Archive for the ‘constatation’ Category

Le LEGO-HAIKU

3 octobre 2014

JE VOUS PROPOSE UN JEU (- bête et méchant ?) :

°

Comment construire un lego-haïku :

1°) Prendre un moule 5/7/5 ;

2°) le remplir de syllabes, dans un ordre au besoin aléatoire, qui font ou ne font pas nécessairement sens ;

3°) décréter, une fois les cases toutes remplies, que c’est un haïku.

°

Voilà : c’est aussi simple que ça !

NB : Ce genre est déjà pratiqué par de supposés (/ soi-disant ?) « poètes reconnus et respectés ». (Hélas !)

NB 2) : Ces pratiquants auraient un « pape ». (Je l’ai même rencontré !)

°

Source d’inspiration : la revue francophone de haïku : Gong n° 45 (Oct.-Déc. 2014), pp. 12, 37, 38, 68…

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Surréalisme et haïku ?

19 septembre 2014

NOTE DE LECTURE La Passion de la méchanceté (Sur un prétendu divin marquis) de Michel Onfray, éd. Autrement, 2014.

°

(p. 102) :

« Breton et les siens vivent en présence d’objets imaginaires, aux antipodes de la réalité tangible. Perspicace comme il pouvait l’être dès qu’il quittait le terrain de la politique, Sartre affirme avec justesse que le surréalisme a pour « projet d’anéantir tout le réel » au profit d’un monde merveilleux… »

C’est ainsi que surréalisme et haïku me frappent comme étant antinomiques et donc incompatibles !

Certains littérateurs…

19 août 2014

Certains littérateurs cultivent indubitablement le sens d’eux-mêmes. Ils manquent cependant cruellement du sens d’autrui. Ce qui rend leurs écrits parfaitement inintéressants et mortellement ennuyeux.

19/8/14

un « gourou » – un « disciple » :

19 août 2014

L’imitation :

« Avoir une diarrhée de / fils électriques, oiseaux, feux d’artifice / nuages »

: Ban’ya Natsuishi.

« Robert Walser / à travers monts ciels bois vaux / son écriture »

: Jean Antonini.

: Limitations…

Haïku, etc. de Py – Nov. 13 – 1/2

20 novembre 2013

°°°

L’air devient feuilles

°

des fumerolles de froid
glissent sur la Seine –
matin du 11 novembre

°

Le sol devient feuilles

°

boulangerie – gâtisserie

°

la jouissance des trains lents…

°°°

traductions indirectes…

9 novembre 2013

ou « Pan sur le bec ! », comme dirait Le Canard !
:

Force nous est de constater qu’après avoir répétément critiqué le fait de traduire du japonais au français par l’intermédiaire d’une autre langue (en général l’anglais), le(s) responsable(s) de « Ploc!-la revue du haïku » se permet(tent) de faire exactement la même chose ! En effet, dans le numéro 46 de cette revue, nous ne pouvons lire les traductions des haïkus japonais du cercle Meguro dans leur adaptation française qu’après une déjà première traduction-adaptation en anglais (et sans avoir non plus la version originale en japonais) !
Comme l’étang change !…

D.

coquille

31 mars 2013

J’omis inopportunément en tapant le « p » de « Chipot »
et lus donc « Chiot »
mais l’y replaçai le plus promptement possible !

D.(31/3/13)

Haiku, etc. de Py – janvier 2013 – 1/2

8 février 2013

Haïkus, etc. Py – janv. 2013 – ½ :

°°°

lever le pied
sur le lever du coude :
l’an résolu

1er janvier
1er jog
sous la 1ère neige

(Arêches, 73, 17h)

1ère entaille jaune
dans la neige fraîche
1er (jog) de l’an

empreintes de la montée
tôt recouvertes à la descente
: 1er jog de l’an

l’illusion de la lumière
sur la neige du crépuscule
: 1er janvier

ici
maintenant
toujours nouveau

Faisant la sieste
en compagnie de vieux poètes chinois

la plume court
en suivant le cours des choses

« la fumée gracile de l’encens
accompagne le torrent limpide »
Tang Yin (1470-1524)

creusant l’écrit
creusant l’encre
trouves-tu ?


trOu

bientÔt


trOu
rOnd


trOu
trOuve

trOuvre

– referme / refOrme ( ?)

à cheval sur 2 ans
au milieu du gros livre
de poésie chinoise
ancienne

Lisant Po Chu Yi : « Au temple de la Bienveillance léguée »
(p. 196 in ‘365 poèmes de sagesse chinoise, éd. Albin Michel) :

plus simple
peux-tu ?

l’exemple
du simple

de l’être,
de l’écrire

( : ainsi que « Au bord de l’étang », p. 197.)

