Posts Tagged ‘coeur’

travers en cours…

26 octobre 2011

°

le « je », la « pensée »
sont devenus de tels clichés
dans le haïku
d’ici, maintenant
[éhontément éreinté !]

°

vos « je », vos « pensers »,…
sont tics poétiques
déjà bien éculés
– Renouvelez-vous,
de grâce !

°

s’il n’a pas glissé
un « je », une « pensée »
dans son haïku :
moins heureux !

°

Le moi-haïku
a perdu beaucoup de ses charmes
– En a-t-il jamais eu ?

°

les « pensers » ou les « je » de l’auteur
offrent un infime intérêt
pour un lecteur de haïkus
: retournez vers l’Objectif !

°

clichés de clocher
dans leur club ils s’admirent
à écrire

°

s’ils font l’impasse
sur l’intérêt du lecteur,
à quoi bon publier ?

°

Mets-toi
un tant soit peu
dans la peau
de ton lecteur,
ô haïkuist(r)e !

°

j’ai l’impression qu’ils ignorent
qu’ils ont des lecteurs,
les nombril-haïkistes !

°

Ils sont si rasoir,
offrent si peu d’intérêt,
ces nombril-haïkus !

°

Pense à ton lecteur
ô écrivassier ! : voici
ta première règle !

°

on dirait parfois
que certains auteurs
oublient
d’être lecteurs !
: il leur faudrait plus se relire
que se faire reluire !

°

ce haïku
exhibitionniste :
ennuyeux comme un mauvais film de [haï]ku !

°

leurs jeux d’artifices
éventés :
les « je », les « pense »,
les « tic-toc », les « pfuit ! »

°

des « je », des « pensée »,
des « coeur », des « couic-couic » :
voici un jeu de ficelles
pour écrire des haïkus
calibrés
anti-naturels !

°

un haïku qui rase
tous les lecteurs sauf un
: son (f)auteur !

°

leurs clichés qui clochent :
leurs pensers, leur coeur,
leur je, leurs onomatopées
qui emplissent à ras-bord
leurs tankus*, leurs wankas**…

* tanku = haïku lyrique (à la manière du tanka)

** wanka (ou wanku) = haïku onanisant (en anglais : to wank : se pignoler), peut-être dérivé de waka + tanka (?)

°

leurs trucs (éventés)
pour écrire leurs « haïkus » :
« coeur », « je », « pensée », « pschitt ! »…

°

pour écrire en 5
/7/5 : trop de ficelles,
de machins, de trucs,…!

°

le cliché 5/7/5,
la coquille 5/7/5,
la momie 5/7/5 !

°

A bas le « diktat de la forme » !

°

systém[(at)is]mes :
à la trappe !

°

A bas
le haïku sys[té]m[at]ique
de remplitude 5/7/5 !

°

5/7/5 : moulaïku !

°

à la moule au moule
à la moule au moule à la
moule au moule ah la
la !

°

la momie
tombe en poussière :
5/7/5 !

°

CROQUILLAGE…

°

Il y a deux sortes de haïkus :
les haïkus naturels
les haïkus artificiels

– Discernez !

Les haïkus naturels, spontanés, qui coulent (de l’esprit) de source des grands haïkaï classiques

Les autres.

[Les haïkus artificiels, haïkus de bureau, haïkus de cervelle, de tics, de ficelles ; des imit-haïkus, en fait ; et bien souvent des haïkus de remplissage, (des haïkus de moule *), etc, haïkus occidentés, haïkus de tête et haïkus de complaisance, nombrilaïkus…]

* : ô sacro-saint sain(t)k-se(p)t-sain(t)q !
(Brûlez le Bouddha !)

°

le « moi-je haïku »
qui est l’antithèse (de l’esprit)
du haïkaï

°

tout le monde peut écrire en 5/7/5
tout le monde ne peut pas écrire des haïkus

°

etc.

Publicités

« nombrilaïku » poétiques – (kyôkus)

24 octobre 2011

°

j’écris en écou-
tant battre mon coeur, en re-
gardant mon nombril …

°

p.s. : il se polit le japonais ?

d.(24/10/11)

°

je me pense, je
m’écris, je suis, (je me po-
lis le japo-nais)

°

je pense donc je
jouis donc je pense donc je
jouis donc je pense

°

je me fais relui-
re le haïku, je me mas-
turbe le cerveau…

j’onanise mon haïku

°

2/1974 – poème py

6 janvier 2011

°°°

Situation

Une banane dans le vert du matin
L’astrologie suivait son cours
3ème coeur à gauche

2.74

À propos du haïku

22 mai 2010

°

 » Ces instants-poèmes constituent des exercices spirituels parce qu’ils
approfondissent le  » spiritus « , la conscience du souffle du monde en nous. Ils
nous ouvrent à des vibrations subtiles par une perception fine en réalisant la
fusion du coeur et des sens, du spirituel et du prosaïque, sans préjugé affectif
ou moral.

le vieux chêne
contemple
les fleurs de cerisier

Ryôkan.  »

: yoga.energies.vegetales

°

Kyôbun aux doigts

16 avril 2010

Coeur d’instant

(pour aller au coeur de l’instant
: les mots courts – l’émotion grande !)

Ce ne sont justement pas les mots qui comptent mais le sens qu’ils pointent !
Le mot n’est qu’un doigt vers une lune !

Si c’est l’instrument qui joue,
Pourquoi ne joue-t-il pas dans son étui ?
Si la musique sort des doigts du musicien,
Pourquoi n’écoutes-tu pas les doigts ?

Su Dongpo
(cité par Daniel Odier, dans Chan & Zen Pocket 13856, p.81)

°

d.(16/4/10)

Haïku de gueule 2 bis / 2 ter

22 mars 2010

°

2 bis :

son « haïku » :
le miroir
de son nombril ?

2 ter :

son « haïku » :
l’écrin / l’écran
de son coeur ?

: c’est à croire !

°

d.(22/3/10)

Haïku de gueule (2)

22 mars 2010

°

Le haïku
sert-il (aussi) à communiquer
le dernier état (de santé ?) de son coeur ?

Il faut le lire pour le croire !

°

d.(22/3/10)

Un waka de Saigyô

18 décembre 2009

 » Saigyô dit, pensant à ses voeux religieux de renonciation :

Hana ni somu
kokoro no ikade
nokori ken
sutehateteki to
omou wagami ni

With all renounced as I had thought,
There still remains a heart
Dyed with the flowers.

Avec tout ce à quoi j’avais pensé renoncer,
il reste un encore coeur
teint par les fleurs

Saigyô

(dans HAIKU de Blyth, p.283)