Archive for the ‘vacuité’ Category

Guillaume de Chassy, pianiste :

19 août 2014

« La mélodie très simple permet toute la richesse de l’accompagnement. »

: Guillaume de Chassy, pianiste de jazz, TV, 15/8/14.

« mélodies écrites avec très peu de notes »

« la musique qui se retient »

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Yves Brayer, par Paul Guth

19 août 2014

« Quand il rentre à son atelier, il retravaille dans la concentration. Il supprime un arbre, une maison. Il retranche pour se soumettre à son impératif de rigueur. »

: Paul Guth, à propos du peintre Yves Brayer, in Yves Brayer par Jean-Robert Delahaut, Librairie Séguier, 1988.

Compte-rendu du Kukaï de Paris n° 91 du 28 juin 2014

1 juillet 2014

Compte-rendu KP 91 du 28 juin 2014.

Prévu initialement dans le parc des Buttes-Chaumont, le kukaï s’est déroulé, vu le temps plus-pluvieux, au café Napoléon III. En présence de 16 personnes, 36 haïkus ont été échangés. 21 d’entre eux ont obtenu une voix ou plus.

°

Avec 4 voix (et sélectionnés automatiquement pour l’antho 2 du K.P.) :

ciel bleu profond / un craquement dans les pins / libère une grive
: Danièle Duteil

et :

Fin de visite / L’au-revoir prolongé / du jasmin
: Daniel Py.

°

Avec 2 voix :

aveu tardif / avec les dents de mon fils / celles de son copain
: Françoise Lonquety ;

Jardin de curé – / les futures confitures / de vieux garçon
: Marie-Alice Maire ;

Ménopausée / Désir toujours aussi vif / de semer des roses
: Monique Leroux-Serres ;

photo – / le papillon m’envole / son image
: Valérie Rivoallon ;

et :

un bar au soleil / portable en main une femme / sanglote soudain
: Philippe Bréham.

°

Avec 1 voix :

Ah ! ce corbeau / devant le funérarium / toujours en deuil…
: Danièle Étienne-Georgelin ;

Brouillard sur le fleuve / pêcheur et merle sifflent / de concert
: Danièle Étienne-Georgelin ;

concert Chopin – / entre les notes / une cigale
: Michel Duflo ;

Dans sa main / il fait l’aumône d’un souffle / le papillon.
: Patrick Fetu ;

Jour J – / sur le toit une mitraille / de grêlons
: Isabelle Ypsilantis ;

les sièges du bus couinent – / Fête de la Musique
: Daniel Py ;

maraîcher – / au cœur de sa salade / un peu du sien
: Valérie Rivoallon ;

Méditerranée / Nager où se noient / les exilés
: Joëlle Delers ;

midi en terrasse / la conversation du bébé / avec le chien
: Meriem Fresson ;

premier baiser / sous le tulipier la pluie / applaudit
: Éléonore Nickolay ;

Radiesthésie – / Elle retrouve ses clés / À l’aide de son pendule
: Myriam Rouxel ;

rendez-vous – / dans l’arbre nocturne / la lumière danse
: Éléonore Nickolay ;

Retrouvailles – / la Petite Sirène… elle / sans une ride
: Marie-Alice Maire ;

et :

Temple taoïste / Après les herbes amères / la sieste des moines
: Monique Leroux-Serres.

°

Sans voix, mais remarqués :

abeilles maçonnes – / à l’emplacement des vignes / une maison neuve
: Michel Duflo ;

Au-dessus de l’urinoir / la pub trop près / pour le presbyte
: Antoine Gossart ;

De sa chambre au grenier / Un fusil à la main – / Le fantôme d’une souris
: Myriam Rouxel

et :

le chant / du bol tibétain / un jeune moine bâille
: Cécile Duteil.

°

La lecture de l’article de Philippe Bréham a été reportée à notre prochain kukaï (92) qui aura lieu samedi 13 septembre, à 15 h 30, lieu encore non défini…
Le kukaï 93 aura lieu ensuite le samedi 4 octobre, à 15h30, vraisemblablement de retour à notre fidèle Bistrot d’Eustache !

°

Bonnes vacances à tou(te)s !

Daniel.

