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« So Happy to see Cherry Blossoms »

27 janvier 2017

Haïkus de l’Année des Grand tremblement de terre et raz-de-marée, anthologie par Madoka Mayuzumi, Ed. Red Moon Press, 2014 :

ABE Ryûsei (11 ans, ville de Yamada, Iwate) – 48 :

Je suis si content de voir les fleurs de cerisier à pleine maturité *

ce haïku donna à Madoka Mayuzumi le titre de son anthologie : « So Happy to see Cherry Blossoms », (Haïkus de l’Année du Grand Séisme et du Grand Tsunami), Red Moon Press, 2014.

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AKAGAWA Seijô (86 ans, Sendai, Miyagi) – 75 :

condoléances pour le séisme même du saké doux dans le colis

°°

AMI Takao (66 ans :Sendai, Miyagi) – 62 :

La mer s’étant calmée je verse du jeune thé *

« Shincha » (« nouveau thé ») renvoie au thé cueilli à la fin du printemps et mis sur le marché au début de l’été.

°°

ARA Fumiko (91 ans : Village d’Iitate, Fukushima) – 30 :

froid printanier douloureux d’évacuer à 90 ans

– 95 :

Même pendant l’évacuation les répliques continuent jusqu’au Festival d’O-Bon

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ARA Kazuko (63 ans, de Minamisôma, Fukushima) – 50 :

Au quartier des affaires frappé par le désastre viennent les hirondelles

°°

EBIHARA Yuka (44 ans : Minamisôma, Fukushima) – 34 :

désastre du séisme débris empilés sur la Colline des Fleurs

– 97 :

La lumière de la pleine lune enveloppe lentement un village dépeuplé

°°

FUNAHASHI Matsuko (59 ans : Minamisôma, Fukushima) – 61 :

le train abandonné sur sa voie la pluie de mai

°°

GORAI Shôko (78 ans, Minamisôma, Fukushima) – 67 :

Evacuée la maison vide murmure de jeunes hirondelles

– 90 :

A Tanabata * « Je veux maman » dit un enfant de victimes

* Tanabata, un des cinq festivals sacrés du Japon.

G.S : « Un garçon de quatre ans qui perdit ses parents dans le raz-de-marée dit « Je veux maman », quand on lui demanda quels étaient ses souhaits pour les parures de Tanabata. »

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HATTORI Nami (64 ans, Shiogama, Miyagi) – 17 :

Panne dans la cuisine seule une lune trouble

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HAYANO Kazuko (81 ans, ville d’Iwaizumi, Iwate) – 101 :

ville natale près de la plage après tout de nouvelles pommes de pin

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HIRAMA Chikuhô (89 ans, ville de Shibata, Miyagi) – 82 :

sous le soleil brûlant un bateau flotte sur un monceau de débris

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HOSHIZORA Maiko (18 ans, Kesennuma, Miyagi) – 111 :

l’année qui s’achève cette année je n’ai que trop pleuré

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KAWABATA Michiko (80 ans, Ishinomaki, Miyagi) – 92 :

au pays des séismes des voix allègres pleines de soleil automnal

°°

KIKUTA Tôshun (84 ans, Kesennuma, Miyagi) – 110 :

en récupération dans un camp provisoire le saké est chaud

°°

KOIDE Toshie (75 ans, Minamisôma, Fukushima) – 108 :

enroulant un enfant dans une seule couverture la nuit du raz-de-marée

– 58 :

Les hirondelles n’ont pas oublié la maison endommagée

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KOIKE Michiko (41 ans, de Miyako, Iwate) – 43 :

amassant la boue à la pelle rejetant la boue à la pelle lueur du soir de printemps

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KONNO Eiko (69 ans, Fukushima, Fukushima) – 70 :

emporté un bateau de pêche reste là dans le champ estival

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KÔRI Ryôko (77 ans, Minamisôma, Fukushima) – 71 :

à Fukushima les humains ne peuvent plus vivre les herbes prospèrent

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MIYAKI Mieko (63 ans, Minamisôma, Fukushima) – 68 :

Evacués mère et fils sortent voir les lucioles

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MORI Mikiko (40 ans, Kesennuma, Miyagi) – 98 :

Sur le pays dévasté la lumière de la lune brille franchement

°°

OKADA Akiko (78 ans, de Tagajô, Miyagi) – 44 :

comme en rampant une autre réplique arrive dans l’obscurité printanière

°°

ÔMIKA Chieko (85 ans, Minamisôma, Fukushima) – 100 :

Avec le désastre difficile à cerner le froid qui s’insinue

°°

SAITÔ Kazuko (82 ans, de Sendai, Miyagi) – 52 :

en moi les répliques sont venues habiter profond printemps

°°

SAITÔ Keisui (77 ans, ville de Yamamoto, Miyagi) – 40 :

Il ne reste que des débris dans ma ville natale la montagne sourit *

* Le mot de saison, « yama warau », « la montagne rit », « la montagne sourit » désigne le printemps. Il provient de la première ligne d’un poème chinois écrit par le peintre « de montagne et d’eau » Guoxi (1023-1085) :
la montagne de printemps est simple-sensuelle, comme si elle souriait **

(…)

** Le caractère chinois pour « rire », « sourire », signifie également « fleurir ».
N.B. : Nombre de kigos japonais proviennent du chinois (voir aussi un article récent sur https://haicourtoujours.wordpress.com/, à ce sujet).

