Posts Tagged ‘août 2010’

Haïkus, etc – Py – Août 10 – 3/3

11 octobre 2010

°

(à) 5 heures du mat(elas)…

°

Le haïku
c’est la conscience du présent

°

des scandales de paille (?)

°

à côté de l’hirondelle
morte sur le trottoir
l’enfant dépose une fleur

(rue Pouchet, 21/8/10)

°

lighting a candle
for my first wife’s
first boyfriend
passing away

allumant une bougie
pour le premier petit ami de ma première femme
venant de mourir

°

a nice slice
of raw ham
– distant thunder

une fine tranche de jambon cru
– tonnerre au loin

°

« Le haïku c’est »
l’écho
des mots

°

faire feu
de tout instant …

faire feu
de toute instance …

de chaque moment
tirer le suc –
= le suc-
cès d’écrire
en haïku ?

°

(fiction) :

On my road
nobody ?
– Let it be !

sur ma route,
personne ?
: ainsi soit-il !

On my road
my friend
anna

°

La justesse du (res)sentir
l’exactitude du dire

°

bruit d’une cascade
entre les branches torves
de l’arbre

(Sq. des Batignolles)

°

(Senryû aux (plus d’)sous :)

Y a plus d’sous
(pour les retraites, etc.) ? –
marché de 1305 caméras de surveillance à Paris
pour 166 millions d’euros
attribué à Suez et à Véolia

(22/8/10. Source : Radio-Libertaire)

°

chèvrefeuille
jasmin … :
oasis parisien
de la Cité des Fleurs

(75017)

°

(Kyôkus :)

La pureté,
c’est aussi
l’expression la plus minimale
(sans perte de sens, évidemment !)

plus c’est simple,
plus ça me plaît !
: est sans ciel !… (?)

°

quelle forme prend
une spiramide ?

°

la jouissance du mot
« jubilatoire »

°

mes contemploraines …

°

Il ()suit
ses lunettes …

°

éclat-boosté

°

« 3 jours pour faire peau neuve
avant l’été »
dit la pharmacie :
dernière semaine d’août

°

Elle est ingrate…
Elle est même
ingrasse …

°

samare dans un sens
oiseau dans l’autre –
une soirée de fin d’août

°

magnificence du ciel :
des ourlets de nuages
puis un corbeau

ce soir le ciel
tout en (a)dorures …

°

un corbeau s’émerveille
du coucher de soleil

°

Ce soir le ciel
emporte mes mots

°

deux corbeaux
à distance commentent
le crépuscule

ce soir
deux corbeaux –
crépuscule

°

« mon loup sucré »
me dit-elle aujourd’hui
au télé-faune

°

(haïcuisines) :

soleil couché —
une moitié d’avocat
sans son noyau

(22/8/10)

trinquant rouge
sur fond bleu-nuit

°

(mot :)

FUTur
contient en lui-même
son passé …

°

sur le toit en face
l’ombre de l’ouvrier
démantèle
l’ombre de l’échafaudage

(24/8/10)

faut-il qu’il ait
le pied marin (?)
l’ouvrier
qui déchafaude ?

dernière semaine d’août
les couvreurs
dézinguent

°

sous un marque-page :
coccinelle
citadine

une coccinelle
sans taches

°

un insecte essaie
la face escarpée
du bol vide…

par la face
la plus périlleuse
du bol
un insecte

échoue

°

Les ouvriers
descendus des étages,
l’ombre des oiseaux
y passe…

°

une discussion
serrée
dans mes bras …

°

seul –
les milliers de bulles
du vin qu’on verse …

toutes ces bulles
du vin versé
rapidement
disparaissent

vin bercé
bain versé

°

fin août –
les feuilles déjà
rentrent dans l’immeuble

°

(haïkuisine :)

sur la peau
de la poire
un mélanome
d’août

°

à la pointe du présent
comme ce chien
dans la rue

°

aujourd’hui la gouttière
recueille
le rien du ciel

°

feuilles déchirées
fin août,
je rate le panier

°

en face des pigeons
la porte du lanceur
fermée

patience :
dix-huit pigeons
sur le toit

°

une samare s’élève –
des hommes donnent de la voix …

°

un hélicoptère
suivi d’un feu rouge
clignotant

°

grandes enjambées
sur talons hauts
– elle entre au trois

°

truculent,
trucululant,
trucuculant

°

sous la lampe de chevet
un insecte court –
on dirait un sarko
d’un côté
de l’autre
frénétique(ment)

°

(haïkuisine :)

ce soir
l’odeur du pain
– si rien d’autre !

le pain cuit
me siffle
– cardinal
hors Québec !

°

(haïkuisine :)

Ah le doux chant du cristal
dans la cuisine !…

°

le poète
joue des sens
et des sons …

sa muse l’abuse ?

°

(Kyôku ? :)

En haiku,
il s’agit de « calmer le je »
et non pas de
« clamer le je » !

°

(S.S.S.)

Pour Sarko
l’exclusion tient lieu
de politique
extérieure
(/ et intérieure !)

et :
À nous les gros sous !
de politique
intérieure ?

sous les avions nolisés
les sous

°

senryû =
l’esprit de séRieur
(?)

°

Faire fuir
=
vider le bol
(?)

°

Temps cessant sans cesse
sept-cent-sept ans
ou
sept secondes
insectes

Le temps qui fuit :
« sssss » –
la chambre à air
s’aplatit

°

Il s’affaire – rires

°

(Omar, Bingo ! :)

Ô marre
du bon goût,
ce dictateur !

