Archive for the ‘filozofie’ Category

De la sincérité dans ‘Le testament de Confucius’

28 février 2013

°

« L’intelligence naît de la sincérité,
la nature en décide ainsi;

la sincérité naît de l’intelligence,
l’éducation en décide ainsi.

Avec la sincérité on devient intelligent;
avec l’intelligence on peut aussi devenir sincère. »

: p.78 in Le Testament de Confucius,
éd. Alternatives, 1999,
chapitre « La voie du juste milieu ».

p.82 :

« La sincérité est la voie de l’univers.

Atteindre la sincérité est la voie de l’homme. »

p.114 :

« Il faut faire preuve de deux vertus principales :
loyauté et sincérité…

Il ne faut pas avoir peur de corriger ses fautes. »

°

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« Le rire dans le haiku japonais » par Nobuyuki Yuasa

22 février 2013

Tiré de « Haijinx » Vol. I, n° 1 (printemps 2001), et d’après Rediscovering Bashô – une célébration de son tricentenaire, Global Books, 1999 :

« Le rire dans le haiku japonais »
par Noboyuki Yuasa,
fait partie d’un recueil d’essais qui détaillent les influences de Bashô sur le haïku d’aujourd’hui:

°°°

On conçoit généralement de nos jours que le rire appartient au domaine du senryû et que même un sourire n’est qu’accidentel dans le haïku. Il y a en effet beaucoup à dire pour la défense de ce point de vue habituel. Le haïku s’est formé à partir du hokku, poème initial de versets liés, requérant plus de dignité et de profondeur que le restant des poèmes de la chaîne, tandis que le senryû s’est formé à partir des « hiraku », les strophes comme simples membres de la partie centrale de la chaîne où l’on attendait plus d’esprit et d’imagination. On a aussi considéré généralement deux choses comme essentielles au haïku : le « kigo » , un « mot-de-saison » qui donne de l’élégance au poème, et le « kireji », un « mot-de-coupe » qui élève le statut du poème en lui donnant son indépendance syntaxique et son pouvoir émotionnel. Ni l’un ni l’autre ne sont nécessaires dans le senryû. De plus, on dit que les traits caractéristiques du senryû se trouvent dans la peinture (description) de « jinji », les affaires humaines, normalement de manière comique, et dans l’utilisation franche de « zokugo », des termes vulgaires.
Ayant dit cela, je ne peux cependant pas m’empêcher de questionner cette vue traditionnelle. Quand Yamazaki Sokan (1460-1540) et Arakida Moritake (1473-1549) initièrent le « haikai no renga », à l’ère Muromachi, celui-ci fut intentionnellement créé comme une révolte contre la tradition élégante du waka et du renga. Ceci étant suggéré par le titre même de l’anthologie qu’édita Sokan : Inu Tsukuba Shu, « Inu » signifiant « chien » et « Tsukuba » n’étant pas uniquement une métaphore du waka, mais également le titre de l’anthologie de renga compilée par Nijo Yoshimoto (1320-1388). Un exemple de l’anthologie de Sokan nous convaincra facilement de la « chiennerie » de sa poésie :

Sirote tes larmes –
Il n’y a rien pour moucher ton nez
dans ce mois sans dieux

Dans le japonais original, puisque « sans dieux » et « sans papier » se prononcent de la même manière, il y a là un jeu de mots qui impressionne le lecteur par son esprit. D’après les critères actuels, c’est probablement plus du senryû que du haïku. Pourtant, il fut choisi pour cette anthologie par le poète que l’on considère habituellement comme le père de la tradition du haïku. On peut voir le même esprit dans le poème suivant, de Sokan lui-même :

Dans la pleine lune
fourrez un manche, cela fera
un superbe éventail

Ce poème est iconoclaste au sens où la pleine lune, considérée traditionnellement comme l’incarnation même de la beauté élégante est ramenée du ciel à la terre. Cependant le poème n’est pas sans posséder quelque beauté, parce que lune et éventail mettent en valeur la fraîcheur du soir.

Un exemple de Moritake, maintenant :

Le saule vert
peint un sourcil sur le visage
d’une berge

Ce poème, à mon avis, est plus traditionnel que celui de Sokan en ce qu’il décrit une belle scène printanière, mais l’emploi hardi d’une métaphore le « distingue » de la poésie traditionnelle. On lit le poème d’une double façon, car derrière le saule nous voyons le visage d’une femme avec de beaux sourcils.

