Archive for the ‘films’ Category

Haïkus … de Py – oct. 09

23 février 2010

°°°
(kyôbun :)

Passage Dieu
une fille
téléphone

: Mettre en contact –
Espérer l’étincelle

/ Espérer que le contact se fasse,
que l’étincelle jaillisse

°
(Jog du jour :)

dès le début d’octobre
balayeurs
de feuilles rousses

« Célesta, tu rentres
ou je te mets dans la poussette !…
un … deux … »

bain de siège des pigeons
dans une retenue d’eau
du square

Fin de jog –
en haut de l’escalier
mes pieds
mordent les marches

(2/10/09)

°

Porter un haïku
/ Porter des haïkus

Il lui porta un haïku
mortel
en tête…

°

(dieu est loin
j’écris
pour rapprocher les distances)

Sous Sarko
la France :
de plus en plus de mal à l’aimer

°

vanne de caniveau :
les pigeons s’en donnent
à corps-joie

Plus le « je » s’efface
Plus il s’universalise

Bon diamanche !

Il a de la témérité = il est témérite !

soleil –
la rue tourne

qu’il est coloré
le lierre
en haut du mur du cimetière !

°

Le haïku
(-zen) : idéalement
simple, concret, spontané.

(3/10/09)

°

de leur fenêtre
les pigeons
regardent
parfois
les gens
chez eux

arrêt du bus –
les mouvements de sa main
pour ventiler son vernis

(19-9/4-10)

°

première pluie d’octobre
il secoue la salade
de son parapluie
– métro

°

La volupté des lents voyages…

dans le compartiment du train, vide, que j’élis, je pénètre, ferme les rideaux donnant sur le couloir, relève les accoudoirs, prépare à une extrémité un oreiller fait de mon sac à dos, de ma veste, retire mes chaussures, prends un livre, un carnet, de quoi souligner, de quoi écrire, puis m’allonge et entreprends de lire, d’écrire ou de dormir

Ah, la volupté des lents voyages !

Le paysage et la pluie filaient de chaque côté
Il était (allongé) au milieu du temps
et ne bougeait guère
(// que pour sentir autour de lui l’agitaion qui secouait
le train du monde
Il ferma les yeux
et se reporta
des kilomètres plus tard,
frais,
disposé,

paresseureux.

(5/10)

allongé –
le train arrive à Dormans

temps humide –
dans le train
bébé chouine *

* gniarde

°

grignotant son pain en rond –
pleine lune

(5/10/09)

°

le moi de la mode
ou
la mode du moi ?

°

rue du Jour *
à la tombée de la nuit
, doux octobre

(6/10) * 75001.

°

Penchez-vous un peu,
Anges de la béatitude universelle !

°

(Dialogue :)

À John Hendricks (88 ans), chanteur Afro-Américain de jazz :
– J’ai une question … stupide… à vous poser
J.H. :
– Ne vous inquiétez pas, nous avons aussi tout un tas de réponses idiotes possibles !

(Cinéma Le Balzac, 75008, le 4/10/09)

(8/10)

°

(Mot de saison /)
Mot de seize ans

°

Un canard s’ébat des ailes
au-dessus du plan d’eau
– octobre radieux

dur de s’alléger :
tours répétés du parc,
souvent

à côté de la rue de mes Pompes…

(8/10)

°

Laurent lut à travers la ville
: première ligne d’un texte à
débiter le plus vite possible ou
presque pour un happening
demain dans mon rêve : un bloc
compact et carré dont je ne re-
transmets ici que la forme de
cube où le hasard est ambolie
définitivement stoppé(e) net ici

(9/10/9)

Asseyons-nous à
la table de je, et é-
crivons des moïkus !

Mortefeuille

La pluie
va passer la nuit
à sa fenêtre
(ou pas)
éteinte
et doucement
assourdie…

il éteignit,
laissant la pluie jouer
sa partition
à la fenêtre
dans la nuit de vendredi
à samedi

du haut de l’invention du vacarme

(9/10)

°

(Le Va-t-en-guerre :)

Attention !
L’homoncule est dangereux !
Ce petit représidentant du commerce nucléaire
avec tous ses déchets
pour des milliers d’années
damnées !

(Naboléon S. tressé)

cette « journaliste » :

lèche-bittines ?

(Contre-proposition :)

Avoir réussi
pour un homme de 50 ans
(ou de n’importe quel âge d’ailleurs),
c’est
de ne pas avoir de montre.

°

la fin des tongs
au fond d’étang

(cf Buson…(?))

°

(d’après Gilles Brulet :)

la vieille
à son volet :
ZZZZ

(10/09)

°

champignons poussant
sur les façades :
la réception du monde ?

de :  » Casablanca ville moderne « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)

corbeaux volant
au-dessus du terrain de sport
– les Murs de la prison

de :  » Car tu porteras mon nom « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)

(10/10)

°

un sherpa
utilise-t-il
une serpe
une hache
une perche
une harpe
un pare-chemin
pas chers ?

°

(kyôbun :)

Le meilleur haïku
ne serait-il pas celui qui vous échappe ?

(sans que vous y ayez eu « conscience » véritable ?), sans contrôle (« intellectuel »), spontané, direct, « inconscient », donc !… ;
sans retouche, tranchant,

Soyez vide
et les mots viennent
– faire un haïku …

(parfois)

°

Obama
Nobel Price for
Peace in Afghanistan ?

Obama
Prix Nobel de la
Paix en Afghanistan ?