(Après-midi à la neige :)

Ayant accompli
deux ou trois
montées-descentes
du Glandu,
il se repose

poitrine et livre
en vis-à-vis
inversement
incurvés

Le général Bol

vert singe est thorax boum ! boum !

bientôt sans affaire,
oisif,
m’adonner à l’étude
tout le jour

toute la nuit

Péripatétitienne âgée :
décrépute

Cultiver l’esprit de SÉRIEUR

Décoincez-les
avec un pétard d’humour !
( : les Agélastes)

Rire déconstipe
( : Docteur Py)

Une petite dose d’humour
tous les matins
et tout ira mieux !

Pourquoi dit-on : « les parties honteuses » ?
Ne devrait-on pas dire : « les parties joyeuses ? »

La joie
est une graine
au fond de toi
Évertue-toi
à la faire pousser

Dans la justesse de son cor(ps)…

Le saule pleureur
comme s’il pleuvait –
le vent
chasse
l’automne

(Il faut) briser la vitre
pour accéder au
marteau brise-vitre

(TGV 2709, 11/1/13)

bouchées
117
mastications *
77
: avoine façon risotto aux légumes
39
: galette de riz complet,
108 ( : avoine façon risotto…)
* jusqu’à liquéfaction satisfaisante
28 ( : galette de riz…)
etc.

le miroir, qu’est-ce ?

Retour de flemme

Henri Cartier-Bresson :
« La photographie « fabriquée » ou mise en scène ne me concerne pas. »

Py : le haïku « fabriqué » ou mis en scène ne me concerne pas.

H. C-B. : « C’est par une économie de moyen et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive à la simplicité d’expression. »

H. C-B. : « enregistrer dans une fraction de seconde l’émotion procurée par le sujet et la beauté de la forme. »

( : in « Gong » 38.)

métro –
au milieu de l’allée
une valise
sage

Remettez-nous un petit coup de « sincérité » ? :
Dans son entretien réalisé par Martine Gonfalone, in « Gong » 38, p. 53, Véronique Dutreix nous dit (à peu de choses près) :
Pour qu’un haïku soit réussi, « l’auteur doit être sincère, vrai, spontané » (…)

Et hop ! (cela fait bien plaisir à lire !)

( : 12/1/13)

(Recette pour devenir auteur de haïku :)

Prenez un moule
(une étoile)
de 5,7, et 5 syllabes,
mettez-y vos mots
retirez ce qui en dépasse
: vous êtes auteur de haïku !!!

À table :
qui son stylo
qui sa fourchette :
repas de haikistes

( : cf photo « Gong » 38, p. 38.)

(Après kukaï – ? – :)

… à encre reposée
(on ne choisit pas les mêmes haïkus…)

Évité
160 % de taxes
supplémentaires :
arrêté la bière
au 1er janvier

le couvercle des poubelles
se couvre de flocons –
soir de mi-janvier

un flocon court
sur le trottoir
puis disparaît

une ombre virevolte
un flocon tombe sur le trottoir

secouant le blanc
de ses cheveux
avant d’entrer

sur le carnet
un peu de neige
où transcrire
des haïkus de neige

chassant d’un revers de main
quelques flocons du carnet

Apercevant la neige
la jeune danseuse
lance bras et jambes

( : Malou)

°°°

à suivre : janv. 2013 : 2/2.

Haïku etc. de Py – sept. 12 – 2/2

6 octobre 2012

°°°

écrire le creuse
galerie nocturne

un thé au matin vert

°

les mots
doivent retrouver
les choses

°

le tic de sa montre
toute la nuit

°

opprrressssion

°

matin ensoleillé
le squelette d’un cousin –
la fête de l’Humanité

°

(ancien :)

l’ombre
en croix
d’un bombardier

°

inauguration du Clos des Vignes :
recueillis
au pied des pieds

(Orly, 16/9/12)

°

On a vu
les seins de la Princesse * :
gorges chaudes

On a vu
les seins de la Princesse * :
Rendre gorge

* : Kate Middleton, by « Closer ».

°

grand silence dans le couloir –
attendant une élève de musique

°

reflets de nuages d’un côté
buissons de l’autre :
double paysage de train vers la droite

°

Atteint
l’âge d’Issa, *
ma puce !

* : 64 ans (1763-1827)

°

Invalides –
un pigeon monté dans le train
descend à la sonnerie

les portes se ferment
le pigeon (re)descend
du train

°

un canard
sur une pierre du Verdon
et dessous

°

tous les matins
venant saluer les gens
au RER d’Orly

°

premières lueurs
vert bleu nuit
montantes

°

tout l’inutile gommé…

°

écran :
les passagers du TGV
ont droit à la vitesse
de leur train

°

Admirant
le sein parfait :
Mont Fuji

°

Le haïku, c’est l’exigence
du terme exact –
(de la sensation exacte)
du dire exact !