Cette tradition ouvertement comique, débutée avec Sokan et Moritake, fut d’une certaine manière révisée dans les premières années de l’ère d’Edo par Matsunaga Teitoku (1571-1653) qui essaya d’élever le « haikai no renga » du niveau d’une rébellion infantile. Il dit dans Tensui Sho que puisque le « haikai » est une forme de « waka », il ne faudrait pas le rabaisser au rang de poésie vulgaire. Mais Teitoku ne renia pas le rire. Il essaya plutôt de l’affiner. Un de ses disciples, Saito Tokugen (1559-1647) compara le renga au No et le haikai aux « kyogen » (interludes comiques joués entre les pièces de théâtre No), disant que tout ce qui était « inférieur », comme le kabuki, devrait être banni. Voici un poème de Teitoku qui montre la différence existant entre lui et les poètes le précédant :

Les boulettes aux fleurs
elles semblent préférer, toutes ces
oies sauvages qui s’en retournent

Teitoku provoqua souvent le rire en utilisant une expression proverbiale à un endroit inattendu. Dans ce poème, le proverbe populaire « des boulettes plutôt que des fleurs » sert à expliquer pourquoi les oies sauvages retournent au nord quand le printemps arrive au Japon.

Teitoku réussit, sans aucun doute, à chasser la vulgarité du haïkaï. D’un autre côté, il est indéniable que sa poésie devint quelque peu pédante : plus savante mais moins imaginative que celle de ses prédécesseurs. Cette tendance fut vivement attaquée par Nishiyama Sôin (1605-1682). Celui-ci forma avec ses disciples un groupe appelé « Danrin », ce qui signifie « forêt loquace ». Ce nom suggère que son groupe était plus proche de la vie des gens du commun. Par suite de cela, ils s’éloignèrent de la pédanterie de Teitoku, infusant à leur poésie un esprit de plus grande liberté. Voici un poème de Soin :

les ayant regardé longtemps
je chéris les fleurs, mais, ah,
la douleur dans mon cou !

Derrière ce poème nous voyons le tanka de Saigyo :

Les ayant regardé longtemps,
je chéris les fleurs si tendrement
que quand elles se dispersent
je ressens d’autant la tristesse
de leur faire mon dernier adieu

Nous devons ici admettre que, dans une certaine mesure, le poème de Soin est iconoclaste, mais d’une qualité autre que celui de Sokan. Le but de Sokan, nous l’avons vu, était de détruire le monde élégant du waka, tandis que celui de Soin était plutôt de présenter une scène humoristique. Je crois pouvoir dire que Soin fut le premier poète à découvrir la légitimité du rire dans le « haikai no renga ». Je pense que c’est ce que Okanichi Ichu (1639-1711) ressentait quand il disait dans Haikai Mokyu que l’essence du haikai est le rire (kokkei). Selon lui, le haïkaï devait s’écrire « sans rime ni raison », c’est-à-dire avec « des mots qui sortent spontanément de la bouche pour plaire à l’auditeur. »

Noboyuki Yuasa.

« Le « Moi » n’existe pas : inutile de le chercher » : Dominique Loreau

5 septembre 2012

Dans L’Infiniment peu Ed. J’ai Lu
au chapitre « Le « Moi » n’existe ps : inutile de le chercher »,
p. 165 ceci :

« Le Bouddhisme à l’occidentale, c’est l’idée de vivre bien avec son ego. Dans le bouddhisme oriental, la démarche est inverse : il faut se détacher de son « ego-self », fonctionner à travers lui mais pas avec lui. »

Dominique Loreau.

« Le cours de l’eau » : Wei Wu Wei

30 août 2012

°

« Parmi tout ce dont on doit « se défaire » – conditionnement, connaissance, religion, science, « moi » – le plus important est peut-être l’idée que l’on vit sa propre vie. Se défaire du reste en continuant à penser que l’on vit au lieu d’être vécu serait une attitude vaine. Nous ne « choisissons » pas de naître, de vieillir, d’être bien portant ou malade, ou de mourir (…)

Si « nous » pouvons « nous défaire » de la notion infatuée et arrogante que nous « vivons notre propre vie » au lieu d’être vécus intégralement de la naissance à la mort, alors « nous » nous serons défaits de tout, non pas en détail, mais en bloc. »

Wei Wu Wei, chapitre 97 de La Voie négative, éd. de La Différence, 1977, 2011.

Haïkus, etc de PY, août 2012 (1/2)

30 août 2012

°

une rondelle de fromage de chèvre –
la pleine lune

°

le long de l’autoroute
les automobilistes regardent
les éoliennes tourner

°

(Kyôku :)

Un haïku, sont-ce des mots en bouton(s) ?

(cf Japanese English Haiku 2008, ed. Modern Haiku Association, p. IX : « …a good haiku unfolds… »)

°
(filosofik ? )

bientôt
le regard
du silence

°

l’ « amarsissage » réussi
(de la navette spatiale)…

°

toutes les vaches
sous l’arbre
du champ

°

Août
quelques gouttes d’une pêche
par le balcon

°

herbes
à fleurettes blanches
des escargots
de la garrigue

rasant les herbes
et leurs escargots blancs :
tracteur de l’après-midi

escargots blancs des herbes
épargnés
par la faucheuse

bouquets d’escargots blancs
sur des tiges de Provence
– Tai-ji dans la garrigue

°

suspendu au balcon
un long cheveu blond :
toile d’araignée

°

on dirait qu’elle fait la cuisine
dans la cuisine :
bruit(s) de spatule en bois

°

heure de la sieste –
une cigale s’élance

°
(Kyôku(s) :)

le haïku « vécu » / « inspiré » / « reçu »
plutôt que
le haïku « conçu » / « concocté » (= popotaïku / haïkuisiné / Haïkuit !) / « haïconçu »

Bolt * of lightning-haiku
* (cf : Usain Bolt, London Olympic Games, 2012.)