°

le moucheron
entend-il
le bruit du couvercle qui tombe
dans la cuisine ?

un chat
en rond dans
un pot de fleurs

(11/10)

°

Centre Municipal de Santé
Elsa Rustin (e ?)
Bagnolet

°

(Kyôbun :)

L’ambiguïté *, le mystère,
voilà une des facettes amusante(s) du haïku –

* causée par l’usage du participe présent, par exemple, qui parfois noie le sujet – et peut
provoquer le questionnement, l’humour
Noyer (/ diluer, délayer) le sujet (au fond) du haïku : une entreprise jubilatoire
– au contraire de le dire, l’exposer : le sous-entendre, le dissimuler : c’est plus drôle !

ce « je » qui s’efface comme le chat du Cheshire derrière son sourire (L.Carroll)

2200 mamans
au stade
de la Tétée Géante

(Charléty, le 11/10/9)

Lucifer à cheval …

°

(Kyôkus)

La Hache du haïku :
Le haïku faut qu’ça coupe !

: la césure,
le haïcou(peret)

Le kukaï :
un bon baromètre,
un galon d’essai !

°

un pan de lumière
s’est installé sur le toit,
réfléchi

matin frais d’octobre –
les canards semblent attendre longtemps
avant de se lancer à l’eau

au bout de la canne blanche
un chapelet de billes
argentées

son allure
sans son galure !…

Meeting révolutionnaire ? :
Voyageurs autour
du panneau des départs

nous ne sommes que deux
mais nous sommes très amis

(anna + d.)

salle de bains –
des feuilles de vigne
à la fenêtre

(14/10/09)

°

le dernier cycle (?) :
le cycle amen ?

°

Oser réduire : (kyôbun)

Réduire un haïku
à son strict minimum vital
c’est comme
effeuiller une fleur
pour un bouquet.

Salle de bains –
des feuilles de vigne
à la fenêtre

(15/10/09)

°

dans les sens
de plus de sens :
moins de mots

moins de mots
donnent * plus de sens
( : de directions)

* peuvent emprunter plus de directions.

S’abstenir (/s’abstraire) des verbes
(qui trop orientent).

Abrège le haïku :
Il s’élargit.

Vers le moins :
Pas un mot de trop !
Rien d’inutile !

°

Fiction :

Je l’ai rencontrée
il y a quelques semaines.
Elle est prof’ de fuck’

°

(tanku, à M-A.)

caressant
la page blanche –
pensant à toi

°

(Puisé de la marmite automatique :)

l’amitié roule dans le jardin
jusqu’à la couleur des tuiles

(Laisser venir les mots.)

°

(E.)

dans le métro
un jour (cette année) vu
une jeune femme blonde
: ce fut comme
te voir
autrefois

… lambeaux d’amours

°

Il fait bien son âge !
: trois heures

°

ce soir
un nouvel œil :
cataracte

dans sa blouse
deviner ses rondeurs
: Quinze-Vingts

°

L’Empereur :
« – Trop de notes, trop de notes, Mozart ! »
Mozart :
« – Pas une de trop, Sire ! »

°

Les amis
c’est en périphérie

Les amants
c’est au centre

qu’ils embrassent

°

(la) volupté
du pied
qui entre
dans son chausson

(16/10)

°

Manifestation agricole :
un âne
rebaptisé
« Sarkozy »

°

A-t-il imprimé
son pas dans le goudron frais
contre une engueulade ?
– trottoir parisien

°

réveil :
l’odeur du pain
tout juste cuit

°

ce rendement
qu’on nous « demande » *

: on rend,
on vomit,
on dégueule !

* / impose !

Travailler plus
pour gagner plus
vite la mort

(17/10/09)

°

verni noir
du bec aux bottines,
l’oiseau du dimanche

(Buttes-Chaumont 18/10)

°

l’OMAFAM…

°

Trouver la meilleure formule,
celle qui fait choc :
telle était sa vanité d’auteur…

°

(un Olgarythme :)

endormie nue
allongée sur la moto
à la lueur du réverbère
ses habits dans le bar
qu’elle a quittés fermé

°

coco
sur l’eau
radeau
rateau

( : sa puissance sexuelle en question …)

(19/10)

°

être accueilli chez soi
par l’odeur du pain *
– mmmh !

* aux noisettes !

°

chant de machine ce matin –
un pigeon transite
sur un toit

résection apicale :
l’école
de la dentiste

(métro – Paris)

ses jambes fines
montent jusqu’au paradis

(enthousiasme / admiration…)

les cils blancs
de la brune en noir
jusqu’à son portable…

coucou !
fit-il au pigeon
qui l’accompagna

(22/10/09)

°

Entendez-vous
Les cris de la corbeille ?

La corbeille
n’a pas pieds …

°

restaurant :
tête à tête romantique
… avec la bougie

(24/10)

°

le pain s’arrête
la nuit continue

(26/10, 4h30)

°

sur les genoux de l’homme (noir)
en fauteuil roulant
son enfant
traversent la rue

°

(Paradoxes / kyôbun :)

un haïku est riche
quand il est pauvre

Écrire en creux

°

richesses de la pauvreté
pauvreté des richesses

tout s’équilibre
et tourne …

°

On dirait que
Monsieur (de) Sarkozy
a un problème
avec la Nationalité Française

(27/10)

°

(Rendez-vous amoureux,… :)

L’imminence rose …

°

(kyôbun :)

Dans le haïku, discerner les mots « pleins » ( : lourds de sens, vivants…) des mots « creux » ( : vides de sens, morts…). (Les mots pleins sont ceux qui donnent du sens, le sens.)
Éliminer (/se passer des) les mots « creux » au possible.