Deisetz Suzuki / Bashô

11 septembre 2013

« L’homme est un roseau pensant, mais il accomplit ses plus grandes oeuvres lorsqu’il ne calcule ni ne pense; il faut reconstituer « l’innocence de l’enfant » par de longues années d’entraînement dans l’art de s’oublier soi-même. Lorsque ce but est atteint, l’homme pense et pourtant il ne pense pas. Il pense, comme la pluie qui tombe du ciel ; il pense comme les houles qui déferlent sur l’océan; il pense comme les étoiles qui illuminent les cieux nocturnes; il pense comme les pousses vertes dans la paisible brise du printemps. En fait, il est la pluie, l’océan, les étoiles, la verdure. »

Deisetz Suzuki, cité par Alan Watts, in Matière à réflexion, éd. Denoël Gonthier, 1972.

« Apprenez du pin ce qu’est le pin… »
Bashô

haïku, etc. Py – juin 2013 – 2/2

28 juillet 2013

°°°

brise printanière
au kukaï
échange de feuilles



(dans la série
« Vu à la télé » :)

un galop de chevaux
soulève l’or du désert
– crépuscule

un escargot
au toit ouvert
– trottoir de juin

pleine nuit
l’odeur du pain
gonfle jusqu’à nous

lisant des haïkus
le silence se taille
la part du lion

sous ses tissus légers
des tatouages
à deviner

sur l’affiche
d’un concert de rock
un escargot assoupi

au-dessus de la serveuse
au-dessus de son évier

première chaleur de juin
dans l’ombre
d’un panneau de bus

après la nuit blanche
le jour vient poser
son linceul

Ah, péter librement
dans une rue de banlieue
un dimanche soir
tard !

peu avant les examens
les cris des martinets

l’accent sur l’o
de Bashô
c’est la grenouille en extension
pendant son saut…

seul
tranquille
avec haïkus

où le souffle ne passera plus (très) longtemps…

la ville
vide de bruits
– midi trente-sept

(Reims, 2013)

matin
l’araignée a décoré
le rétroviseur

/

gouttes de rosée
la toilette de l’araignée

nous ralentissons
à 251 km-h :
dernier vendredi avant vacances

ce soir
les feuilles immobiles
sur les voitures à l’arrêt

centre
dentaire
ment

c’est caca strophique

/ c’est une caca – strophe ?

°°°

‘Passagère du silence’ de Fabienne Verdier – 2)

6 juillet 2013

« Il faut te nourrir des vies qui t’entourent. Elles provoqueront des émotions et des perceptions de plus en plus riches et variées. Le peintre, au cours de son existence, se construit une banque de données psychiques à partir de sa connivence avec le monde. C’est ce qu’il restitue dans son trait. Un jour, de cette banque de données naîtra naturellement, en un geste spontané, un acte créatif. » (p.114)

« Retrouver la sérénité primordiale. »

« découvrir l’infini du paysage dans le néant »

« saisir le vivant de chaque chose »

« un coup de pinceau qui n’est pas empreint de vie, et ta composition meurt. »

« l’attitude du vide de l’esprit face au papier. » (p.118)

« Si tu veux travailler les perceptions infinies (…) il faut une attitude d’humilité, de transparence. »

« … avant de venir, tu devais faire le vide en toi. C’est le vide qui nourrira ton futur tableau. C’est de ce terrain vierge que naîtra l’intention et la pensée jaillira, comme une étincelle limpide au moment où je te passerai le pinceau. Si tu y penses avant, tu n’es plus dans l’instant; tu seras forcément perturbée. » (Huang Yuan) (p.118)

« gardant à l’esprit l’unité fondamentale »

°°°

: Fabienne Verdier, in ‘Passagère du silence’, éd. Albin Michel.

Haïkus etc. Py fév. 2013 – 1/2

20 février 2013

°°°

sur la pelouse
rendue à l’herbe,
plus qu’une carotte

sous le lampadaire
le nid
rempli de neige

°

métro –
ses miasmes à qui mieux mieux…

°

Un édifesses = un édifice où l’on peut s’asseoir.

°

Les autoroutes et leurs bretelles…

°

Entre dans (ma) photo ce qui veut y entrer ;
entre dans mon haïku ce qui veut y entrer…

°

apprendre à être
apprendre à non-être

apprendre à naître
apprendre à non-naître

°

ir/résill/tible

i/grésill/tible !

°

Le bol est rond
(de Ravel)

°

pelant un avocat,
l’impression de parcourir
un terrain de golf

°

Mali – guerre-éclair ( ?) :
de morts * pas un mot

• on dit : « neutralisés », ces jours-ci.

