Posts Tagged ‘1/2’

Haïku, etc – Py – mai 2012 – 1/2

17 mai 2012

°

dans tous les coins de la ville
les étals de muguets
fleurissent

°

sur le banc de la gare
des gouttes
assises

°

(Sarkozy) :

la Saccagite aigüe du petit président

(la saccagitation / la Sarkagitation…)

marre de sa col-labeur-ration
/ de sa collaberration !

il nous martèle
sans (fau)ciller
que le travail…
(bla bla bla)…

: over-sarkoze !

la fuite en avant
du président
qui devrait sortir
de son impéritie…

(S. :)

l’art
de retourner
toutes les valeurs,
tous les mots,
l’art d’aller pêcher à tous les rateliers
extrême-droite, gauche,
le retournement de toutes les vestes !

« Travail »
((famille)), « Patrie » *
on dirait un retour
aux heures les plus sombres
de (l’histoire de) la France !

* selon N.S.

Il dit
pour l’avenir
exactement
le contraire
de ce qu’il a fait
pendant 5
voire 10 ans !

Supermenteur !…

°

mon principal souci
en poésie / en haïku :
couper les vers

couper les vers
selon le/les rythme/s

°

330 ans – °
le vieil étang :
pas une ride !

(cf Salim Bellen, Tierra de Nadie n° 23 :
« vieil étang / le temps cependant / ne le ride pas »)

° le « furu ike ya » de Bashô, datant de 1681-2 (printemps).

°

2 solitudes ? :
le même insecte,
le même « poète »
autour d’un ordinateur

l’insecte
au bord de l’ordi
et moi
dedans

°

le bref,
c’est l’avenir !

°

(à) chacune de ses élèvres…

°

l’esquisse de l’esquive…

qui est-ce qui
esquive ?

(: débat télévisé du 2/5/12)

°

sur la voiture noire
le rose
des fleurs de marronniers

°

(haïku ? :)

quand les excités du « beau »
calent…

°

1er mai
au milieu de l’avenue
il rollers

°

la récidive
le récit d’Yves

°

communau(x)-tari / t’as ri (?)
/ t’a pas ri (?)

°

(insomnie :)

regardant
du temps
passer

°

un chewing-gum
dans l’oeil du candidat –
veille d’élection

°

sous sa capuche
– banlieue

°

v’la d’l’art !…

°

(à mon amie :)

« envoi du message en cour
(-be)s »

°

(c)raie blanche

°

il faut faire
tourner la baraque
tourner la bourrique

°

Tension
entre (les) deux tours
« Man »° attend

° = « on »

°

à défaut d’être ambitieux,
il était ambidextre

°

les cônes roses
des marronniers au carré

(Avenue de la Victoire, Orly)

°

bientôt feu le petit président
arrogant – méprisant

À qui gagne – perd !

°

Élargir ! :

La direction du haïku, c’est :
de mon dentier
au monde entier !…

(et pas l’inverse !)

°

I scream / je crie – glâce ! / ice-cream

°

le plat déteint

°

ouligot
(et alipo(t)

les aligo-éléments…

°

le petit président
sortant
en grandes pompes

N.S.,
président sortant (de ses gonds ?)
de la République Française !

Avec Sarko,
l’exemple
vient d’en bas !

°

rose
le papier-toilettes

roses
les fleurs de marronniers
dans l’avenue

rose
dimanche
?
: l’arroser !

enfin vaincu ?

Le vaincu
à la rame
sur le lac
calme…

°

la fille du rasoir (?)

°

intestinfesté (…)

°

les yeux encore humides
de l’évocation du décès de Salim,
nuages dans le ciel du soir

°

roses
les cônes fleuris
des marronniers
– la couleur du soir

élections –
le rose
des fleurs de marronniers

°

la nuit étAlée

°

soulagement :

l’air
plus léger
à respirer

les rich’cons
vont-ils se casser ?

°

un minuscule insecte
longe ma page
– 3 heures du matin

°

Le haïku
n’est pas une (haï)-couverture
que l’on ramène à soi,
c’est une (haïk)-ouverture
de
soi
(vers l’extérieur !)