°

au bout du pin
un fil
prend le soleil

the pine’s end –
a thread
catches
the sun

(Montpellier, 29/10)

°

(kyôbun :)

Si le haïku « exalte » l’asymétrie, aucun (de ses) vers n’est de longueur semblable…

°

ouvrant la fenêtre :
accueillir le jour,
cueillir le jour

°

prenant la première vague du rêve
et me laissant bercer :
voyager loin …

(chez anna)

la flûte shakuashi
les volutes du thé *

* : masala

(30/10)

°

bande en chiant
le chien du coin
de la rue –
dernier octobre

°

embrasser
la boulangère
comme du bon pain

(31/10)

°°°

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Haïkus … de Py – nov. 09

21 février 2010

°

rumnule somnole

des tuiles des toits
jusqu’à la mer

(de chez anna, Montpellier)

°°
(kyôbun(s) :)

le blanc
que je laisse
dans le haïku,
le lecteur
franchira
(ou pas)

au lecteur je trace
un embarcadère
un débarcadère

il y a un espace vide
dans le haïku
à franchir
par le lecteur

… le blanc des mots oubliés (tus, omis)

tendre au lecteur
du silence
du vide

mon haïku :
un bol
offert (tendu, présenté)
au lecteur

les mots omis
tendent
le haïkus

le haïku,
c’est une tente
montée à deux
(au moins)

Aller plus loin –
S’enfoncer dans le haïku
S’enfoncer dans le blanc du haïku

Le haïku
Est une montagne
Enneigée

le haïku
est nomade,
oui anna.

le haïku est devant soi

le haïku est le chemin
(qu’il reste à parcourir)

planter son éphémère

s’installer

repartir

débâcher de nouveau

démonter

repartir
plus loin

(avec son troupeau de mots)

le monde
quelque part
aux abords

en pointe

en intrus

(cf le film : « Le chien jaune de Mongolie.)

Au lecteur
de franchir
– ou non –
mon haïku

Mettre
le plus de vide possible
dans mon haïku.

(oublier le plus de mots
possible)

Vider mon haïku
au possible

Laver mon haïku

Décolorer mon haïku
, le délaver

, lui redonner ses couleurs d’origine :
le noir
le blanc
?
de la naissance
– et avant ?

, l’habit cent fois porté
cent fois lavé
?

( : cf : « Chant de l’habit cent fois rapiécé » de Hyegûn, p.98 de Ivresse de brumes, griserie de nuages, NRF Gallimard, Connaissance de l’Orient, 2006)

Cultiver le manque
Ouvrir (Creuser) la (une) brèche (faille) dans le haïku

Le haïku est la possibilité d’un bol

Le haïku est la possibilité de boire

Le haïku peut avoir n’importe quelle forme

Le haïku n’est pas une question de forme
(…)

– Ne manque-t-il pas quelque chose dans votre haïku ?
– Oui, il y manque ce que vous allez y mettre.

– Au travail, lecteur !

L’essentiel n’est pas de dire,
L’essentiel est de laisser la place au lecteur (de compléter)

Le haïku est une salle de cinéma vide

Offre une place à ton lecteur
(dans ton haïku)
(pour qu’il voie ton haïku…)

L’essentiel est de laisser le lecteur se placer
(Il s’agit moins de dire que de placer le lecteur en position de voir)

L’essentiel est de montrer, proposer, présenter, offrir…

(un rayon de soleil
(qui) se balade sur un fil
au gré du vent)

Tout joue :
le fil (d’araignée)
le soleil
le vent

/ un fil de soleil

Si tu (lui) mets trop de mots,
tu (lui) bouches la vue

les mots
(qui) bouchent la vue
du haïku

les nuages
bouchent la vue
du mont Fuji

(a)perce)voir
le haïku
à travers
les mots

(le soleil
à travers
les nuages)

Le haïku est là
derrière les mots

Les mots qui cachent (bouchent, obscurcissent) le haïku

(Éclaircir le haïku) ;

ces mots qui voilent (burqachent ?) le haïku

Une fois les mots-nuages dissipés,
Le soleil-haïku apparaît.

(Les mots-nuages dissipés,
la montagne-haïku apparaît)

Ôter une pièce du/au puzzle-haïku
Que le lecteur doit reconstruire

Au lecteur de lancer sa passerelle
entre les (deux) poteaux (/piliers) de ton haïku.

Omettre des mots
pour tendre un haïku

Ne pas donner toutes les clés (tous les éléments) au lecteur !

Ne pas donner la clé du haïku au lecteur

Au lecteur de tourner sa clé dans le haïku !

