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106è kukaï de Paris samedi 28 novembre

25 novembre 2015

Samedi 28 novembre, à 14h30, au bistrot d’Eustache (37 rue Berger 75001 M° Châtelet – Les Halles – Rivoli) aura lieu notre 106è kukaï de Paris.

Apporter deux (ou trois) haïkus !

à très bientôt !

 

Daniel

 

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Compte-rendu du 103ème Kukaï de Paris du 12/9/15 :

13 septembre 2015

Nous étions 19 participants, hier, pour notre kukaï de rentrée, et 41 haïkus ont été échangés. 28 obtinrent une voix ou plus :

°°°
Avec six(6) voix :

Bientôt l’aube –
Du doigt suivre la courbe
de son épaule

: Isabelle Ypsilantis.

°°°
Avec cinq (5) voix :

Butte Montmartre
je remonte vers l’enfance
mon souffle suivra-t-il ?

: Nicolas Lemarin.

°°°
Avec trois (3) voix :

au bord de l’étang
les feuilles de saule à peine
effleurent le silence

: Philippe Bréham;

avalé par la brume
recraché par la brume
le goéland

: Patrick Fetu;

canicule
dans l’oeil du husky
l’océan

: Eléonore Nickolay;

dans l’embouteillage
ce mouvement lent
de Bach

: Jacques Quach;

Séance de massage –
mon téléphone portable
en mode vibreur

: Minh Triêt Pham;

Septembre –
Pouvoir enfin cacher
la cicatrice

: Isabelle Ypsilantis.

°°°
Avec deux (2) voix :

au revoir –
le papillon de nuit
posé sur sa main

: Valérie Rivoallon;

canicule –
choisir la couleur
du sac poubelle

: Valérie Rivoallon;

château de sable
l’air sérieux de l’enfant
et du père

: Eléonore Nickolay;

dérivant lentement
dans le silence du soir
vers la fin de l’août

: Daniel Py;

d’un revers de main
balayer le sable chaud
écrire ton nom

: Patrick Fetu;

nuit étoilée
la contempler rend le silence
immense…

: Philippe Bréham;

Sortie de l’église –
Une auréole de nuages bas
autour du clocher

: Danièle Etienne-Georgelin;

Un nain jardinier
s’égare dans les bonsaïs
~ problème de taille

: Pascal Lys.

°°°

Avec une (1) voix :

A toujours maigrir
je guette les courants d’air
ceux où je m’envole

: Philippe Gaillard;

cueillette de mûres –
des montgolfières
dans le ciel du soir

: Daniel Py;

Dans un verre à pied elle savoure
un grand cru
de coca

: Leïla Jadid;

frisson de lumière
sur cette rivière glauque ~
seul un lotus rose.

: Joséphine Laurens;

Les amis partis
la poule dans le jardin
fait les cent pas

: Christiane Ranieri;

Moineau, Moineau
C’est un moineau, papa –
son regard vide

: Joëlle Ginoux-Duvivier;

Pédalant tombant
tombant pédalant tombant
tombant.

: Françoise Lonquety;

Quatorze juillet
escalator de Beaubourg
Paris se soulève

: Philippe Gaillard;

Repas de midi –
deux poètes se partagent
la dernière lentille

: Françoise Lonquety;

Traînée blanche
tout la-haut le jet
est dans la lune

: Jacques Quach;

Une plume vole
vers la fenêtre entr’ouverte
– Perruches en cage

: Joëlle Ginoux-Duvivier;

Un papillon
chasse l’autre
Trop petite la fleur…

: Danièle Etienne-Georgelin.

°°°
Sans voix, mais remarqué :

Un doigt, pas davantage
sur le pétale blanc
de l’orchidée

: Christophe Jubien.

°°°

Un haïku (s’il avait été partagé – mais vue l’affluence, un seul des haïkus de non-présents l’a été !), qui aurait judicieusement complété les deux « haïkus-canicule » mentionnés plus haut, celui de Christiane Ranieri :

Canicule –
une araignée s’agrippe
à mon gant de toilette

°°°

Notre prochain kukaï aura lieu samedi 3 octobre. Il sera avancé à 15h00 (Notez bien : à 15 h 00 !), au bistrot d’Eustache.

Bravo, et Merci à toutes et à tous !

Daniel.

