Archive for the ‘peinture’ Category

Haïku, etc. de Py – sept 2013 – 2/2

20 novembre 2013

°°°

Fukushima
pour le(gouvernement de)s Japonais
c’est tabou
ça bout !

°
FilloN
( : in Le Canard enchaîné du 18/9/13)

°

ventes libres d’armes –
massacres de déglingués –
USA…

°

Une ancienne plantureuse de riz…
(cf Hubert Haddad, in Le peintre d’éventails, éd. Zulma, 2013.)

°

quatrième jour de cure
son odorat s’affine…

°

ces travailleurs anthracite
à la sortie du train…

°

elle fit
tout le voyage
dans son téléphone portable
(Reims-Paris, tgv.)

°

(Métro :)
« POUSSEZ FORT »
dit la porte
– qui s’ouvrit seule

°

rigolant au soleil
le caniveau
me fait de l’œil
(Avenue Mac-Mahon)

°

sur un banc
(Avenue Mac-Mahon)
une feuille
s’en vient loger
entre oreille et veste…

°

beau son de hautbois
dans un couloir du métro

mais odeur de vomi

°

Si vous ovulez
fis-je,
en place de
Si vous voulez !

°

une femme
en plastique
irréprochable

°

(s’a
muser
avec les mots)

°

une pavanade

: un paon
se pavaonne ?

°

an eclectric preacher

°

(le rythme
dans la po
ésie (du haïku))

°

Autant que faire se put
Autant que fesse repue

°

deux avions croisent leur air
dans le ciel bleu

°

Le Mont Tolima *
fut-il le Mont Fuji
de Sélim Bellen ?
(comme la Sainte-Victoire
celui de Cézanne ?)

* en Colombie.

°

Sauver
une coccinelle jaune
du lac Bâlea

(Transfàgàràsan, Roumanie, 8/13)

°

voile intégral : a-guichée (fermée)

voile intégral : aguicher = fermé !

°

les pectoraux
électoraux

(et les taureaux ?…)

°

Fonçant dans le brouillard
à 320 kms/h

(Paris-Reims, 25/9)

°

ça grenouille
ça magrouille

(Magrouiller // Gremouiller…)

°

dans le RER
(vidé)
une cravate grise à rayures
à terre

(C, Paris-Choisy)

aux pieds de cette femme
qui continue son voyage
cette cravate grise rayée noir

°

cf : FilloN
: FéloN

°

devant la lune du projo
s’élève le nuage de la fumée
soirée jazz kréol

(Le Baho’s, Longjumeau, 28/9)

°

dans le dimanche matin
recroquevillé derrière toi
une voiture officielle
esquisse une sirène

°

bouille de keuf !
kouille de beuf !

°

passant par le parc
aux senteurs de roses de septembre
les marrons roulent

°

jog au parc
sur le piano
fermé
Mozart *

* : Le conservatoire de musique d’Orly se situe à l’intérieur du Parc Méliès.

°

les zozo les zonneurs

°

soutenu(e)
tousse nu(e)

°

(cf 23/8/13 :)

un livre
sabi – me
au soleil

°

ra – beauter ?

°

sa matrice
m’attriste

°°°

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Haïku, etc. de Py – sept 2013 – 1/2

22 septembre 2013

Haïkus, etc. Py – sept 2013 – ½

°

Le petit Jésus
avec un grand
gît

°

Mon haïku
soit comme une peinture
où jouent
le vide et le plein

°

(Pour Romain :)

Bordeaux –
Le Pont de pierre
a dix-sept arches * :

Napol
éon Bona
parte

* ( : le haïku « traditionnel » au Japon compte 17 « syllabes » )

°

(Tipules, araignées d’eau.)

La tipule
stipule
que l’eau est sans fond

°

Drôle(s) ces haïkus
qui
dès que vous les lisez
sonnent faux

( : pensant à maints de …)…

°

Première récré de rentrée (:)
les petits du village
à grands cris

(Castillon, 06)

°

Deux femmes * sur la plage :
après les chiens,
les chats

/

deux grands-mères sur la plage :
les mérites comparés
des chiens et des chats

/

deux mémés sur la plage :

(Menton, plage de Garavan)

°

de Nice
un avion
entre les étoiles

au-dessus du ronron de la clim’
le cri-cri des cigales
– nuit de septembre
au-dessus de Menton

pulsant
entre les étoiles
l’avion vers Nice
– how nice !

°

contrefaçon(s)
(de haïkus)…

°

un haïku d’archet
un haïku d’archer (-type)

°

cet aujourd’hui
qui déjante…

(cf : les lendemains…)

°

D’amour, tendre.