°

« Merci, peuple de France » °
dit-il
avant de tourner talonnettes

– pas sûr que le « peuple de France »
lui rende la pareille !…

° , titre Le Monde, ce 7 mai 2012.

Tourner Sarkasaque / (tourner Sarkozaque ?)

°

chat noir assis
devant l’affiche
« Ne pas frapper
à la fenêtre »

(rue Lamarck, 75018)

°

les cris des grenouilles
tout autour du lac
– soir d’élection

ou :

soir d’élection –
les cris des grenouilles
tout autour du lac

à la place du paillasson
un rectangle d’eau –
le nouveau président a été élu

odeur d’herbe fraîche
le nouveau président

laboratoire
électoral :

La vérité sort de l’ur(i)ne…

l’un peu plus grand président
sortant
le plus petit…

°

N’écrire
que le COEUR

(le reste est
DÉPOUILLE)

°

8 mai –
des « hélicoptères »
descendent dans le jardin

°

(Le) Buisson
aux orties,
l’uFmNp
dans les choux !

°

un pille-grains

°

sa valise s’en va
vivre sa vie
– wagon de métro

(cf Paul de Maricourt)

°

Étaler, oui,
étaler le temps
qu’on nous rogne,
(qu’on veut nous rogner
– à travailler…)

°

les feuilles des lauriers
luisent sous les lampadaires –
demain l’enterrement de la marraine

obsèques…

concert
le lendemain de l’enterrement
: le même costume

°

le geste juste…

°

gin(m)embre…

°

la tige se détend :
la neige tombe

°

un emballage
monte sur le trottoir
– 12 mai

°

une porte miaule

°
(haïbun (?) au Gouvernement Français :)

au dos de ses calculs de frais, ce haïku :

lucioles voletant
sur son visage
– matin de neige

(–> 14/5/12)

°

l’heure est grave
le ré aigu

ciré
récit

°

s/él/ectionné

°

(de « a » à « z » :)

Au milieu de mon message
l’insecte
sur la touche « z »

°
(à suivre : 2/2)

Publicités

haïku, etc. de Py – fév. 12 – 1/2

16 février 2012

°

Un oulipote…

°

écoutant
le cachet effervescent
s’éteindre

°

le haïku,
ce moment
Fuji-tif !

(d’après Nicole Voltz, dans « L’atelier d’écriture et le haïku », in Le haïku et le forme brève en poésie française, André Delteil, P.U.P., 1989.)

°

sur le pas de son paillasson
un chien aboie –
du sel épars par terre

°

entre les quatre tours
de la bibliothèque
les deux cheminées
détachent leur fumée
sur le ciel froid de février

°

la grenouille
ouvre l’oeil
de la mare

(cf : « kaigan », « l’ouverture de l’oeil », in « Notes dans la paume », de Roland Halbert, p.168)

°

dans les toilettes hommes
du centre culturel japonais*,
ça sent la pisse !

* Tenri, Paris 75001

°

finissant
sa canette de bière :
la lune presque pleine

°

lucid(r)e…

°

un p’tit coup dans le zen !…

°

deux pies
picorent la neige –
premier dimanche de février

°
(Ancien : après 1980 :)

4 heures du matin
le frigidaire se réveille
le chien en peluche garde les yeux ouverts

°

Il rentra
dans ses nerfs
et composa
une fleur
invisible

°
(À propos des 1012 haïkaï de Bashô :)

avancent
sous la neige
des haïkus

°

R.E.R
REtaRdé :
la matinée saute…

°

prendre un papa
par la main…

°

vent glacial
le (carillon de) bambous chante(nt)

°

crépuscule –
son oeil au beurre noir

°
(Bashôtage (kyôku au vieux marc) :)

le vieux marc –
un bouchon saute
pop !

°

Monsieur ou Madame Dusson-Égal
est demandé au parloir…

Monsieur Tiroir-Caisse et Monsieur Caisse-Tiroir
ont rendez-vous.
Ils échangent.

