Archive for the ‘bribe’ Category

Haiku, etc. de Py – sept 11 – (4)

2 octobre 2011

°

la cigale chante comme-ci
la grenouille chante comme-ça
– Qu’y pouvons-nous ?

il faut de tout
pour ne pas s’en faire
un monde !…

°

papillon,
passeras-tu septembre ?
ton vol égal !

épouser les papillons

les peupliers…les papillés

°

le train passe
un sac plastique s’affole

°

insomnie –
les photos de mes enfants
heureux

°

d’illusions
en ermitages
– et retours ?

°

……………
…yourte…
……………

d.17.9.11

°

.ce peu
n’est pas
…rien

« Ainsi la hutte, qui est peu, n’est-elle pas rien du tout. » Chr. Doumet inTrois huttes, Fata Morgana, 2010 – 3) Bashô, p.116.

°

..transparence..
intranscriptible

la TRANSPARENCRE

°

le monde
contient la possibilité
d’une fois

tout

°

« Les mots, dans le temps même où ils nous approchent au plus près de l’inconnu, nous le dérobent » Chr. Doumet, in Trois huttes, p. 39 (Thoreau).

DÉROBER
N’EST PAS
DÉVOILER

Que révèlent les mots ?

Que cachent les mots ?

un mot
peut en cacher

un autre

ce mot
bouche
la vue

l’ombre
du
mot

faut-il
se déporter
des mots ?

– apprendre
de biais ?

contourner
les mots

– se détourner
des mots ?

– abattre
les mots ?

°

gourou,
tu cours où ?
fais courir où ?

°

où se réfugient
les oiseaux
quand il pleut
si fort
si long
?

(Fête de l’Huma, 17/9/11)

notre Fête de l’Huma :
Joan Baez
sous les trombes d’eau

°

Montrer
transparamment

°

sols….tice

équi….noxe

°

cl…..ic

°

« Dégraisser le » haïku –
Amincir le haïku
des mots « morts » :

creux, vains, inutiles, voire même nuisibles…

°

« vers mi-sots »

°

– Se retrancher du je(u) ?

°

étendu le linge
puis étendu l’homme
au soleil
– dimanche de septembre

°

Écrire, c’est prendre ses distances
avec une certaine « réalité »
– fausse ?… : par exemple celle
en laquelle « on »* s’ingénie à nous faire croire.

* = nos « gouverneurs » de tous bords…

« Ni dieu, ni maître ! »

°

des wagons aveugles
(fermés ; plombés ?)
passent sur le pont

(Orly, 19/9)

°

des feuilles rousses
dans le sas –
rentrée de septembre

°

en haïku, faut-il « nommer » (/ « préciser ») ?

– : génériquer !

°

(5/7 :)

croquer dans la pomme
étiquetée « tentation »

°

« Happening » / « Montage » (d’une)
Exposition (permanente ? en tous cas
dans le plus d’endroits possibles à la fois)
des statues en pied (en cire genre Grévin ? / en carton ?)
qui inondent un lieu (jusque dans les toilettes, etc. la cour, les différentes salles…) –
Voir / Constater les réactions des visiteurs, des agressés, etc.
du couple Sarkozy (dont un ventre gros…)

°

« Mesdames et Messieurs, le départ
de notre train est imminent » :
Deux bombasses * arrivent
on les attend

* en bout de souffle

Mettez
la là,
votre bouteille qui glisse !…
(- TGV.)

°

Tromper le temps = le devancer ?

le temps devant soi –
établé –

(ex.: une heure et demie à glanduler)

°

petit dictionnaire lustré …

°


….pouille

°

7 h 30
les quais déjà longs de monde

(Orly, 20/9/11)

°

Lord I.
et
Lord Inateur

°

Mouvements de taï-chi –
une mouche
sur la barre de danse

°

« mouspique »,
insistait l’enfant :
on doit dire « un mouspique » !

°

salle des pas perdus
– comme un pigeon (lent)
picorant des mots

°

mon goût pour la viande a varié

°

ré….partir

°

dé….porter

°

les mollets du postier
sur sa machine !

°

ha….mac

ham….mock

°

ré….duire

°

ce pigeon ignore
que son maïs
est transgéniqué

°

Mets tes boules Quieski

°

un moucheron
aussi insomniaque
que moi !

°

arrêté de boire :
remportant à la tombola
une cave à vins

°

extraction dentaire –
encore un formidable jour

extraction dentaire
le roux et vert du parc

pendant qu’il anesthésie ma gencive,
sa respiration

m’approchant du pont
: remous dans l’eau

°

marrons écrasés
dans la cour de récréation
des petits

°

Haïkus en déconstruction

un haïku décroissant

°

(Busonade :)

un papillon
sur une cloche
endormie

°

l’oeuf haïku
les mots spermatos

°

son livre
ouvert en lotus

°

(en haïku :)

tout ce qui risque de « ternir » l’image :
effacer !

°

pick-pockets =
pioche-poches ?

°

5/7/5 : quand la forme tue parfois le fond

°

la cheminée rejette
dans les couleurs du matin –
bébé babille

°

sur le pont de la péniche
des pigeons
passent

°

penchée sur ses devoirs

penchée sur ses devoirs

°

jusqu’où le haïku
lard minimal

le haïku c’est (aussi)
se passer de(s) mots.
Question : jusqu’où ?
/ jusqu’à quel point ?
/ quelle limite ?