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SAKAKIBARA Kôji (35 ans, Morioka, Iwate) – 115 :

dans un port alignés pour une prière silencieuse le Premier jour de Travail

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SATÔ Isao (69 ans : village de Noda, Iwate) – 63 :

resté maintenant seul, cette brise odorante

– 107 :

se regroupant autour de lampes provisoires l’hiver commence

°°

SATÔ Kuniko (79 ans, Minamisôma, Fukushima) – 16 :

les vagues du printemps en partant avalent mon village

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SATÔ Nobuaki (77 ans, Iwanuma, Miyagi) – 74 :

Tenant un pot de roses elle déménage dans une maison de fortune

°°

SHIGA Atsuko (78 ans, Minamisôma, Fukushima) – 27 :

Où je suis venue fuir les radiations les pissenlits jaunes

°°

SHIGA Hideki (81 ans, village de Kawauchi, Fukushima) – 65 :

un seul pin dans le raz-de-marée du siècle debout, vert

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TAKAE Sueko (77 ans, Minamisôma, Fukushima) – 89 :

les rails d’acier de la ligne désaffectée rouillant : vulpins *

queues de renard.

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TAKAHASHI Aiko (83 ans, Minamisôma, Fukushima) – 94 :

Père Mère au travers de violents séismes je lave leur tombe

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TAKANO Mutsuo (64 ans, ville de Tagajô, Miyagi) – 45 :

sur la quille du bateau retourné les fleurs de cerisier n’arrêtent pas

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YOKOTA Kiichi (83 ans, village de Kawauchi, Fukushima) – 93 :

Pour Tanabata je souhaite seulement que l’évacuation soit suspendue

°°

YOSHIDA Keiko (70 ans, ville de Shibata, Miyagi) – 51 :

Les cerisiers fleurirent et se dispersèrent avec les enfants qui ne reviendront pas

°°

YOSHINO Hiroko (38 ans, ville de Namie, Fukushima) – 15 :

froid printanier et la maison et la voiture emportées

°°°

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Compte-rendu du KP 121

8 janvier 2017

En présence de 21 personnes, 41 haïkus ont été échangés. 25 d’entre eux ont obtenu une voix ou plus.

°°
Avec 5 voix :

°

jardin d’hôpital –

une fillette chauve

joue à la princesse

: Minh-Triet Pham ; *

retour de campagne

une odeur d’autrefois

sur le pyjama

: Jacques Quach ;

« Vitrine en cours »

l’étreinte de l’étalagiste

et du mannequin nu

: Antoine Gossart.

°°

Avec 4 voix :

°

éoliennes –

la conversation

tourne à l’orage

: Michel Duflo.

°°

Avec 3 voix :

°

ce saule

taillé tôt ce matin

ne pleure plus…

: Philippe Bréham ;

°

entrée du cimetière

mon pied glisse

sur une feuille morte

: Christiane Ranieri ;

°

Entre les flocons

l’épaisseur du silence

derrière la vitre

: Nicolas Lemarin ;

°

gare de Lyon,

dans la salle d’attente,

un pigeon voyageur

: Philippe Gaillard ;

°

mort à 88 ans

l’ancien amant de ma femme

un choc pour nous deux !… **

: Philippe Bréham ;

°

Noël

dans les yeux de l’enfant

les souvenirs du grand-père

: Patrick Fetu ;

°

Noël –

elle offre le cadeau de son ex-amant

à son ex-belle mère

: Valérie Rivoallon.

°°

Avec 2 voix :

°

massif central –

une citerne

broute un champ

: Daniel Py ;

°

mouillée par la pluie,

une coccinelle avance

au petit bonheur

: Philippe Gaillard ;

°

Paysage noir et blanc

Seule tache de couleur,

Le rouge-gorge

: Leïla Jadid ;

°

réveillon

nos ombres déjà

dans l’an nouveau

: Eléonore Nickolay ;

°

toast du Nouvel An

entre deux bises l’odeur

d’une bougie qui s’éteint

: Cécile Duteil ;

°

une corneille

sur la poubelle verte

– tri sélectif

: Jacques Quach.