°

les voitures
appuient midi
sur l’asphalte –
: retour d’insomnie

°

coupant son vers en dux

coupant son rêve
en deux,
le réveil

°

parole des vents, Gilles !

°

carnet = un champ de mines ? / un chant de mines…

pâté = chiure de mine ?

°

plus chauve-souris
que parapluie :
à la poubelle !

(écris-je ici
sous la pluie)

°

évide (adjectif) : qui est évident

°

ce matin au réveil
rattrapé un haïku
de la veille

insomnie :
je mange une pomme,
je lis un livre,
(et me recouche)

°

l’envers du décor,
l’en-creux,
le négatif (au sens photographique)
la présence de l’absence,
etc.

l’au-delà de l’encre,
l’au-delà du son / du sens
(ou l’en-deçà),

: les vibrations, les ondes,
(une fois quitté€ la matière…)

Le passage de l’incréé au créé,
la transformation (taoïste / chinoise)

(« Haïku-de-vent », la liste-forum : elle a vécu, elle a mouru…)

°

avec vitesse
avance
et fend la houle
le V couché
devenu flèche

°

re/gard de lion

°

Est-ce L
qui m
e marcha sur les pieds
dans l’escalier bon D ?

(BFM, 5/2)

°

Ève : la première pom(me)-pom girl ?

(Brut de pom
– pom(me)
– girl)

°

résidus d’eau
le ciel
à terre

°

la branche qui casse (-)
le poids des flocons

(d’après : « aux branches nues / le poids de décembre / en gros flocons », verset de Huguette Ducharme, dans le renku « L’apéritif au jardin », avec Véronique Dutreix, 2012/13)

°

Relier deux « images » :
sa religion :
le haïku

°

Un
iiiiiiiiiiiii
traverse ma page
c’est ainsi que nous fîmes connaissance

°

Le « sincérisme » ( !) en haïku (cf échange sur Gong-haiku)
/ le sincérieux
le sincérieur (« je » suis « sinsérieur »)
un sincériste (du haïku) /

eut l’heur du heurt,

cette citation de Nobuyuki Yuasa (Jap.) *:
une lueur ?
une mouche piquante ?
: touché (-coulé) ?

: cela donne envie de le connaître mieux, traité de quasi fasciste par J.A. **

(Qu’y a-t-il de fasciste dans sa phrase :
* « Il est important que l’auteur soit absolument fidèle à son sentiment. S’il se force à être fantaisiste ou sérieux, il perd son sentiment véritable. » (Nobuyuki Yuasa) ?

** Il sort de ses gongs ?

Pas de quoi fouetter un haïkiste, cependant ! (… ? )
/ Comme disait Chirac « ça m’en cogne une sans toucher l’autre » (ou qqch d’approchant) !

• professeur d’anglais à la retraite de l’université d’Hiroshima en 1995, enseigne depuis à l’université féminine Baiko à Shimonoseki. Éminent traducteur de poésie et de littérature haïku.
• Parmi ses nombreuses publications dans les « Penguin Classics » : La sente étroite vers le nord profond et autres sketches de voyage de Bashô, ainsi que deux ouvrages sur Issa et un sur Ryôkan.
• Également spécialiste de littérature anglaise, il a reçu récemment le Prix de l’Association Japonaise des Traducteurs pour son œuvre sur John Donne.

• Est paru de lui, dans la revue « Haijinx » I,1 (printemps 2001) un article intitulé « Le rire dans le Haïku Japonais ».

(Ce seul titre ne peut que me le rendre assez sympathique, d’ailleurs !)

°

mor-py-on
more-py-on

py(-le-poil-à-gratter…)

°

un vrai glaçon manqué !

°

Fils de renne !

°

Les chiens montent la garde
Les chats vivent à l’état sauvage
Les oiseaux chantent à tue-tête
Les faisans ne craignent plus les chasseurs

: Fukushima * 2013. * = « Île du bonheur ».

: d’après Laure Noualhat, in « Siné Mensuel » n° 17, fév. 2013, pp 28-9.

°

au milieu de la gare

°

Il « salue le soleil » *
elle « chasse les nuages » **
grisaille de février

* salutation ayurvédique
** mouvement de taiji-quan

°

gym aquatique – :

soudain une douche
se met à siffler

– le jet bloqué

°

Iles, ces tétins !