Compte-rendu du Kukaï de Paris n° 102 :

28 juin 2015

Bonjour

En présence de neuf personnes (dont une nouvelle – un nouveau, plus exactement), dans un coin des Buttes-Chaumont, 32 haïkus ont été échangés. 18 d’entre eux ont obtenu une voix et plus.
°°°
Avec 4 voix :
°
bientôt / la fin des cours – / le classeur bâille
: Valérie Rivoallon.
°°°
Avec 2 voix :
°
Ciel de traîne – / le donjon capture / un nuage
: Christiane Ranieri ;
°
ciel orangé – / un goéland pose ses ailes / sur le vent
: Danièle Etienne-Georgelin ;
°
clapotis – / parlons de l’été / mon plombier et moi
: Eléonore Nickolay ;
°
l’ombre des bambous / au vent du soir / caresse ses yeux
: Philippe Bréham ;

et :

sur les bords du lac / où glissent trois cygnes / un aveugle immobile…

: Philippe Bréham.
°°°
Avec 1 voix :
°
à l’ombre paisible / des vieux arbres les enfants / jouent à la guerre
: Jacques Quach ;
°
au feu rouge / sa main tendue / – la seule
: Patrick Fetu ;
°
au feu vert / ses lèvres rouges
: Daniel Py
°
Elle libelle leur secret / dans l’air, les libellules / point, virgule.
: Mo Coudert ;
°
feuilles dentelées – / la chenille ne fabrique / que des chefs-d’oeuvre
: Michel Duflo ;
°
grosse de son enfant, / elle observe la procession / des canetons !
: Danièle Etienne-Georgelin ;
°
la petite maison / au bord de la falaise – / s’y retirer
: Valérie Rivoallon ;
°
les yeux clos / dans l’odeur d’herbe foulée / un galop d’éternité
: Roselyne Fritel ;
°
matin de vent sur / la lande – je prends la vie / des immortelles
: Jacques Quach
°
après l’orage / les grenouilles coassent / mes tennis aussi
: Danièle Etienne-Georgelin ;
°
premier pique-nique / la couleur d’olive / des champs
: Eléonore Nickolay ;
°
repues / les coccinelles roupillent / dans les lauriers
: Michel Duflo ; et :
°
retoucherie / par la porte entrebâillée / rire rafraîchissant
: Eléonore Nickolay.
°°°
Les dates des prochains kukaï proposés sont les suivantes :
(samedis) 12 septembre / 3 octobre / 17 octobre / 7 novembre / 28 novembre / 19 décembre /
°°°
Bon été à tou(te)s !
Daniel
°°°

Compte-rendu du kukaï de Paris n° 101

30 mai 2015

En présence de 20 haïkistes, 43 haïkus ont été échangés. 26 d’entre eux ont obtenu une voix et plus.

Avec 5 voix :

plage –
une fillette enterre
son père

: Minh Triêt Pham.

Avec 4 voix :

début de l’été
les pubs annoncent la fin
de la cellulite

: Eléonore Nickolay ;

Maison de famille
l’odeur du temps parfume
chaque objet

: Nicolas Lemarin ;

persiennes mi-closes
glissant sur ses cheveux
des rubans de lumière

: Cécile Duteil ;

Silence du soir
les pierres
se reposent

: Véronique Arnault.

Avec 3 voix :

au bord de la mare
un chat
à pas verts

: Daniel Py ;

lune noire
les trilles du rossignol
éclairant la nuit

: Eléonore Nickolay ;

matin de mai
assise sur le perron
vernissant ses ongles

: Dominique Borée ;

Mistral de mai
accrochée à la façade
la cigale factice

: Monique Junchat ;

Nuages fugaces –
Des milliers de pins
pour les attraper

: Isabelle Ypsilantis ;

Piaillements d’oiseaux
tôt le matin
vous avez un message

: Véronique Arnault ;

vents de printemps
le Père Noël au balcon
hoche la tête

: Daniel Py.

Avec 2 voix :

Balade dans les Rocheuses
d’une pierre
je fais deux haïkous

: Leïla Jadid ;

Cerf-volant –
Un dragon
Maître du vent

: Isabelle Ypsilantis ;

le blues m’accompagne
jusqu’au xylophone
– couloir du métro

: Dominique Borée ;

une terrasse un soir –
toutes les choses du monde
se diluent…

: Philippe Bréham.

Avec 1 voix :

Chant du merle –
Echos d’un mur à l’autre
Où es-tu l’oiselle ?