°

en coup de vent,
en coup derrière…

°

dépassant l’avion avec une plume Sergent Major

°

L’âme calme
et plate
comme une planche
sur la Méditerranée
face à Menton
un soir du début septembre (2013)
avec mes deux enfants
de 30 et 24 ans
et la petite Kate
10 mois
qui mange le sable
et parfois des mégots

°

tous unis
comme une seule pomme

(- celle d’Ève ?)

°

Ah l’amour à l’âme
Hourra l’amour ras la moue
rat l’amour a lame(s)

Ève l’amour
L’Adam la dent / l’a
dans la pomme

(de) la sorcière

°

larme alarme

ah l’amour mourra
l’amour mourrâle…

Oural l’amour mourra (le)
rat mou l’amour mourra

L’amour mou râle

°

Les tipules
sur la pointe de leurs pattes
calligraphient l’eau
invisiblement

°

il gremouille

une gremouille

°

soli
cité

°

le haïku
comme un
éclat
– de rire
– de vers

°

Le haïku
c’est aussi, parfois :
cherche, lecteur, cherche !

( :
Au bord de la Loire
sous la pleine lune
des tipules )

°

Elle fait la manche dans le métro
en vantant * un guide
de restaurants parisiens

* proposant

°

Étalage de la confiture du moi =
anti-haïku.

°

N’attachant Natacha
éboulis éblouis
le feu nu

°

de l’huile essentielle
de lavande entre les draps
… (humer)…

°

le pour
le contre,
la queue du chat

the pros
the cons,
the cat tail

°

wagons * à l’ancienne
où l’on pouvait
s’allonger
et dormir

* compartiment(s) à l’ancienne
où l’on peut encore
s’allonger et dormir
(- si vide(s))

* compartiment à six places / …

* ce train lent / …

°

sur fond de pluie
un feu d’artifice –
mi septembre

°

en pleine nuit
l’ordinateur lance
son indicatif
: insomnie

pleine nuit
l’ordi se met à chanter
son indicatif
coq d’insomnie

°

un métier :
courir l’Anpe

°

cure de raisin :
au bout de quelques jours
plus sensible aux odeurs

cure de raisin :
au bout de quelques jours
les odeurs exaltées

°

terrain détrempé :
fouler la Fête de l’Huma
(- mi-septembre)

un papillon passe
devant le trille de la flûte
: « L’oiseau de feu » *

* d’Igor Stravinski, Orch. National de France.

odeur de beuh
à l’audition de « L’oiseau de feu »
(Fête de l’Huma)

des you-yous aussi
saluent la fin du concert
classique

°

haïkus :
(ces vers)
rongeurs de nuits

°

les marteaux-perceurs
entament la semaine
(- de bonne heure)

(- boules quies)

°

les tipules
essaient de lisser
la surface de l’eau

les tipules
glissent
pour lisser
l(e plan d’)eau *

l’eau du fleuve

les tipules
glissent
(et) lissent
l’eau
du plan

les tipules
essaient de lisser
sans fin
l’eau

les tipules

°

(dans le haïku) cacher son je !

°

(Ancien :)

L’ombre du colvert
glisse vers la mare

(Jonzac, 7/13)

°°°

Expo Pouch ‘Bulles de musique’ librairie-galerie Pippa

5 septembre 2013

Bonjour !

Galerie Pippa
« Bulles de musique »
exposition par Pouch
et signature par Daniel Py
7 septembre – 28 septembre 2013
du mardi au samedi
de 10 h à 19 h
25 rue du Sommerard
Paris 5°
Métro Cluny-la Sorbonne
01 46 33 95 81
http://www.pippa.fr

Le vernissage a lieu
samedi 7 septembre
entre 14 et 21 heures !

vous y êtes tous cordialement invités !

Daniel

‘Passagère du silence’ de Fabienne Verdier – 2)

6 juillet 2013

« Il faut te nourrir des vies qui t’entourent. Elles provoqueront des émotions et des perceptions de plus en plus riches et variées. Le peintre, au cours de son existence, se construit une banque de données psychiques à partir de sa connivence avec le monde. C’est ce qu’il restitue dans son trait. Un jour, de cette banque de données naîtra naturellement, en un geste spontané, un acte créatif. » (p.114)

« Retrouver la sérénité primordiale. »

« découvrir l’infini du paysage dans le néant »

« saisir le vivant de chaque chose »

« un coup de pinceau qui n’est pas empreint de vie, et ta composition meurt. »

« l’attitude du vide de l’esprit face au papier. » (p.118)

« Si tu veux travailler les perceptions infinies (…) il faut une attitude d’humilité, de transparence. »

« … avant de venir, tu devais faire le vide en toi. C’est le vide qui nourrira ton futur tableau. C’est de ce terrain vierge que naîtra l’intention et la pensée jaillira, comme une étincelle limpide au moment où je te passerai le pinceau. Si tu y penses avant, tu n’es plus dans l’instant; tu seras forcément perturbée. » (Huang Yuan) (p.118)

« gardant à l’esprit l’unité fondamentale »

°°°

: Fabienne Verdier, in ‘Passagère du silence’, éd. Albin Michel.