Y a-t-il une limite
inférieure / minimal(ist)e
au haïku ?

°

.

°
= (à) la pointe du haïku

°

.

°
= haïku monostiche vu de côté, en Occident
/ vu du dessus (ou du dessous) au Japon

°

l’âne voit en l’homme un âne
le Bouddha voit en l’homme un Bouddha

°

flûte pentatonique
creusée dans un
radius de vautour

« Ce n’est pas moi qui peins,
c’est la fourmi qui peint. »

crocodiles albinos –
le petit doigt tordu
du peintre rupestre


= in La grotte des rêves perdus, film de Werner Herzog, sur la grotte Chauvet.

°

.
.
.

°
= haïku occidental (tercet) vu de côté

°

les mots effacés,
reste le haïku blanc

: entièrement

ou presque, selon qu’il reste
encore quelque(s) mot(s) ou
bribe(s) de mot(s)
visible(s)…

le haïku : anti-conceptuel / a-conceptuel (?)

le haïku « minimaliste »,
dans un rejet de toute « émotivité »
(subjective ?) ?

minimart / minimaïku (?)

°°°

d.(sept 2011)

Publicités

haïku, etc. de Py – 1 sept. 11

17 septembre 2011

°

près de lui l’eau
(la nuit)

rien
que
ça

affec
tueuse

premier
cri

haïku
dernier
cri

boule
versée


versé

grand(s)
rien(s)

………./…e
……../…….n
……/………..v
…./……………e
../……………….r
/…………………..s

fou
droi(t)
….(e)

fou comme un oeuf

fou comme une sauce

lier….lire

faire le tour
(du haïku)

: en sortir

(pour mieux le
cerner ?)

.dé
bord
.e

une commode
un cul

une chaise
un cul

re
cul

.(ô)
feuille
..de
.rose
.(!)

fleur
.de
rose

ten…dre

sé…parer

sep…aré

divo…rcé

haï…ku

sai…sir

opinion sur
….ru

oc
cul

oc
cu(l)

dis
cul

dix
cul
paix

os
cul

zzzzz,
l’anti
zen !

ni
di
fier

fier
de son
nid

se fier à son nid ?

s’é…..loigner

bous
cul
er

cul
ti
ver


croc
her

..dé
croche
..r

ac
c…roche

..dé
croche
..!

demander
au cheval lui-même
le secret
de son
hennissement

de facteur à cheval,
…qu’y a-t-il
……..?

de facteur à cheval,
..quelle distance ?

le blanc
est la distance
qui sépare
les deux pôles
du haïku

le blanc tend les mots

….le haijin tend l’arc
….le lecteur décoche

le blanc, c’est l’attirance
(des mots)

fil invisible qui relie ?
les mots :

l’espace / le blanc
entre eux

s’il n’y a pas de tension,
il n’y a pas de haïku

le blanc, c’est ce qui lie
les mots

(entre eux)

le blanc
c’est la disparition

le blanc
c’est la résolution

c’est l’envers de la vie de l’encre

le haïku, c’est une question
d’attraction (: plus-moins, yin-yang, etc.)
entre deux membres (mots, pôles, potes, etc.)

l’arc-haïku

l’arc-en-encre-haïku

le haïku, c’est une spirale infinie…

haïcouteau

haïku…tranche

haïku…lame

haïku…lamelle

le haïku, c’est un tiret
entre 0 et l’infini…

ou entre 3 et 3
entre 1 et 1
etc.

 » steppe  »

escadrille…espadrille

savate…savane

moule…foule…!

moule..5/7/5..foule..(!)

former 5/7/5 moutons

mouler foules 5/7/5 !

5/7/5…bêêêê

Qu’évolue le haïku !

( » le haïku japonais s’écrit naturellement en 5/7/5 ;
le haïku « occidental », artificiellement (en 5/7/5) ! « )
– : 2008 –

saule
et vent
s’épousant

une plume
sur le trottoir
– écrire ?

rotation,
du verbe roter ?



(à suivre…)

Haiku, etc. de Py, juin 2011, 3/3

17 juillet 2011

°

lavande :
systématiquement
sa main
dans leur parfum

passant devant
« le jardin fleuriste
de Marie-Antoinette »
interdit
au public

(Sèvres)

premier jour de l’été
sur le banc du parc
une coccinelle endormie

sur le dos du banc vert
une coccinelle dorée
s’éveille

, tourne,

feint de s’envoler

: seule une de ses ailes sort
de sa carapace,
qu’elle range ensuite,
à nouveau.

au pied d’un banc
du parc de Sèvres
le magazine « A nous Paris »

sous l’arbre recevant
une volée de fruits verts :
premier jour de l’été

étonné
que dans ce livre de haïkus
ne vienne pas un insecte
ce premier jour de l’été

ivre
au premier jour de l’été
un papillon
s’élève
à hauteur d’arbre

jour de la Fête de la Musique :
sur le banc
à l’écoute :
oiseaux
et moteurs d’engins

le long du tracé de la Seine
le vrombissement
d’un hélicoptère

coléoptères,
hélicoptères :
le premier jour de l’été

le carnet de haïkus (?),
notes, poèmes…
se termine :
premier jour de l’été

sur le Guide
du Domaine National,
un petit insecte,
brièvement

premier soir de l’été
entre les arbres
un papillon
se faufile

premier soir de l’été
un chien trottine
dans l’allée

sur mon pantalon beige
un insecte
minusculement
marche

entre deux planches
de l’aire des boulistes
un liseron
passe le bras

le ciel craque un peu
la pluie commence à tomber
entre les sifflets de l’oiseau

la pluie
débouche parfois
les petits losanges
de la plaque métallique

de Matsushima
à Fukushima,
Ah !