°

jaune, vert, gris,
toutes les couleurs du rire

°

en plein ciel
un pigeon
sur sa branche-télé

°

les pleurnichieuses …

°

Certains
ne peuvent pas éviter
de se mettre en scène
dans leur haïku.
– Est-il, sinon,
si creux ?

°

cette nuit
la pluie
salit un peu plus
mes carreaux
– fin d’août

°

Le haïjin
doit
Donner à voir

°

Le haïku larmoyant
n’est pas du haïku :
c’est de la soupe-haïku,
du « soap-opera »-haïku

(: Allez frapper au tanka !…)

Le haïku compassionnel, etc,
pour moi : très peu !

Finissons-en avec le pathos dégoulinant
de « bons » sentiments
(mais qui ne résout rien, ne propose rien, qui, béni-oui-oui,
gobe tous les discours de tous les dirigeants
qu’ils soient politiques, religieux, ou autres )
de ceux qui se soumettent
et croa-croaent à tout ce qu’on leur fait gober
camembert(s) de la fable
ou de la présente réalité !

°

Quand l’image n’est pas assez directe, immédiate
(quand je ne vois pas CLAIREMENT ce que dit / disent
l’image / les images du haïku,
c’est raté pour moi !),
quand il faut que j’aille la chercher,
y « penser »,
c’est (aussi) raté !

°

Souvent
l’adjectif
tue le haïku !

Même les articles
il faut jouer avec,
oser,
changer, supprimer, équilibrer, balancer,
doser son poème (/ haïku)
pour qu’il ait (qu’il n’ait que)
le juste poids,
le juste rythme,
la juste oreille !
– Jouer (se jouer) des articles !

°

Les gens qui en restent encore au 5/7/5
et aux trois lignes
en haïku
sont des bambins encore à la bouillie !
Cette première règle
(des 8 recensées par G. Swede)
du haïku traditionnel
est la première qu’on peut faire sauter
/ qu’ont fait sauter :
Japonais, Américains, Canadiens…
Il y a plusieurs dizaines d’années.
France, réveille-toi !

°

Écris moins,
suggère plus !

°

les roses très mièvres…

°

étalée sur son lit
– cerveau plat ?
: télé

°

de la lune,
des nuages,
qui
traverse ?

°

Au milieu d’autres
immobiles,
quelques feuilles
dansent en rond

(Bd de Sébastopol, 28/8/10)

°

L’oxygène
L’os qui gène …

°

Le soleil
a pris leurs jambes
Paris
les reprend
– fin août

°

sortant de la sieste
ouvrant le livre
L’Art de la sieste*

* Poèmes chinois, 2d. A. Michel, 2010.

°

(Tanka – à anna :)

Je pense à toi
là-bas – là-haut
sur les pentes de la montagne
coupant du bois fin août
pour ton hiver en ville

°

(haïkuisine(s) :)

combien de temps
que je n’ai pas coupé
de carottes en rondelles ?

crépuscule d’août

une carotte
(dé)coupée en tranches
dans le couchant de fin d’août

de nouveau
dans le couchant
trancher l’orange
de la carotte !

°

sur un « cahier de poésies »
des recettes de pain
à la machine

°

tomate
ô, tomate,
quel doux goût de fin d’août !

°

dans ce couchant
de fin d’août
des nuages en route
vers
nulle part

°

Allant au lit avec
L’Art de la sieste

°

Un maître
plus emmerdé
que son chien qui chie !

°

haïku :
dire midi
à midi

°

Les oeufs,
dans leur soutien-gorge de carton…

°

l’immensemence

°

sur une plaque de bitume
une date :
28 05 99

°

teints d’endives
– ou d’abricots :
parisiens de fin d’août

°

à l’autre bout du téléphone
le bruit des gouttes
sur sa vitre

°

Il vaut mieux sucer du sein
que bouffer du saint

(dialogue a.-d.)

°

ah, le bruit inopiné
du verre de cristal
quelque part sur ma table !

Ah
le son du cristal
inopiné !

°

Par définition
la Mort
n’existe pas.

la vie,
existe-t-elle ?

°

cake baked
her wrinkled breasts

sa peau de pain d’épices
craquelé
entre ses seins de fin d’août…

fin août –
le quatre-quarts cuit
de sa poitrine ridée…

l’entre-deux seins
ridé, bien cuit
: fin d’août

la couleur de sa poitrine
une reliure à l’ancienne …

la couleur de sa peau
du four de l’été

°

journée vide :
qu’un bruit de haïkus
au clavier

°

mousse dans la chope de bière –
l’état de la banquise ?

°

Dieu, Dew, …

°

Le haïku
c’est le monde
extérieur

°

des nuages défilent
des haïkus défilent
: même jour

°

haïku :
la signification par les objets

°

tissus qui voltigent :
la vie des voisins

°

depuis ce matin
ils n’arrêtent pas de se crêper,
les pigeons

°

(haïkuisine – élévation du haïgoût :)

la tomate
a un look
de montgolfière

°

(2 senryûs cyclistes :)

Laurent Fignon
mort à cinquante ans :
vive le sport !

50 ans
Fignon a crevé
(ses deux pneus)

°

vaut-il mieux être
adureux
ou
amoureux
?

°°°

d.

Publicités