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haïku, etc – Py – juillet 13 – 2/2

17 août 2013

juillet 2013 – 2/2 :

°

ce matin
ta main
sur ma main
sur ton sein

°

tourterelle du matin –
la dernière étape du Tour

tourterelle du matin –
le (tout) dernier jour du Tour

°

c’est si beau
à la pointe du soleil !

°

Au rayon pain
du supermarché :
« fabrication anale »

°

Au marché
des pommes Fuji
– le sommet du goût ?

les pommes Fuji
(ne sont) pas
le sommet de la saveur !

°

Le Bouddha volant *
(en atterrissant)
a laissé l’empreinte
de son pied
dans le rocher **

* 8ème siècle
** Tibet

/

le Bouddha volant
pose son empreinte
sur un rocher

(Arte, 23/7, Ladakh)

°

dans une grande clarté
aucune réponse

°

volutpés

°

Les irritiers

°

une forme plus libre et moins pesante
: liquide

°

« ernière émarque »
: fin des soldes à Saintes,
fin juilet

°

ense(i)rreins

°

Aux petites fleurs jaunes
apparemment
l’orage a plu

l’orage
a nettoyé
les peupliers

°

jogging au parc
coupé
une ligne d’araignée

°

(S.S.S. :)

Grand Seigneur,
il offre (à l’UMP) 0,06 %
du trou qu’il (y) a creusé

°

l’ombre d’un colvert
glisse
vers la mare

°

(haïku-)photo :
17 mouettes
sur le ponton
d’un carrelet

/

pris
en photo
le ponton
du carrelet
: 17 mouettes

°

voilée –
mais sa poitrine
incachable !…

°

(métro :)

un journal voyage dans la rame
saisir un titre au vol

°

des bourreaux d’études

°

le grand saule sous le vent
le trafic sur l’avenue

(Créteil)

°

Médine (France).

°

Mouche amère, D.E.

°

magicien :
ô lapin,
haut la main !

°

quelques grains de sable
tombent
du livre qui s’ouvre

(fin juillet)

°

Langue scandée,
frappée au burin
de la langue
de l’oreille (du palais)
et des dents (et des lèvres)
retouchée
remodelée,
remodulée,
travaillée
jusqu’à la satisfaction sonore
du / de son
sens abouti
( : Monique Serres, in L’Alphabet à l’ombre de ma mère, éd. L’Harmattan, 2007.)

°

Un pape vire-vol(et)ant
sur les plages du Brésil
(JMJ)

°°°

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Haïkus, etc. de Py – Oct 2012 – 2/2

9 décembre 2012

Haïku Py, etc. – Oct. 2012 2/2.

rouleaux d’ automne
à la main :
le journal gratuit du matin

les très belles gambettes
de cette passagère du métro
– rouleaux d’automne

derrière cette femme
aux mollets nus :
me rinçant
– les deux yeux ?

°

(Dans la série des « Félix-bras-en-X » :)

Attention !
Ne confondez pas
le très universel – mais amateur –
Benoît Lévitant
(dit Félix-bras-en-X)
avec le véritable Félix
(-bras-en-X) Baumgartner :
le para(chutiste) de l’extrême !

(16/10/12)

°

(Koan :)

– Qui s’occupe
du bruit
de la deuxième main ?

°

Le défi du vide :
zéro gène

°

« Obéir aux objets. »

°

rêve du haïku :
redevenir rosée

°

Vélodie…

°

La machine à exploser le temps…

(tous les temps recentrés
en un seul
ici)

°

le baiser d’une feuille
sur le rebord de la fenêtre
– samedi gris d’octobre

°

C’est à se demander si un des buts (/ un des aveuglements ?) de l’AFH n’est pas de faire avaler des couleuvres(-haïkus)…
( : ce genre de n’importecouaïcou !)… :

Un énoncé n’est pas un haïku ;
une phrase développée (conjuguée, etc ?) n’est pas un haïku ;
une pensée (narrative) n’est pas un haïku… ;
le haïku « surréalisant » n’est pas un haïku…

D’après ce que j’en sais, un haïku
(celui qui me touche *) est
concret
réel
direct
immédiat

* = « aware »

°

26 semaines :
bientôt la retraite

– et glander
pour le reste de l’éternité !…

°

un arbre
vêtu de toutes ses couleurs
– vite !

un peu roussi
maintenant
l’arbre
il y a peu
dans tous ses éclats

Ah, les arbres !
Ah, les feuilles !
Ah, tous les pinceaux de l’automne !