(en passant par
Hiroshima !)

un rustre
tenant un bouquet
– ah, tendresse !

après Matsushima,
après Hiroshima,
après Fukushima,
quoi ?

: Sarkoshima ?

tant et tant et tant
bour

sur le toit plat
toujours
ce talon haut

(Issy-Val de Seine)

un moustique
et mon bras
– le temps qu’il y fut

(Bashôtage…)

les parenthèses
refermées
de l’étang

L’écriture est une recherche
d’expression,
un chemin, un essai,
une tentative /(une tentation)

L’encre creuse le sens

la mine avance dans la craie
dans le blanc
dans le papier

le crayon creuse sa mine
sa galerie

la maladie d’écrire,
la « diarrhée verbale » …

une fourmi
galante :

laisse passer
l’orage

… et puis,
au bout d’une galerie d’encre,
une pépite de sens…

le trésor (aveuglément) cherché !

tirant toute la couverture à lui,
se couvrant de ridicule…

ouvrant le livre :
un si bémol

(29/30-6-11)

garder le mystère du / au haïku

dix-sept places de parking
au nouveau Centre Médical,
et un amateur de haïkus

(un) agent de la circulation du haïku…

ceux qui meurent
enroulés autour d’un arbre
le premier jour de l’an

les toutes premières culottes
de la voisine
sur son fil

le vertige
du vide

du rien
du silence
du néant

où nous aboutirons,
[néons]

les haïkus surprenants,
illogiques,… mystérieux,…

le silence assourdissant
des fuites radioactives

comme précisé,
j’envoyai mon poème
à la date limite
du 31 juin

une licorne ailée blanche
s’approchant
dans un ciel tout gris
C’est tout

(30/6-1/7/11)

°

Haiku, etc, de Py – juin 2011 – 2/3

24 juin 2011

°

un coup de pinsaule

grand angle –
le feu noir
s’éteint

°
(Bashôtages :)

vieille mare –
de qui le plop !
en surface ?

la vieille mare :
pas vu,
entendu
plop !

vieille mare :
le son
d’un saut

vieille mare :
le son
d’un seau
(?)

après le plop !
la mare
de nouveau
vieille

la mare
ondule
avalant
un plop

du choc
la vieille mare
se gondole

choc !
le pouls
de l’eau
s’affole

après le choc
le pouls de la rivière
ralentit

autour du mystère
de la vieille mare :
toute une vie de haïkiste…?


(5/7/5 !:)

l’esprit agité,
comme si des grenouilles y
sautaient sans cesse

de grenouilles
sautant sans cesse :
marre !

°

un beau haïku
5/9/5
au fond

à la pêche
d’un haïku
plongé

°

blanche –
elle ne sort que
les jours de pluie

sur son pied
vers le sol :
serpente

« La forme
sans forme »
du haïku…

… que de quelques corbeaux au Québec…

la vague intéressante, c’est le t(h)on –

Le thon rouge = Le thon des cerises ?

cependant qu’un enfant lentement…

°

entendre le silence
du haïku

(où tout baigne)

de 7 à 5 :
haïkus tordus !

de 7 à 5
les « confectionneurs » de haïkus
se tordent pieds et mains

les confectionneurs de haïkus
maint pied
se prennent
dans le tapis
5/7/5

Suivez
le rythme naturel (/le plus naturel)
du dire ! / de l’écrire !

°

aux cinq coins du monde…
(ex : les 5 continents)

°
(Bashôtages :)

du bord
de l’eau, ah, croupie,
la grenouille se détend
– plouf !

du bord
de l’eau croupie
la grenouille se d’étang
– Ah !

vieille étend –
son linge au soleil

vieil étang :
dard du plouf !

au vieil étend
dare darde le soleil
ses rayons

au vieil étang
dare-dare plonge un crapaud
– Accourez, oyez tous !

°

à la pointe de l’épée de Jeanne :
une plante en pot fichée
– Cathédrale de Reims

lit vide :
la voisine
délaissée

(SSS ?)

l’étalon
à talons

: détalons !

(: d’Attali ?)

le souffle chaud
du train de l’après-midi
s’arrête en gare

(comité de réception ? :)

Les trois grasses
plantées à l’accueil

°
(Bashôtage :)

de la grenouille
les ronds
dans l’eau usée

°

dans la cour de l’école
jouent
les fleurs de cerisiers

°

Amoindrir

Ah, moins dire !

°

un bac rempli de la
poussière de l’église,
plus une plume

un bac rempli de poussière
plus une plume
de l’église

°

Entends-tu
le bruit
que font tes talons ?

(couloir de métro)

toutes les mouches
autour de la lampe
même en plein jour

deux
papillons blancs
voletant
au-dessus de
volubilis blancs

deux papillons blancs
voletant au-dessus de
volubilis blancs

lue
la lumière des lucioles
: jamais vue !