‘Passagère du silence’ de Fabienne Verdier

6 juillet 2013

p. 103 : « Comment donner vie à la matière ».

« Transmettre la vie au trait ».

« communiquer une tension physique et spirituelle au trait. »

« révéler l’élan, le dynamisme, les lignes de force » (p.105)

« C’est l’éclat spirituel qui doit générer l’oeuvre; la pensée ne doit pas l’emporter sur le naturel de l’ensemble. C’est l’unité qui importe. Pars toujours d’une intuition poétique et essaie d’exprimer la substance des choses. » (p.106)

« Ce qu’il y a de précieux dans le mot, c’est l’idée. Mais l’idée relève de quelque chose qui est ineffable. »

« Le noir possède l’infini des couleurs; c’est la matrice de toutes » (p.110)

« Le noir est le révélateur premier de la lumière dans la matière. »

« La peinture chinoise est une peinture de l’esprit; elle ne vise qu’à transmettre l’esprit des choses à partir des formes, qui ne sont qu’un moyen. » (p.110)

« Il faut trouver le juste milieu pour saisir la vie. Tout est dans la juste mesure des

oppositions » (p.111)

« Il faut allier puissance et délicatesse (…) ni trop légère ni trop lourde (…) ni trop sec ni trop mouillé (…) »

« Pour trouver l’unité du pinceau, il faut apprendre l’opposition et la complémentarité. »

« Il y a des gens à qui une vie ne suffit pas pour comprendre leur ignorance. » (p.113)

« Le fait que tu reconnaisses que tu es un ignare devant l’éternel, c’est l’attitude que je désirais que tu aies pour approcher la peinture. C’est la seule attitude valable pour devenir peintre; sinon ce n’est pas la peine de s’y mettre. »

(à suivre)

Haïku etc de Py, mai 2013, 2/2

17 juin 2013

***

 

moucheron

remonte le long de mon verre de lunette

puis s’envole

– soir de mai

 

 

cônes roses, cônes blancs

ces marronniers ?

taillés au carré

 

 

N’ayant pu trouver le vent dans ses soufflets,

l’accordéoniste regarde un coucher de poisson du balcon.

 

 

…« les goélistes verts »-

 

sur la terrasse

un fauteuil

roucoulant…

 

 

(Kyôku) haïkuisine :

 

Ô comme j’admire

ma femme à poêles

dans la cuisine

 

(Kyôka) domestiku :

 

… et à vapeur,

au-dessus de la planche à repasser

 

 

un chêne

en bois dormant…

 

 

les oiseaux se disent-ils

qu’il ne fait pas chaud

pour un vingt-quatre mai ?

 

 

les bornes chauffantes

dans la gare

allumées

 

 

Haïcoup de foudre

Haïfoudre

Haïcoudre

 

 

perles multicolores

dans le gazon :

le soleil sur la rosée

 

/

 

les perles multicolores

du soleil sur la rosée

 

/

 

toutes les couleurs

des gouttes de rosée

(sur le gazon)

 

/

 

toutes les couleurs

des brillants dans le gazon

 

/

 

mille diamants de couleurs

dans l’herbe verte

(le soleil sur la rosée)

 

 

un mariage

traverse le pont :

les hommes (passés) par les fenêtres…

 

/

 

un mariage

passe sur le pont

les hommes par les fenêtres

 

 

les petits chatons

en crottes

sur la chaussée…

 

 

sur la Seine flottent

quelques bâtons (de bois)

– où allez-vous ?

 

/

 

calmitude

un objet de bois

descend la Seine

 

 

(Petite suite en Seine) :

 

les ailes

plus grandes que le corps

ce moucheron sur mon index

 

/

 

près de la berge

le fleuve parle

 

/

 

envolé de mon doigt,

je peux reprendre ma marche

 

/

 

les mots de l’eau

près du bord

 

/

 

encore un insecte :

ne pas tourner la page

 

 

(Kyôku) :

 

(De grâce,)

Simplifiez (encore)

vos haïkus !

 

( : inversions, rejets,…)

 

 

dimanche matin tôt

trois musiciens slaves

l’accordéon sur le dos

 

/

 

dimanche matin tôt

trois accordéonistes

en gare

 

 

le bourdon quitte le bouton d’or oscille

 

 

entre deux haïkus

un moucheron

aplati

 

/

 

entre deux haïkus

un moucheron

noir

 

/

 

(à Christophe Jubien, cf ‘Les mains du bol à fleurs’ :)

 

entre les haïkus

de la « Rue du massacre »

et du « vieux curé »

un moucheron

(mort)

 

 

(Kyôku :)

 

Le haïku (est un) raccourci (de mots)

« rhaïkourci » ?