°°

Avec 1 voix :

°

aube du nouvel an –

un morceau de marron glacé

coincé entre les dents

: Michel Duflo ;

°

bible à la main

il fait sa prière

pour traverser

: Patrick Fetu ;

°

jour de Noël

le chêne nu s’habille

d’un nuage d’étourneaux

: Antoine Gossart ;

°

Le soleil est bas

seule avec mon ombre

qui me murmure le silence

: Rikako Ando ;

°

Nouvel hiver

3 générations regardent…

« Les Feux de l’amour »

: Leïla Jadid ;

°

Pleine lune –

Les fumées lumineuses

des cheminées

: Danièle Etienne-Georgelin ;

°

seule à nouveau

son cadeau d’adieu

des fleurs de givre

: Eléonore Nickolay ;

°

Un banc figé

Sur le temps qui passe –

Les nuages en fuite

: Catherine Noguès.

°°°

* Au kukaï de Paris n° 6, du 26 mai 2007, Jean Deronzier (Québec) s’était fait remarquer avec ce haïku d’une grande similarité (qui avait obtenu 6 voix) :

matin d’hôpital / une enfant chauve / coiffe sa poupée

Ce haïku était paru, ensuite, dans La Rumeur du coffre à jouets, Ed. L’Iroli, 2009, et dans notre première anthologie des haïkus du kukaï de Paris : La Valise entr’ouverte, Ed. Unicité, 2010.

°

** Philippe Bréham nous avait gratifié d’une première version de ce texte, au kukaï de Paris 86 du 8 février 2014, sous cette forme :

mort à 88 ans / l’ancien amant de ma femme – / petit choc pour moi aussi !

(qui lui avait valu une voix, alors.)

°°°

Notre prochain kukaï, le 28 janvier prochain aura lieu le jour du Nouvel An chinois, pour inaugurer l’année du Coq de feu ! 15h30 au Bistrot d’Eustache, toujours !

°°°

 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu du K.P. 120

11 décembre 2016

En présence de 14 personnes, 42 haïkus ont été échangés. 27 d’entre eux ont obtenu une voix ou/et plus !

°

Avec 5 voix :

D’un seul éclat

meurt le dernier rire

du clown d’Alep

: Annie Chassing.

°

Avec 4 voix :

« le silence de la mer » –

page trente sept

un de ses cils

: Ben Coudert ;

trottoir gelé

son regard bleu

ne mendie pas

: Jacques Quach ;

Visage lifté

elle cherche dans le miroir

son ancien sourire

: Annie Chassing.

°

Avec 3 voix :

à l’aube de mes soixante ans ~

en lingerie fine

sans amant

: Marie Barut ;

au son de la cloche –

des morceaux de silence

chutent en poudreuse

: Antoine Gossart ;

friche industrielle –

un vent glacial joue au foot

avec un gobelet

: Michel Duflo ;

Le vent s’est tu

dans les berceaux de l’air

les feuilles tombent

: Nicolas Lemarin ;

Mon chat n’est plus –

l’ennui prend sa source

dans le bol vide

: Nicolas Lemarin ;

premier flocon

immense

sur mes lunettes

: Jacques Quach.

°

Avec 2 voix :

particules fines…

devant ma porte

le crachat d’un passant

: Eléonore Nickolay ;

poussette d’enfant 

dans le bruit des roulettes

le roulis des galets

: Frédérique Leriche ;

soirée près du feu –

encore un peu d’hiver

au bout des orteils

: Michel Duflo ;

un dernier parapente

contre l’or du causse *

– fin octobre

: Daniel Py

* plateau calcaire du sud, du sud-ouest, du massif central. Ici : Le causse noir – faisant partie des Grands Causses, dont le causse de Séverac, le causse Méjean, le causse du Larzac, le causse Comtal, le causse de Sauveterre…

°

Avec 1 voix :

ces herbes sauvages

couvriront-elles un jour

le souvenir d’un train ?

: Philippe Bréham ;

Jeu de grattage –

tous les matins il gagne

la même voiture

: Ben Coudert ;

Ladurée * –

ils coupent les macarons

en deux

: Valérie Rivoallon ;

* Maison Ladurée : : « Fabricant de Douceurs »…

les oiseaux au nid –

seul le rouge-gorge

entre chien et loup

: Antoine Gossart ;

Noël –

en mode hors gel

les chambres des enfants

: Eléonore Nickolay ;

nuit d’automne

sous un matelas de nuages

la lune ébréchée

: Frédérique Leriche ;

Parvis venteux –

les boules du sapin

s’entrechoquent

: Michel Duflo ;

première gelée –

une larme figée

sur la dernière rose

: Antoine Gossart ;

RER du soir

elle s’endort sur son livre

: L’Hypnotiseur *

: Daniel Py ;

* , de Lars Kepler.

soir d’été

le silence des blés glisse

sur la campagne…

: Philippe Bréham ;

Soleil pâle –

Pétrifiée par le givre

une dernière rose…

: Danièle Etienne-Georgelin ;

sur sa chaise pliante

sous son chapeau de paille

lisant La Vie de Van Gogh *

: Daniel Py

* , d’Henri Perruchot.