Le haïku (comme) choc /
Striking (haiku)

Haïku, le sens du moins-soi

°

elle secoue
nue
un cheveu
par-dessus le balcon
de la garrigue
un homme
lui répond

°

nuit d’août :
un papillon, deux coccinelles
décorent l’abat-jour

°

un pet
rond
comme un ballon de hand-ball

(J.O. de Londres)

°

un haïku
a atterri
dans la cabine
neuf

(Thermes de Gréoux-les-Bains)

°
(rêve :)

sur la fenêtre
quelqu’un a senti l’eau s’éloigner
du paysage désolé

°

a)
(les) jambes repliées
elle dort
dans la nuit d’août

b)
bras croisés
son sommeil
sur la nuit d’août

°

immensément seul (…)

°

voix de voisins
sur leur balcon :
soudaine envie d’anis

°

Le soleil rongé
d’un paillasson
Esparron-de-Verdon

une plume descend en tournoyant
d’un rempart du XIIIème siècle

dans une meurtrière
une bouteille en verre
(vide)

dans le lavoir
du château
un mégot

°

bruit dans les nuages
les gens remontent du bord du lac
la cigale s’arrête de scier

(- sauve qui pleut !)

°

ronflant à l’expir
ronflant à l’inspir –
nuit d’étoiles

°

deux copule-en-l’air
entre par la fenêtre de la cuisine
puis ressort

(après-midi d’août)

°

sur les marbres luisants
passe le soleil
et ses nuages

(cimetière de Riez)

°
(kyôku(s) :)

travail d’écriture / de réécriture du haïku :
retrouver (en mots) l’exacte sensation / l’étincelle / première.

Théoriser – Théorire

°

projection (intersticielle)
de fil dentaire :
miroir de la salle de bain

°

L’arbre
trempe l’ombre de ses feuilles
dans le maigre cours d’eau

°

un avion de chasse
déchire
(l’heure de) la sieste

°

12 anneaux
au rideau de la cabine thermale –
les J.O. terminés

°

deux copule-en-vol
(les mêmes ?)
au début
d’un autre
après-midi

°

La vierge Marie
assomptueuse ?
– deux « copule-en-vol ».

°
(Bashôtage :)

la gueule du crapaud
en forme de saut *
silence

* couverture de The Genius of Haiku, readings from R.H.Blyth, Ed. BHS.

°

du buisson
(où je pourrais me jeter)
des oiseaux s’envolent

°

« Au 15 Août le coucou
perd son chant
c’est la caille qui le reprend »
: près du panneau,
le coucou d’une tourterelle

°
(Bashôtage ?)

vieille mare –
le bruit des cigales

°

de la lavande s’approchent
ma main
et un papillon

°

le long du Verdon
un caneton
accordé
au cours du courant

°
(à suivre : 2/2)

« Bulles » par Wei Wu Wei

29 août 2012

 » Une myriade de bulles flottaient à la surface d’un fleuve. « Qu’êtes-vous ? » leur demandai-je alors qu’elles passaient au fil du courant.
« Je suis une bulle bien sûr », répondit près d’une myriade de bulles; et il y avait dans leur voix surprise et indignation comme elles passaient.
Mais de temps à autre, une bulle isolée répondait : « Nous sommes ce fleuve », et il n’y avait dans sa voix ni surprise ni indignation mais simplement une paisible certitude.  »

Wei Wu Wei, pp. 235-236 de La Voix négative Éd. de la Différence, 1977, 2011.

(haïku) minimisant…

23 juillet 2012

°

Haiku is about minimizing the ‘me’

Dans le haïku, il s’agit de minimiser le moi !

°
dp(juillet 12)

Haïku, etc. de Py – déc 2011 – 4/4

2 janvier 2012

°°
(« je » / « moi » :)

(ou : from « I » to(wards) « Infinite » !
/ le « haïku » : du petit soi au Grand Tout !
/ Du moi / à illeurs !) :

°

je
junum

(= intestin grêle)

je
une
homme

je
t

je
table

je
tée

°

moi
gnon

moi
nillon

(à Christophe Jubien :)

moi
ne

moi
neau

moi
re

moi
si

moi
sissure

moi
sson

moi
te

moi
tié

°°
(Lors d’une) Cimaise :

(Un apôtre dit :)
Donner de l’espace au mot
afin qu’il puisse s’épanouir
entièrement,
lui
et
son sens.

Un autre apôtre dit :
Le haïku progressera
quand il « quittera ses père et mère
pour aller vivre avec son époux »…

( : « père et mère » étant le « corps »,
« époux » étant l' »esprit » (!)…)

°

« ça ne me branche plus »
dit le moi-no
qui s’envole

°
(bashôtage :)

Dans une poche
une grenouille coasse
– sauter dans le train !

