Posts Tagged ‘365 jours Zen’

Les pensées / L’esprit (du bol) vide ? 8)

28 mars 2011

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Chaque fois que surgit une pensée, chassez-la… Les pensées sont comme les nuages. Quand les nuages disparaissent, la lune apparaît.

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Daito (1282-1334), in 365 jours zen, p.58

L’Esprit – La pensée conceptuelle

28 mars 2011

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L’esprit est le Bouddha.
L’arrêt de la pensée conceptuelle est la Voie.

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Houang Po (IXè siècle), in 365 jours zen, p.150

Les koans – Les haïkus ?

28 mars 2011

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Les haïkus* font usage de sujets tangibles, d’objets terre à terre comme un chien, un arbre, un visage, un doigt, pour nous montrer d’une part, que chaque objet a une valeur absolue et, d’autre part, pour faire cesser la tendance de l’intellect à s’ancrer dans des concepts abstraits.

Le monde de la Perfection n’est pas différent dans les faits de celui dans lequel nous mangeons, éliminons, rions et pleurons.

* : non ! En fait, Hakuun Yasutani (1885-1973) a écrit : « Les koans
mais, pour moi, le parallèle me semble évident…

: in 365 jours zen, p.268

L’esprit (du bol) vide 7)

28 mars 2011

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« A l’origine, le Chemin est sans mots, avec les mots nous illustrons le Chemin. » Dès que vous voyez le Chemin, aussitôt vous oubliez les mots.

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Recueil de la Falaise verte
in 365 jours zen, p.269

L’esprit (du bol) vide 5)

28 mars 2011

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La Vacuité n’a pas le sens de vide avec rien à l’intérieur. Cela signifie : ne pas laisser de trace.

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Abbot Abora
in 365 jours zen, p.292

L’esprit (du bol) vide 4)

28 mars 2011

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Au Japon, nous avons le mot shoshin qui signifie : esprit débutant. Le but de la pratique consiste à garder notre « esprit débutant ».

Même dans le cas où vous lisiez beaucoup de textes zen, l’important est de garder devant chaque phrase un esprit neuf. Soyez toujours un débutant. Et restez attentif à cette attitude.

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Shunryu Suzuki
in 365 jours zen, p.326

L’esprit (du bol) vide 3)

28 mars 2011

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Si votre esprit est vide, il est toujours prêt à tout, ouvert à tout. Dans l’esprit du débutant, il y a de grandes possibilités, dans l’esprit de l’expert, il y en a peu.

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Shunryu Suzuki
in 365 jours Zen, p. 245

365 jours zen, 2000 – Bashô / 2ème

12 mars 2011

p.81 :

 » Bashô fut un grand poète japonais. Jeune homme très intelligent, il était aussi très sérieux bouddhiste. Il avait étudié un grand nombre de soutras. Comme il pensait qu’il avait compris le bouddhisme, il rendit visite au maître Takuan (1573-1645). Ils parlèrent longtemps. Même quand le maître Takuan citait le plus profond et difficile soutra, Bashô trouvait toujours la bonne réponse. Finalement, le maître dit : « Vous êtes un grand bouddhiste et un homme remarquable. Vous comprenez tout. Mais tout au long de notre conversation, les mots que vous avez utilisés étaient tous des mots du Bouddha ou d’autres grands maîtres. Les paroles des autres ne m’intéressent pas.. Ce sont vos paroles qui m’intéressent, des paroles qui sortent du fond de vous-même. Allez dépêchez-vous, trouvez un mot qui sorte du fond de vous. »
Bashô ne trouvait rien à dire. Soudain, on entendit un bruit dans le jardin du monastère. Bashô se tourna alors vers le maître et dit : « L’étang est calme, une grenouille y saute. Plouf ! »
Le maître éclata de rire : « Voilà, ce sont vos paroles ! ». Bashô rit aussi. Il avait atteint l’illumination. » *

Seung Sahn

* Il s’est glissé ici une petite invraisemblance qui n’enlève rien à l’aspect didactique de ce texte : Bashô est né en 1644 et n’avait que 1 an à la mort du grand maître zen Takuan. N.d.T.(Claire Fontaine)

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de Sengaï (1750-1837) – / Bashô

2 mars 2011

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Sous la falaise nuageuse
Près de la porte du temple
Au milieu des herbes brunes de l’étang
Une grenouille saute dans l’eau
Flop !
Surpris le poète lâche son pinceau. *

Sengaï (1750-1837)

* « Dans l’eau du vieil étang,
Le bruit
Du saut de la grenouille. »
C’est par ce très célèbre poème que Bashô (1644-1694) a exprimé sous forme de haiku, forme poétique japonaise la plus courte, l’instant de son illumination. N.d.T.

,in : 365 jours ZEN, tr. (de l’américain) par Claire Fontaine; éd. Le Courrier du Livre, 2000