 

 

Aucune respectation

dit-elle, sa copine

Aucun respect

 

 

(Dad’s) dog

begging for a jog –

– feeling guilty

 

chien

quémandant un jogging –

– me sens coupable

 

 

une femme somptueuse

disparaît

dans le métro

 

 

(d’après Andrew Shimield in « Blithe Spirit » 23, vol.1, p.14 : « morning dew / the car wing mirrors / draped in spider webs » :)

 

l’araignée ce matin

a pris

une glace

 

 

Le jour des saints

que fais-je ?

 

 

quai de métro

elle tient son arbrisseau

par la racine

 

 

dernier gros morceau

de stress :

dossier de retraite

 

 

ô suce temps, Pan ton vol !

 

/

 

(…)

 

 

Debout les mores !

 

 

poèmes de la nuit,

aucune trace sur le papier

 

/

 

poèmes de la nuit

rosée évaporée

 

 

soudain quelque chose

se produit : haïku

 

 

le poète

parti ;

les instants-haïku

 

 

(Kyôku :)

 

Wanting to be « modern »

resolutely – absolutely =

anything (n’imprte quoi) goes !

 

 

seul en train

les gouttes de la pluie

craquent au carreau

 

 

rondeurs du jour

 

 

« Les Saules »

sous la pluie,

chemins d’herbes

dans le bitume

 

 

un moineau

tombe comme une feuille :

miette de pain

 

 

la vitesse

non affichée

du tgv –

la cannette de bière

glisse sur la tablette

 

 

fin mai

une petite feuille verte

de ginkgo biloba

au sol

 

***

Parution de ‘Bulles de musique’ éd. Pippa

3 juin 2013

BULLES DE MUSIQUE
(recueil de « haïkus » de Daniel Py)
illustré par Pouch ( http://pouch-pouchelon-francois.blogspot.fr/ )

est également préfacé par notre ami musicien compositeur… Claude-Henry Joubert !

Vous pouvez le commander sur le site : http://www.pippa.fr
ou envoyer un chèque (de 14 € : les frais de port sont gratuits)
à l’ordre de PIPPA
aux Éditions Pippa, 25 rue du Sommerard, 75005 Paris

BULLES DE MUSIQUE paraîtra à temps pour le MARCHÉ DE LA POÉSIE, place St Sulpice, 75006, le week-end prochain !
À ce propos, je serai sur le stand (n° 305, angle rues Bonaparte et St-Sulpice) de Diateino (éditeur de François Pouch pour son livre ‘En musique’) vendredi à partir de 16h30 environ pour l’y signer conjointement avec François ;
+ samedi soir (8 juin) à 18 h sur le stand de la Picardie, n° 517 (pour ce recueil… et d’autres récents aussi : traductions de l’anglais d’essais sur le haïku + une trad. de l’espagnol d’un ami haikiste libanais décédé il y a quelques années, Salim Bellen, + une antho de mon groupe kukai.paris…)
et à partir de 19h30 sur le stand d’Éclats d’encre (n° 304) jusqu’à 21 h !

Les 22 et 23 juin (avec François Pouch de nouveau) au Salon des Éditeurs indépendants, cour du lycée Henri IV, 35 rue Clovis, 75005, (sur les stands Pippa et également d’Unicité) : à partir de 17h30 le samedi 22 et (peut-être) toute la journée le dimanche 23 !

Brigitte Peltier (l’éditrice) compte aussi organiser un samedi après-midi de signatures dans sa librairie-galerie Pippa au mois de septembre, lors de la prochaine expo des dessins de Pouch chez elle. La date n’est pas encore fixée.

Lors de nos prochaines réunions du kukaï de Paris (samedi 15 juin à 16h30 à l’Indiana Café, 33 rue Berger, 75001, et sam. 29 juin à 16h30 lieu à déterminer) je l’apporterai bien évidemment (avec mon tout dernier des éditions Unicité – à paraître le 15 juin – : ‘Le haïku moderne en anglais’ (+ 216 haïkus) de George Swede (Ca.) !)

J’espère vous voir à l’une de ces occasions !
Bien à vous,

Daniel

Haiku, etc. de Py – janv. 2013 – 2/2haïku etc, Py, janvier 2013 2/2

9 février 2013

Haïku, etc. Py, janvier 2013 – 2/2

°°°

Pneu crevé :
jante, l’amollie !