°

demi
urge

°

certains arbres
refeuillus de vert
: le début de l’hiver *

* / le long du fleuve

°

une poubelle opine du chef
le train démarre

°

I
solmat

°

ma
g
ma

ma g ma

°

sur l’amour
on avait fait une croix
(et) on la ressort
de temps à autre
pour quelque procession,
pour bien enfoncer le clou
que sur l’amour
on a bien fait une croix

(29/12)

°
(Nouvelles du jour :)

Le fabricant de soutien-gorge
Lejabot
a été placé
en redressement…

°

Au Maguelone
tous les regards
tournés vers les juments
sur l’écran

(Montpellier)

°

un TANKAmikaze = un tanka suicidaire, un « jisei » ?

un TANKA-mi-case = un tanka à moitié rempli…

°

dis
soudre

dis
sourdre

(le doux désir de (se) dissoudre…)

°
(Bashôtages :)

……….V………
…..dans la mare :
le coin de la grenouille

faire avancer le haïku
comme un coin
dans la mare

°

a
r
pège

h
a
r
pège

°


plat

°
(« Entre chien et loup », de Jeon-Soo-il, 2006 –
– ce soir je vous raconte un film :)

ce soir
« entre chien et loup » :
seul
dans la salle

(- bientôt rejoint
par deux autres ‘loups’…)

marchant
pieds dans la neige
sous la pleine lune

dans la neige
le café
fait trois trous

son visage
parmi les poissons
mouvants

la cherchant dans la ville,
l’énigmatique,
l’absente

saoûle
elle amble
dans le couloir de l’hôtel

les ongles si longs
des glaçons –
méduses gelées

l’irrépressible ardeur
du darder amoureux


(Bashôtage) :

sous l’arbre dénudé
un homme s’est assis
le crépuscule d’hiver

cendres jetées
sur les rochers
du bord de mer

courant
en cercle
dans la neige
cent fois
mille fois
sans fin

(Espace Saint-Michel, 75005, 24/12/11)

°

nénuphars
nos lotus
font zazen
sur l’étang

la lampe
du nénu
phar(e)

nénuphartiste :

en équilibre
sur l’étang

(pendant que les grenouilles
sautent dans la vieille mare,
les nénuphars
font zazen)

°

Saint-
Plifier,
Rappelez-nous
à l’ordre !

°

twit, twit, twit,
ah, voilà enfin
un haïku moderne !

(twit twit twit
ah voilà enfin
un oiseau moderne !)

°

cou
rogné de succès…

°

il prit un * célib’
pour aller au ciné

* / son

« célib' » = son soi-même; son ombre; son alter égal; son double (invisible ?)…
comme on dit ses cliq et ses claq,
il sortit son célib’ (= il sortit en célib’)

cf. aussi :

Allô, c’élib’ ?
(= la place est-elle libre ?)

°
((En) Défense du kyôku – du kyôka, du kyôbun – :)

Vivre
c’est bien;
réfléchir
sur la vie,
ça peut aider
aussi,
non ?

Écrire haïkus,
écrire senryûs,
c’est bien;
réfléchir
sur haïku
sur senryû,
ça peut aider
aussi,
non ?

= c’est le rôle
exact
du kyôku
(- kyôka, kyôbun)

qui n’est pas
un « kyô-ci » ou un « kyô-ça », ou « kyô-n’importe-quoi »,
comme certain(s) peu(ven)t l’écrire
si ignoramment,
Non!

°

25 décembre,
anniversaire de la mort
de ma grand-mère,
il y a 25 ans

°

Noël à Erdeven * :
une marée humaine
pour voir
la Marée noire

* Bretagne

°

des applaudissements
crépitent;
la poêle de la télé

°

l’hiver
lit blanc

°

HAÏplateCOUture

°

I
nexorablement
s’égrène le temps

Noël passe
et le 1er de l’an
neuf douze

°

HAÏplateCOUtume

°
(kyôka maigre :)


j’y
me
serre
la ceinture

°

J’ai prédilection pour senryû et kyôku
parce qu’ils se moquent
aussi
des gens très/trop « sérieux » !

(Mieux vaut en
SATORIRE !

/ C’est très SÉRIEUR !)

°

« twist again »
puis
twitte again :

l’étang change !

°

Yes we can a ri ?

°

passe le bruit
d’un moteur à deux roues
vers une heure
ce matin

°

Remplacer l’expression « le bâton ou la carotte »
par :
« le bâton ou la sucette »…?

°

le


roule

°

T
ordre

°

oeuv
rer
n(o)euf !

°

dans la plaine embrumée
les cheminées de deux maisons
fument

une mèche de nuage flambe

tornade de lumière

°

le bouleau
heureux
sous la neige

un trait de blanc
ici et là
sur l’arbre

la chaleur du chalet

°

La graissivité

(Le graissif, la graissive…)

°

elle est gravissante
(= elle monte dans mon estime (?))

°

mangeant
un morceau de nuit
– la lune noire

la neige
sur les toits d’Arêches
– the icing on the cake *

* / chantilly sur la bûche

à la station,
j’es-ski-ve

(le ski,
j’eskive !)

