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Les 1012 haikai de Bashô – 191-195)

23 janvier 2012

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(L’année de Jôkyô, à la huitième lune, je quittai mon humble cabane près de la rivière. Le bruit du vent était étonnamment froid.)

battu par la tempête
le vent perce mon corps
jusqu’au coeur

(automne 1684)

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dix automnes
Tokyo est devenue
ma ville

(automne 1684)

NB : En fait, Bashô avait vécu à Tokyo pendant treize ans.

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(Le jour où je franchis la Barrière il pleuvait, et toutes les montagnes étaient cachées par les nuages.)

averses brumeuses
le jour où on ne peut pas voir le mont Fuji
c’est plus attirant

(automne 1684)

NB : Un des jeux poétiques était que le sujet soit quelque chose d’insaisissable, comme dans les lamentations des amants, ou quelque chose d’intangible, tel que le Mont Fuji ce jour nuageux.

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nuages de brouillard
faisant de leur mieux rapidement pour montrer
cent scènes

(automne 1684)

NB : Le paysage changeait très lentement pendant la marche, mais avec le brouillard dérivant, les scènes changeaient constamment.

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(Ceci est notre griffonnage à l’oratoire sacré du Sanctuaire Tado Gogen à Ise. Le vieux Bashô, propriétaire du cottage du bananier près de la rivière Fukagawa, et Tani Bokuin, le maître de Kansuiken de Nôshû, Ôgaki, marchands de poésie lors d’un voyage de visites à Ise et Owari, désireraient vous offrir ces quelques poèmes des quatre saisons.)

vie d’un prêtre
mon nom est emporté
dans la Rivière des Feuilles Tombées

(automne 1684)

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(à suivre, 196-1012)