(Il s’est éteint) *

* Ils se sont ét(r)eints
Ils se sont éteints

/ ils se sont ét(r)eint(é)s

°

cœur d’arti(ste) chaud…

°

elle a peint ses lèvres
comme ses bottes
comme son parka :
rouge

°

de fille en aigu-il…

°

Il se peut, si vous écrivez des tercets plutôt courts, qu’un jour l’un d’entre eux mesure le nombre de syllabes dévolu au haïku ancien. Il se peut que c’en soit un comme il se peut que ce n’en soit pas un. Qu’importe !

°

la douleur
du pneu qui hurle
dès le vert du feu

°

Ce matin je lis
dans « L’Union » *, l’avis
de décès d’André Breton **

* du 8/2/2013, p. 21
** à Château-Thierry – Coupru (Aisne).

°

un bon haïku
est un haïku maigre

pas un haïku gras de mots

(point trop pétri de « poésie »)
point (trop) enjoli(vur)é de mots
– qui ronflent, qui font gonfler, qui boursouflent…

– c’est ne pas se (laisser) prendre aux mots
(ni ne les laisser vous prendre l’oreille – et l’esprit),

C’est réduire (aux petits oignons ?)
C’est aller plus vers les non-mots
que vers les trop-mots !

Le haïku, c’est dégraisser

c’est la sveltesse, l’épure,
le concentré, l’ « huile » essentielle
c’est l’équilibre (du ni trop ni trop peu)
c’est la justesse
c’est le centre, le cœur,
l’irréductible –

Ah, ça, ciné !

°

Force est de conclure
que « la sincérité dans le haïku »
ne réjouit pas franchement
quelques caciques
de la Fran(ce-)cophonie (AFH)…

… et de supposer que ce thème
( : de « la sincérité dans le haïku »)
ne figurera probablement jamais
au sommaire de la revue « Gong » !

D.Py (, té !)

°

pas niais
deux crabes

(se pincent
sans / cent (coup fé)rir(e)

– cent fous quérir ?

°

attendant que le
bout farde
ses paupières…

°

Aux larmes, citoyens !
Aux charmes (citoyennes !?)

°

Ne pas se laisser
emporter
embarquer
séduire
(piéger)
par des mots…

°

Spoutnik ta mère !

°

Aujourd’hui,
Premier jour de l’an
du Serpent d’eau
– N’être * que ** douceur

* naître
** queue

°

(Taiji-Quan :)

le geste juste
n’est que(n) douceur

le 1er jour du Serpent d’eau,
que de la douceur –

°

À la Saint-Valentin
ses seins valant un
hommage

(appuyé)

Saint Galantin
Saint Galant, un !

°

(ancien :)

Aqua-gym
le muscle qu’elles « travaillent » le plus (et de loin !) :
la langue

°

(cf « l-autofictif.over-blog » d’Éric Chevillard, in « Tombeau d’Alexandre Jardin » ) :)

Les images à la mords-moi-le-mot, à la mords-moi-l’oreille et le cerveau (ou bien est-ce le cervelet ?) :
d’Alexandre Jardin.

°

Foxtone
(pour : Folkestone…)

°

1er de l’An Chinois –
au-dessus du nid vide
les premiers bourgeons

°

le saule
sa
danse du vent

°

un mot est un mot
un bambou est un bambou
o, o, ou, ou, ou !

… « mais si je lis le mot « bambou », je vois « la chose « bambou » » *
(dp sur « gong-haiku », le 10/2/13)

* et c’est pour cela, aussi, que le haïku n’utilise que des mots (très) « concrets » :
pour que la vue en soit meilleure, (plus) claire !…

°

debout les mores !

de boue les morts !

°

un couple :
ils se versent l’un en l’autre
( amoureux – poètes )

°

(mes) haïkus, je ne les appelle plus haïkus :
débordant tant de leur cadre !

Certains, haïkus, d’autres non.

°

la mare aux connards ?

les mores aux canards ?

°

le jour de la Saint-Valentin,
je poste mon tiers provisionnel

°

(à J.A. :)

Lire s’arrête-t-il à
poser les yeux sur les mots,
sur les lettres ?
Ainsi :
3 a, 1 c, 6 e, 2 i, 3 l, 4 n, 2 p, 3 s, 2 t, 2 u
font :

le saule
peint le vent
sans pinceau

!