Au lecteur de trouver la (sa) solution du haïku

Le haïku (comme) kôan ?…

chaque lecteur trouve
(ou ne trouve pas)
sa solution au haïku

(le haïku n’est pas une femme (/ un homme ?) facile…)

Retire l’échelle qui monte au haïku ;
Retire la passerelle du haïku ;
Le lecteur lancera la sienne

Surtout ne pas tout dire
En laisser
Pour la poire…

Ton haïku soit incomplet

Le haïku c’est un mi-chemin

Le haïku, c’est un demi pas

Le haïku est une impulsion

Ne mets pas tes lunettes
Sur le nez de ton lecteur

Ne prends pas ton lecteur pour un sot

Offre à ton lecteur un saut
Dans le vide des mots

(le lecteur saute
par dessus les blancs
de ton haïku)

Crée du vide
(dans ton haïku)

(Le lecteur franchit la faille
que le haïjin a creusée
dans son haïku)

(L’essentiel étant
de laisser le lecteur
compléter le haïku)

du bout d’un pin
un fil (d’araignée)
(prend) le soleil

Creuse ton haïku ;
Laisse ton lecteur creuser

Encreuse

Les blancs
du chrysanthème

Toussaint –
Creuse
ton
haïku

Ensevelis tes mots morts

°°

dimanche dans les feuilles
joggers de la Toussaint

Jardin de paraboles – *
Dimanche de la Toussaint

°

Faire fronde

°

La Marseillaise,
cet hymne sanguinolent /
cet hymne dégoulinant

ce drapeau
trempé dans le sang du voisin,
cette exhortation au meurtre raciste !

La Marseillaise,
cette chanson
qui pue
le sang
la merde
et les tripes
bi-centenaires !

, cette chanson
qui pollue
mes oreilles
ma bouche
mon cerveau !

Touche,
Touche ton voisin
Vaincs ta peur de l’autre
Touche
Touche le monde
Touche les gens
Touchez-vous !
Tuishou !*

* : travail à deux, en taiji.

cette nuit c’était comme si
la pluie
demandait à la nuit
la permission
de tomber

(1/11)

°

Toussaint –
la nuit
la pluie
tombe

la lune presque pleine –
abcès dentaire

« Design Coiffure »
affiche :
” Spécial Femmes Pressées “

°

(kyôkus :)

condense,
écourte
:
haïku sec

le saut
dans le trou
du haïku

(2/11)

°

la pluie de novembre
les gammes de l’instrument

Tisser le fil brillant du souffle…

les bancs vides
les feuilles rousses

une mouche
traverse
la salle des pas perdus
– retard de train

…les pas éperdus… ?

une mouche
dans la salle des pas perdus
(sur) les rares voyageurs

écrire parfois trouve

les feuilles s’arrêtent (de courir) (sur le trottoir)
avant que le souffle ne les reprenne

le souffle
reprend
(les) feuilles

À bout de souffle
les feuilles s’arrêtent –
cour de la gare

le souffle
court
les feuilles
s’arrêtent

feuilles
entre deux
souffles

altern(u)ances…

les feuilles
reprennent
souffle

Remontant de Millau, la nature a des touffes de rousse, de verte, de blonde

Passant par les causses de novembres
enflammés ?
j’ouvre le livre
sur ce poème coréen :
« Terre entière changée en un monde d’argent, »
chênes jusqu’à roux
bouleaux d’or

(ciel gris
bitume gris)

encaissez la vallée…

(…)

un héron
au beau milieu de la rivière
sur une pierre
perché

(3/11)

(…)
bla-bla-blatraciens…

°

(Entièrement inspiré par ce haïku de D. Chipot : « Passage des oies / Mon voisin pourtant bavard / reste sans voix » :)

Les oies !
Le bavard
coi

(Commentaire d’i.A. : « ton mini-ku dit tout ! »)

°

Moucheron,
veux-tu quitter cette page
avant que je la tourne ?
– Prends ton temps !

°

trésors rouges
d’automne –
les arbres, loin

Clé à mobylette

le fauteuil calciné
fit ses ressorts
sous lui

: cf : Arman « Pompei’s syndrome » 1984 (fauteuil calciné, bronze)

(7/11)

°

méga-lotie
sortant de chez
« Méga-Lots » *

* magasin d’habillement, rue d’Amsterdam, 75008.

°

feuilles
et passants
dans les couloirs du métro

(14/11)

°

kit mains libres :
le téléphone
coincé
sous le voile

(métro, L.13)

métro –
un couple d’aveugles
comme s’ils se cherchaient
du regard

(a) blind couple
as if looking for (/into)
each other’s eyes

(15/11)

°

(kyôku :)

du kigo
peut me chaut
– novembre

°

ginkgo biloba
sur un trottoir de la ville
peu à peu

(Reims, 16/11/09)

°

(m)

la porosité ambiante…

quand on est aimé
on est ému …

°

petits pas préci
pités d’un bambin courant
au plafond

(18/11)

°

Imprimé
à hauteur de sa poitrine :
« Hauts de Seine »

(19/11)

°

mon voisin :
champion du lancer de pain
aux pigeons

essayant ses montures
tes yeux tombaient
forcément
(/tout naturellement)
entre ses seins

(les) boules grises
du chat
aux yeux orange

(20/11)

°

sous le haïku
de l’émotion

la prostituée :
tapine en bourg

je coupe trèfle
je coupe rose

°

levant les yeux :
une seule lune !
: nouvelles lunettes

(27/11)

°

elle s’est mise au gin
il s’est mis au gin

à quatorze heures face

°°

Haïkus … de Py – déc. 09

20 février 2010

°

ce matin
pleine lu(car)ne

(3/12/09)

°

talons
pointes
talons :
l’approche musicale
d’une belle femme

°

le blanc de
l’en-creux

la lumière
de
l’en creux

(4/12)

°

un coup de torchon,
tout le toit s’envole

(8/12)

°

Buvant à tue-tête

– je vous doigts ?

(14/12)

°

(tanku :)

réintègre mon rêve,
ô douce amie
de cette nuit !