Le Sacré-Coeur :
pour écraser le souvenir
de La Commune !

°

Bannir les « comme » du haïku ;
« comme » : ce « piège » de la poésie occidentale !

[ : en lisant une anthologie de haïkus japonais contemporains ]

, ces « comme », dont nous faisons incommensurable indigestion, par ici !

°

une bulle de savon,
le barreau d’un grille :
deux bulles de savon

une seule feuille
captant tout le soleil
– patience !

fun –
une feuille
tombe en juin

que de pissenlits fleuris
dans ce champ
et que de moutons !

que de pissenlits,
que de moutons
dans ce champ !

(Aveyron, 4/11)

°

Haïkus, etc. de Py – avril 2010

8 mai 2010

°°°

pour sortir son chapeau
il choisit les jours sans vent

(Il n’avait qu’une angoisse :
que son chapeau s’envolât.)

°

Pour qu’il y ait haïku, il faut qu’il y ait déclic :

1°) « L’instant-haïku »

(S’il n’y avait qu’un critère, ce serait celui-ci.)

Le haïku n’est pas une pensée linéaire. Il y a souvent une rupture dans le haïku, une surprise, une confrontation (de deux éléments, souvent)

Et un sens – très fort – du présent.
L’espace-temps y est souvent très réduit. Il est étincelle, étoile filante presque aussitôt filée.

Il est court. Il va à l’essentiel. Pas de mot(s) inutile(s). Pas de fioriture. Pratiquement pas de verbe(s) conjugué(s), d’adverbes, d’adjectifs (peu)… de conjonctions, de pronoms relatifs voire personnels… c’est une grammaire dépouillée au possible. Pas de discursif…
Le moins possible de comparaison, de métaphore.

De la sensation à l’état brut – ou presque.

Du concret, du très concret.

C’est (au mieux) un instantané – ou une prise de conscience soudaine.
L’incongru n’y est pas étranger, le surprenant, le frappant, (…)

ton toi
dans tes pieds
quand tu recules

la pluie s’arrête à l’aube
des pigeons lentement commencent à arpenter
le toit

avec son épée
dans le ciel incertain
– matin de Pâques

posture de l’arbre °
au milieu de mille oiseaux

° posture (statique) de QiGong

quel fouillis d’oiseaux piailleurs !
– premier dimanche d’avril

surpris
par une feuille rouge
sur le trottoir gris
(de gris avril)

(méprise :)

« un bracelet électronique
pour Marie Violant »
(France-Culture, 4/4/10)

un porte-manteau
canard
sur le trottoir

(joeufs de mots ?)

né aux œufs
(nauséeux)
: Pâques

la roue avant du vélo crevée
: galère pour l’école

s’épanouissent
piaillements d’oiseaux
– et bourgeons

alignés en terrasse
: une brochette
– début d’avril

(tanku :)

Faisant mon pain
Pensant à toi
au Burundi

mardi de Pâques
un pigeon posé
sur le trottoir

sur un panneau
dans le métro :
« voter
rend
con »

sobre
il passa
rue Bouret °

° 75019.

« Noces de sang »
un pigeon
macadam

quinze jours de vacance(s) heureux
(la mort n’est jamais loin,
tapie sous le buisson d’un mot)

°

(kyôbun au cygne noir :)

Au lecteur (du haïku) de recomposer (à sa manière) la scène
dont l’auteur (ne) donne (que) quelques éléments.

d’un côté
le sac plastique blanc
de l’autre
le cygne noir

°

héron gris
sur la pièce d’eau
qigong au parc

au centre du cercle de QiGong
tombe
une feuille de printemps

loin, loin,
au-delà des grues, des antennes,
et ramener au centre

deux garnements
le héron s’envole

un confetti encore
hors de mon sac
– déjà lointain le début de l’an !

les fous du roi
au silence ?
Sarkorizyble

je me gratte les cheveux
un pigeon s’envole

autarcissique

anguille sous proche

candide =
blanc comme un singe
sous la neige ?

dans la cuisine
la pomme
(attend
…la dent…)

samare
prend le train avec moi
(sur mon sac)

/

une samare
par le train

ses yeux éclairés
par son portable
– voile intégral

(Vitry s/Seine)

partout où elle va
elle emporte son chat
(…)

les tambours silencieux :
laverie
du vendredi soir

cela fait bien des lunes !
et toujours les cerisiers fleurissent…

(= contre ceux qu’agite la pensée de devoir en finir avec les thèmes anciens ( – éléments constants ! – ) dans le haïku, dans la poésie…)

replanté
où le voulait ma sœur :
le chat visqueux

(paradoxe :)

(Nous sommes) limités
cependant
sans limite

car où
le carcan
du corps

l’imagination
déborde

la ceinture
scinde la poitrine
de la conductrice

en rentrant
m’accueille
l’odeur du pain

une porte
en grinçant
siffla le début du concerto pour violon de Mendelssohn

la déco
d’une samare
sur sa veste

/

une samare
au revers
de sa veste

liberté
l’absolue

ou
rien

cette parisienne entrevue aujourd’hui :
l’ampleur, la totale liberté de son corps…
de son cœur, de son esprit ?

un pigeon
à deux pattes
sur sa baguette viennoise

« Sarkozy au plus bas »
– va crasher
son karcher ?