À un grillage
accroché
s :
une feuille (multicolore)
un escargot (bicolore)

au grillage en X
un grimpant
volutueux

: la nature
et l’homme
enchevêtrés

Ouvrir les yeux
(/ les sens) :
les haïkus
s’approchent, se forment, naissent

dans le volubilis (blanc)
le soleil
– et l’insecte

l’insecte colore
le cœur du volubilis

sentant l’araignée s’approcher
la guêpe s’arrache
de la toile

°

Le Narbonne 14

°

Fukushima :
(le) dernier mot de saison
délabré(e)

°

Le « régulateur de flux »
s’est-il changé
en
aboyeur de trains ?
– Bibliothèque François Mitterrand

°

La tauromachie – Le tauromachiste

°

terroiriste – terroirisme

°

Ne pas sans fers…

°

S’étaler dans le temps
Détaler dans le sang

°

À l’intérieur :
un vieux loup pantelant
devant le dénudé
de cette jeune personne
assise en face
dans le métro
(- mais) que je sais
si bien
museler !

°

tomber des dénudées…

°

les V en vis-à-vis
de son livre (ouvert)
et de sa poitrine (avenante)

/

en vis-à-vis
les sillons de son livre
et de sa poitrine

°

haïku de banlieue –
taggé sur un mur :
« suce ma teub » « z-y va !»

°

la vue de ses jambes
l’aide à monter
l’escalier du matin

°

métro –
à son appel à l’aide,
se refermant encore plus

°

son rire en cascade
comme un caillou qui rebondit
d’une falaise

(cette poule (rousse) glousse) :

elle lance son rire
(comme un lasso d’échos)
(comme un boomerang)
et le récupère –
et le relance
quelques secondes plus tard…

plusieurs fois…

la cascade de son rire
si régulière
qu’elle semble
si artificielle !

mesurant l’aire
de l’influence
de son rire
à ricochets

l’autre femme
là-bas
(derrière) :
imbue de son rire à roulettes

mon voisin à l’ordi :
un agité permanent
du genou

°

« panse
au soleil
la chatte »

: Du haïku qui pense
au haïku qui « panse » ! :

Le haikiste « moderne »
a fait remonter le haïku
du niveau du centre médian (derrière le nombril)
à celui du centre supérieur (derrière les yeux).
Il est temps de l’en faire redescendre.

(Recentrer le haïku.)

°

matin d’octobre –
une porte du métro déploie
sa gamme pentatonique *

* / sa gamme à cinq sons

°

toujours stoppé
en rase nulle part,
la demi-lune gonfle

la lune a blanchi,
a bougé dans le ciel
– pas notre train

°

vessie ou lanterne –
lent civet (ou) terne (haïku) ?

bourrelet mou
(Bourrer le mou ?)

Bibendum… âge !

°

Elle rencontra un bougre
qui la mena au bouge

°

tout est un,
par Toutatis
tout éteint !

°

Une éternuitée…

°

« gros bâtard, on boit
un verre, enculé de ta
race, je t’invite ! » *

* d’après Éric Chevillard, p. 202, de L’autofictif prend un coach, (journal 2010-11), Éd . L’arbre vengeur, 2011.

°

un plastique vide
tournait en rond
– feuilles d’automne

°

Haïku, que de koâneries
ne sont-elles pas proférées
en ton nom !

haïkus
et assimilés-haïkus,
ô torts !

torves et tordus !…

°

Le jouissisme

°

Émergencres

°

Entre centre inférieur pour certains
et centre supérieur pour d’autres,
le haïku au centre médian *

* = au niveau du ventre (/ centre-ventre)

Nouveau centre : au niveau-ventre

°

veille de novembre –
une feuille jaune se balance
dans une toile d’araignée

°

pas encore Novembre :
déjà les étoiles
apprêtées
pour la fête à consommer

°

En Occident,
la manie * du remplissage :
haïku 5/7/5

* monomanie
* / la monomanie du « toujours plus »

°

de chaque côté
de sa colonne cérébrale

°

portant religieusement
dans ses bras
sa cage-à-chat
– vacances de la Toussaint

°

Apparemment, il poly-s’aime,
le poète-poète !

°

calme ô limpide !

lac
où ne claque
aucune voile
aucun voile

lac Almie

°

Le lieu du multiple crime
commença à attirer les badauds –
de plus en plus de badauds
À tel point qu’un fin malin
y ouvrit un stand de frites,
un de pêche aux canards
et un de tir à la carabine.

°

Je prends le parti (socialiste) d’en rire

°

Le cyclope Polysème

Les géants polis s’aiment

Polysème (l’arrière-cousin de Polyphème … et de Polymorphe ?)

Polysème, dit encore :
le « six-clopes » !