(15-16/12)

°

ce matin
la toile d’araignée
prend la neige

(Choisy-le-Roi, 17/12/09)

°

Nuit –
les gouttes de pluie sur le toit,
le pain qui cuit

narine soulevée
par l’odeur du pain –
les gouttes de la pluie

La narine
ouverte par le pain
Les gouttes de la pluie

°

trottoirs
gadouteux :
neige et sel

°

été 2003 :
personne de vacciné
contre la canicule *

* = « 20 000 morts »

°

l’amour l’après-midi
la neige sur le toit

(18/12)

°

(D’un dernier voyage dans l’Aveyron, ceux-ci :)

traversant le pays
vers Noël,
arriver à l’idéogramme
 » neige  » *

* = pluie + main

essuyant la vitre blanche,
un sachet de sucre à la main

le pays couché sous la neige
le soleil se lève

à défaut du livre de haïkus
oublié chez soi,
en écrire un

°

cette envie du peu…
de la simplification

( : parce que compliqué, touffu d’abord…)

tous reliefs blanchis…

… les os …

« dussent blanchir mes os » … *
demain
sous la neige

* : Bashô.

°

trois chevaux
sur un champ de neige

moutons
un peu sales
sur la neige

Il fallait qu’il jouât
des mots …

(des coudes des mots…)

Maison des moins Jeunes

le soleil roule
sur le plateau (tout) blanc
– deux-tiers décembre

(les) lourdes branches blanches des sapins

les ailes de papillon
du bus sous la neige

au creux d’un tronc,
la neige blottie

petits chapeaux de neige des piquets
l’on tire une auto d’un fossé

un troupeau
au milieu d’un champ de neige
regarde passer le bus

Un point de vaches
au milieu d’un champ
de neige

La neige tout enseigne…

(19/12)

°

les feuilles glissent
sur le blanc –
21 – 12

°

je me souviens
de ta croix
entre tes seins nus
balayant ma poitrine

puis tu partis en voyage
et n’es jamais revenue

mais ta croix
et tes seins
et ton nom
oublié
se balancent encore
devant moi

ce matin de Noël

(RSA, 1974?-25/12/09)

°

deux belles femmes
l’une après l’autre
à la même table
du restaurant

°

le temps
ça va
ça vient
ça repart en arrière
ça s’élance vers demain
chronos fou

(le temps cet instable…)

°°

ce lourd silence
fin de l’an

(29/12)

°

Qu’est-ce que j’admire le plus, cette nuit :
la dernière lune de décembre
ou les nuages
qui devant elle
sans cesse fuient ?

morning of four –
for the moment
no clouds
across
full moon

tonite
I look at the moon
and I look
too
at beautiful you

le phare de la tour Eiffel
tourne dans la nuit humide

les percus de la pluie
sur la dernière nuit

caracolant
sous son caraco

dernier jour de l’année
le gris du ciel
sur les toits

le toit
du ciel
déteint

dernier soir de l’année
« la merditude des choses » *

* film de F. van Groeningen, Belgique-Pays-Bas, 2008

31 décembre
un père emmène son fils retardé
voir
« la merditude des choses » *

°

31 décembre
un sapin déjà
dans le caniveau

31 décembre,
taillant mes crayons

Creuser le sillon d’écrire…

°

passer à l’an neuf
avec un p’tit ballon orange
ramassé dans la rue

(31/12)

°

La Pivellina

17 février 2010

°

La Pivellina –
une femme à la chevelure rouge
ouvre une boîte à lettres verte

°

d.(17/2/10)

Haïkus… Py – janv 2010

15 février 2010

°°

le ballon du 31
rabougri
au 1er

1er janvier :
seuls bougent
fumée sur le toit
et pigeons

pleine lune
du premier
: autre lampadaire
sur la place Clichy

premier janvier
place Pigalle :
le plein de touristes

en fait :
la place Blanche
noire de monde

°

premier janvier
sur les pentes de Montmartre
des rires roulent

°

place du trêtre
quelques courageux
caricaturistes

(battant pavé froid)

caricaturtristes ?

le bal des débuts d’an

°

2 janvier
la pleine lune
à peine moins pleine

°

Le président Trépignan …

°

aube du premier dimanche :
une odeur comme de boulangerie
par la fenêtre du septième

dimanche matin
les grues tournées
de l’autre côté

°

en Marcel
sur son balcon
– soleil du troisième jour

°°

(kyôkus :)

les mots effacés,
le sens apparaît,
paradoxal(ement)

Ne piocher
nulle part ailleurs qu’en toi
tes mots

Quand dire
c’est voir,
on a le haïku.

°°

(Cinéma -)

entre affolance ouesterne
et suprême lenteur asiate

, passage à l’an

°

(jog du 3 :)

trois janvier,
ramassant
(les boules d’)
un sapin à la rue

°

midi –
sur le banc
le clochard
ouvre son sandwich

°

au pied de l’arbre admirable,
un canard quiet

°

cri –
le cygne noir lance
son bec rouge

(Square des Batignolles)

°

ce matin
une grue
fume

(3/1/10)

°

Mêmes proportions :
le pain plus ou moins levé

°

une main sur la boule
l’autre dans la poche :
aire de janvier

°

premier rendez-vous –
elle me parle de sa mammographie

°

janvier
une forêt de sapins
à la rue

nez :
piste d’atterrissage
des lunettes

vol au-dessus d’un nid
de haïkus

(6/1/10)

°

la poubelle
du grand magasin
à 7 heures le 6 janvier

°

un roulement l’habille

°

ponce son mur
le voisin matinal

°

merci à l’inconnue
qui laissa choir
sur le quai de la gare
ce petit bouquet d’encens !