°
(Ancien :)

me demandant son chemin :
ses si belles gambettes
avenue Gambetta !

°

Reims –
le canal couvert
de neige gelée

°

Pour les élections
allons-nous voter
U.f.M.n.P. ?

°

grand froid –
un défilé de sous-vêtements
en bande-annonce
sur Internet

°

la candidature
du polichinelle
cousu(e) de fil blanc

le fantôme fantoche
de l’ultra-capitalisme !

°
(Ancien :)

crépitement :
sur le buisson sec
la neige

°
(Ancien :)

cohue matinale :
devant la porte ouverte
du train de banlieue,
une casquette.

°

hors d’inaire

°

Bah, c’est là que le o (/ haut) blesse !…

°

(à suivre, 2/2)

Haiku, etc. de Py – oct. 11 – (1/2)

17 octobre 2011

°

le passé pas si
simple le passé pas si
simple le passé

°

ri pou ri pou ri
pou ri pou ri pou ri pou
ri pou ri pou ri

°

ça plaît ça ne plaît
pas ça plaît ça ne plaît pas
ça plaît ça ne plaît

°

traint contraint contraint
contraint contraint contraint con
traint contraint contraint

°

RIEN . . . T

°

rien t rien t rien
t rien t rien t rien t
rien t rien t rien

°

en religion : le Très Haut
en haïku : le très peu !

°

comme beaucoup
le premier pet sur ta voiture
un haïku

°

le haïku spirale

l’art doux
(/soft)
tout en courbes
spiralées :
sculpture-pelure-d’orange

aspirale

l’artspiral(e)…

lartdoux

°

2/3/2
3/5/3
5/8/5

°

le camion qui passe
emporte avec lui
le bruit de l’aube

(10/6/06)

°

le pont vert
sur la Seine noire
– Maison de la Radio

(6/3/09)

°

une bouteille en plastique
sur l’eau
un canard sur le bord

°

en bas du
Conservatoire de musique,
un concert de klaxons

(13/10/04)

°

le printemps
l’été
l’amour
l’hiver
°

toise –
assez d’énergie pour aller jusqu’au bout du pinceau

°

reçoit
haïku
donne

°

le soleil
joue
une harmonique
d’araignée

fil d’araignée
et soleil
en duo furtif

une harmonique de soleil
sur la corde
d’une araignée

le soleil

le soleil
joue
de l’araignée

°

parallèlement
deux hommes à valise à roulettes
à portable à l’oreille

(ancien –> 4/10/11)

°

(Bashôtage :)

un claquement,
des rides
: un haïku

un claquement,
des pattes* :
le haïkaï

* : des pieds ?

°

maison de retraite
les pommiers fleurissent dans la cour
(- octobre)

°

(une) déviaviation

(: un détournement d’avion)

°
(Zenryû / Bashôtage :)

what is the sound
of a swamp ?

quel est le bruit
d’une mare ?

avant la grenouille,
le bruit de la mare ?

après la grenouille,
le bruit de la mare ?

la grenouille
est-elle
le bruit de la mare ?

le plouf
de la grenouille
est-elle
la clé
de l’étang ?

le plouf
de la grenouille
ouvre l’étang

dès que la grenouille entre,
l’étang se referme

silence bruit silence

calme plouf ! plat

calme clame calme

CHOC

clameur calme lac

ré – calme

°

devant la cathédrale
la jeune Japonaise
danse
pour la photo

°

« Je regarde la mer. J’apprends à devenir poisson »

: le premier druide in L’enchanteur pourrissant, d’Apollinaire, p. 25, éd. Terre de Brume

°

Caprice est fini ?

°

Dans le haïku, la prose est le liant, le ciment ; le haïku étant la pierre…

°

un noyau d’avocat
vient jouer la toupie
sur le parquet

°

Le « haijin » établit (un lien entre) deux éléments, une passerelle. Tout son art consiste en cette passerelle (que le lecteur puisse emprunter), en cette architecture (plus ou moins visible…/ plus ou moins lisible…(?))