: Danièle Etienne-Georgelin ;

Devoir accompli
il fait un petit somme
l’aquarelliste

: Marie-Alice Maire ;

Foire aux plantes
l’hôtesse de caisse
a les ongles verts

: Monique Junchat ;

L’orage s’éloigne
La tête sur mon ventre
il se rendort

: Mo Coudert ;

mi-figue mi-raisin
raie de soleil – raie de pluie
mon manteau bleu-gris

: Alice Schneider ;

Parc à la française –
le jardinier laisse un coeur
de fleurs sauvages

: Marie-Alice Maire ;

Poèmes d’enfance
au fond d’une vieille malle
quatre boutons d’or

: Christiane Ranieri ;

Soir d’été
Mêlé à la lavande
Le parfum des moules-frites

: Leïla Jadid ;

sur un balcon
la jeune fille qui me regarde
arrose sa plante…

: Philippe Bréham ;

Un an de plus
chaque semaine remplir
son pilulier.

: Patrick Fetu.

0 voix (mais remarqué) :

jardin détrempé
des escargots partouzent
au pied du prunus

: Michel Duflo.

Le recueil de haïkus Un Bâton dans les Andes précédé de L’Echelle brisée (2) de l’ami Salim Bellen, illustré par Madame Hiro Hata (éd. Unicité, mai 2015) a été présenté – et apprécié par l’assistance.

Le prochain (102ème) kukaï de Paris aura lieu le samedi 27 juin, à 15 heures, au Parc des Buttes Chaumont (75019). R-V. aux grilles d’entrée, devant la mairie du 19è arrondissement !

Daniel.

Compte-rendu du Kukaï de Paris n° 99

8 mars 2015

Le samedi 7 mars 2015, au bistrot d’Eustache (Paris), 19 haïkistes (+ 2 « absents ») ont partagé 40 haïkus/senryûs.

Avec 5 voix :

le printemps s’annonce –
déjà en culotte courte
le nain de jardin

: Michel Duflo ;

et :

scarabée –
l’azur s’invite
sur ses ailes

: Isabelle Ypsilantis.

Avec 4 voix :

Chez mon voisin
les perce-neige
sans mon voisin

: Eléonore Nickolay ;

encombrants –
il pleut il pleut
sur la bergère

: Dominique Borée ;

et :

rue à l’aube
bruit d’une feuille
qui s’envole…

: Philippe Bréham.

Avec 3 voix :

A côté de moi
l’oreiller reste bombé
Ton absence –

: Nicolas Lemarin ;

Du bout de mon doigt
la coccinelle
part en voyage

: Isabelle Ypsilantis ;

et :

soir bleu
la ville allume sa mosaïque
de fenêtres

: Cécile Duteil.

Avec 2 voix :

bain fumant
le crépitement
de la mousse

: Cécile Duteil ;

jardins ouvriers
partager les dimanches
cueillir trois tomates

: Patrick Fetu ;

l’eau du caniveau
à l’approche du printemps –
son chant guilleret

: Michel Duflo ;

nuit à la campagne –
les étoiles et les lucioles
s’échangent en morse

: Minh Triêt Pham ;

Sous ma fenêtre
des enfants passent en rang
ruisseau de voix claires

: Nicolas Lemarin ;

Sur le bord du quai
je ne vois plus que sa main
… brume de printemps

: Christiane Ranieri ;

toute nue
elle fait encore parler d’elle
la pleine lune

: Eléonore Nickolay ;

et :

vague
figée
– quel hiver !

: Daniel Py.

(merci à Michel pour cette version épurée !)

Avec 1 voix :

Dans la nuit d’hiver
pour repères la lune
et le phare du vélo

: Gwenaëlle Laot ;

de leur branche
deux corbeaux regardent
les flocons tomber

: Daniel Py ;

(d’après « Corbeaux », encre de Chine et couleurs sur papier, de Yosa Buson, in Hiver de Yosa Buson, éd. La Délirante, 2001.)

dernière ligne droite
pour l’escargot en vadrouille –
glissant sur une flaque

: Philippe Bréham ;

Entre deux falaises
inlassablement la plage
accueille les vagues

: Gwenaëlle Laot ;

L’ado désoeuvré
boîte de bière à la main
de rue en rue

: Patrick Fetu ;

La mer du printemps
Je marche les pieds nus
Ivre de joie

: Hiro Hata ;

L’équinoxe de printemps
Est-ce que je garde
Mes deux visages

: Hiro Hata ;

neige –
les traces du lièvre
se recoupent

: Paul de Maricourt ;

silence des astres
vagues vertes du vent
je me tiens à toi

: Sylvie Estève ;

et :

Sylphide en jean
devant les Naïades
– Fontaine des Innocents

: Dominique Borée.

Notre prochain kukaï :
le numéro 100 !
aura lieu samedi 11 avril 2015
au bistrot d’Eustache
à 15 h 30 !