(à Mantes-la-jolie ?)

dans quelle mesure
un linceul est-il
un lin/seul ?

enlinceulé
enlinseulâbre
dans son lin seul…

°

Ici pissa
maintes fois
cet imitateur d’Issa

/

Ici pissa
souventes fois
un imitateur d’Issa

°

sur le carnet
se posent
la neige
et le haïku de neige

°

le ruisselet des plantes
sur le trottoir gelé…

(Reims, mi-janvier)

°

train du soir
par la portière ouverte
montent quelques flocons

°

négocier / mégo(s)cier

°

indistincts
le ciel
la terre
blancs

(TGV Paris-Reims)

°
(Ancien :)

déménagement –
une coccinelle
sur le pare-brise

°

les merdes de chiens
aussi
couronnées
de neige

°

du coin de l’absolu
où il se trouvait,
il rêva
sans limites

( : Asobu)

°

levé la nuit
pour démouler le pain :
la neige

levant la tête
vers le ciel
discerner
les flocons

claire la cour
de nuit
les murs blanchis
de neige

flocons tombés,
tout repose –
un peu de vent
sur les tiges

levé
pour voir
la neige
posée

ciel blanc
terre blanche :
l’aube
d’un dimanche

°

dans l’arbre dénudé
le nid se remplit
de neige

(20/1/13)

arbre dénudé
la neige
repeint le nid

neige :
la femme
pousse son homme
qui pousse
leur bébé

°

boisson au curcuma –
quelques touches du clavier
jaunissent

°

sous le lampadaire
le nid
rempli de neige

°

Il se suicida.
Par manque d’humour.

Pensant qu’il manquait d’humour, il se suicida.

Il se cui/sida

°

la rebondistance = la distance parcourue lors d’un saut.

°

calligraphie de branches
sur la neige
d’une voiture

°

des pas
de passants
empreintés
sur la chaussée
enneigée

°

matin blanc
bruit de pelle

°

dans l’arbre nu
le nid
a recueilli
la neige

/

en haut de l’arbre
le nid
accueille * la neige

* recueille

°

la neige tombe
au fond du verre
un cachet
effervesce

°

rhapsodie pour piano sale

°

une carte de veaux…

°

aujourd’hui,
du portefeuille
du beau-père
décédé :
20 euros
tout ronds

°

moi
et le ciel du soir
(nous) avons des choses
à ne pas nous dire

(d’après une photo du 53 rue Pouchet, 75017, 2007-2010.)

le ciel (du soir)
et moi
avons des choses
à (ne pas) nous dire

°

p
anneau

p
anier

(de basket * , * = panier (angl.))

°

les mots dévalisent…
un mot, des valises…
une valise de mots…
( : mot-valise )

°

c’est quoi ?
séquoia ?

°

avant-hier
le Mont Blanc
(sous le vent)
avait des cheveux de neige !

°

encensoir :
barque
sur le bois (noir) de la table –
le mât fume

°

(Musique : Silence…)

une anche passe…

°

le fil rouge
pour monter les anches
à la fenêtre
la neige

°

bien des neiges ont tombé
depuis la mort de ton papa :
45 jours

°

le confortable
cocon * (…)

* le cocon douillet ( : or.) /…

(Chevilly-Larue, 21/1)

/

tombant flocons,
glissant pluie

: down the windscreen *

(* le long du pare-brise)

le son des flocons
tout autour (…)
:

°

dans la gêne
sous la neige
– flocons sur le carnet

°

(Radio-Classique, Schubert, 21/1, 16h25 :)

« la clarinette crémeuse (de… )» *

* pas baveuse, non ! :

°

sous la neige
une peau d’orange –
( )

la neige tombe
et tombe le soir
– lévitation

°

lévitation… à la valse ?…

razla rizla fumla moquette ( !)

°

la neige
sur le carnet *

bloque la bille
du bic
ah !

(* dilue l’encre bleue, )

°

épisode nueigeux …

°

La Coupe de fric des Nations ( ? ) *
(* la Coupe d’Afrique des Nations)

le couple de flics de la Nation ( ? )

un couple de flics à la Nation ( ? )

°

Larme honnie

/

soulever les pierres
– du langage
– du champ sémantique (…)

/

Allez, colle !
(à l’école !)

°

hier
sur un siège du RER
dans un coffret « Bonne Année » :
un tas de merde fraîche

°

des classes dorénavantales,

… de dorénaventures…

°

été
paille –
cou

hiver :
caille –
cou

automne ? :
mailles –
cou

senryû :
raille –
cou

ou

taille –
cou ?

ou
cisaille –
cou ?

vieillesse :
vaille que vaille –
cou

°

portière(s) ouverte(s) *
le froid monte **
dans le train

(* arrêt en gare)
(** pénètre / entre)

/

arrêt en gare –
le froid
monte dans le train

°

j’ai teint
la chambre en noir…

°

dépôt de banal…

°

chantier des aires…

°

Cachez ce « Je »
que je ne saurais lyre
(dans le haïku) !