(Saryû)

°

M’enfin, J., en lisant (, en écrivant ?), il me semble que tu considères plus « le doigt » que « la lune » !…

((car qu’est-ce qui naît du mot ?))

un mot seul, c’est comme une mouche morte sur un carrelage !

Les mots s’envolent ! (Comme certains « haïkus » !?…)

– et le bambou ne se réduit pas à ses feuilles !…

(Comprenne qui voudra)

°
(Quelques unes de mes « hallucinations » ! :)

Hallucination :
j’ai lu « des haïkus volants »
: trop fumé la mot(s)-quête ?

Allucime

En lisant certains « haïkus »,
j’hallucine,
oui !

Hallucinéma

des haïkus grotesques
devant lesquels
je ne peux que pouffer !

« hallucination » :
mot pratique pour un haïkiste :
cinq syllabes !

°

(épygramme :)

De ce littérateur, dira-t-on :
« M-Hélas ! il s’est englué dans les mots ! » ?

°

(Kyôka *:)

juste sous la photo
du pape démissionnaire
une pub pour
La Bande à Mickey
et son Magic Show

( : couv’ « 20 minutes », 12/2/13)

* La voie du kyôka, c’est kyôka-do,
comme celle du tanka, la tanka-do !

°

« Un os à la noce. »

je n’ai pas l’airain assez solide…

Lise, ronde

°

nénuphar

°

(Sussuré à l’ouïe / de Louis ? :)

« Ah, çà, cessez ces scènes obscènes,
absurdes, sordides
et si peu amènes,
Amen ! »
– et même :
« Arrêtez de tirer dans l’Ehpad ! »

°

solide comme un croc
-en-jambe nique-ta-mort

°

L’anar déchaîné…

l’anar-schiste (gaze…)

°°°

(à suivre : fév. 2013 – 2/2)

Sar(cause toujours)…

8 janvier 2012

°

les voeux
du président
aux Français (?) :

du
pip *
o !

°

D.(5/1/12)

* cf : le scandale de Poly Implant Protheses ?

Haïku, etc. de Py – déc 2011 – 4/4

2 janvier 2012

°°
(« je » / « moi » :)

(ou : from « I » to(wards) « Infinite » !
/ le « haïku » : du petit soi au Grand Tout !
/ Du moi / à illeurs !) :

°

je
junum

(= intestin grêle)

je
une
homme

je
t

je
table

je
tée

°

moi
gnon

moi
nillon

(à Christophe Jubien :)

moi
ne

moi
neau

moi
re

moi
si

moi
sissure

moi
sson

moi
te

moi
tié

°°
(Lors d’une) Cimaise :

(Un apôtre dit :)
Donner de l’espace au mot
afin qu’il puisse s’épanouir
entièrement,
lui
et
son sens.

Un autre apôtre dit :
Le haïku progressera
quand il « quittera ses père et mère
pour aller vivre avec son époux »…

( : « père et mère » étant le « corps »,
« époux » étant l' »esprit » (!)…)

°

« ça ne me branche plus »
dit le moi-no
qui s’envole

°
(bashôtage :)

Dans une poche
une grenouille coasse
– sauter dans le train !

°

demi
urge

°

certains arbres
refeuillus de vert
: le début de l’hiver *

* / le long du fleuve

°

une poubelle opine du chef
le train démarre

°

I
solmat

°

ma
g
ma

ma g ma

°

sur l’amour
on avait fait une croix
(et) on la ressort
de temps à autre
pour quelque procession,
pour bien enfoncer le clou
que sur l’amour
on a bien fait une croix

(29/12)

°
(Nouvelles du jour :)

Le fabricant de soutien-gorge
Lejabot
a été placé
en redressement…

°

Au Maguelone
tous les regards
tournés vers les juments
sur l’écran

(Montpellier)

°

un TANKAmikaze = un tanka suicidaire, un « jisei » ?

un TANKA-mi-case = un tanka à moitié rempli…

°

dis
soudre

dis
sourdre

(le doux désir de (se) dissoudre…)

°
(Bashôtages :)