°

au coin du lit
lampe et stylo
nuit blanche et noire

la nuit est longue :
des kilomètres d’encre

I
nfini
tif

°

créveillon

grêveillon

rêveillon
(= le réveillon des crève-la-faim ?)

°

nuit pointillée :
la
lumière
des mots

°

vitamine C
: l’hostie du matin

°

Jour magnifique
(jour magique) :
le soleil, la montagne;
tout le monde parti skier –

s’installer,
Faire la descente du Glandu :
bouquiner, s’assoupir, se réveiller,
pianoter quelques mots à l’ordi

(la solitude heureuse)

Arêches (73), 27/12.

°

dégagé la neige
au-dessus des velux :
un demi-mètre

°

une volée de mots verts…

°

mutu
-alité :

la descente du Glandu

°

sport de glisse
spires de glace…

°

des oiseaux
du langage
des oiseaux

°

dans le
grand
ventre
de la nuit
(baleine)
(: je nasse…)

°

ouvrant le livre
(de) la nuit

le silence
de l’encre…

°

À Tikrit :
une statue de la chaussure
lancée sur Bush

(Bravo !)

À quand
en France (par exemple)
une statue
de la tarte
lancée
sur tous les
Tartuffes ! *

* imposants imposteurs,
nuisibles prétentieux,
ignares satisfaits,
mécréants méprisants,
la liste est longue
des jeteurs de poudre
/ poutre(s) dans nos yeux !

Remettre l’homme à sa place
: voilà le rôle du haïku,
du senryû…
at their best !

°

au bout du soleil
des gouttes
tombent du toit

°

le haïku, globalement,
a froid au « je »

°

ame
nuiser

°

après-midi

°

de là où je suis
je les vois :
mouches glissantes
sur les pentes blanches

ils remontent les pentes
mécaniquement –
la mouche (re)monte
le long de la vitre

°

vacances à la neige :
aujourd’hui, descente du Glandu –
hier, descente du Glandu,
demain, descente du Glandu.

°

S’EXERSUER

S’ÉVERSUER

°

où s’en va la lumière
quand l’ampoule abandonne ?

°

ce matin
première neige
et
premiers cris de corneille

ce matin :
CORNEIGE

tombe le ciel blanc
par toutes petites touches

O(ffice du) T(ourisme) :
– Ôtez-moi d’un doute ! :

ce matin et ce soir
au-dessus du blanc
le corbeau

°
(Kyôka (d’)après Kyoshi :)

Il y a 75 ans *
Kyoshi (nous) dit :
en dehors du Japon
on peut se passer
du 5/7/5

* / Nous n’étions pas nés*, quand…

* : 1936.

°

haïcoups trop tirés :
mer fielleuse ?

°
(Re : opinion sur la revue « Gong » :)

« Gong », ça sent son W.H.A. à plein oeil !

°

2012,
Améliorer
la qualité
du cercueil

cerc(l)oeil

on attend,
debout sur la mort

°

En 2012
je nous souhaite
moins de vers mielleux *,
plus de vers meilleux !

* (: -guimauve, lyrico-kus, lèche-kus, etc.)

°

le jus de soja
laissé dans le frigidaire –
les pentes de ski

°

2012 :
atteindre (à) la
qualité
d’Anonyme !

°

le haïku = « l’étang aux grenouilles » !

:

dans cet étang
se trouvent :

des grenouilles,
une sandale,

un vieux réveil (tout rouillé)

une lune

°

les chiens aboient
le car avan(c)e…

°

2012 :
finir de traduire
les 1012
haïkaï de Bashô

°

l’apparence de la parure
: sapins sous la neige

le corbeau
choisit
la neige

poudreuse :
les sapins
lâchent leur neige

la neige –
les yeux fermés.

tout le jour
les déneigeuses –
avant-veille de l’an

la neige tombée,
le silence
du sapin

°

l’orage au ventre…

°

chutes de neige aujourd’hui –
ce soir, saler la purée

°

l’homme,
ce globe-crotteur !

°

entendre à l’intérieur des mots
(: la « langue des oiseaux »)

°

SENSASSUEL(LE)(S)

°

ça neige : manège –
dernier jour de l’an

°
(promenade au-dessus d’Arêches :)

plus la neige tombe
plus le sapin
ploie

(= D. + D.)