°

Souffle : forge intérieure / interne

°

farce au monde

°

du pur jus de mots…

°

sacrilège
son cul tourné
vers le mec

°

S’il n’y avait pas la / les religion / s,
combien de guerres ne seraient-elles pas évitées tous les jours ?

°

(Portrait :)

ses cils barbelés

( : Salon d’automne)

°

L’espace
tout autour
du haïku

Le temps
tout autour
du haïku

°

l’éphémère légèreté de l’être

°

« Messieurs–dames, bonsoir !
Ce train a pour destination
— Silence

°

aujourd’hui tout bleu :
pas une crotte
dans le nez du ciel

°

La Lionnesse des zoos
(cette nuit, à mon côté)

je vais zozo

°

« Parce qu’on ne plaisante pas
avec le plaisir » :
Camembert Président.

°

la fraise
dans la bouche :
ne pas croquer !

°°
D.

Haïkus etc de Py – avril 2012 – 2/2

3 mai 2012

Haïkus, etc. Py – avril 2012 – 2/2 :

°°°

20 mille escargots –
le ciel pâle

vint le vent
20 mille pétales

(20 mille pétales
parfumés
au césium)

°

enveloppée
de son dernier cocon, *
l’araignée

* / de sa dernière toile,

dans sa dernière toile
s’enroba
l’araignée

l’araignée,
son a(u)réole

ayant tissé
son dernier suaire,
l’araignée

encoconnée,
l’araignée
défunte

le cocon
de l’araignée
morte

dans sa dernière toile
encoconnée
l’araignée
défunte

°

fort émue
à la vue
d’un « petit bambou chantant » *

* : Niji Fuyuno, p.159 de Les herbes m’appellent, éd. L’Iroli, 3/2012.

Quel est le phantasme
du phasme nanafushi ?

°

m’approchant
du nez de la fleur
ce nouveau printemps !

la fleur
et moi,
nez à nez

°

me retournant
au son de son pas
: personne…

°

18 h 30 :
soudain
des chants plus variés
que les pépiements de fond *

* piou piou piailleurs

par-dessus le tapis
des pépiements de moineaux,
des chants soudain variés…

prenant le soleil du soir
… et le chant des oiseaux

°

(3 S.s.S., d’après le premier tour de l’élection présidentielle du 22/4/12 en France :)

Et d’un !

d’un côté la gauche molle
de l’autre l’amoche-Gaule

Le bilan ?
: Le silen
ce !

°

des coups de pieds dans l’eau…

°

(Du) haïku :
la vision la plus directe,
pas encombrée de / entravée par les mots !…

Les mots au service du tableau !

Moins de mots
– ou plus simples ! –
– au service de la vue * !

* / de la vision !

Combattre les « alambiqués » * !

* / les « alambiquets » !

°

une haie d’éoliennes
le long de l’autoroute
le bord du soir

°

Poubelle(s) du pub :
(les) gouttes de rosée
sur les bouteilles de champagne

°

Monsieur Météo
(…)

°

(Dialogue :)

Deux
à ma table :
moi
et le petit insecte retourné

°

Cité des Fleurs
(…)

°

L’AMERTUME
du thé vert
du lendemain…

°

seul
avec le silence
des mots

le silence prégnant
des mots

°

« Sarkozaure »

De plus en plus creux
le(s) discours du président sortant
J – 7

°

À Pâques,
qu’est-ce qui
cloche ?

°°°

Poèmes, haïkus, etc. Py, juillet 08 – 2/2

22 novembre 2010

(…suite :)

°

cimetière
un banc où se repose
rien

°

cimetière –
un chat blanc et noir
traverse une allée

un chat
noir et blanc
longe un mur
du cimetière

°

sur les tombes : des noms
dans les rues : des noms

(: Le « cimetière de l’égalité » !)

°

sur le « Nez de Cyrano »
un pin sylvestre
: Montpellier-le-Vieux

°

quelques plumes blanches du cygne
çà et là
sur la pelouse

°

Promenade en voiture –
Nous traversons le Bonheur
(Lozère)

°

les arbres
sont des nids de cris :
cigales de l’Hérault

°

à la surface de la piscine
une bouée
qui tourne

°

sur le « super-dégraissant Maison Verte »,
un escargot,
toutes antennes dehors

°
(Du haïku :)

Le haïku n’est pas un échafaudage intellectuel
Le haïku est un déchafaudage
Le haïku se situe à l’exact opposé des échafaudages intellectuels
Le haïku c’est la vitesse de l’éclair
Le haïku est un coup de kyosaku *

* bâton du maître zen, asséné pour « réveiller » le disciple

Je ne considère pas le haïku comme étant un jeu de société, avec ses thèmes, ses concours, ses soirées… (bien que j’organise-anime le kukaï de Paris (!)),
mais comme une expression vitale (de l’expression) d’un soi, de ce qui tient à / au coeur; de profondément impérieux, d’absolument nécessaire, de fondamental(ement) (, d’)indispensable, au même titre que la parole, la musique, que tous les arts pour tous les artistes véritables; de profondément sincère, juste et vrai; d’absolument profond ; d’une ouverture ; d’un cordon (ombilical ?) ; d’une rampe – entre soi et l’autre – entre l’intérieur et l’extérieur ; d’expression d’un sens de vie.