……….V………
…..dans la mare :
le coin de la grenouille

faire avancer le haïku
comme un coin
dans la mare

°

a
r
pège

h
a
r
pège

°


plat

°
(« Entre chien et loup », de Jeon-Soo-il, 2006 –
– ce soir je vous raconte un film :)

ce soir
« entre chien et loup » :
seul
dans la salle

(- bientôt rejoint
par deux autres ‘loups’…)

marchant
pieds dans la neige
sous la pleine lune

dans la neige
le café
fait trois trous

son visage
parmi les poissons
mouvants

la cherchant dans la ville,
l’énigmatique,
l’absente

saoûle
elle amble
dans le couloir de l’hôtel

les ongles si longs
des glaçons –
méduses gelées

l’irrépressible ardeur
du darder amoureux


(Bashôtage) :

sous l’arbre dénudé
un homme s’est assis
le crépuscule d’hiver

cendres jetées
sur les rochers
du bord de mer

courant
en cercle
dans la neige
cent fois
mille fois
sans fin

(Espace Saint-Michel, 75005, 24/12/11)

°

nénuphars
nos lotus
font zazen
sur l’étang

la lampe
du nénu
phar(e)

nénuphartiste :

en équilibre
sur l’étang

(pendant que les grenouilles
sautent dans la vieille mare,
les nénuphars
font zazen)

°

Saint-
Plifier,
Rappelez-nous
à l’ordre !

°

twit, twit, twit,
ah, voilà enfin
un haïku moderne !

(twit twit twit
ah voilà enfin
un oiseau moderne !)

°

cou
rogné de succès…

°

il prit un * célib’
pour aller au ciné

* / son

« célib' » = son soi-même; son ombre; son alter égal; son double (invisible ?)…
comme on dit ses cliq et ses claq,
il sortit son célib’ (= il sortit en célib’)

cf. aussi :

Allô, c’élib’ ?
(= la place est-elle libre ?)

°
((En) Défense du kyôku – du kyôka, du kyôbun – :)

Vivre
c’est bien;
réfléchir
sur la vie,
ça peut aider
aussi,
non ?

Écrire haïkus,
écrire senryûs,
c’est bien;
réfléchir
sur haïku
sur senryû,
ça peut aider
aussi,
non ?

= c’est le rôle
exact
du kyôku
(- kyôka, kyôbun)

qui n’est pas
un « kyô-ci » ou un « kyô-ça », ou « kyô-n’importe-quoi »,
comme certain(s) peu(ven)t l’écrire
si ignoramment,
Non!

°

25 décembre,
anniversaire de la mort
de ma grand-mère,
il y a 25 ans

°

Noël à Erdeven * :
une marée humaine
pour voir
la Marée noire

* Bretagne

°

des applaudissements
crépitent;
la poêle de la télé

°

l’hiver
lit blanc

°

HAÏplateCOUture

°

I
nexorablement
s’égrène le temps

Noël passe
et le 1er de l’an
neuf douze

°

HAÏplateCOUtume

°
(kyôka maigre :)


j’y
me
serre
la ceinture

°

J’ai prédilection pour senryû et kyôku
parce qu’ils se moquent
aussi
des gens très/trop « sérieux » !

(Mieux vaut en
SATORIRE !

/ C’est très SÉRIEUR !)

°

« twist again »
puis
twitte again :

l’étang change !

°

Yes we can a ri ?

°

passe le bruit
d’un moteur à deux roues
vers une heure
ce matin

°

Remplacer l’expression « le bâton ou la carotte »
par :
« le bâton ou la sucette »…?

°

le


roule

°

T
ordre

°

oeuv
rer
n(o)euf !

°

dans la plaine embrumée
les cheminées de deux maisons
fument

une mèche de nuage flambe

tornade de lumière

°

le bouleau
heureux
sous la neige

un trait de blanc
ici et là
sur l’arbre

la chaleur du chalet

°

La graissivité

(Le graissif, la graissive…)

°

elle est gravissante
(= elle monte dans mon estime (?))

°

mangeant
un morceau de nuit
– la lune noire

la neige
sur les toits d’Arêches
– the icing on the cake *

* / chantilly sur la bûche

à la station,
j’es-ski-ve

(le ski,
j’eskive !)

°

au coin du lit
lampe et stylo
nuit blanche et noire

la nuit est longue :
des kilomètres d’encre

I
nfini
tif

°

créveillon

grêveillon

rêveillon
(= le réveillon des crève-la-faim ?)

°

nuit pointillée :
la
lumière
des mots

°

vitamine C
: l’hostie du matin

°

Jour magnifique
(jour magique) :
le soleil, la montagne;
tout le monde parti skier –

s’installer,
Faire la descente du Glandu :
bouquiner, s’assoupir, se réveiller,
pianoter quelques mots à l’ordi

(la solitude heureuse)

Arêches (73), 27/12.