°

un peu de neige
dans le thé
le dernier jour de l’année

un bol de neige

dernier jour de l’an
les arbres lâchent
leur neige

(dernier décembre
les arbres
se délestent)

Neige –
l’arbre penche
vers janvier

sur le fil
la neige
funambule

400 ans avant Jésus-Christ –
400 mètres avant Chez Dédé

Arêches
le toit du mot
chalet

boules de neige
fruits de l’hiver

essuie-glace
dressés,
croisant les pattes
: la neige

la neige sur le toit
les épingles
le long du fil

°

le pied
hors du lit
– fougère

°
(« Haïku de bar » :)

tous les chemins
mènent au rhum

°

la première marche,
la dernière marche :
les plus dangereuses –
passage à l’an

°

préférant écouter
le chant des gouttières
que leur(s) jeu(x) à la con
– réveillon

°°°

Haïku, etc. de Py – déc. 2011 – 3/4

2 janvier 2012

°

I
bis

dans les roseaux
among reeds

I
ris
bis

I
ce

I
chthyosaure

I
cicle

I
f

I
ffy

( : aléatoire)

I
gloo

I
guana

I
guane

I
lex

( : yeuse, chêne vert, houx)



I
lluminate

I
mage

I
mmaculate



I
mmerse(d
)

I
mmerg(é)

I
mmediate

I
mmigrate

I
mp

( : lutin)

I
mpala

I
m
pala



I
m
pale

I
m
patient



I
m
peach

I
m
pedimenta

I
m
pending

I
m
minent

I
m
penitent

I
m
perfect



I
m
perishable

I
m
personal

I
m
pertinent

I
m
pervious

I
m
perméable

I
m
perish
able

I
m
péris
sable

I
m
pious

I
m
pie

I
m
plosive

I
m
ply

I
m
port

I
m
pose

I
m
possible

I
m
postor

I
m
posteur

I
m
poseur

I
m
potent

I
m
precis(e)

I
m
pregnable

I
m
prenable

I
m
print

I
m
prison

I
m
probable

I
m
proper

I
m
prove

I
m
proving

I
m
prudent

I
m
pudent

I
m
pulse

I
m
pulsion

I
m
pulsive

I
m
pure

I
m
pute

I
nasmuch

(: vu que)

I
namorata

(AM
oureux)

I
ncense

I
I
I
ncense

I
nch

I
ndeed

I
nept

I
nert

I
n
famous

I
n
fatuate

I
nferno

I
nfinite

I
n’
finite

I
nfini
tesimal

I
n’
flame

I
n’
flate
d

I
n’
flexible

I
n
fringe

(transgresser)

I
n’
furiate

I
n’
fusion

I
n’
fuse

I
n’
glenook

(coin du feu)

I
n
got

(lingot)

I
n
grained

(en
raciné)

I
nitial

I
nk

I
nky

I
n
lay

(incruste)

I
nn

i
NN

(au
berge)

I
n’
road

(incursion)

I
n’
sect

I
nsect

I
n
sert

I
n
ser
tion

I
n
side

I
n
stead

(à la place)

I
n
step

(coup-de-pied)

I
n
stil

(insuffler)

I
n
stil
l

(tranquille)

I
nsular

I
nsulate



I
n
tent

(I
n
ten
tion)

(so
us
tente)

I
n
terim

I
nterminable

I
n
terval
(le)

I
n
to

I
n
verse

I
n
visible

I
odine

(iode)

I
on

I
ota

(grain, brin, iota)

I
ris

I
sland

I
slet

(I
lôt)

I
solate
(d)

(I
soler)

I
t

I
vory

(i
voire)

I
vy

(lierre)

°

me
adow

(prair
I
e)

me
at

(viande)

me
ddlesome

(fouille-merde)

me
dial

(mé/dian)



me
ditate

me
ditatively

me
ditation

Me
diterranean

(Me
diterranée)



me
dium

me
dlar

(nèfle)

me
dley

(pot-pourri)

me
dulla

(moëlle)

(moi-
-le (?))

me
ek

(faible, humble)

me
erschaum

(pipe en écume)

me
et

(rencontrer)

me
galith
(e)

me
gaton
(ne)

me
lancholia

me
llifluous

(mé
lodieux)

me
lodic

me
lon

me
lt

(fond(re)/fondu)

me
moir
(e)

me
mory

me
nagerie

me
ndicant

(me
ndiant)

me
nding

(raccomodage)

me
ntal

me
ow

(miauler)

me
nu

me
rely

(simplement / moi relié)

me
rge

(se fondre)

me
rino

(me
rinos)

me
ringue

me
rmaid

(si
rène)

me
rman

(triton)

me
sh

(maille, filet)

me
smerized

(hypnotisé)

Me
ssiah

(Me
ssie)

me
teor
(ite)

me
teorology

me
thane

me
thylene

me
tropolis

me
ws

(écuries)

°
(à suivre : 4/4)

haïku, etc. de Py – déc 2011 – 2/4

2 janvier 2012

°

« Ah moi,
pour l’appareil photo,
j’ai pas l’réflexe ! »

°
(garage :)

la calligraphie
des roues de la voiture
– pluies de décembre

°

ce matin,
quel coup !

la lune en deux

la lune plein C
de haut en bas

– quelle lame infaillible !

ce matin
la demi-lune
sabrée net !

°

sur le bitume
un coton

en forme de nuage

sur le bitume
un coton
nuage

°

au restaurant *
un homme déjeune
avec son nœud-papillon

* dernier samedi avant les fêtes

°

ses ongles poussent
la saison froide *

* / blanche

°
Bashôtages :
A)

dans l’étude du haïku
plongé
– Bashô !