(Certains haïkus
« sonnent faux ».)

°

doigts sauvages…

°

le vent jouant
de la double couleur
des feuilles

°

des nouvelles de Fukushima ?

°

her wet lips
la mer gronde
her wet lips

°

The haiku, a striker

°

Hone *, Honey !

Prune **, trésor !

* = affûte, affile, aiguise !
** = taille, élague, émonde !

°

(toujours plus « nouveau » ! :)

il y eut
le « haïku papal » ;
voici maintenant
le haïku-PayPal !

°

assis longtemps *
à attendre un train –
soleil deux-tiers septembre

* (45’, RER C, Orly-Paris)

°

puis elle parle


°

« Haïbun sans prose » :

ex : « je vais vous raconter un film » ( : dpy, cf. 2011-12)…,

où, du haïbun, il ne reste plus que les haïkus,
comme si l’érosion les avait épargnés,
et que la prose était retournée au sable de la page,

où manque (tout simplement) cette prose
que l’auteur n’a même pas eu l’idée d’inclure =

haïbun (prose) en creux ;

haïkus encrés,
prose en creux ;

haïku roc
prose sable.

°
(front à terre … :)

un matelas


(rue du Montparnasse, 75006, 22/9)

°

(La sueur ? :)

d’Eustache Lesueur
plus que le piédestal * –
joggeurs alentour

* Jardin du Luxembourg, 1858

jardin du Luxembourge

°

femme
avec un pot de fleurs blanches
jardin du Luxembourg

°

deux amoureux fleurettent –
septembre clément

feuilles rousses
encagées * :
moisson de septembre

* cf. Benjamin Péret : « Les rouilles encagées »

°

elle esquisse

°

les seins tombés –
premier jour de l’automne

°

bord de mer –
mon regard plonge
entre son pendentif

°

Les décapants
(ex. : Éric Chevillard.)

Décaper le haïku.

sand
which
sand

( : d’après Éric Chevillard, p. 91 de L’autofictif, éd. Arbre vengeur, 2009 :)

« Mais oui, ma tante, la poésie nourrit son homme. Et même un seul bon haïku le fera :
Pain
jambon
pain »

°

au bambin

(22-28/9/12)

°

aventure
et rature(s)
sont-elles deux mamelles
de la littérature ?

°

(r)allumant
au milieu de la nuit
pour (re)lire
Éric Chevillard

°

Le litté
ratureur

Il faut rat(ur)er (biffer) de nombreuses fois (…)
avant de (pouvoir) produire
un sous-chef d’œuvre

un œuf, une œuvre ?

un œuf neuf
un œuf meuf

Sa fille va mettre au monde
un œuf meuf :
encore une qui ne portera pas son nom !

°

Au haïcou long
on peut mettre beaucoup
de colliers
Au haïcou court
peut-être à peine
un fil de colle

°

sans cesse
il noie le poisson
(il nie le poison)

sans cesse autruche de lui-même

acculé,
sans cesse en reculade…
sans cesse se dissimule
(derrière ses mots)…

sans cesse se maquille de mots,
ce maquignon !

se grime,
ce grimaçant
limaçon !

l’hameçon
de l’âme-sœur ?

le maçon ?

l’âme-sœur
l’âme seule

Faut-il mettre du liant (/ du lien) entre ces deux « images », de la colle, du ciment, de la bave, de l’encre, ou bien faut-il les laisser ainsi « paralléler » ?

/ parall – hèle

°

Elle ne s’aperçut pas
qu’elle m’avait offert un spectacle
– même minime – :
l’improvisation
d’un pas de danse
devant une guêpe

°

« Les OGM
sont un poison » *
– Et le nucléaire ?

* titre un magazine mensuel.

°

poix – gnon

°

dans la nuit
tournent des mots
plus ou moins bien éclairés

°

dimanche matin
(le) bruit de bogues tombant dans le parc –
la cloche de onze heures

dimanche matin
il banjoïse
en se chantonnant
tout autour du parc

°

Dans la série « Il s’agit de »… :

Il s’agit (aussi et surtout)
de chasser du haïku
les mots * qui son(nen)t faux **

* expressions, lignes, vers,

** forcés, artificiels, « morts » (selon l’acception des Anciens Chinois).

… sous peine d’être accusé ( / d’avoir à répondre) du crime ( / de la forfaiture) de lèse – mots !

/ de lèse – (l’) esprit !

°

tombant dans l’évier
la fleur de jasmin
fait tinter l’assiette

°

les fleurs de jasmin
s’ouvrent dans l’eau chaude
ainsi tes haïkus * ouverts sur le monde

* : S. Bellen, in Tierra de nadie, à paraître aux éditions Unicité, début 2013.