(–> 7/1/10)

°

nappe et coussins de neige :
le salon sur la péniche

(7/1/10)

°

le bruit de la moto
comme s’il ouvrait la fenêtre
– petit matin de janvier

(Bashôtage ?)

la vie vague des pieuvres

un relent de neige
sur les toits
la fumée
de quelques cheminées

sucre glace
du gâteau de noël,
lambeaux de neige
sur le toit

mon beau chapeau
je ne le mets
que pour mes livres

(8/1/10)

°

balançoire sur les flots
une nuit de cloches

°°

(kyôkus ? :)

le silence
est la terre des mots …

l’étendue blanche des mots …

les mots naissent de la marmite du silence
les mots sont les bulles que forme le brouet chaotique du silence
les mots sont les bulles issues de la marmite chaotante du silence

Dans le haïku, ce n’est pas le sujet qui importe, c’est l’objet.

Polysémie =
Equivocable

°°

au bout du pin
le soleil
sur un fil

(Montpellier 1/11/09 ?–>9/1/10)

métro parisien –
les petits pas
d’une …
Japonaise

°

soldes –
le blanc
de la neige

sapins
sur les trottoirs –
la neige

cri du corbeau –
la rue
enneigée

(ou :)

le cri du corbeau,
la rue enneigée

houx, houx,
sapins
dans la rue

(9/1/10)

°

déjà
dans le petit matin gris mauve,
la fumée du toit

t(err)asse de café

°°

(kyôkus :)

Le haijin est un
spécialiste des
travaux en court(s)

Réduire à l’essentiel
Réduire à l’irréductible
=
faire le ménage
=
déblayer
=
décanter

°°

10 – 1 – 10
l’étagère
de guingois

°

emmailloté
à l’arrêt d’un bus
un sapin

(10/1/10)

°

préférant être
d’ébats
que de
débats –

« Chaussures Haut-de-gamme « :
Prix très bas
aux étals

(Bld de Magenta ? 12/09-1/10)

savourant les trains lents…

°°

(kyôbun :)

sur la voie ferrée
une couronne des rois

:

l’incongru, ce qui capte (capture)
l’œil, l’esprit, l’encre :
est du
domaine du haïku

°°

jog court :
les grilles fermées :
neige de la veille

un cygne noir
debout
sur la mare gelée

un corbeau
à la coquille d’oeuf

courir –
l’épaisseur gris cendré
du froid

(11/1/10, Square des Batignolles)

sur le terrain
joue la neige
– but vide

 » L’AFFAIRE JOHNNY  »
titre l’Express
: L’affre Johnny ( ? )

Regarder
par la fenêtre
(Ne pas) Voir
le temps passer

L’homme au miroir d(e l)’encre…

JOUER , RIRE :
les (deux) seins
de la liberté !

Merde, nous arrivons !
En chemin
C’était si bon !

rivière congelée
arrive à Reims

l’aile de la cathédrale :
échafaudage

dire / écrire
au moins

déc(h)anter

Le « délit de solidarité »
: un comble
bien français !

la neige,
ses mains vides …

presque plus de neige
(sur les toits) –
la farine pour le pain

(11/1)

°

sous ses chaussures
le gris du froid
de la rue

neuve ?
la canne noire
du vieux chinois :
étiquette

(12/1/10)

°

courte nuit –
une fabrique
de haïkus …

pendant qu’on était couchés,
blanc matin

mots et flocons
sur ce carnet

passants

entre les flocons

(13/1/10)

°

l’anarchitecture

(14/1)

°

un bon jour est un éclat de verre

de la Liberté
l’Égalité
la Fraternité

au
délit de Solidarité :

l’évolution française

journal télévisé (/ télévision) : arme de
destruct(urat)ion massive

le journal
télévise
à vous berner

lèche-botté(e) ?

(15/1/10)

°

croassant noirs

(16/1/10)

°

convocation
pour la vaccination :
à la poubelle
illico !

pendant qu’elle le regardait,
lui
changeait de crépuscule…

elle sur les lèvres
lui sur la joue
départ de train

les très gros ciseaux
de grand-père
pour couper le(s) cuir(s)

quand le chat
n’a pas compté
le poids des choses …

… dont les espaces
sont encombrés
par la neige mentale
de leurs dirigeants …

(17/1)

(tanka M. :)

deux ans après,
jour pour jour,
je supprime son numéro

– pincement au cœur

faire ami-sémite

la bière Gynt

Peer to peer Gynt

(18/1)

°

la lune
les fleurs de cerisiers
les brumes
la rosée
les lucioles
ne disent-elles pas tout
sans mots ?

(21/1/10)

°

haïkouiquement,

°

(petite nature vive :)

cinq noisettes
et une noix
juchées
sur une orange qui pourrit

(21/22-1)

°

dans la tasse
l’ampoule
en C

°°

(kyôbun : Devoir du lecteur
ou : Kyôbun à la feuille de salade :)

devant l’agence immobilière
une feuille de salade

( : Il s’agit pour le lecteur du haïku
de trouver le lien, d’apparier les deux propositions)

ou :

– Trouvez le (/un) lien !
– Appariez !