TGV

la course folle de la lune

sur l’horizon

: Jacques Quach.

°

Sans voix, mais remarqué :

grand-mère pour la seconde fois

attendre à nouveau

le Père Noël

: Marie Barut.

°

Antoine Gossart a remercié en haïkus Eléonore Nickolay pour ses cadeaux de Noël : des gâteries pâtissières et des étoiles pour les différents haïjins cités :

« Au kukaï / elle les honore / d’une pluie d’étoiles »

« Au kukaï Eléonore / nous fait avaler / des tours Eiffel »

Merci à lui, et merci à Eléonore !

°

Nous avons également présenté

le recueil de « haïkus normands » d’Anne Brousmiche, qui s’intitule : Des Iris sur un toit, aux Editions de l’Aiguille (à Etretat – cf : leseditionsdelaiguille.blogspot.com). Divisé en huit chapitres : Le Ciel, La Mer, La Terre, Les Chemins, Les Falaises, Les Jardins, Les Rivages, Les Villages, il « nous conduit de la côte d’Albâtre au Mont-Saint-Michel, des quais du Havre à la tombe de Jacques Prévert, des jardins de Giverny à la plage de Deauville »…

J’en ai choisi quelques uns que je me fais le plaisir de partager avec vous :

Un hiver de trop / la falaise recule / de plusieurs pieds

Pré en bord de mer / deux moutons se disputent / le carré avec vue

En pèlerinage / sur une tombe l’hirondelle / abandonne sa plume

(: Visite à Prévert. Omonville-la-Petite.)

 

Je pourrais vous en citer bon nombre d’autres, bien réussis. Je vous le recommande, vous resterez longtemps sous son charme.

°

Frédérique Leriche nous a présenté également certains numéros de la revue du groupe « Graines de Vent », animé par Hélène Phung, dont « Microcosmes », « Eaux dormantes », « Haïkus en voyage », … auxquels elle a participé.

°

Valérie Rivoallon nous a fait part d’un appel à textes (haïkus) sur le thème du voyage, afin de participer à une soirée de lectures organisée par le groupe « Haïcoustiques » nouvellement formé (composé de : Valérie Rivoallon, Françoise Lonquety, Fabienne Caurant et Philippe Gaillard), qui organisera – dans différents lieux – des soirées lectures autour du haïku, à partir du début de l’année prochaine. Vous pouvez envoyer, pour cette première manifestation, 3 haïkus à Françoise Lonquety, jusqu’à fin janvier 2017. Son adresse : flonquetAROBASEnumericable.fr

Merci à eux, et bon vent pour cette belle entreprise !

°°

Nous vous souhaitons à tous une bonne fin d’année, et de joyeuses fêtes de fin d’année !

°

Nos kukaïs reprendront les

7 janvier

28 janvier

25 février

25 mars

22 avril

°

Merci !

et bons haïkus à tous !

°°°

 

 

 

 

 

Compte-rendu du K.P. 119

20 novembre 2016

Samedi 19 novembre a eu lui notre 119e kukaï de Paris, en présence de 19 personnes, 38 haïkus ont circulé :

°
Avec 6 voix :

station Trinité

une feuille morte

remonte l’escalier

: Jacques Quach.

°

Avec 4 voix :

précipice –

le cadrage incertain

de son dernier selfie

: Ben Coudert;

un papillon blanc

traverse mon regard

je vois le silence

: Nicolas Lemarin

°

Avec 3 voix :

dégel

la goutte au nez

de la gargouille

: Christiane Ranieri;

double arc-en-ciel

après la pluie

et quelques verres

: Minh-Triet Pham;

milieu de l’automne –

la symétrie parfaite

de ses fesses

: Michel Duflo;

pluie d’automne –

l’autocuiseur chuchote

une odeur de pommes

: Dominique Borée;

pluie glaciale –

un bouquet de lavande

sur le tableau de bord

: Valérie Rivoallon;

sentier boueux –

l’automne ne me lâche pas

d’une semelle

: Michel Duflo;

seule…

dans la fenêtre des voisins

ricane leur citrouille

: Eléonore Nickolay.

°

Avec 2 voix :

au coin de ma rue

elle joue à la marchande

avec sa vertu

: Margot Coudert;

forêt d’automne

après le défilé de mode –

les robes tombent

: Jacques Quach;

pensif, ce vieil homme

devant sa carte d’identité

valable jusqu’en 2023 !

: Philippe Bréham;

tout l’or

du biloba

– qui va le ramasser ?

: Daniel Py;

un court instant

le signe de Zorro

– vol d’oies sauvages

: Dominique Borée;

zone industrielle –

ma mélancolie se fond

dans le paysage

: Ben Coudert.