°

le marié se retire

°

Mesdames, Messieurs,
votre train prend la direction de
: silence

°

le bout du nez ( / du nœud ?)
du boudineux ( / -né )
libidineux

°

le ciel des mots
s’éclaircit :
haïku

°

les mots : nuages
chassés…

°

À la chasse aux faux mots…

beaucoup sont touchés
beaucoup mettent plume à terre…

°

« de ce côté-ci du pointillé… »

(= de ce côté-ci de la frontière…)

°

Le haïku
est-ce
une soustraction ?

ce que j’aime dans le haïku
c’est que c’est
une ascèse des mots inutiles,
une ascèse des mots « faux »

, la déroute des « faussaires »,
des « in-sincères »… ?

les insincères,
les autres, sincères

– et ceux qui s’insinuent ?

°

Que le haïku
traduit en français *
fasse 5/7/5
est une ineptie

* (et inversement)

°

Parfois
la mémoire
vous joue de ces trous !

Ainsi ne me souvi(e)ns-je plus du nom
d’un fâcheux
que je désirais justement ignorer –

/ de l’importun
sans importance…

°

tu t’es tu
et têtu
tu t’y tiens !

°

Cette (jeune) personne a la chance d’avoir une belle enveloppe –
Mais qu’en est-il de la lettre qu’elle contient ?

°

bille en tête
bulle en tête

°

(Poésie :)

mise en tropes,
mise en iambes,
etc.

°

le pain suit sa lame
le soleil

le couteau suit sa lame
le soleil

°

du pain
qui cuit la nuit
l’odeur éveilleuse

°

la courante de la consommation

°

de l’émail
à l’e-mail,
combien d’années,
combien de générations,
combien de frustrations ?

°

N’y en a-t-il pas assez
des dieux uniques ?

°

nous avons eu vent
de vos vociférations
en vain

°

(D’après Éric Chevillard : L’autofictif voit une loutre, p.. 50 :)

coin coin coin
le canard délimite
le triangle des Bermudes
qu’il évite (ra)

°

jogging :
pour qu’en bon état j’erre /
pour qu’en bon état je gère…

Dans quel État je me terre ?…

°

(Félix Taillandier :)

Il croisa Félix.
Il croit en Félix.
Félix, une sorte de christ
(sur sa poutre éternelle).
Croiser le (haut)bois et la perche.
Croix en luit, crois de bois, si tu crois, sors du bois…

Taillandier.
En tailleur.
Taille son X…

°

ce journal du monde flottant…
à la surface des choses
les yeux en surface
crocodile
grenouille…

°

Un ciel gris nous nasse. Nass. Trocken…

°

Où sont mes dictionnaires d’allemand,
maintenant que l’anglais me maîtrise ?

°

Les feuillages des arbres jaunissent.
(C’est bien)
L’automne fait toujours son boulot.

°

Libre enfin libre. D’élargir ses poumons. De lancer un cri équivalant à quarante années (et plus) de travail forcé…

°

Si les dossiers (du canapé)
s’affaissent,
que deviennent ses reins ?

°°°

311 : Sei Haisen

8 avril 2012

Sei Haisen :

°

« 311 » *

°

la vague déferle
impuissante
sa puissante voiture

°

J+4
déjà à l’œuvre
les vendeurs de sexe

°

aide aux sinistrés –
les yakuzas
baissent leurs manches

La mafia japonaise a été la première organisation à aider les sinistrés après le tsunami. Ses membres, les yakusas, ont déposé des produits de première nécessité dans les communes détruites. On devrait, pour noter l’action, employer l’expression « relever ses manches ».
Mais en réalité, afin de ne pas être reconnus par la police locale, les yakusas ont dissimulé leurs fameux tatouages sous de longues manches.

°

survivants
à même le sol
entre les morts

°

à l’aide !
besoins d’urgence
de cercueils

°

catastrophe !
l’incinérateur
trop petit

°

aux réfugiés dans les gymnases
le facteur apporte
nouvelles et factures

°

Quel choc !
elle ressent des secousses
imaginaires

°

marée basse –
en surface aucun reflet
des radionucléides

°

pour toute réponse
les chercheurs cherchent du riz
résistant au césium

°

Rescapés du tsunami !
le pin solitaire
souffre de la saumure

Dans la ville côtière de Rikuzentaka, le tsunami a emporté un habitant sur 12 et la totalité des arbres… sauf un pin. Mais il est condamné, ses racines baignant dans l’eau salée.

°

sans abris
bien au chaud
les officiels palabrent

326000 personnes sont toujours sans abri, un an après la catastrophe.

°

et toujours
les amas en apnée –
mer irradiée

Les amas (littéralement femmes de la mer) sont des pêcheuses qui plongent en apnée. Une tradition vieille de plusieurs siècles.

°

* « 311 » = pour 11 mars (2011), date de la catastrophe du tsunami et de l’explosion de la centrale de Fukushima, Japon.