°

(senryû de guerre :)

uranium
Mali
France
nucléaire

/

uranium
Mali
France

°

quelques flocons de neige
sur la page du carnet
l’encre accroche

°

le cumul de l’an ploie,
(neige du dernier jour) *

/ neige du trente-et-un)

/

le cumul de l’an ploie,
l’arbre neige

°

crise de foin
( : allergie)

°

l’expression du soi(r)

°

le(s) c(h)oeur(s) de l’Armée rose…

°

Aux sources thermales
de Yama nouchi machi
se baignent les singes

(: d’après Seegan Mabesoone, à propos du lieu de résidence de son ami Tami Kobayashi, aubergiste, dans les montagnes au Nord de Nagano.)

°

trente ans de cônes / cornes / conne(s) : – s’y faire ?

°

le mot « vif » se doit d’être court
de même que « bref »
et que « court » !

Ainsi « flash », si prononcé « flâ(â)che » *, est un « contresens », une « impossibilité », un « oxymoron »

(* dans un bus, à Reims : « le ticket flash ! »)

« Rapide » n’est pas si vif

les mots (, dans la mesure où ils) collent à leur sens…

°

Au(x) confin(s) des mots…

°

Une « forme » ne s’use-t-elle pas ? (cf le 5/7/5 « quin-centenaire » du haïku )

°

Si tu cherches le « moi » : où est-il ?
Cache-le : il se révèle… *

(* tu le fais sortir du bois / du moi ?…)

°

(re)descendre à la racine des mots…

°

un RER
nommé VIDE
file devant moi
– soir de fin janvier

°

l’épouse – au – crime

(é)poussette…

°

où / que sont les racines de cette joie ?

« Les racines de la joie »

et que tutti va(ille) bene ?

/

engendrer la joie

°

la boulangère tapisse de riz
(son gars tôt)

°

le(s) costume(s) de concert(s) *
déjà remisé(s)
dans une penderie annexe –
64 ans

(* la queue-de-pie)

°

la goutte
à l’instant où elle va
se détacher de la branche

la sonorité
du musicien au moment où
il va se taire…

°

sur ce panneau routier :
MONTROU E

(Nationale 7)

°

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

°

(L’) Olympe l’accable

°

Maurice Barrésille

°

L’âge ité du beau cale…

°

le quai noir de monde
(le quai blanc de neige)
un engin distribue des coups

(Orly, gare RER, matin)

/

(comme les mots viennent
à la conscience ( : )
au papier)

°

une touche *
et puis s’en va

une touche
et qui suffit…

(… à montrer l’ensemble)
elliptiquement,
par allusion

(* « L’unique trait de pinceau »

: tendre vers (l’unique coup de pinceau) : dans le haïku too !

Après remplir le haïku, vider le haïku !

°

du sang dans le sel …

°

les mots :
les morts
ne sont pas loin

(// parallèlement couchés
/ couchés eux aussi )

°

ça sentirait-il le printemps
ce soir de fin janvier ?
– cinémathèque

°

France-Mali :
Touche pas à mon uranium !

°

(ancien :)

ce matin
une toile d’araignée
en neige

(17/12/09)

°°°

(Séquence au bonhomme de neige :)

le bonhomme de neige
heureux
de sa première nuit blanche

le bonhomme de neige
a passé sa première nuit
à sourire

un fantôme de neige
au nez orange

dans la bouche
du bonhomme de neige
des dents de glace

il a poussé
lors de sa première nuit
des dents de glace

1er matin
le bonhomme de neige
a poussé
ses premières dents
de glace

le bonhomme de neige
aveuglé de 2 feuilles sombres

le fantôme de neige
sa carotte arrachée
a le nez creux

ça fond tout autour :
le bonhomme de neige
se sent seul

dernière pyramide debout :
le bonhomme de neige

allergique à la carotte
le bonhomme de neige
a le nez creux

déneigement
dans la cour seule subsiste
la tête du bonhomme

de plus en plus seul
dans la cour
le bonhomme de neige

le bonhomme de neige
redevient
tas de neige
son sourire du Cheshire *
s’estompe

(* : allusion à Lewis Carroll in Alice in Wonderland)

bleu fondu
le sourire du bonhomme de neige
remplit son visage

le bleu(té) de son sourire
envahit son visage
– fonte des neiges *

(* / – bonhomme de neige se réchauffe)

son sourire s’élargit
à tout son visage :
fonte de la neige

sourire dilué :
le bonhomme de neige
à fond

son sourire s’étend
(bleu)
à tout son visage :
fonte de la neige

son sourire
bleuit son visage :
fonte du bonhomme

dernier monceau de neige :
le bonhomme
au visage bleu

dernier vestige
de la neige
le bonhomme
an tas vague…

de neige
plus qu’un tas
bonhomme

lam-
beaux
et laids
résidus
de neige
le bonhomme
fait de la résistance

immarcescible
pyramide
le dernier carré
du bonhomme de neige

du bonhomme
ne reste plus
qu’un chapeau de neige
sous la pluie

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

au pied
du dernier tas de neige
une (…)