Avec 1 voix :

au cul du tracteur

ce ralenti du tonnerre

couleurs de l’automne

: Frédérique Leriche;

Chatte en chaleur

Sur ses côtes apparentes

Le soleil du matin

: Fujii Lika;

dans mon bol de thé

les bulles écailles tremblent

vol du papillon

: Frédérique Leriche

derrière l’église,

une mante religieuse

sur le cyclamen

: Philippe Gaillard;

de toutes parts dans les bois

le rire des corbeaux japonais :

Ha-Ha ! Ha !

: Philippe Bréham;

il loupe son train –

sur l’affiche

Coluche se marre

: Antoine Gossart;

panne d’essence,

obligés de se parler,

la vie quoi

: Philippe Gaillard;

pleine lune –

la sienne

inaccessible

: Minh-Triet Pham;

repose 

sur les chrysanthèmes blancs –

une feuille morte

: Valérie Rivoallon;

Soirée paisible…
Dans le soleil orangé

l’arbre millénaire

: Danièle Etienne-Georgelin.

°

Sans voix, mais remarqués :

musicien aveugle

sur ma photo la lumière

de son âme

: Christiane Ranieri;

sous la lune d’automne

je pousse un vélo

et mon petit enfant

: Christophe Jubien.

°°

Dominique Borée nous a présenté son dernier recueil de haïku (avec les tondi de Jean-Michel Le Claire) aux éditions de la Lune Bleue, 2016.

En voici un :

soleil de plomb –

je reviens sur mes pas

pour des prunes.

°°

Notre prochain kukaï de Paris aura lieu samedi 10 décembre 2016 auBistrot d’Eustache, à 15 h 30.

 

 

 

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 118, du 15/10/16 :

16 octobre 2016

En présence de 15 participants (dont notre invitée d’honneur Claire Châtelet (« Sprite »), 30 haïkus furent échangés, après une présentation des membres (dont certains nouveaux), et des informations diverses (dont la parution du tout récent Haïkus de la résistance japonaise, choisis, présentés et traduits du japonais par Seegan (Laurent) Mabesoone, aux éditions Pippa.)

21 textes reçurent une voix, ou plus.

°

Avec 5 voix :

équinoxe –

le souffle laborieux

de son poumon restant

: Claire Châtelet (« Sprite »).

°

Avec 4 voix :

Bruissement de feuilles –

Le joggeur est avalé

par la brume

: Danièle Etienne-Georgelin;

Collées

Au chien égaré

Les fleurs fanées

: Fujii Lika (, originellement écrit en japonais – en 5+7+5 mores -, et traduit en français par sa fille, Ando Rikako.)

jardin en automne –

le râteau rouillé

me montre les dents

: Michel Duflo.

°

Avec 3 voix :

Fin septembre

une cigale esseulée

retient l’été

: Nicolas Lemarin;

sous l’abri-bus

voilée,

avec son chat en cage

: Daniel Py.

°

Avec 2 voix :

bain moussant –

il noie son Iphone

et mes paroles

: Christiane Ranieri;

nuages d’automne –

la mer a sa couleur

des mauvais jours

: Michel Duflo;

Où vas-tu

Si pressé

Nuage…

: Rikako Ando;

Ouverture de chasse –

La pesanteur du brouillard

sur mes épaules

: Danièle Etienne-Georgelin;

rayons du supermarché :

les cimetières vont bientôt fleurir

: Daniel Py;

Remparts de fortune

les draps blancs flottent au vent

Tireurs embusqués

: Catherine Noguès;

retrouvailles –

elle boit son cocktail

et mes paroles

: Minh-Triet Pham;

Visite à mon fils

accompagnant mon thé vert

deux chaussons bleus

: Christiane Ranieri.

°

Avec 1 voix :

anniversaire –

mon thé vert

trop infusé

: Minh-Triet Pham;

heure d’été,

mistral dans le nez,

jasmin dans la tasse

: Philippe Gaillard;

Pointe de l’île –

le fantôme d’Aragon

attend Elsa

: Marie-Alice Maire;

poli par le vent

l’épouvantail dans le champ

rêve d’une écharpe

: Gilles Petitdemange;

Sur l’étang ridé

et la forêt rouillée – pluie

sur mes joues aussi.

: Annie Chassing;

vieux pommier

quelques guêpes apprécient

le goûteux millésime

: Claire Châtelet (« Sprite »);

voiture de fleurs

sous un soleil de printemps

sonne le glas

: Philippe Gaillard.

°°°

Nous avons terminé la soirée (à plusieurs) dans un restaurant alsacien.

Rendez-vous a été pris pour le kukaï 119 au 19 novembre prochain.

°°°

 

 

 

 

Compte-rendu du 117è kukaï de Paris :

25 septembre 2016

Samedi 24 septembre 2016, en présence de 16 participants (dont deux « nouvelles »), 45 haïkus ont été échangés. 31 d’entre eux ont obtenu une voix ou plusieurs.