°

dégagé la neige
au-dessus des velux :
un demi-mètre

°

une volée de mots verts…

°

mutu
-alité :

la descente du Glandu

°

sport de glisse
spires de glace…

°

des oiseaux
du langage
des oiseaux

°

dans le
grand
ventre
de la nuit
(baleine)
(: je nasse…)

°

ouvrant le livre
(de) la nuit

le silence
de l’encre…

°

À Tikrit :
une statue de la chaussure
lancée sur Bush

(Bravo !)

À quand
en France (par exemple)
une statue
de la tarte
lancée
sur tous les
Tartuffes ! *

* imposants imposteurs,
nuisibles prétentieux,
ignares satisfaits,
mécréants méprisants,
la liste est longue
des jeteurs de poudre
/ poutre(s) dans nos yeux !

Remettre l’homme à sa place
: voilà le rôle du haïku,
du senryû…
at their best !

°

au bout du soleil
des gouttes
tombent du toit

°

le haïku, globalement,
a froid au « je »

°

ame
nuiser

°

après-midi

°

de là où je suis
je les vois :
mouches glissantes
sur les pentes blanches

ils remontent les pentes
mécaniquement –
la mouche (re)monte
le long de la vitre

°

vacances à la neige :
aujourd’hui, descente du Glandu –
hier, descente du Glandu,
demain, descente du Glandu.

°

S’EXERSUER

S’ÉVERSUER

°

où s’en va la lumière
quand l’ampoule abandonne ?

°

ce matin
première neige
et
premiers cris de corneille

ce matin :
CORNEIGE

tombe le ciel blanc
par toutes petites touches

O(ffice du) T(ourisme) :
– Ôtez-moi d’un doute ! :

ce matin et ce soir
au-dessus du blanc
le corbeau

°
(Kyôka (d’)après Kyoshi :)

Il y a 75 ans *
Kyoshi (nous) dit :
en dehors du Japon
on peut se passer
du 5/7/5

* / Nous n’étions pas nés*, quand…

* : 1936.

°

haïcoups trop tirés :
mer fielleuse ?

°
(Re : opinion sur la revue « Gong » :)

« Gong », ça sent son W.H.A. à plein oeil !

°

2012,
Améliorer
la qualité
du cercueil

cerc(l)oeil

on attend,
debout sur la mort

°

En 2012
je nous souhaite
moins de vers mielleux *,
plus de vers meilleux !

* (: -guimauve, lyrico-kus, lèche-kus, etc.)

°

le jus de soja
laissé dans le frigidaire –
les pentes de ski

°

2012 :
atteindre (à) la
qualité
d’Anonyme !

°

le haïku = « l’étang aux grenouilles » !

:

dans cet étang
se trouvent :

des grenouilles,
une sandale,

un vieux réveil (tout rouillé)

une lune

°

les chiens aboient
le car avan(c)e…

°

2012 :
finir de traduire
les 1012
haïkaï de Bashô

°

l’apparence de la parure
: sapins sous la neige

le corbeau
choisit
la neige

poudreuse :
les sapins
lâchent leur neige

la neige –
les yeux fermés.

tout le jour
les déneigeuses –
avant-veille de l’an

la neige tombée,
le silence
du sapin

°

l’orage au ventre…

°

chutes de neige aujourd’hui –
ce soir, saler la purée

°

l’homme,
ce globe-crotteur !

°

entendre à l’intérieur des mots
(: la « langue des oiseaux »)

°

SENSASSUEL(LE)(S)

°

ça neige : manège –
dernier jour de l’an

°
(promenade au-dessus d’Arêches :)

plus la neige tombe
plus le sapin
ploie

(= D. + D.)