Nous fêterons l’événement en proposant – à ceux qui veulent bien y venir
(mais qu’ils me le fassent impérativement savoir, pour la réservation) – de dîner ensemble, après le kukaï,
à la Taverne de Maître Kanter toute proche !

Daniel.

Résultats du 98ème kukaï de Paris, le 7 février 2015

8 février 2015

En présence de 21 haïjins, 43 haïkus ont été partagés.

**

Avec sept voix :

Chandeleur – / Le soleil atteint enfin / ta tombe
: Monique Leroux Serres.

**

Avec six voix :

dispute – / le dernier mot / à la lune
: Eléonore Nickolay.

**

Avec quatre voix :

Paris-Saïgon – / je cale mes rêves / entre deux ailes
: Christiane Ranieri ;

repas du SDF / livré à domicile – / quart de vin et de lune…
: Danièle Etienne-Georgelin ;

solitude / le robinet / goutte à goutte
: Cécile Duteil.

**

Avec trois voix :

chaque matin / ce type devant la glace / m’en souviendrais-je ?
: Philippe Bréham ;

D’une main / par la fenêtre ouverte / tâter le temps.
: Patrick Fetu ;

Soirée d’hiver / Se réchauffer au soleil / d’un carnet de voyage
: Monique Leroux Serres ;

Tombé sous mes yeux / un pétale de rose / capture l’instant
: Nicolas Lemarin.

**

Avec deux voix :

La pie-grièche chante à pleine voix /Il me manque / La suite à mon rêve.
: Hiro Hata ;

le vent glacé / à rebrousse-plume / pigeons de Montparnasse
: Dominique Borée ;

métro : / elle éteint ses chaussures
: Daniel Py ;

parfum de Jasmin / où l’âme des fleurs / reste le coeur des humains
: Sylvie Estève ;

tétons et boutons / Ah ! les reins cambrés / Vénus peut se rhabiller
: Sylvie Estève ;

Un banc au soleil / yeux fermés les mouettes / miaulent comme des chats
: Cécile Holdban.

**

Avec une voix :

Ballet aérien – / dans les flocons de neige / l’envol des flamants roses
: Danièle Etienne-Georgelin;

brouillard / le bus serpente / à l’aveuglette
: Marie-Alice Maire ;

Couloir du métro / un musicien fait le boeuf / pour manger
: Patrick Fetu ;

entretien annuel / félicitations du chef / pour licenciement
: Philippe Gaillard ;

Epiphanie – / tu seras mon roi / dit-elle
: Francis Kretz ;

fenêtres closes / les yeux du chat / grands ouverts
: Christiane Ranieri ;

Huiles essentielles / d’estragon dans le cou / – Tu sens la salade
: Monique Coudert ;

Matin d’hiver / Avec les canards la liberté / s’envole *
: Leila Jadid ;

* : écrit après l’attentat meurtrier contre Charlie-Hebdo, le 7 janvier 2015 ;

Matin glacial / le cri des oies encourage / le golfeur
: Marie-Alice Maire ;

obstinée / cette neige qui tombe / sous le cerisier en fleurs
: Philippe Bréham ;

passage clouté / coups de sifflet en rafales / deux voitures s’embrassent
: Philippe Gaillard ;

Saint-Valentin – / le chasse-neige / me montre son cul
: Minh-Triêt Pham ;

Sur le quai trempé / le voyageur et son double / Morosité
: Roselyne Fritel ;

« triangle d’hiver » * / au jardin tintinnabulent / les étoiles
: Eléonore Nickolay

* = un groupement d’astres…

**

Sans voix, mais remarqué :

elle trempe ses pieds / dans la mer froide – / plage du débarquement
: Minh-Triêt Pham.

**

la nuit tombe / entre les cornes de la vache – / Kaokoveld *
: Daniel Py

: je suppose que celui-ci n’a rencontré aucun écho, (en partie ?) à cause de ce dernier nom propre (ignoré de la plupart, je suppose) d’une province reculée de l’ Afrique-du-Sud-Ouest. Mais bon, faut essayer, ç’pas ?… !

*

Des livres, des recueils, de plus en plus nombreux, ont été proposés sur notre table…
D’autres viendront encore, lors du prochain kukaï (n° 99) du 7 mars prochain !