(le) silence infini
du soir qui tombe
sur mon chapeau

un fil à l’oreille
: musique partagée

en cuisses
sur son scooter
– avril parisien

le tissu s’écarte :
cuisse

(rue de la Jonquière, 14/4)

violettes ses cuisses
sur son vélo
louée

Dans la mer
elle s’élance
Nous la suivons des seins

(7/09)

trop de mots
chassent l’esprit

amenuisier

Gorge Saint-Lazare …

savon de Marseille
au cou, aux manches
avant la lessive :
grand-mère

confetti la fête
tout autour de l’école

tout arrive
la mort arrive
reste tranquille

Lâchez les mots !
(Lâchez les chiens !)
Laissez-les s’échapper !

(kyôbun aux doigts / « Cœur d’instant » )

Pour aller au cœur de l’instant :
les mots courts
– l’émotion grande !

Ce ne sont justement pas les mots qui comptent
mais le sens qu’ils pointent !
Le mot n’est qu’un doigt vers une lune !

« Si c’est l’instrument qui joue,
Pourquoi ne joue-t-il pas dans son étui ?
Si la musique sort des doigts du musicien,
Pourquoi n’écoutes-tu pas les doigts ? »

Su Dongpo.

« cette fonction opacifiante de l’esprit »
D. Odier, in Chan & Zen, Pocket n° 13856, , 2006, p.125

Les mots opaques

Effacer. Ces mots opaques
qui obscurcissent le sens,
opacifient le réel –

Ne pas s’y fier !

°

les vaches broutent
le milieu de l’après-midi
les tgv au loin

premières hirondelles
rue Principale
pas un magasin

(Mondrecourt, D.126)

une boîte jaune de La Poste
quelques pissenlits à son pied

le paysan
arrête son tracteur
pour faire un brin de causette

il espère avoir fini de traire
à l’heure du dernier tgv
(22h30)

marché trois heures (et plus)
(dans la Meuse)
– et pas un point de bière !

sur le bus-navette tgv
« Le plaisir de bouger en Meuse »

les roses artificielles,
les gouttes de rosée
artificielles
– intérieur (bourgeois)

traces de pisse
descendant les pentes
du trottoir

(matin d’avril / ensoleillé)

un petit moineau
dans le sable s’ébroue
après-midi d’avril

soleil du soir
citron
sur les poissons

un gros nounours
à la rue
ce matin de bonne heure

rouge
d’avoir couru
elle descend à Blanche

le bleu nuit gravement à la santé ?

au supermarché
grimbergen
et
gingembre

les oiseaux du printemps
babillent gazouillent –
le bleu encore profond

crépuscule
la Loire
entièrement rouge

le soleil se couche
sur le champ de colza
une biche

champ de colza
pleine lune

(kyôka court :)

Chaque matin,
polir la vitre du poème

… que les mots transparaissent

effacer la distance
des mots
au réel

dans un jardin
du parc du château :
« nombril de bonne sœur »

le haïjin
se méfie des mots

sur son gros bidon
son livre posé

sous l’arbre aux fleurs roses
(qu’il perd),
canards, pie, pigeons –
l’odeur de l’eau

devant les fleurs roses
dérivant sur l’eau,
un canard, posé

n’a pas voulu que je le photographie,
le pigeon sur l’arbre aux fleurs roses

/

sur une branche
de l’arbre aux fleurs roses
un pigeon

un coup de vent
les fleurs (se) lâchent
(de) l’arbre rose

cris d’amour
en tous sens, parades :
fin avril au parc

un calendrier
pour l’anniversaire de mère
– 90 ans

un narguilé
à la poubelle
– petit matin

tout élément qui surprend
peut être haïku

le vent secoue
l’odeur des lilas
– le parc en ville

elle écrit
jambes croisées
des mots croisés

au milieu des marguerites
le cygne blanc

une feuille
devant moi
tourne

– quelle séduction ?

les mots s’en viennent
les pétales tombent

le cygne (et moi ,)
posé(s)

la bouilloire
joue un air folklorique
(derniers jours d’avril)

les racines de l’art :
si l’on ignore les racines,
on ignore l’art
( : ainsi du haïku !)

pleine nuit
le trot du réveil

je travaille de la langue

travailler
trouvailler…

son message :
seul le chant
de la mésange huppée

ouvrir l’appétit,
ouvrir la narine,
ouvrir l’esprit (par la raréfaction des mots),
voilà ce à quoi devrait (/ pourrait) tendre
le haïku

chant diphonique
de plus en plus proche :
la bouilloire

°°°

Haïkus … de Py – oct. 09

23 février 2010

°°°
(kyôbun :)

Passage Dieu
une fille
téléphone

: Mettre en contact –
Espérer l’étincelle

/ Espérer que le contact se fasse,
que l’étincelle jaillisse

°
(Jog du jour :)

dès le début d’octobre
balayeurs
de feuilles rousses

« Célesta, tu rentres
ou je te mets dans la poussette !…
un … deux … »

bain de siège des pigeons
dans une retenue d’eau
du square

Fin de jog –
en haut de l’escalier
mes pieds
mordent les marches

(2/10/09)

°

Porter un haïku
/ Porter des haïkus

Il lui porta un haïku
mortel
en tête…

°

(dieu est loin
j’écris
pour rapprocher les distances)

Sous Sarko
la France :
de plus en plus de mal à l’aimer

°

vanne de caniveau :
les pigeons s’en donnent
à corps-joie

Plus le « je » s’efface
Plus il s’universalise

Bon diamanche !