B)

dans l’étude du haïku
plongé

– plouf !

:

« vieille mare –
une grenouille saute
le bruit de l’eau »

Bashô.

C)

trouver
le centre
du dire

D)

haïplouf(!)

°

les mots rebondissent
du mur du fond
: haïku

ping-pong
de l’auteur
au lecteur
: haïku

°

une étoile
envoûte-t-elle
le ciel ?

°

ce ciel d’étoiles
l’aligot

°

le soir
c’est du temps
qui vient
dans la casserole

°

« centre d’aide de la conne » *
: ce matin
sur l’écran

* pour « connection » (à Hotmail) !…

°

pour usage de prépotence
mérite-t-il la potence ?

ce prépotant
se tripotant

ce très important
(/ très impotent ?)
ventripotent
en triporteur
transporté

°

les veufs
se suivent
et se ressemblent

°

Pont de l’Alma
la circulation
est rétablie

(19/12/11)

°

oranger clair

°

en général
les oiseaux
ont de la feuille

printemps –
les oiseaux
y vont de leur feuille

printemps –
qui doute
de la feuille
des oiseaux ?

°

un mot d’es
prie

°

trou où végéter
végétrou (-tégévé)

végétélé

°

(le dictateur)
troue la peau
du troupeau

°

faire volte-fesse

°

un cil, ciel !

°

(senryû papal :)

quand il pleut
le pape met-il
une capote ?

caploc ? – paploc !?

Plouc, un Ploc !

D’un ploc se moc ce mec ?

°


bile

débiler

débiner

°

ce matin
la lune
sabrée

fendeue

fend
….ue

d’un
haïkou sec

imparable

de haut
en bas

par le milieu

(écrire droit ( :)

redresser le dos
(de l’écriture))

ce matin
l’on voit :
le coup de sabre
qui a fendu
la lune
en deux

°


..ca
….ler


..vi
….er


..fi
….er

tic
tac

l’attaq
…….tiq
……… … !

°

entendre
l’écrit
la nuit

°

la lune
fendue
en deux

°

La vieille mare
de Bashô
est-il le kôan
qu’il me faut résoudre ?

(14/6/11)

°

la lune
un pied
dans l’o

l’o coulant(e)

nœud coulant
la lune
pied
dans l’o

la lune
sépia
dans l’o

°

Le Père Noël :
un faux-barbi ?
(un capitaliste pur sang ?)

la peine capital(ist)e

le nationisme

°
(bashôtage ?:)

la grenouille
remonte
à la surface de l’étang
– bulle ?

°

Avec le temps, c’est évident

le temps évide

(le temps est vide)

: caisse de résonance …

°

il suffirait
d’un coup de vent inopiné :
mon chapeau reste à la maison

°

respiraïk(o)u

(il) respir’aïku

°

ton pied
dans ma main
le bord du matin

°

dans l’ascenseur
la compagnie
d’un parfum

( : à – et d’après – Patrick. Fetu)

°

ce matin
des paquets d’oiseaux
le croissant de la lune décroissante
la veille de l’hiver

°

la traversée du dessert…

°

Sarko veut-il passer
à la
p-Austérité ?

à la va comme je te pisse… !

°

pour avoir été (de) gauche
toute ma vie,
je passerai sûrement
l’arme à droite…

°

printemps –
les oiseaux
sont souples de la feuille

°

Nouvelles du jour :
Barak Obama prépare un nouvel album pour 2012 –
Cesaria Evora interdit Facebook à ses filles

(20/12/11, Internet)

°

enregistrer le bouillon…

enregistrer le bouillant ?…

°

Autoroute :
le passager bourré
tire sur le frein à main
– veille de l’hiver

(A6, Villabé, 20/12/11)

°

du pâté
les pattes
du sansonnet au genièvre

°

ce soir
supprimé de mon répertoire
les coordonnées
de l’amie décédée

°

encre
blanche :
haïku

(white
ink :
haiku

: in ‘Hermitage’ V.I,1, 2004
: on « HaikuFoundationRegistry », 2011)

°

le sceptre du spectre…

°

BOR -ing

B O
. NÉ .
…R…

borné – d’âne ?

°

Zenième paraphrase :

le vin rouge du soir
le thé vert du matin

le vin est rouge
le thé est vert

le thé est rouge
le vin est vert

le vin est le vin
le thé est le thé

(cf/in Sengaï ‘Le rire…du zen’)

°

(Présolution :)

en 2012
finir de traduire
les 1012
haikai de Bashô

(l’impression d’être une fourmi
escaladant la montagne
du haïku,
grain de sable
après grain de sable)

une fourmi
escalade la montagne
grain
à
grain

1er jour 10 vers :
sur la montagne
une fourmi grimpe

°

au fond du verre
les pépins
tournoient
et se rassemblent

au fond de la mare
les grenouilles
s’assemblent

( : bashôtage ?)