°

(À Salim,
à nous)
:

ce 9/10/11
je me souviens
du 9/8/7
où l’ami cher
disparut
sur une route
de Colombie

Où naviguons-nous ?
entre quels chiffres
bornés ?

°

Aimez-vous (le) brame ?
– Octobre
(il va sans dire !)

°

sur 50 ans
j’ouvre la langue
plusieurs fois

°

« La forge des mots »

la forge des mots
le forage des mots
le fromage des mots

S’amuser (« asobu »)
des mots,
du langage…

la faiblesse des mots…

°

sans connaître le but,
poursuivre son chemin…

°

à ceux que le zen
gêne je dis à ceux que
le zen gêne je

dis à ceux que le zen gêne
je dis à ceux que le zen

°

le gavage des poches
le gavage des proches…
: les oies du pouvoir

°

la réduction
– séduction
rédemptrice ?

°

je lis un poème rimé,
je m’endors

°

à l’époque des fleurs,
l’explosion
de Fukushima

°

l’arbre

°

le zen les a gê-
nés le zen les gêne le
zen les gênera

aux zen-tournures…

gêné né gé

°

déséqualibrer

(le haïku ?)

(pour voir
s’il tient encore
debout ?)

°

ils
cent tasses
dans le train du matin d’automne

vers la mi-octobre
, chevilles ouvrières

(et coups de pieds
/ reçus / donnés)

– Bosse ou crève !

°

je relis des pensées
où en est la lune ?

je suis d’une génération papier
où en est la lune ?

°

Peu importe que mes poèmes soient ou non des haïkus !
mais que je sache quand c’en sont,
quand ce n’en sont pas,
et pourquoi, et comment !…

°

neige abondante lush snow
maintenant fondante slush now

(: ancien)

°

une boucle d’oreille
en feuille bleue (métallisée)
au pied du parc
ce quinze octobre

°

dans les affaires
du clodo parti :
des pigeons

°

(à suivre : 2/2)

Haiku, etc, – Py – juillet 2011 – 1/2

20 juillet 2011

°

– Quel temps fait-il aujourd’hui ?
– Soleil
avec un nuage et demi

en doigts vagabonds sublimes

la part écrite du haïku…
… sa part non écrite

La part émergée du haïku *
seule montre.

* : « Ice-ku »

entre deux
et onze juillet
pas un mot ;
un arc-en-ciel
entre les pins

Babillé /
Atelier dessin de nus au fusain

Détourner les mots
(de leur « vieux » cours…)


(S.S.S)

Malgré tous ses coups de gueule
en l’air
– comme des pets dans l’eau –
l’insécurité
prospère…

les mots perce-blanc

« les confins blancs »

une fourmi noire
encercle le bol blanc
– onze juillet

°

Equilibrer l’encre
et le papier

Faire la part
exacte
du noir
du blanc

(: « taoku »)

le son et le silence

°

la limite inférieure du haïku :
la concentration (de l’encre…)
(de Chine, du Japon, …, de France…)

17 -> 16 -> 15 -> 14 -> …

le « précepte » de Bashô du moins de 50 % (de) formulé !…

– Que le lecteur tombe dans le vide du haïku :
le vide à la fin de l’encre du haïku *,
de la suggestion

Surtout :
ne pas tout « dire » !

« Plus encore que dans le cas du tanka, ce qui est suggéré l’emporte de loin sur ce qui est exprimé. Voilà pourquoi tous les passionnés de silence […] sont susceptibles de devenir passionnés de haïku. »
Ôoka Makoto, p. 12 de Poèmes de tous les jours, Picquier Poche, 1995.