(: 21-28/1/13)

°°°

Haiku, etc de Py – 12/2012 – 2/2

3 février 2013

°°°

un jardin rocambolesque

à l’heure du vent

 

Nés de la nuit.
Bribes. Fragments.
Fariboles – Faribolesques…

 

Sur la petite

route du cimetière

un colis sans nom *

 

* cf : sur la petite / route du cimetière / le soleil – mon père

( : fév 2001)

 

l’avion suit le fil électrique

les nuages filent en sens inverse –

mi-décembre

 

aujourd’hui

8 heures de taiji-quan –

sur le pont un cycliste

 

un coup de rame à droite,

un coup de rame à gauche…

: peindre

 

(d’après Entretien avec Fabienne Verdier, de Charles Juliet, éd. A. Michel, p. 45)

 

le ciel

pose ses couleurs

sur le fleuve –

rides dansantes

 

le (menu) fretin frétille –

un avion vers Orly

traverse la Seine

 

(le) son rythmé

du battement d(es) ailes

de deux cygnes

à queue-leu-leu

au ras de l’eau

(- la Seine à Choisy) *

 

* au-dessus de la Seine

 

feuilles sur le dos :

rosée au ventre –

dimanche matin

 

cette neige

qui habille

la terre

de lumière…

 

parfois (dans) la nuit

ses narines chantent –

a-quies-cer

 

une plume

pour écrire sur ton corps

l’invisible frisson

 

un arc-en-ciel

mangé par un nuage –

approche de Noël

 

la lune :

un cimeterre céleste

( : aujourd’hui)

 

quand les mots

collent aux choses,

immédiatement

 

: quand les mots sont à peine

une construction

(conscient) =

furtive…

 

quand les mots ne sont

qu(e d)’une construction furtive…

 

Le livre lu,

je le relis,

m’en imprègne

(me) l’encre   en moi

(: cf Ch. Juliet, Entretien avec F. Verdier, A. Michel, 2007)

 

Atteindre l’art sans art

(Atteindre) le poème sans mots

la montagne sans montagne

 

Faire réussir la facilité *

* la décontraction, le relâchement, le sans-force

 

Se détacher de la force (musculaire),

agir selon l’énergie

primordiale ( : céleste + humaine + terrestre)

dans la grande spirale du Tao,

ce si subtil…

 

Au centre du dire

 

Être au centre

 

 

de toi-même

 

 

péri-

       féérique

 

pendant la messe pour Alain,

le portable de Jean-Jacques

 

RAndré dans le rang

O

au vieux cimetière

 

Au cœur de l’instant

L’instant du cœur

 

L’instinct de l’instant –

 

Cultiver l’instinct de l’instant…

 

Retrouver sans cesse l’ / son équilibre

 

je trébuchais

dans l’escalier

un bras se détendit

devant moi

me permettant de recouvrer

mon équilibre

 

La volupté du geste juste

(sans effort / sans force)

 

(Ils trouvent de la beauté à la justesse…)

 

Moins importe(nt)

ancien(neté) ou nouveau(té)

que l’expression juste, exacte, véridique,

sincère,

de cœur de l’instant

 

… et moins le « vouloir-faire »

que le « laisser–faire » !…

 

/ Ancien, Nouveau

importent moins

que l’expression exacte, sincère, juste

du cœur de l’instant

 

1 spécialiste des cou(ille)s tordues…

 

un

st

un

 

une porte de métro

couine (toujours) sa gamme descendante

Gare de l’Est

 

L’essieu :

Les cieux

s’approchent

 

… en bon épeautre

(qui se respecte…)…

 

À force de s’exercer,

cela (= le geste) devient / doit devenir

automatique :

Ne pensez-plus ! »

 

(: prof de Qigong et Taiji-quan)

 

: Enclenchez l’automatique !

 

Michel-Ange Fauteuil…

Livre

aux pages blanches

que nul mot

n’osa (jamais)

(déflorer !)…

 

Deuil pour deuil,

An pour An.

 

L’absolu, une solution ?

 

La consommation coulante…

 

Les temps révolus(sent)

La vélorussion

Vélorussionnaires

 

Une vue de

Laisse – Prie …

 

un jour après

« la fin du monde », *

l’ « Absolu » de Dior

 

* censément le 21 /12 2012.

