Posts Tagged ‘Anna’

Haïku d’anna, avril 2007 : goéland à bec cerclé.

3 septembre 2010

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trois touches d’aquarelle
j’entends son cri
courir sur les vagues

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anna, (1/4/07, à propos d’un « goéland à bec cerclé ».)

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d’anna (oct 09)

26 août 2010

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le livre se referme
tous les oiseaux
s’envolent

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anna (4/10/09)

sur la route – (bashôtage ?) :

22 août 2010

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sur ma route
personne ?
– Ainsi soit-il !

sur ma route
mon amie
anna

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on my road
nobody ?
– let it be !

on my road
my friend
anna

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d.(21/8/10)

haïku d’anna

21 août 2010

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son doigt sur les étoiles
il s’endort

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: anna (17/8/10)

http://haiku-nomade.over-blog.com/

Montpellier, 4 août

9 août 2010

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une plume passant par anna

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d.(4/8/10)

correspondances (Maya L. – anna)

3 juin 2010

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old farm…
the barn and a cherry-tree
lean on each other

vieille ferme…
la grange et un cerisier
s’appuient l’un sur l’autre

Maya Lyubenova
(in Flecks of blue, 2010, Bulgarie)

le vieux cèdre se repose
sur la maison abandonnée

anna
(sur http://haiku-nomade.over-blog.com/, 9/4/10)

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« Haïku » par anna

18 mai 2010

sur son blog haiku-nomade
http://haiku-nomade.over-blog.com/
anna vient de poster cet article :

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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 08:15
haïku

 » désolant, affligeant, déconcertant, de voir ce que devient le haïku en France. Bashô, Issa, Santôka, Buson, Shiki… tous ces hommes à qui on doit ce fragment d’écriture, ne comprendraient pas ce fouillis informe produit et servi à toutes les sauces, qui en résulte aujourd’hui… Même les radios de merde hurlent entre deux réclames des définitions consternantes sur le haïku… On galvaude, on englobe, on accepte tous les écrits, on ne porte plus de critiques pertinentes… pour les simples raisons que plus personne ne fait la différence entre poésie et haïku et que le haïku se vend au plus offrant… pour la simple raison aussi que les éditeurs de recueils et de revues ne sont pas vigilants, glanent n’importe quoi pour pouvoir alimenter leurs bourses et leur ego. Les revues sont ennuyeuses au point que nous n’en lisons plus que les titres et encore… Il ne s’y passe rien de nouveau… bien au contraire… on rabâche toujours les mêmes choses avec les mêmes personnes… et lorsqu’elles vont à la pêche d’écrits, puisqu’il faut tout de même avoir un peu de poissons à mettre dans le filet … elles prennent à coup de flatteries et de bonnes manières, tout ce qui s’y piège…

je sais, ce que j’écris là ne plaît pas, mais comme plaire reste le dernier de mes soucis, je peux me permettre de dire tout haut ce que bon nombre pense trop bas, par peur d’être déconsidérés par les prétendants au trône du haïku en France… quelle farce… quel appauvrissement !!!

j’avoue qu’à part me déconcerter, je déplore surtout, une absence de bons écrits… On ne les trouve bien que trop rarement… ils sont pourtant là, discrets, libres, et riches en images… en expérience et en dépouillement… Aucune revue n’en parle… jamais… toutes se sclérosent sur un ronronnement de salon… oubliant qu’un bon haïku n’a pas forcément un auteur, mais qu’il peut être aussi une pensée collective simplement syncrétisée.

les bons haïku, ne sont pas dans les recueils de haïku, ils sont ailleurs… partout où l’homme découvre qu’il peut nommer ce qu’il voit… partout où la nécessité et l’urgence d’écrire brièvement se fait ressentir… partout où se trouve un support capable de le recevoir… partout où l’individu vit son histoire

les Japonais et les Anglophones se moquent bien souvent de nous… et ils ont raison…

tant que nous ne ferons pas un tri digne de ce nom, tant qu’il existera des concours et « des foires  » aux haïku avec des prix à tirer, pour attirer le chaland… tant que le haïku se pèsera en nombre de syllabes et de promotions… il s’engluera dans une fatuité suicidaire…  »

anna.

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Cet article ne me paraît que trop pertinent. J’y souscris entièrement !

daniel.

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Un petit tas de sable – renku du 15/1 au 13/5/2008

7 mars 2010

Kasen renku :

« Un petit tas de sable »

co-écrit par :
anna, Martine Hautot, Monika Thoma-Petit, Jean-Claude César, Philippe Quinta, Daniel Py (sabakite),
entre le 15 janvier et le 13 mai 2008, sur internet.

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premier jour de l’an
une balade à cheval
sur la plage (Daniel)

j’enterre l’étron du chien
sous un petit tas de sable (Phil)

ça fond
près du mur de la maison
pointent les pivoines (Monika)

Saint-Vincent venteux –
elle change de lunettes (Jean-Claude)

Nouvelle lune
sur ses cheveux blancs
la bourrasque amère (Martine)

dans la chambre-atelier
une odeur de cèdre et de vernis (anna)

 » 30 idées
pour bien ranger  » –
le plateau-repas délaissé (D)

ce baiser profond — soudain
un arrière-goût d’aïoli (Mo)

larmes sur les joues
il n’ose lui dire
qu’il la trouve belle (P)

Prison de femmes
La peine au goutte à goutte (Ma)

odeur de lessive…
le cul de la grenouille
plein sud (J.-C)

coup d’oeil sur les toits
que des cheminées sans fumée (a)

Place Clichy
la lune commence à décroître
j’entame une pomme (D)

Yom Kippour à Outremont
tous les hommes portent la calotte (Mo)

Halloween –
à ma porte timides
les deux sorcières (P)

le mendiant compte sa monnaie
les braves gens courent pas les rues (Ma)

embouteillages-
sur la liste des courses
un dessin de fleur (J-C)

un air de jeune saison
dans le rose des nuages (a)

fais-tu une pause
jusqu’au printemps pour écrire
ton verset ? (D)

à 80 ans, Vigneault
prépare enfin sa grand-messe (Mo)

agnostique —
un Saint-Antoine pourtant
dans chaque pièce (P)

Sans savoir pour quoi
mon coeur est en fête (Ma)

petite neige de décembre
depuis le temps que je rêvais
de voir un paon blanc (J-C)

vent d’est dans un ciel de béton
flocons gris sale (a)

au bord du chantier
nous inspectons le va-et-vient
des travailleurs (D)

après — ma tête repose
dans le creux sous son épaule (Mo)

face à face
leurs mains seules
se parlent (P)

t’en veux une ! lance
la mère excédée (Ma)

lune d’automne-
ils ont surpris le père
imitant la huppe (J-C)

de l’arbre sans feuilles
pendent les fruits secs (a)

les pots
vous les avez mis
à gauche à la cave (D)

épicerie japonaise
quelques sushi sur le pouce (Mo)

mon hôte le dit:
rien de ce qu’il mange
n’est à son goût (P)

Pour le dérider je dessine
un mouton à cinq pattes (Ma)

intimité dévoilée
le lotus aux deux pétales
radieux (J-C)

baignade de mai
le sel et le soleil remplissent ses yeux (a)

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les oiseaux d’anna

24 juillet 2009

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tous tes oiseaux
à mes murs
magnifique anna

°

anna,
tous tes oiseaux,
mes murs s’envolent

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d.(23et24/7/09)