* Equilibrer l’auteur et le lecteur,
la part de l’auteur et la part du lecteur…

°

(à J.A.) :

Le haïku c’est tout le contraire d’un auto-portrait;
c’est un négatif, à la rigueur, une image en creux (du poète)…

« Le poète, suivant en cela les règles du genre, ne s’exprime pas directement. »

Ôoka Makoto, ibid. p. 13.

la cigale tue,
le chant des oiseaux

une fourmi explore
le plat propre


(jour – rouge)

le jour se lève
sur le rouge rutilant du vélo
– pluie

une toile d’araignée
tissée
devant le rétroviseur

pédalant
de chaque côté
de la toile d’araignée

la lune
se glisse entre les rideaux
pour voir s’il n’y aurait pas
quelque sommeil
à dérober

dans son oreille gauche
une tourterelle
puis dans sa droite
une autre
– mi-juillet

la fleur de prunier
rêve-t-elle encore
de sa coupe de saké ?

(cf p.29 de Poèmes de tous les jours, Anon. du Manyôshû)

A quel moment nommer la lune ?

pleins
la lune et le cheval
dorment

°

(à suivre, 2/2)

Haiku, etc. de Py – mars 2011 – 1/2

7 avril 2011

°

la fleuriste,
une belle tige
– premier mars

une feuille s’élève
du trottoir
1er mars

une feuille s’élève ;
il colle une prune

ce matin
le haïku du vieil étang *
traduit par Claire Fontaine **

* : Bashô
** : in 365 Jours ZEN, éd. Le Courrier du Livre, 2000, p.122.

Dans tout livre sur le Zen,
pas rare de trouver
quelque haïku !

début mars frisquet
une araignée fait les cent pattes
devant la porte

°

Sarko, roi
de la répression
de la suppression
de la régression

Il grogne
Il rogne
Il renie
ce que fit
ce que fut
ce qu’est
la France :

ce traître,
ce terroriste (number one)

Il nous fait remonter
jusqu’au singe ?

avec Sarko,
c’est tous les ans
l’Année du Singe !

Sarko,
ce fou de la messe,
se fout de la loi

(de séparation de l’Eglise et de l’Etat, 1905)

°

6 heures
nulle demi-lune
au-dessus
de Saint-Lazare

°

Le cerisier en fleurs –
Les centrales nucléaires
du Japon

the cherry-tree in bloom –
the nuclear plants
in Japan

Dare call
a plant
nuclear !

le saule en pleurs –
les retombées nucléaires
au Japon

the willow in tears –
the nuclear fallouts
in Japan

°

un coin de soleil
sur le mur
– l’avant-printemps

lavant les vitres
l’avant-printemps

l’oiseau qui passe
dans le ciel de Paris,
que sait-il
du nucléaire japonais ?

the bird which flies
in the sky of Paris,
what does it know
of the Japanese
nuclear power ?

°

Le jardin public
jonché de canettes
– printemps

°
(à suivre, 2/2)

Haïkus, etc. Py – janvier 2011 – 1/2

24 janvier 2011

°

le soleil
frappe les glaçons du toit
– premier jour de l’an

le soleil glisse
sur les pentes enneigées :
restaurant de l’alpage

°

des touffes de poils arrachés,
des gouttes jaunes
sur la neige

(Savoie, fin 12/10)

°

bouclés de givre
les arbres ;
le début de l’an *

* Langres, plateau à l’est de la France.

°

des cris de métal
régulièrement –
gare de Drancy *

(d’après 2/2/04)

* en Île-de-France, d’où partaient les convois de prisonniers pour les camps d’extermination nazie.

°

à chaque extrémité
de la feuille de vigne
une goutte de rosée

(Pont-aux-Moines, 200?)

°

une abeille
se traîne

sur le parvis
de l’église

(Lot, 200?)

°

sur sa porte
lu :
 » je suis ouverte  »

(Paris, 2000?)

°

au Musée de l’Erotisme
cette inscription :
 » AIR CON – – –  »

(d’après 31/12/06)

°

marchant le long du mur :
elle
et son ombre

le pain
levé comme jamais
– lune noire

sur le toit gris
des rouleaux
de laine de verre

mi-janvier
un père Noël attardé
contre une façade

les lampions du matin
les couleurs du ciel

son archet
traverse l’après-midi
– mi-janvier

°

matin de novembre
la voisine
jour du cor

(12/12/06)

°
(à suivre… 2/2)