Posts Tagged ‘arbre’

de Buson

16 décembre 2009

Se no hikuki
uma ni noru hi no
kasumi kana

One day
Riding on a short-legged horse,
In the haze.

Un jour,
chevauchant un cheval court-sur-pattes
dans la brume

°

Yamadera ya
tsuki-zokonai no
kane kasumu

A mountain temple;
The sound of the bell struck fumblingly,
Vanishing in the haze.

Temple de montagne –
Le son de la cloche frappée maladroitement
s’évanouit dans la brume

°

Hikuki ki ni
uguisu naku ya
hiru sagari

Noon is past;
The uguisu
Sings on a low tree.

Midi passé;
Le coucou chante
sur un arbre bas

Buson

(dans HAIKU de Blyth, p.261-2)

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de Shiki

10 décembre 2009

Rai harete
ichiju no yûhi
semi no koe

L’orage passé,
le soleil du soir brille sur un arbre
où chante une cigale

Shiki

(dans HAIKU de Blyth, p.228)

kyôku au « je », encore, toujours…

21 septembre 2009

°

le « je »
au centre du haïku =
l’arbre qui bouche la vue

°

d.(21/9/9)

bark – écorce

24 juillet 2009

°

hear
the trees
bark

Adaptation fr. :

entends
les arbres
écorcés vifs

°

d.(3/07)

un poème « réussi »

22 juillet 2009

°

un poème « réussi »
c’est un poème
qui tombe
seul
de l’arbre à mots

°

d.(28/1/84)

Migné-Auxances, 25/11/90

22 juillet 2009

°
9 heures sonnaient au carillon de la brume
Un fusil ajouta le dixième coup
– De quoi se plaignaient les corbeaux ?
Un coq ajouta sa touche à l’orchestration du matin
Quelques bruits humains : casserole
qu’on heurte dans le jardin,
porte qu’on ferme, rumeurs de voitures,
percussion de pas.
Seuls les arbres faisaient encore silence dans l’immobile du matin
Le coq réitérait son appel
une pie traînait le fardeau de sa queue
quelques gouttes bien rondes
sur une feuille à l’envers
Les voitures négociaient les virages
Vers les hauteurs les vents tournaient
– Il voulait s’éloigner des hommes
(difficile de leur échapper !) –

Odeurs d’humus –
Dans le jardin un ciré jaune
étranglé au cou
en guise d’épouvantail
Dedans la lumière
et l’homme assis attablé
de dos à la porte
regarde la télé couleur
Il est 9 heures passées de café
et les oiseaux joutent déjà de leurs instruments agiles
Le ciel aussi s’agrandit
s’approfondit d’un avion
Le jour / la lumière prend son relief
bientôt le rêve la brume et l’inconscient seront rejetés
glisseront de l’autre côté du globe

bientôt un ensemble de maisons
Chirico à portiques carrés
comme un décor d' »un-hol(l)y-wood » *
aux volets tous vert tendre
d’une horreur irréelle

* =  » forêt-profane  » ?

°
d.(Migné-Auxances, 25/11/90)

moisson d’avril – 96

20 juillet 2009

°

fleurs blanches sur l’arbre / – et sur l’herbe

(Moret-sur-Loing, 18/4/96)

°

ce matin / le lever du soleil / dans l’eau de la piscine

(19/4/96)

°

déjà les fleurs de cerisiers s’envolent / – dimanche matin d’avril

phalène au repos sur la vitre – / les branches secouées par le vent

l’arbre / et le mur détruit / ont même pente / : photo

couleurs chaudes / des alcools : / un souvenir de palais

cabane des garçons / une cloche pend de l’arbre / : « pour l’alerte ! »

(21/4/96, Beaujeu-en-Beaujolais)

°

7 heures du matin / Les ramasseurs de détritus / encerclent le lac

Envol d’un grand cygne blanc / tapant des ailes

Éveil de la faune : / amorces de sirènes / sur l’île du lac

(28/4/96, lac de Vincennes)

°

Paris fait toilette : / on élague les arbres / (Soleil en Seine)

Brun-vert la Seine : / une verte brune…

(29/4/96)

°

aube 1972

19 juillet 2009

°

Tourne négresse lente la nuit

sa hanche aux pâles fièvres

de l’aube

Naît

un arbre

debout

°

d.(3/72)

Cimetière Saint-Vincent

17 juillet 2009

Entre le Lapin Agile         au-dessus du mur
de la rue des Saules
et
la rue Lucien Gaulard       (- Henri ?)
,
Paris 18ème
:
Le Cimetière Saint-Vincent

ses statues                       ses croix
ses fleurs                         ses couronnes
(- fruits                               (- pneus
légumes ?)                         bouées / de sauvetage ?)

V  I  S  I  T  E  Z !

Une femme regarde à sa fenêtre

les arbres ont de beaux cimetières
bien nourris
les cimetières ont de beaux arbres
bien nourris
pardon
se dit-elle

et referme sa fenêtre

Une tombe pleure son trop-plein d’eau

L’on rend hommage
le chapeau sur le sexe
L’on salue
L’on sort

Sur un banc du square Dorgelès :
« Carole, viens que je te grimpe »

°°°

d.(1980)