Le haïku est un sac de lumière

Trouver le rythme le plus naturel (, libre), le moins apprêté possible (, le moins artificiel, échafaudé, fabriqué, concocté, inventé, imaginé, planifié…)

Ce moment-haïku = l’insolite, l’incongru, l’étonnant, le surprenant, l’admirable (instant).

Le haïku / c’est un instant / pris en mots.
Le haïku, c’est les mots d’un instant
(Idéalement, le haïku c’est un instant vécu, pris en mots)
Le haïku ce n’est pas un « objet » poétique

Concomitants du moment-haïku : ses mots

Le moment dictant ses mots

°

Air(s) de rien / Mine(s) de peu

°

une feuille
tendrement
tombe

a leaf
softly
falls

°

toile d’araignée –
une feuille
vibrionne

°

plus de chat noir et blanc
dans le cimetière
une religieuse âgée

°

kayakant
au bord de la Grande Bleue
mi-juillet

°

sur l’aile
une mouette prend un virage
à Sète

°

gare après gare
le train s’emplit
mi-juillet

le train passe –
sur son banc,
bouche ouverte,
elle bâille

°
(Réunion au Foyer Soleil :)

parfois quelques applaudissements grésillent
il ne pleut plus

applaudissements nourris
, abreuvés

des applaudissements
qui ont soif, maintenant ?
: plus maigres

°

à l’approche du coureur
les mouches s’écartent
de la merde

°

(L’anti-Nique / Journal d’un oisif :)

ce matin
pas grand chose :
fait couler un peu d’encre

En faire le moins possible –
Ne rien gagner –

faire du temps
SON temps.

Le maître du temps :
ce qu’il a à faire, il le fait, quand il (le) veut.

après le thé
volupté :
la sieste

travaillant
à en faire
le moins possible

°

un coup d’oiseau
dans le ciel matinal

°

magnoliers fleuris
dans le parc
au cygne

(summer) magnolia in bloom
in the park with the swan

°

dix-sept boîtes à chaussures
empilées le long de la penderie

boîtes à chaussures, 17,
empilées
contre l’armoire

°

« complètement accro au sudoku »
dit-elle
– 2 heures 20

enfermé(e)
dans la bulle
carrée
de son sudoku

°

un moustique virgule
au-dessus de mon oreille

°

des cris
font leur ronde –
vingt juillet

°

the evening wind
blowing
on my herbal tea

le vent du soir
soufflant
sur ma tisane

°
(S.S.S. :)

Le président Sark – Veau – d’Or.

S.hark (ozy)

°

matin de vacances –
une saga de réveils

°

pour traverser le pont
elle tient sa chevelure —
longue

to cross the bridge
she holds her long
hair

°

aux sons de la musique
sur la place
les branches de l’arbre
se balancent

°

miracle !
all down the toilet,
first go !

miracle !
tous disparus
du premier coup !

°

rue des Acacias
la lune qui décroît
et un hélicoptère

°

cinq pigeons se posent
et explorent
un coin du parc

°

le paraphe d’une fougère
à travers un miroir ovale
: intérieur lyonnais

°
(Du haïku :)

Écrire des haïkus
qui font du bien,
salutaires

N’écrire que des haïkus
qui font du bien,
sanitaires

, qui montrent un certain chemin de sérénité –

5/7/5 :
l’usine
à formater
les haïkus
?

Rechercher l’équilibre (exact) en haïku entre dit et non-dit, mots et silence, auteur et lecteur, (noir et blanc)…

Le mot-de-saison comme lien
de l’homme avec le reste du cosmos
des choses avec leur sens cosmique

°

par le balcon
ce matin
un sifflement inconnu

°

une petite plume blanche
joue au papillon
– soir de fin juillet

a small white feather
playing butterfly
end of a July evening

°

premier jog du stage :
les tournesols
tournés
vers nous

violettes au ras des foulées

départ de canards
des roseaux de l’étang brumeux

°

sur ses dents
le soleil du soir
: une belle femme

°

pour mieux sentir
le couchant de juillet
j’ouvre la fenêtre

°°°