Il a de la témérité = il est témérite !

soleil –
la rue tourne

qu’il est coloré
le lierre
en haut du mur du cimetière !

°

Le haïku
(-zen) : idéalement
simple, concret, spontané.

(3/10/09)

°

de leur fenêtre
les pigeons
regardent
parfois
les gens
chez eux

arrêt du bus –
les mouvements de sa main
pour ventiler son vernis

(19-9/4-10)

°

première pluie d’octobre
il secoue la salade
de son parapluie
– métro

°

La volupté des lents voyages…

dans le compartiment du train, vide, que j’élis, je pénètre, ferme les rideaux donnant sur le couloir, relève les accoudoirs, prépare à une extrémité un oreiller fait de mon sac à dos, de ma veste, retire mes chaussures, prends un livre, un carnet, de quoi souligner, de quoi écrire, puis m’allonge et entreprends de lire, d’écrire ou de dormir

Ah, la volupté des lents voyages !

Le paysage et la pluie filaient de chaque côté
Il était (allongé) au milieu du temps
et ne bougeait guère
(// que pour sentir autour de lui l’agitaion qui secouait
le train du monde
Il ferma les yeux
et se reporta
des kilomètres plus tard,
frais,
disposé,

paresseureux.

(5/10)

allongé –
le train arrive à Dormans

temps humide –
dans le train
bébé chouine *

* gniarde

°

grignotant son pain en rond –
pleine lune

(5/10/09)

°

le moi de la mode
ou
la mode du moi ?

°

rue du Jour *
à la tombée de la nuit
, doux octobre

(6/10) * 75001.

°

Penchez-vous un peu,
Anges de la béatitude universelle !

°

(Dialogue :)

À John Hendricks (88 ans), chanteur Afro-Américain de jazz :
– J’ai une question … stupide… à vous poser
J.H. :
– Ne vous inquiétez pas, nous avons aussi tout un tas de réponses idiotes possibles !

(Cinéma Le Balzac, 75008, le 4/10/09)

(8/10)

°

(Mot de saison /)
Mot de seize ans

°

Un canard s’ébat des ailes
au-dessus du plan d’eau
– octobre radieux

dur de s’alléger :
tours répétés du parc,
souvent

à côté de la rue de mes Pompes…

(8/10)

°

Laurent lut à travers la ville
: première ligne d’un texte à
débiter le plus vite possible ou
presque pour un happening
demain dans mon rêve : un bloc
compact et carré dont je ne re-
transmets ici que la forme de
cube où le hasard est ambolie
définitivement stoppé(e) net ici

(9/10/9)

Asseyons-nous à
la table de je, et é-
crivons des moïkus !

Mortefeuille

La pluie
va passer la nuit
à sa fenêtre
(ou pas)
éteinte
et doucement
assourdie…

il éteignit,
laissant la pluie jouer
sa partition
à la fenêtre
dans la nuit de vendredi
à samedi

du haut de l’invention du vacarme

(9/10)

°

(Le Va-t-en-guerre :)

Attention !
L’homoncule est dangereux !
Ce petit représidentant du commerce nucléaire
avec tous ses déchets
pour des milliers d’années
damnées !

(Naboléon S. tressé)

cette « journaliste » :

lèche-bittines ?

(Contre-proposition :)

Avoir réussi
pour un homme de 50 ans
(ou de n’importe quel âge d’ailleurs),
c’est
de ne pas avoir de montre.

°

la fin des tongs
au fond d’étang

(cf Buson…(?))

°

(d’après Gilles Brulet :)

la vieille
à son volet :
ZZZZ

(10/09)

°

champignons poussant
sur les façades :
la réception du monde ?

de :  » Casablanca ville moderne « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)

corbeaux volant
au-dessus du terrain de sport
– les Murs de la prison

de :  » Car tu porteras mon nom « , vidéo de Sébastien Verkindere (1976-2008)

(10/10)

°

un sherpa
utilise-t-il
une serpe
une hache
une perche
une harpe
un pare-chemin
pas chers ?

°

(kyôbun :)

Le meilleur haïku
ne serait-il pas celui qui vous échappe ?

(sans que vous y ayez eu « conscience » véritable ?), sans contrôle (« intellectuel »), spontané, direct, « inconscient », donc !… ;
sans retouche, tranchant,

Soyez vide
et les mots viennent
– faire un haïku …

(parfois)

°

Obama
Nobel Price for
Peace in Afghanistan ?

Obama
Prix Nobel de la
Paix en Afghanistan ?

°

le moucheron
entend-il
le bruit du couvercle qui tombe
dans la cuisine ?

un chat
en rond dans
un pot de fleurs

(11/10)

°

Centre Municipal de Santé
Elsa Rustin (e ?)
Bagnolet

°

(Kyôbun :)

L’ambiguïté *, le mystère,
voilà une des facettes amusante(s) du haïku –

* causée par l’usage du participe présent, par exemple, qui parfois noie le sujet – et peut
provoquer le questionnement, l’humour
Noyer (/ diluer, délayer) le sujet (au fond) du haïku : une entreprise jubilatoire
– au contraire de le dire, l’exposer : le sous-entendre, le dissimuler : c’est plus drôle !

ce « je » qui s’efface comme le chat du Cheshire derrière son sourire (L.Carroll)

2200 mamans
au stade
de la Tétée Géante

(Charléty, le 11/10/9)

Lucifer à cheval …

°

(Kyôkus)

La Hache du haïku :
Le haïku faut qu’ça coupe !