(22/1)

°°

… le rêve :
sur des pages blanches
le dessin des nuages

la nuit
les mots viennent se coucher
sur le papier

lumière
sur la page :
moins de mots

°

ce matin
le cri du corbeau
semble en colère
– pluie de janvier

(23/1)

°

le coup de moudre

(25/1)

°

pleine lune (de fin janvier)
flanquée * de deux étoiles
traverse les nuages

Fou de désamour

(29/1/10)

°

la burqa :
un bel écran
de fumée…

°

pleine lune et neige
de fin janvier

(30/1)

°°°

Haïkus, senryûs, etc. de Py – septembre 01

2 janvier 2010

°°

fin des vacances –
les décolletés
jettent
leurs derniers feux

à flanc de colline
des chemins blancs grimpent
– vignes de septembre

sur la vallée si plate
bandes chevelues des maïs

pas encore huit heures
à collecter les impôts
déjà affairés…

finissant sa bière
le soleil descend
derrière le toit

filets
saumon rouge
les nuages du couchant

dans le sommeil
ses lèvres se séparent…
mes mots s’y glissent

en plein nuit
lui dit
« j’aime danser dans ton ventre ! »

enroulé autour de son corps
ils regardent un monument
– Reims

diamants de pluie
serrés sur la vitre –
que le soleil éclaire

piètre jardinier :
les fleurs en plastique
de ma jardinière

°

(11/9/01)

contre le verre de plastique
les grains de sel crissent
– ablutions nasales

dans la tour
un avion en flammes
– sur ma poitrine
une araignée ?

°

a traffic sign points
« ONE WAY »
towards the clouds

poussière spiralante
le gratte-terre

un nuage s’élève
une tour s’effondre
– sunny september morning

– matin ensoleillé de septembre

sur un trottoir
tapissé de poussière
une poussette

neige de poussière
par les rues
une poussette vide

pour la cinquantième fois
un avion s’enfonce
dans une tour

°

le rouge à lèvres
sous le soleil
criait

deux bâtons
se cassent
les miroirs se brisent

shouting stars
lips stripped
boiling bloods

étoiles criantes
lèvres dénudées
sangs bouillants

°

cris grimpant
le long de la tour
en flammes

shouts climbing up
towards the
burning tower

Haute finance aplatie

les mots pour faire mousser
la haine aux commissures …

the Giant’s
legs
broken –
loses its head

tours effondrées
l’humanité
doit trembler

Sattentats…

Manha(tt)an

Ma/no/hat/on

débris encore fumants
du World Trade Center
les affaires reprennent

°

Une démocratie, c’est un système politique selon lequel on vous demande (parfois) votre avis avant de vous entuber.

°

(restaurant Thaï, Ave de St Ouen)

deux très amoureux
yeux dans les yeux
sourire aux lèvres
buvant l’autre…

au détour d’une table
traquer la caresse
la plus ronde…

danseuse hindoue idéale
– poème globe

sexquise

attentations

ballottentante

ses bien rebondis
tout tachetés de son
– m’entêtent

relief de nu –
les boutons de ses seins
font pression sur mes yeux

la gueule des poissons
gobe le vent –
ondulations…

(drapeaux koinobori ?)

haïquarium

entre les dents de sa mère
le petit crocodile

au taï-chi
la femme enceinte
ses mains sur son ventre

des canards
fendent l’eau –
leur long sillage…

avec son engin à moteur
il souffle
les feuilles s’envolent

feuilles de papier
blanches du soleil
sur le sol de la chambre

(in : « Avant la nuit » – Reinaldo Arenas.)

(restaurant Thalassa – spécialités grecques : )

DÉSOLÉ
La maison n’accepte
pas la carte bleue,
ainsi que les gros chiens.

°°

d. (septembre 01)

sur mon 31

31 décembre 2009

°

dernier jour de l’année
le gris du ciel
sur les toits

°

dernier soir de l’année
la merditude des choses

°

31 décembre
un père emmène son fils retardé
voir
la merditude des choses *

* : film de Felix van Groeningen, Bel.-Pays-Bas, 2008
que je vous incite à voir, pour son humanité, du côté de chez Brel…

°

31 décembre
un sapin déjà
dans le caniveau

°

basculant
d’un an
l’autre

°

passer à l’an neuf
avec un ptit ballon orange
ramassé dans la rue

°

31 décembre,
taillant mes crayons

°

d. (31/12/09)

Haïkus and co. de Py – mars 03

31 décembre 2009

°°

au moment où le nuage (u.s.)
enflamme l’océan :
des rires

°

BIG surely
But BROTHER :
How ?

un ruban rouge
frissonne
autour d’un carré de mystère

pleine lune
d’avant-printemps
trois va-t-en-guerre

the three
war heads of states :
a bad senryu

les trois
chefs de guerre d’états :
un mauvais senryû

ô pleine lune
et la folie meurtrière
des hommes !

Ainsi trempons-nous tous dans ce bain d’horreur

ils cherchent des complices,
les futurs assassins

nouveaux crimes
savamment orchestrés :
ils veulent des hourras !

paroliers
d’un monde de mort :
la paix, suprême offense

équinoxe de printemps –
la chute de la raison

spring equinox
the fall of
reason

l’arraison de la raison …

Nous refusons à la raison le droit d’abdiquer.

équinoxe vernal –
l’équilibre de la cruauté

le printemps
malade de la paix
(cf La Fontaine)

Nos demi-dieux de la guerre
ont soif
d’un sang bien noir

le bouclier de la lune
contre la folie
des hommes ?

trois pantins obtus
portant le chapeau
du crime organisé

les flics de la planète
s’embourbent
dans le désert

généreux déjeuners (onéreux) de généraux dégénérant…

les augures
favorables à la guerre
en mars

une foi,
une loi :
leur guerre

G.W.Butcher

G.W.Boucher

Bush à miel (noir)

mauvais goût :
ils rejouent
au golfe

« carpet bombing »
red, I presume

« tapis de bombes »
rouge, je suppose

surgical strike
collateral damage
God with us
etc.

frappes chirurgicales
dommages collatéraux,
Dieu avec nous,
etc.

