le haïku 2) : les cinq règles du haïku moderne.

12 septembre 2010

 » L’examen des huit règles classiques révèle (donc) qu’il n’y en a que cinq qui restent essentielles aujourd’hui :

1) Le haïku doit être bref (d’un seul souffle à la lecture)
2) Le haïku doit exprimer un sens d’étonnement (- d’émerveillement…) ou un aperçu transcendantal
3) Le haïku concerne un aspect de la nature (autre qu’humain)
4) Le haïku doit faire appel à des images sensorielles, pas à des généralisations
5) Le haïku doit s’écrire au présent.

Rien n’est aussi catégorique par rapport aux trois autres règles. À la différence de ces cinq règles essentielles, leur présence ou leur absence ne crée ni ne détruit un haïku. Qu’elles soient ou non suivies dépend d’un choix personnel.  »

: George Swede, in : The Modern English Haiku (Le Haïku moderne en anglais – trad py – à paraître.), 1981, chap. 4

« Musiques, Haïkus et Sons » = ébauche d’article Py pour Gong n°16

29 août 2010

de juillet 2007, ayant pour thème « Sons et haïku ». Non achevé ni transmis, mais partiellement complété ici :

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Musiques, Haïkus et Sons

Plusieurs niveaux :

A) Les compositeurs dont les oeuvres, la technique peuvent s’approcher de l’écriture du « haïku ». : je ne citerai d’autres exemples que
– l’Éric Satie (1866-1925) des Gymnopédies (= danses avec les pieds nus), des Gnossiennes (dérivé soit du mot gnose ou du Knossos crétois Gnossus), oeuvres pour piano solo ;
– le Frédéric Mompou (compositeur catalan 1893-1987) des Cançons, des Charmes, qui sont des pièces pour piano alliant brièveté (concision) et dépouillement (simplification) de l’écriture, auxquels, de tous temps, les véritables haïjins se conforment :
 » Frédéric Mompou compte parmi les plus grands poètes du clavier de ce siècle (…) cultivant un dépouillement croissant de l’écriture (…) culminant dans la Musica Callada, où, comme l’écrivait Vladimir Jankélévitch :  » le silence lui-même s’est fait musique. » V. Jankélévitch encore :  » la fraîcheur, la grâce un peu rustique, la limpidité de ces (…) musiques évoluent graduellement vers le dépouillement et l’intériorité. » Et encore :
 » On peut distinguer entre incantation et enchantement : il y a une musique abusive qui comme la rhétorique, est simple charlatanerie et flatte l’auditeur pour l’asservir… » V. Jankélévitch, in La Musique et l’ineffable.
Charmes :  » un ouvrage qui frappe de bout en bout par un dépouillement extrême (…)  »
 » et l’influence de celui qui, comme lui, haïssait emphase et rhétorique : Claude Debussy.  » Frederic Cartello : pochette du disque Naxos, DDD 8.554332.
– Debussy. Ne serait-ce que par ses titres :
(Eau) : Reflets dans l’eau, Jardins sous la pluie, Poissons d’or (: les deux livres de préludes pour piano 1910, 1912)
En blanc et noir (1915), Estampes, Images,
(Air) : Cloches à travers les feuilles.
 » Ces oeuvres de forme et de contenus si denses « .
 » Pour Debussy (plus symboliste qu’impressionniste) il s’agissait avec Estampes et Images de suggérer à l’auditeur le point de départ du processus de création, et non de sacrifier à des effets simplement descriptifs. »

B) Les compositeurs inspirés par le haïku
(voire par la philosophie Zen que peut intégrer ce haïku) tel John Cage,…
– Olivier Messiaen qui écrivit Sept Haïkaï (esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre),  » résult(a)nt du coup de foudre que j’ai ressenti pour le Japon quand j’y ai accompli une tournée de concerts… ».
– Les 20 compositeurs invités à composer chacun une pièce à partir de haïkus de Buson, rassemblés sous le titre de Le Parfum de la lune et donnés lors du festival « Présences » de Radio-France, en 1998, dont Renaud Gagneux (un complice / ami du CNSM de Paris dès les années ’68 !) qui écrivit également ses dernières oeuvres pour piano et pour clavecin, inspirées par le haïku de Buson), Ph. Hersant, G. Rebel, J-M Morel, A. Duhamel, R. Ourgandjian, F. Krawczik (?), J-M Serre, etc.

Mais, comme pourrait nous le suggérer le Bouddhisme Zen :

Parler de pain rassasie-t-il ?
et imaginer des sources désaltère-t-il ?

Allez donc écouter ces oeuvres !
Certaines (j’ai une préférence marquée pour Satie : les cordes sensibles, émotionnelles qu’il sait faire vibrer en moi !) vous enchanteront, vous transporteront, j’en suis sûr.