°

Avec 5 voix :

fleurs des champs —

envie d’en cueillir une

sur sa robe

: Minh-Triêt Pham

°

Avec 4 voix :

bivouac –

une araignée traverse le ciel

sur un rayon de lune

: Antoine Gossart;

et :

faucille de lune

le chat rentre

blessé

: Eléonore Nickolay.

°

Avec 3 voix :

salon du vin bio

l’élu vert

vire au rouge

: Patrick Fetu.

°

Avec 2 voix :

au fond de la douche

plus matinale que moi

huit pattes velues

: Marie-Alice Maire;

aux urgences – 

une mouche arrive

à s’en sortir

: Eléonore Nickolay;

éclipse de soleil

il a levé les yeux au ciel

l’aveugle

: Philippe Bréham;

sur l’écran qui s’éteint

un instant

mon propre visage

: Jacques Quach;

et :

week-end d’été –

sur le tuyau d’arrosage

trafic intense de fourmis

: Antoine Gossart.

°

Avec 1 voix :

Allons dans la neige

Là où personne ne va –

la neige vivante

: Catherine Noguès;

Argentée

la trace laissée

par l’escargot

: Corinne F(ourm)y;

cueillette de mûres –

échapper aux ronces

amoureuses

: Jacques Quach;

dans le parc

son ombre s’allonge –

phase terminale

: Eléonore Nickolay;

De jour en jour

Le chien écrasé sur la route

Disparaît en poussière

: Rikako Ando;

koto du soir

près du temple shintô

le rossignol se tait

: Philippe Bréham;

Là!

Les deux mouettes ont disparu

vers la demi-lune

: Hiro Hata;

la main dans la main

à la porte de l’école –

première pluie d’automne.

: Annie Chassing;

Le chat en entrant

apporte dans sa fourrure

la fraîcheur de l’aube

: Corinne F(ourm)y;

le recul du glacier

laisse la terre pelée –

l’ombre d’un rapace

: Danièle Etienne-Georgelin;

le train arrive

elle se refait une beauté

la vieille voyageuse

: Philippe Bréham;

Papillon!

tu as beau battre des ailes

la fenêtre est close

: Marie-Alice Maire;

Parvis de la Défense

attroupement de costards-cravates

Chasseurs de pokémons

: Marie-Alice Maire;

pluie d’automne –

le matou renonce

à sa virée nocturne

: Danièle Etienne-Georgelin;

Plonger dans la mer

A la nage fixer l’horizon

Goût de l’infini

: Lise-Noëlle Lauras;

plus que le bout de ses orteils

bleu –

quai de septembre

: Daniel Py;

*

(re-travaillé après le kukaï en :)

au bout

de ses ongles d’orteils

un restant de vernis bleu

– rentrée de septembre

*

priorité à droite —

je laisse passer

le pitbull

: Minh-Triet Pham;

randonnée –

la montagne nous prépare

un mauvais coup…

: Danièle Etienne-Georgelin;

Serpent (a mué)

Avoir la même chance que lui

Je veux muer

: Hiro Hata;

Silence,

Laver une tombe

Avec la petite soeur sourde

: Fujii Lika

site de rencontre —

sa femme ne sait pas

qu’il est célibataire

: Minh-Triet Pham;

et :

Yachts sur l’onde bleue

sur les canots chavirés –

flonflons et noyés.

: Annie Chassing.

°

Notre prochain kukaï aura lieu le 15 octobre.

Les suivants :

samedi 19 novembre

samedi 10 décembre.

°

 

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 116

5 septembre 2016

Samedi 3 septembre en présence de 16 participants, 33 haïkus ont été échangés. 22 d’entre eux ont obtenu une voix, ou plus.

*

Avec 6 voix :

les yeux au ciel

elle étend sa lessive

entre deux nuages

: Patrick Fetu.

*

Avec 5 voix :

Canicule –

L’escargot s’accroche

à l’arrosoir

: Danièle Georgelin.

*

Avec 3 voix :

Coucher orangé

le ressac lancinant

contre le bunker

: Danièle Georgelin;

Fin de l’été,

Le château de sable s’écoule

Au bord de la mer.

: Fujii Lika;

lavande fanée

à la recherche de l’été

le dernier bourdon

: Eléonore Nickolay;

Même debout

elle reste courbée

la jardinière

: Monique Junchat;

toute la soirée

effleurée par ses mains –

envier la guitare

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis.

*

Avec 2 voix :

Ciel d’été

Par la fenêtre du 1er

Je cueille des figues

: Leïla Jadid:

ciel étoilé –

sur l’oreiller la trace

d’un sanglot

: Isabele Freihuber-Ypsilantis;

de ruines en ruines

partir à la recherche

du temps perdu

: Minh-Triêt Pham;

file d’attente

le souffle d’un inconnu

sur ma nuque

: Monique Junchat;

fin de l’été

le trou de la poche du short

encore plus grand

: Eléonore Nickolay;

rentrée des classes –

ni cartable ni école

: Françoise Lonquety.