*

Résultats complets du 97è kukaï de Paris :

18 janvier 2015

En présence de 17 personnes et cinquante-deux haïkus,
°
De ma tristesse / passée au peigne fin / reste une pellicule /
de Moniques Coudert,
a obtenu cinq voix.
°
métro – / un coeur contre / le mien /
de Valérie Rivoallon,
en a obtenu quatre,
°
ainsi que :
Théière brisée / la mémoire des tanins / rejoint la poubelle /
de Nicolas Lemarin.
°
Avec trois voix :
marche silencieuse – / elle remballe son sapin / de Noël /
: de Valérie Rivoallon ;
°
pas d’oiseau / sur cette branche / ce soir d’automne /
: Daniel Py.
°
Avec deux voix :
au Café de Flore / poètes lisant leurs textes / Dehors la pluie /
: Jean-Pierre Garcia ;
°
Descente de l’alpage / Tartiflette, vin blanc… / skis incontrôlables ! /
: Danièle Etienne-Georgelin ;
°
flaque de pluie – / toucher / l’arc-en-ciel /
: Minh-Triêt Pham ;
°
Jour des Rois – / L’horizon se pare / de pourpre et d’or /
: Isabelle Ypsilantis ;
°
La crue mange l’herbe / sur une île minuscule / un héron perdu /
: Monique Coudert ;
°
Nouvel agenda / commencer par relever / les jours fériés. /
: Patrick Fetu ;
°
photo noir et blanc – / mon père / plus jeune que moi /
: Minh-Triêt Pham ;
°
Soleil d’hiver / La chevelure blonde / du saule /
: Monique Lroux Serres ;
°
Soleil en berne – / comment oublier / les gyrophares. /
: Patrick Fetu ;
°
soleil rasant – / bien avant moi mon ombre / commande un café /
: Michel Duflo ;
°
sur la flaque d’eau / le reflet de mes bottes / touche le ciel /
: Nicolas Lemarin ;
°
trottoir pluvieux – / une boule scintille encore / sur le cadavre d’un sapin /
: Marie-Alice Maire
°
Avec une voix :
Atchoum ! Bergerac / Ma tirade du nez / dans la nuit déserte /
: Monique Coudert ;
°
jouant des épaules ? / Non : jouant des coudes ! / Charlie – Sarko /
: Daniel Py ;
°
lumière matinale / le ruisseau fait son lit / fraîches pensées /
: Véronique Arnault ;
°
Mélancolies / S’écoulent / Dans l’étoile filante. /
: Hiro Hata ;
°
Minute de silence – / Avant match, les petites rivales / s’appellent toutes « CHARLIE » /
: Danièle Etienne-Georgelin ;
°
pluie d’hiver – / la grimace du bonhomme / de neige /
: Eléonore Nickolay ;
°
silence oppressant / à l’entrée de la synagogue / je reconnais mon voisin /
: Marie-Alice Maire ;
et :
°
un immense crayon / – la nation en république / je marche donc je suis /
: Francis Kretz.
°
Notre prochain kukaï aura lieu le samedi 7 février à 15 h 30, bistrot d’Eustache !
°
Merci !
Daniel

Concours de haïku classique (= 5/7/5) Mainichi 2014

11 janvier 2015

Lu avec intérêt le résultat du Concours de haïku « classique » Mainichi 2014

et été (un peu ?) frappé par la similitude entre le haïku de Patrick Gillet (qui a obtenu, bravo ! le 2è prix à ce concours) :

« tango argentin

à travers le chemisier

seins à contretemps »

et le mien, publié dans le recueil Bulles de musique (éd. Pippa, 2013), p. 26 :

Pizzicati de contrebasse –

ses seins

à contretemps

°°

Serge Tomé avait, il y a quelque temps, publié un article (sur son site Tempslibres ?) traitant de ce sujet (plagiat ou « cryptomnésie » !). Je vous invite à vous y intéresser !

M.D. Welch a lui aussi (voir message précédent ici) traité de ce sujet !

Bien à vous !

Daniel

Re – Mainichi 2014

11 janvier 2015

Reçu un mail de Diane Descoteaux

à propos des haïkus qui se ressemblent !

Voici :

°°°°°°°

j’ai assisté en 2009 à une conférence de Michael Dylan Welch à Vancouver qui s’intitulait « Déjà-ku »:

http://www.poetrysociety.org.nz/plagiarismbymdw

(et si tu tapes le titre de sa conférence, d’autres liens t’y conduisons) où il faisait état de coïncidences, de plagiats (volontaires ou involontaires) alors que l’esprit avait enregistré (souvent à l’insu de son hôte) un passage lu et particulièrement apprécié d’une œuvre donnée. C’est très intéressant.

°°°°°°°

merci à Diane !

Prochain kukaï de Paris samedi prochain 6 décembre

2 décembre 2014

à 15h30 au bistrot d’Eustache, 37 rue Berger, 75001.
Apporter 2 haïkus !
merci d’avance !
à samedi !
daniel