°

un peu de neige
dans le thé
le dernier jour de l’année

un bol de neige

dernier jour de l’an
les arbres lâchent
leur neige

(dernier décembre
les arbres
se délestent)

Neige –
l’arbre penche
vers janvier

sur le fil
la neige
funambule

400 ans avant Jésus-Christ –
400 mètres avant Chez Dédé

Arêches
le toit du mot
chalet

boules de neige
fruits de l’hiver

essuie-glace
dressés,
croisant les pattes
: la neige

la neige sur le toit
les épingles
le long du fil

°

le pied
hors du lit
– fougère

°
(« Haïku de bar » :)

tous les chemins
mènent au rhum

°

la première marche,
la dernière marche :
les plus dangereuses –
passage à l’an

°

préférant écouter
le chant des gouttières
que leur(s) jeu(x) à la con
– réveillon

°°°

Haïku, etc. de Py – déc. 2011 – 3/4

2 janvier 2012

°

I
bis

dans les roseaux
among reeds

I
ris
bis

I
ce

I
chthyosaure

I
cicle

I
f

I
ffy

( : aléatoire)

I
gloo

I
guana

I
guane

I
lex

( : yeuse, chêne vert, houx)



I
lluminate

I
mage

I
mmaculate



I
mmerse(d
)

I
mmerg(é)

I
mmediate

I
mmigrate

I
mp

( : lutin)

I
mpala

I
m
pala



I
m
pale

I
m
patient



I
m
peach

I
m
pedimenta

I
m
pending

I
m
minent

I
m
penitent

I
m
perfect



I
m
perishable

I
m
personal

I
m
pertinent

I
m
pervious

I
m
perméable

I
m
perish
able

I
m
péris
sable

I
m
pious

I
m
pie

I
m
plosive

I
m
ply

I
m
port

I
m
pose

I
m
possible

I
m
postor

I
m
posteur

I
m
poseur

I
m
potent

I
m
precis(e)

I
m
pregnable

I
m
prenable

I
m
print

I
m
prison

I
m
probable

I
m
proper

I
m
prove

I
m
proving

I
m
prudent

I
m
pudent

I
m
pulse

I
m
pulsion

I
m
pulsive

I
m
pure

I
m
pute

I
nasmuch

(: vu que)

I
namorata

(AM
oureux)

I
ncense

I
I
I
ncense

I
nch

I
ndeed

I
nept

I
nert

I
n
famous

I
n
fatuate

I
nferno

I
nfinite

I
n’
finite

I
nfini
tesimal

I
n’
flame

I
n’
flate
d

I
n’
flexible

I
n
fringe

(transgresser)

I
n’
furiate

I
n’
fusion

I
n’
fuse

I
n’
glenook

(coin du feu)

I
n
got

(lingot)

I
n
grained

(en
raciné)

I
nitial

I
nk

I
nky

I
n
lay

(incruste)

I
nn

i
NN

(au
berge)

I
n’
road

(incursion)

I
n’
sect

I
nsect

I
n
sert

I
n
ser
tion

I
n
side

I
n
stead

(à la place)

I
n
step

(coup-de-pied)

I
n
stil

(insuffler)

I
n
stil
l

(tranquille)

I
nsular

I
nsulate



I
n
tent

(I
n
ten
tion)

(so
us
tente)

I
n
terim

I
nterminable

I
n
terval
(le)

I
n
to

I
n
verse

I
n
visible

I
odine

(iode)

I
on

I
ota

(grain, brin, iota)

I
ris

I
sland

I
slet

(I
lôt)

I
solate
(d)

(I
soler)

I
t

I
vory

(i
voire)

I
vy

(lierre)

°

me
adow

(prair
I
e)

me
at

(viande)

me
ddlesome

(fouille-merde)

me
dial

(mé/dian)



me
ditate

me
ditatively

me
ditation

Me
diterranean

(Me
diterranée)



me
dium

me
dlar

(nèfle)

me
dley

(pot-pourri)

me
dulla

(moëlle)

(moi-
-le (?))

me
ek

(faible, humble)

me
erschaum

(pipe en écume)

me
et

(rencontrer)

me
galith
(e)

me
gaton
(ne)

me
lancholia

me
llifluous

(mé
lodieux)

me
lodic

me
lon

me
lt

(fond(re)/fondu)

me
moir
(e)

me
mory

me
nagerie

me
ndicant

(me
ndiant)

me
nding

(raccomodage)

me
ntal

me
ow

(miauler)

me
nu

me
rely

(simplement / moi relié)

me
rge

(se fondre)

me
rino

(me
rinos)

me
ringue

me
rmaid

(si
rène)

me
rman

(triton)

me
sh

(maille, filet)

me
smerized

(hypnotisé)

Me
ssiah

(Me
ssie)

me
teor
(ite)

me
teorology

me
thane

me
thylene

me
tropolis

me
ws

(écuries)

°
(à suivre : 4/4)