: la césure,
le haïcou(peret)

Le kukaï :
un bon baromètre,
un galon d’essai !

°

un pan de lumière
s’est installé sur le toit,
réfléchi

matin frais d’octobre –
les canards semblent attendre longtemps
avant de se lancer à l’eau

au bout de la canne blanche
un chapelet de billes
argentées

son allure
sans son galure !…

Meeting révolutionnaire ? :
Voyageurs autour
du panneau des départs

nous ne sommes que deux
mais nous sommes très amis

(anna + d.)

salle de bains –
des feuilles de vigne
à la fenêtre

(14/10/09)

°

le dernier cycle (?) :
le cycle amen ?

°

Oser réduire : (kyôbun)

Réduire un haïku
à son strict minimum vital
c’est comme
effeuiller une fleur
pour un bouquet.

Salle de bains –
des feuilles de vigne
à la fenêtre

(15/10/09)

°

dans les sens
de plus de sens :
moins de mots

moins de mots
donnent * plus de sens
( : de directions)

* peuvent emprunter plus de directions.

S’abstenir (/s’abstraire) des verbes
(qui trop orientent).

Abrège le haïku :
Il s’élargit.

Vers le moins :
Pas un mot de trop !
Rien d’inutile !

°

Fiction :

Je l’ai rencontrée
il y a quelques semaines.
Elle est prof’ de fuck’

°

(tanku, à M-A.)

caressant
la page blanche –
pensant à toi

°

(Puisé de la marmite automatique :)

l’amitié roule dans le jardin
jusqu’à la couleur des tuiles

(Laisser venir les mots.)

°

(E.)

dans le métro
un jour (cette année) vu
une jeune femme blonde
: ce fut comme
te voir
autrefois

… lambeaux d’amours

°

Il fait bien son âge !
: trois heures

°

ce soir
un nouvel œil :
cataracte

dans sa blouse
deviner ses rondeurs
: Quinze-Vingts

°

L’Empereur :
« – Trop de notes, trop de notes, Mozart ! »
Mozart :
« – Pas une de trop, Sire ! »

°

Les amis
c’est en périphérie

Les amants
c’est au centre

qu’ils embrassent

°

(la) volupté
du pied
qui entre
dans son chausson

(16/10)

°

Manifestation agricole :
un âne
rebaptisé
« Sarkozy »

°

A-t-il imprimé
son pas dans le goudron frais
contre une engueulade ?
– trottoir parisien

°

réveil :
l’odeur du pain
tout juste cuit

°

ce rendement
qu’on nous « demande » *

: on rend,
on vomit,
on dégueule !

* / impose !

Travailler plus
pour gagner plus
vite la mort

(17/10/09)

°

verni noir
du bec aux bottines,
l’oiseau du dimanche

(Buttes-Chaumont 18/10)

°

l’OMAFAM…

°

Trouver la meilleure formule,
celle qui fait choc :
telle était sa vanité d’auteur…

°

(un Olgarythme :)

endormie nue
allongée sur la moto
à la lueur du réverbère
ses habits dans le bar
qu’elle a quittés fermé

°

coco
sur l’eau
radeau
rateau

( : sa puissance sexuelle en question …)

(19/10)

°

être accueilli chez soi
par l’odeur du pain *
– mmmh !

* aux noisettes !

°

chant de machine ce matin –
un pigeon transite
sur un toit

résection apicale :
l’école
de la dentiste

(métro – Paris)

ses jambes fines
montent jusqu’au paradis

(enthousiasme / admiration…)

les cils blancs
de la brune en noir
jusqu’à son portable…

coucou !
fit-il au pigeon
qui l’accompagna

(22/10/09)

°

Entendez-vous
Les cris de la corbeille ?

La corbeille
n’a pas pieds …

°

restaurant :
tête à tête romantique
… avec la bougie

(24/10)

°

le pain s’arrête
la nuit continue

(26/10, 4h30)

°

sur les genoux de l’homme (noir)
en fauteuil roulant
son enfant
traversent la rue

°

(Paradoxes / kyôbun :)

un haïku est riche
quand il est pauvre

Écrire en creux

°

richesses de la pauvreté
pauvreté des richesses

tout s’équilibre
et tourne …

°

On dirait que
Monsieur (de) Sarkozy
a un problème
avec la Nationalité Française

(27/10)

°

(Rendez-vous amoureux,… :)

L’imminence rose …

°

(kyôbun :)

Dans le haïku, discerner les mots « pleins » ( : lourds de sens, vivants…) des mots « creux » ( : vides de sens, morts…). (Les mots pleins sont ceux qui donnent du sens, le sens.)
Éliminer (/se passer des) les mots « creux » au possible.