« Pour relancer l’économie, rien de tel qu’une bonne guerre
rapide et victorieuse. »

8 heures 30
il s’installe au café
pour prendre des nouvelles
de la guerre

premier jour de guerre –
beau mais encore frais

bérets rouges treillis verts
les soldats tchadiens en bouquet
dans leurs véhicules

veille du printemps
le premier jour
de leur deuxième guerre

premier matin de guerre –
au bureau de la poste
presque personne

premier jour de guerre
un pigeon à petits pas
picore la pelouse

« We want an end to your sufferings »
says he
before even hitting them

« Nous voulons mettre fin à vos souffrances »
dit-il
avant (même) de les frapper



Bush à la télé :
cravate rouge
costume bleu-pétrole

une femme
avec un sac
VICTOIRE hommes
– premier jour de guerre

cut daffodils
on my street corner –
« Cutting Daisies »
in Irak

jonquilles coupées
au coin de ma rue
« Cutting Daisies » *
en Irak

« Marguerites coupantes »

cutting deathies…

Irak, Tchetchenia, Tibet, …
choose your favorite war

Iraq, Tchétchénie, Tibet,…
choisissez votre guerre

between Bush
and Sharon :
roses

entre Bush *
et Sharon :
des roses

* = Buisson

Has one ever founded
a ministry of Attack ?

A-t-on jamais fondé
un ministère de l’Attaque ?

« Welcome in Iraq » :
a sign put up
by invading (UK) troops

« Bienvenue en Irak » :
un panneau dressé
par les troupes d’invasion (britanniques)

Où en est le cours du sang
sur les marchés financiers ?

Plus vous écrasez les hommes,
plus vous parlez de dieu(x).

Sur une chaîne les plus belles filles
Sur une autre, les plus grandes horreurs

(B)US(H) showing the way :
Turkish troops
Invade Kurdistan.

(B)US(H) montrant la voie :
les troupes turques
envahissent le Kurdistan.

silence assourdissant
des images
Bagdad la nuit

Iraqi people
Ground heroes

Bagdad bombings –
The couple next door
Still fighting

Bombardement de Bagdad –
le couple à côté
se bagarre encore

A shower of bombs
from the desert

Une douche de bombes
du désert

déluge de feu
pluie du désert

trente pour cent
des soldats américains
tués par leurs « propres » tirs *

• : « friendly fires » * = « tirs amicaux »

Bringing
Humanitarian Forces
Into Irak

Apportant leurs
Troupes Humanitaires
En Iraq

Poor Americans :
their Humanitarian help
delayed

Pauvres Américains :
leur Aide Humanitaire
retardée

oil well –
all is not
so well ?

puits de pétrole
tout ne baigne pas ?

deuxième jeudi de guerre
même pelouse
même soleil,
même pigeon ?

bla bla bla bla
« un monde paisible »
bêêê bêêê bêêê
bla bla bla
« l’aide humanitaire »
bêêê bêêê bêêê

bêêê bêêê bêêê
Peace
Blah blah blah
Humanitarian relief
Bêêê bêêê bêêê
Blah blah blah

Achieving Peace
through
Death

Obtenant la Paix
de
la Mort

between
bombs
birds

entre
les bombes
les oiseaux

avant la liberté
la mort

who’s mass destructing
nowadays ?

Qui
détruit massivement ?

their bombs
and their god(s)
with them to crucify
the rest
of Mankind ? *

* orig. : « Humanity ».

leurs bombes
et leur(s) dieu(x)
avec eux
pour crucifier
le reste
de l’humanité ?

(one word –ku :)

G (L) ORY

Ku en un mot :

G (L) O (I) RE

ton souffle
au long du lit
matin calme

ramenant
les pans de sa veste
sur son T-shirt
( voyage en bus )

sous le cuir noir :
boules luisantes

chemin et rivière
(s’en) vont devisant
-un pin pour parasol

( : concours haïku-photo, mars, sur Mots Magiques)

printemps tout proche
les températures remontent
les jupes aussi

son corsage
éclate au soleil
des oiseaux sifflent

mes yeux entre ses jambes
qui monte(nt) l’escalier
– soleil

aux terrasses
fleurissent les client(e)s
– Aisez-vous !

terrassis
je contemple
les passantes
girondes
elles virent…

femme dont les seins
émeuvent le corsage –
– dernier jeudi de mars

elle lapsuça

sending kisses
to the girls on the screen
– emptiness ?

soufflant des baisers
aux filles sur l’écran –
– vacance ?

sur mes cuisses
les tiennes –
traversée nocturne

on my thighs
yours
– a night journey

sur la rambarde
un pétale vient se poser
tirelis d’oiseau

°°

d. (mars 2003)

corbeaux – prison – Sébastien Verkindere

11 octobre 2009

°

corbeaux volant
au-dessus du terrain de sport
– les Murs de la prison

°

d.(10/10/9)
de :  » Car tu porteras mon nom « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)

Casablanca – parabole

11 octobre 2009

°

champignons poussant
sur les façades :
la réception du monde ?

d.(10/10/9)
de :  » Casablanca ville moderne « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)