C) Au niveau du haïku lui-même et des sonorités dont il sait jouer : onomatopées, allitérations, consonances ne sont pas les moindres de ses qualités :
autant
1) dans le haïku japonais :
cf le chapitre « Onomatopoeia » dans R.H.Blyth Haiku, vol. 1, p.321-328 :

ô botaru
yurari yurari to
tôri keri

d’Issa (p.323) ;

hito chirari
konoha mo chirari
horari kana

d’Issa (p.326) ;

osoki hi ya
kodama kikoyuru
kyô no sumi

de Buson (p.326) ;

tombo tobu
tombo no ue mo
tombo tobu sora

de Horyu (p.327) ;

ochikochi
ochikochi to utsu
kinuta kana

de Buson (p. 328) ;

azami
azayaka na
asa no
ame agari

de Santoka (p. 328).

2) dans le haïku anglophone :

sleepless midnite
the mousetrap
snap

LeRoy Gorman, in Aware de Betty Drevniok, Portal Publications, 1980, p.77

que je traduis ainsi :

minuit insomniaque
la souricière
clac !

3) que dans le haïku français (Citer F. Tugayé, D. Py, etc.)

et qui font que « la poésie » a cette « supériorité » sur la prose qu’elle sait faire chanter mieux le langage. Que ce n’est pas non plus gratuitement, mais que cela permet de magnifier / véhiculer en même temps le sens du poème en plus de la signification (simple) de ses mots. (Voir l’article de Lee Gurga dans Haiku International n° 62 (janv. 2006), p.16-17, où l’on trouve aussi, de Mary-Alice Herbert :

All Hallow’s Eve
swallows
loop the moon

et, de Peter Yovu :

mosquito she too
insisting insisting she
is is is is is
.

°°°

d.py (2006?-29/8/10)

Haiku Québec, 20 juillet 2010

13 août 2010

Lors du kukaï du groupe Haiku Québec, le 20 juillet dernier, en présence de treize participants, voici les haïkus qui y ont été remarqués :

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Vent du large
Sur le rivage un vieux pêcheur
Dos à la mer
André Vézina

Une mouche
Dans le ciel de l’étang
Un poisson s’envole
Adrienne Tremblay

Pesante…
Silencieuse…
La cloche d’Hiroshima
Daniel Py

Au milieu des valises
On montre le nourrisson
À la famille
Micheline Beaudry

: trois voix.

°

Entre les pages
Du carnet de santé
Feuilles d’automne
Jean Dorval

: 6 voix.

°°°

Un petit tas de sable – renku du 15/1 au 13/5/2008

7 mars 2010

Kasen renku :

« Un petit tas de sable »

co-écrit par :
anna, Martine Hautot, Monika Thoma-Petit, Jean-Claude César, Philippe Quinta, Daniel Py (sabakite),
entre le 15 janvier et le 13 mai 2008, sur internet.

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premier jour de l’an
une balade à cheval
sur la plage (Daniel)

j’enterre l’étron du chien
sous un petit tas de sable (Phil)

ça fond
près du mur de la maison
pointent les pivoines (Monika)

Saint-Vincent venteux –
elle change de lunettes (Jean-Claude)

Nouvelle lune
sur ses cheveux blancs
la bourrasque amère (Martine)

dans la chambre-atelier
une odeur de cèdre et de vernis (anna)

 » 30 idées
pour bien ranger  » –
le plateau-repas délaissé (D)

ce baiser profond — soudain
un arrière-goût d’aïoli (Mo)

larmes sur les joues
il n’ose lui dire
qu’il la trouve belle (P)

Prison de femmes
La peine au goutte à goutte (Ma)

odeur de lessive…
le cul de la grenouille
plein sud (J.-C)

coup d’oeil sur les toits
que des cheminées sans fumée (a)

Place Clichy
la lune commence à décroître
j’entame une pomme (D)

Yom Kippour à Outremont
tous les hommes portent la calotte (Mo)

Halloween –
à ma porte timides
les deux sorcières (P)

le mendiant compte sa monnaie
les braves gens courent pas les rues (Ma)

embouteillages-
sur la liste des courses
un dessin de fleur (J-C)

un air de jeune saison
dans le rose des nuages (a)

fais-tu une pause
jusqu’au printemps pour écrire
ton verset ? (D)

à 80 ans, Vigneault
prépare enfin sa grand-messe (Mo)

agnostique —
un Saint-Antoine pourtant
dans chaque pièce (P)

Sans savoir pour quoi
mon coeur est en fête (Ma)

petite neige de décembre
depuis le temps que je rêvais
de voir un paon blanc (J-C)

vent d’est dans un ciel de béton
flocons gris sale (a)

au bord du chantier
nous inspectons le va-et-vient
des travailleurs (D)

après — ma tête repose
dans le creux sous son épaule (Mo)

face à face
leurs mains seules
se parlent (P)

t’en veux une ! lance
la mère excédée (Ma)

lune d’automne-
ils ont surpris le père
imitant la huppe (J-C)

de l’arbre sans feuilles
pendent les fruits secs (a)

les pots
vous les avez mis
à gauche à la cave (D)

épicerie japonaise
quelques sushi sur le pouce (Mo)

mon hôte le dit:
rien de ce qu’il mange
n’est à son goût (P)

Pour le dérider je dessine
un mouton à cinq pattes (Ma)

intimité dévoilée
le lotus aux deux pétales
radieux (J-C)

baignade de mai
le sel et le soleil remplissent ses yeux (a)

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