 

à la porte

de la boulangerie

ce clochard

se réchauffe

 

pailletés

les nénés

de Nyna

nouant

le cadeau

de Noël

 

le lendemain

de la fin du monde,

le « bonjour ! »

à tous

 

le lendemain

de la Fin du monde :

« J’adore l’absolu », de Dior

 

: Absolu Rose Damascena

Absolu Jasmin Sambac

Absolu Tubéreuse Inde

 

le lendemain

de la Fin du Monde,

les absolus de fleurs

 

le lendemain

de la Fin du Monde

une eau de parfum absolue

 

(Sincère :)

… être honnête avec ses perceptions (/ sensations). Ne pas les truquer (/ trafiquer).
De toutes façons ça se sent quand c’est trafiqué, triché, quand c’est du chiqué.
Et même plus – ou autre :

S’encensant tant,

c’est sûr, ça sent

son ascenseur !

 

( : par exemple.)

 

Percer les outres

(- cuidant(e)s / -cuidances / -danses…)

 

/ L’ai-je bien léché ?

(lèche-bottes / lèche-bitte(s)…)

 

Le (haut) débit du débat…

 

L’an deux mille douille(s) *

s’achève,

au suivant !

 

deux-mille an-douilles

 

Les îles repliées…

 

sous les piles du pont

la nappe du brouillard

où l’on sait Millau

 

À peu de feuilles près

le biloba nu

– encore un Noël !

 

un tout petit chat noir

traverse un zèbre blanc –

vers Noël

 

(Jog de Noël :)

grimpant la rampe

au-dessus de Millau –

5 vautours

tutoient les sommets

 

des jumelles * le rire

au même instant :

exactement

de la même forme **

 

* Ingrid, Florence

** courbe

 

je lie

puis délie

puis relie

lentement

le fil de la soie :

chansi gong

 

au bord de la route

une boîte de cigares

récolte

des feuilles de chêne

 

J’ai tout mon temps,

j’vais tout monter !

 

Mo – big – dick !

 

(Sauter)

du coq à l’âme

 

Corps et âne

 

jog du dernier jour :

ce haïku n’attend plus que

ma bonne volonté

 

Il est / Elle est

plein/e de bonne volupté !

 

jog du dernier jour

le premier rayon rose

en bout de pic

 

entre deux monts

la traîn(é)e blanche

d’un avion

 

première touche de soleil

sur les crêtes

 

le soleil appuie,

élargit son pinceau

vers le bas

 

(la lumière gagne)

 

première échancrure jaune

dans le blanc

au bord de la route

 

en fin de traîne

les signes cabalistiques

peu à peu

s’estompent

 

chaque moment

est neuf –

pourquoi se soucier

de « modernité » ?

 

Peu c’est mieux

 

peu c’est mieux

parfois –

 

non pas

peu pour peu,

mais

peu pour plus,

 

peu pour mieux.

 

La voie du haïku…

Première leçon :

oubliez tout !

 

« Videz-vous d’abord, avant de pouvoir être rempli(e)(s) par l’esprit haïku. »

Gabi Greve

 

(Ancien :)

salon de l’auto

modèle et machine

roulent des mécaniques

 

Il n’est pas infréquent

que les colverts violent

à plusieurs leur femelle

 

c’est du règne animal

l’accouplement le plus violent

 

(cf : « Science et Vie » n°  )

 

Quant aux Bonobos,

ce sont les plus cool :

hétéro, homo,

tout y passe,

et même en missionnaire

 

Passant la dernière après-midi de l’an

en compagnie d(es) Anciens poètes chinois *

le plus jeune d’entre eux mort il y a 315 ans, **

sereinement –

 

* Des hommes, de vin et de sieste… et d’accord au cours des choses

 

** Yuan Mei (1716-1797)

 

serpentant le long de la piste

les skieurs aux flambeaux

signent la fin de l’année

 

– feu d’artifice

 

°°°

 

Finissant l’année

avec (d’) Anciens poètes chinois –

la commençant

 

Dernière

et première

cuite

de l’année

 

°°°

Exposition de Mme Hiro Hata

15 septembre 2012

Bonsoir !

Mme Hiro Hata, qui est venue récemment à quelques séances du kukaï de Paris, tient une exposition (organisée par la Mairie du XIV arrondissement de Paris) à la Galerie du Montparnasse,
55 rue du Montparnasse, 75014,
du dimanche 16 septembre jusqu’au 30 septembre 2012
Le vernissage aura lieu mercredi 19 septembre, entre 19 et 22 heures
Je vous transmets l’info de sa part !
N’hésitez pas à venir admirer ses oeuvres !
merci !
Daniel