°

la hotte
vide
du père Noël
(haïku)

°
(senryû aux fesses :)

tonique, la sportive a
des fesses en assied

°

Provoquer l’éclat *

– comme la grenouille
éclate / (brise)
la surface / la quiétude
de la mare

* de rire, par ex., …


(bashôtages :)

sans vent
la grenouille brise
le plat de la mare

vieille mare :
de grenouille
bredouille

brouille
grouille

ouille !

l’ouïe
brisée ?
de la carpe ?

tympantin ta mare

(tympan : tinta mare)

vieille mare
gren
ouille !

vieux
marc

°

retour à l’auge du / des temps…

°

les mots
lucioles
attrape !

°
(rêve :)

shôji –
sentant le rouge des joues
me soutenir

°

japonuisance(s) –

japonuisant
japonuisible
japorisible –

haïku :
soulever
les jupons du Japon ?

juponais
et même
juponiais !

°

Fukuchimères –

Fuku-chimios –

Fuku-chim(er)iques… !

°

l’A
de l’Aube
grimpe sur sa tour
Affel
pour voir le soleil
plus tôt
plus vite !

l’auge de l’aube –
patauge
en bauge
un ange

°

la fourmi,
le mont Haïku

accroché
au flanc
du Mont Haïku
sans dévicer *

* dévicer : perdre ses vices ( ?)

le mont-haïku,
quel flan !

je ridi-cale

°

Donner du « sens » !
Insuffler
la matière
verbale

ses matières verbales,

(il fait sous lui…)

(cf : « Sous Sarko »)

matières verbales…
: – tirez la chasse !

°

(B.N. :) le pape de l’anti-manière !

« Gong » : l’organe /la vit-rine (francophone) du parti WHA ( ?)

wha ! wha ! wha ! wha !
un haïku qui ab-wha ?

°

feuille de haï-chou

(haïchou-fleur)


j’y
me

°

sit
still

sitting
bull

sitting
bull
frog

assis(e)
grenouille
taureau

attendant qu’un haïku saute
la grenouille accroupie
au bord de la mare

°
(Re : le « je » dans le haïku (ou : « moi, si ! »)

moi
neau

moi
no

moi
seau

moi
zeau

°

moi
ne

°

les circonstencres

°

gourouesque

gourouge
gourouje

gouroué/e

/ l’influence de…
sur … :
ce qui dénote chez la personne influencée
un manque (évident ?) de personnalité !/ ?

one’s
own
way

°

après le choc

°

tout frais sorti de son œuf tout chaud

son œuf neuf
dix
toc

(- Sortir une revue qui s’appelle(rait) « toc » !)

°

Si personne ne secoue le cocotier,
on finit par recevoir sur la tête
des fruits pourris !

°

Si, si,
continuer
à leur « faire la nique » !
commu-niquer !

°

se mettant un suppositoire
pensant :
« Stéphanie de Monaco »

°

dans mon végétrou,
sûr,
pas de tégévé !

°

sous le pont Mirabeau
(ne) coule (qu’) Apollinaire
en mon oreille
lointaine…

°

ses hottes bien pleines :
joli cadeau de Noël(le)

°

(à propos du salaire de D.B. au P.S.G. : 800 000 € par mois :)

Il gagne en un mois
ce que je gagne en 30 ans –
Vous avez dit « carrière courte »,
Monsieur le secrétaire d’état à la consommation ? *

(in « Direct-Matin » n° 1000, du 22/12/11)

* Eric Lefebvre

°

en gabardine
il passe la gardine *
avec sa védrine **

* rideau rouge (cirque)
** carriole

°

sortant de ma banlieue
pour venir prendre à Paris
une bouffée d’oxygène !

°

sifflant un verre d’eau :
c’est quand le printemps ?

°

« Le Point » devrait faire maintenant
un numéro intitulé :
« Questions et réponses
sur l’existence de l’homme » ! *

* : « Questions et réponses sur l’existence de dieu ». N° de déc. 2011 ( ?)

°

je vous souhaite pour 2012
un monde moins ver-mielleux !

°

un sapin
« encapoté »
: Noël chrétien ?

°

franc parler
(/ francophone parler
et même anglo !…)

je parle francophone

°

(L’A. ☺
pas besoin qu’il (se) signe,
c’est du tout lu (d’avance) ! *

* Au moins, il a son style !…

°

méta(-eu-)phorisant…

°

caracopier
caracoler

°

en-s’en-ganté

°
(Bashôtages :)

f®og

(cf : « fog », de M.D. Welch)

in the fog
a frog
– « jump ! »

dans le brouillard
(d’)une grenouille

ag®enouillée…

°

Le haïku progressera
quand on brisera
(/ se permettra de briser)
sa gangue formelle
d’abord…

« Moderne », ce « haïku » figé dans sa tradition formelle ?

Un haïku « moderne »,
c’est un haïku
« qui quittera père et mère
pour aller vivre avec son époux » !

°

(dans « mon » haïku, il y a le sens de ce qui est dit, et (indissociablement ?) un travail sur la langue qui véhicule ce sens…)

°

Faire avouer à la langue
son « langage des oiseaux »…

°

déconcerto

°

(à suivre, 3/4)