*

Avec 1 voix :

Au chemin de la forêt

Les arbres fraîchement coupés

me crient tous « Adieu! »

: Rikako Ando;

au travers des feuilles

les taches de soleil

brûlent

: Philippe Bréham;

Encore un peu de jour

Et trois fleurs

de réverbères

: Corinne Fy

 

épilation –

je passe la brosse collante

sur mon chat

: Valérie Rivoallon;

 

mer montante

une brise parcourt les dunes

et puis ma nuque

: Cécile Duteil;

nuit blanche

à broyer du noir

: Patrick Fetu;

pont de Grenelle –

 

mon ombre 

prend l’eau

: Valérie Rivoallon;

prairie –

prendre le taureau par les cornes

et ma bien-aimée par surprise

: Minh-Triêt Pham;

songeant qu’il est gaucher

Il soupire

L’homme de droite

: Leïla Jadid;

Tous les soirs

le clocher de la mairie

s’endort debout

: Corinne Fy.

***

En début de séance, Minh-Triêt Pham nous a apporté son beau recueil de haïkus (en trilingue vietnamien, français et anglais) et photos  (avec texte en braille) : Reflet aveugle, dans ses deux premières éditions : l’une en noir, l’autre en couleurs : les deux pour 16€ aux éditions Unicité, 2016;

Monique Junchat nous a apporté son remarquable (premier) recueil de haïkus : Charivari, éd. Tapuscrits, 2016 – 8,80€;

Hiro Hata nous a annoncé sa prochaine exposition de peinture (une soixante ou soixante-dizaine de toiles) , à la Galerie du Montparnasse (55 rue du Montparnasse) du 6 au 15 octobre prochain (à partir de 14h30 tous les jours). Le vernissage aura lieu lundi  10 octobre, à 18h30;

Eléonore Nickolay nous a apporté le n° 113 de la revue de la Deutsche Haiku Gesellschaft (Association allemande de haïku), dans lequel elle a écrit un portrait de votre serviteur : « Im hier und Jetzt und ohne Pathos. Daniel Py. Ein Porträt » (pp. 6-8) (« Dans l’ici et le maintenant et sans pathos. D.P. Un portrait. »); et, pp.14-5, un article : « Die französische Ecke » (« Le coin français ») sur le thème du « Gong » 51 : « Le haïku, paysage intime », avec des exemples de haïkus, dont celui-ci (mon préféré) : « soir d’hiver – / il raconte sa journée / à son chien » : Michel Duflo.

Eléonore se propose de présenter à l’avenir d’autres portraits de haïjins francophones dans cette belle revue « classieuse » de « Sommergras », tel Serge Tomé, etc.

Qu’elle soit ici remerciée pour cette belle ouverture du haïku français vers nos amis outre-rhénans!

Enfin, Rikako Ando, a le projet de traduire en français un recueil de haïkus (déjà édité au Japon) de son papa. Mr Fujii Rika, avec des illustrations de sa soeur plasticienne, peintre, qui vit à Londres. Nous l’accompagnerons dans ce beau projet…

***

Nos prochains kukaïs auront lieu

à 15 h 30 au bistrot d’Eustache (75001), les :

24 septembre (# 117)

15 octobre (# 118)

19 novembre (# 119)

10 décembre (# 120)

prochains.

Ainsi s’achèvera notre 10è année de joyeuses rencontres autour du haïku avec nos amis du kukaï de Paris!

***

 

 

 

Compte-rendu du kukaï de Paris 113 :

22 mai 2016

En présence de notre amie invitée d’honneur Jeanne Painchaud, du Québec, de passage en France, nous étions 18 participants à notre réunion de samedi dernier.

Après un tour de table pour nous présenter, Jeanne nous a parlé de son parcours de haïkiste, et de ses ouvrages, dont le dernier, qu’elle avait apporté, et qui a recueilli un franc succès :

Découper le silence (Regard amoureux sur le haïku), éditions Somme toute, Montréal (QC), 2015,

qui, selon ses propres paroles, est le livre qu’elle aurait voulu pouvoir lire, quand elle a débuté dans le haïku. J’en extrais le haïku inspiré par son fils (haïku qui « appartient » à son premier recueil de haïkus : Je marche à côté d’une joie (première édition : Les heures bleues, 1997; deuxième édition : éd. de L’instant même et éd.Les 400 coups, 1997.) :

Ta petite question

Au-dessus de mon livre:

« tu lis le blanc ou le noir? »

°

Puis nous avons procédé à notre « kukaï » proprement dit, où trente-neuf haïkus ont été échangés. Vingt-sept d’entre eux ont obtenu une voix ou plus.

°°°
Avec quatre (4) voix :

Par la porte ouverte

Un peu de lumière

sur la lumière

: Monique Leroux Serres;

rosée matinale –

le chat a l’air

de marcher pieds-nus

: Antoine Gossart;

trop petites ses mains

pour tant de coquillages

: Patrick Fetu;

vent du large –

il déploie ses ailes

l’oiseau de papier

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis.

°

Avec 3 (trois) voix :

petit déjeuner –

la vie retrouve

un goût de miel

: Isabelle Freihuber-Ypsilantis;

sommeil flottant

les canards immobiles

posés en plein ciel

: Antoine Gossart;

tombes oubliées –

leurs noms lus

à voix haute

: Michel Duflo.

°

Avec deux (2) voix :

bruit feutré

des roues de la poussette

dans les pétales du cerisier

: Lucia Dinga-Supova;

dernier métro

la nuit plus intense

le regard des hommes aussi

: Jeanne Painchaud;

pleine lune

poches vides

des soirs comme ça

: Jeanne Painchaud;

ses larmes

elle les garde pour les pierres –

une fourmi s’abreuve

: Valérie Rivoallon;

sur la photo

déchirée une jeune fille

inconnue – ma mère

: Jacques Quach;

sur Skype

un ami mort

déconnecté

: Martin Dinga;

tableau –

l’air penché

du contrebassiste

: Daniel Py;

un lézard veille

sur la pierre tiède

le temps immobile

: Nicolas Lemarin;

vue panoramique –

sur 180 degrés

le brouillard

: Michel Duflo;

°

Avec 1 (une) voix :

ces quatre feuilles rouges

gardent en silence

le souvenir de l’automne

: Philippe Bréham;

couloir d’hôpital

à la chambre douze –

un air d’opéra

: Jacques Quach;

envie pressante –

plus accessible que jamais

le mur Facebook

: Minh-Triêt Pham;

Fraises matinales –

Les petits avalent 

avec gouttes de rosée.

: Hiro Hata;

Légère brise

De pétales de cerisier

baptisée

: Monique Leroux Serres;

L’ombre du mûrier

au pas du soleil couchant

rejoint le muret

: Nicolas Lemarin;

Pissenlit –

J’ai hésité avant de choisir

toute seule.

: Hiro Hata;

porte cochère

deux amoureux

ne font plus qu’un

: Patrick Fetu;

Rafale de vent

entre les pâquerettes

neige de pétales

: Marie-Alice Maire;

Sur sa manche

un pétale de cerisier

le SDF mendie

: Marie-Alice-Maire;

un homme souriant

apporte six parapluies

au cimetière

: Daniel Py.

°°°

Bravo et merci à toutes et tous (et à Jeanne d’avoir accepté notre invitation, et de nous avoir gratifié de moments très chaleureux et enrichissants)!

Notre prochain kukaï aura lieu samedi 11 juin, le week-end même du Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice, à Paris.

°°°

 

 

 

 

 

 

Vendredi 20 mai à la librairie Pippa, 14-19h.

19 mai 2016

Bonjour!

Demain, vendredi 20 mai, rendez-vous à la librairie-galerie Pippa, 25 rue du Sommerard, 75005 (M° Cluny-La Sorbonne) à partir de 14 heures (et jusqu’à 19 h)

en présence de Brigitte Peltier, notre hôtesse, la poétesse québécoise Jeanne Painchaud, votre serviteur, Laurent (Seegan) Mabesoone par Skype – du Japon, et vous-mêmes!

Jeanne Painchaud fera une présentation-vente-signature de son dernier ouvrage sur le haïku : Découper le silence, Regard amoureux sur le haïku, éd. Somme toute, Montréal 2015;

j’aurai l’honneur de présenter les Haikus sur les chats de Kobayashi ISSA, choisis , présentés et traduits du japonais classique par Seegan (Laurent) Mabesoone, qui pourra nous en entretenir également par écrans (skype) interposés, depuis le Japon, où il réside, en début de séance le plus probablement  (vu le décalage horaire entre nos deux pays!). L’éditrice en est, évidemment, Brigitte Peltier (éditions Pippa), et l’ouvrage en est tout récent (2016).

Nous vous y espérons, évidemment, nombreux!

Merci d’avance!

D.

 

 

 

 

 

Kukaï de Paris #113, samedi 21 mai 2016

19 mai 2016

Bonjour!

Notre 113è kukaï de Paris aura lieu samedi 21 mai (après-demain!) à 15 heures au bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, 75001 Paris.
Notre amie québécoise Jeanne Painchaud en sera l’invitée d’honneur.
Elle nous présentera son dernier ouvrage : Découper le silence, Regard amoureux sur le haïku, éd. Somme toute, Montréal 2015.

 

à samedi!

 

D.