°

au bout du pin
un fil
prend le soleil

the pine’s end –
a thread
catches
the sun

(Montpellier, 29/10)

°

(kyôbun :)

Si le haïku « exalte » l’asymétrie, aucun (de ses) vers n’est de longueur semblable…

°

ouvrant la fenêtre :
accueillir le jour,
cueillir le jour

°

prenant la première vague du rêve
et me laissant bercer :
voyager loin …

(chez anna)

la flûte shakuashi
les volutes du thé *

* : masala

(30/10)

°

bande en chiant
le chien du coin
de la rue –
dernier octobre

°

embrasser
la boulangère
comme du bon pain

(31/10)

°°°

Haïkus … de Py – déc. 09

20 février 2010

°

ce matin
pleine lu(car)ne

(3/12/09)

°

talons
pointes
talons :
l’approche musicale
d’une belle femme

°

le blanc de
l’en-creux

la lumière
de
l’en creux

(4/12)

°

un coup de torchon,
tout le toit s’envole

(8/12)

°

Buvant à tue-tête

– je vous doigts ?

(14/12)

°

(tanku :)

réintègre mon rêve,
ô douce amie
de cette nuit !

(15-16/12)

°

ce matin
la toile d’araignée
prend la neige

(Choisy-le-Roi, 17/12/09)

°

Nuit –
les gouttes de pluie sur le toit,
le pain qui cuit

narine soulevée
par l’odeur du pain –
les gouttes de la pluie

La narine
ouverte par le pain
Les gouttes de la pluie

°

trottoirs
gadouteux :
neige et sel

°

été 2003 :
personne de vacciné
contre la canicule *

* = « 20 000 morts »

°

l’amour l’après-midi
la neige sur le toit

(18/12)

°

(D’un dernier voyage dans l’Aveyron, ceux-ci :)

traversant le pays
vers Noël,
arriver à l’idéogramme
 » neige  » *

* = pluie + main

essuyant la vitre blanche,
un sachet de sucre à la main

le pays couché sous la neige
le soleil se lève

à défaut du livre de haïkus
oublié chez soi,
en écrire un

°

cette envie du peu…
de la simplification

( : parce que compliqué, touffu d’abord…)

tous reliefs blanchis…

… les os …

« dussent blanchir mes os » … *
demain
sous la neige

* : Bashô.

°

trois chevaux
sur un champ de neige

moutons
un peu sales
sur la neige

Il fallait qu’il jouât
des mots …

(des coudes des mots…)

Maison des moins Jeunes

le soleil roule
sur le plateau (tout) blanc
– deux-tiers décembre

(les) lourdes branches blanches des sapins

les ailes de papillon
du bus sous la neige

au creux d’un tronc,
la neige blottie

petits chapeaux de neige des piquets
l’on tire une auto d’un fossé

un troupeau
au milieu d’un champ de neige
regarde passer le bus

Un point de vaches
au milieu d’un champ
de neige

La neige tout enseigne…

(19/12)

°

les feuilles glissent
sur le blanc –
21 – 12

°

je me souviens
de ta croix
entre tes seins nus
balayant ma poitrine

puis tu partis en voyage
et n’es jamais revenue

mais ta croix
et tes seins
et ton nom
oublié
se balancent encore
devant moi

ce matin de Noël

(RSA, 1974?-25/12/09)

°

deux belles femmes
l’une après l’autre
à la même table
du restaurant

°

le temps
ça va
ça vient
ça repart en arrière
ça s’élance vers demain
chronos fou

(le temps cet instable…)

°°

ce lourd silence
fin de l’an

(29/12)

°

Qu’est-ce que j’admire le plus, cette nuit :
la dernière lune de décembre
ou les nuages
qui devant elle
sans cesse fuient ?

morning of four –
for the moment
no clouds
across
full moon

tonite
I look at the moon
and I look
too
at beautiful you

le phare de la tour Eiffel
tourne dans la nuit humide

les percus de la pluie
sur la dernière nuit

caracolant
sous son caraco

dernier jour de l’année
le gris du ciel
sur les toits

le toit
du ciel
déteint

dernier soir de l’année
« la merditude des choses » *

* film de F. van Groeningen, Belgique-Pays-Bas, 2008

31 décembre
un père emmène son fils retardé
voir
« la merditude des choses » *

°

31 décembre
un sapin déjà
dans le caniveau

31 décembre,
taillant mes crayons

Creuser le sillon d’écrire…

°

passer à l’an neuf
avec un p’tit ballon orange
ramassé dans la rue

(31/12)

°

Haïkus… Py – janv 2010

15 février 2010

°°

le ballon du 31
rabougri
au 1er

1er janvier :
seuls bougent
fumée sur le toit
et pigeons

pleine lune
du premier
: autre lampadaire
sur la place Clichy

premier janvier
place Pigalle :
le plein de touristes

en fait :
la place Blanche
noire de monde

°

premier janvier
sur les pentes de Montmartre
des rires roulent

°

place du trêtre
quelques courageux
caricaturistes

(battant pavé froid)

caricaturtristes ?

le bal des débuts d’an

°

2 janvier
la pleine lune
à peine moins pleine

°

Le président Trépignan …

°

aube du premier dimanche :
une odeur comme de boulangerie
par la fenêtre du septième

dimanche matin
les grues tournées
de l’autre côté

°

en Marcel
sur son balcon
– soleil du troisième jour

°°

(kyôkus :)

les mots effacés,
le sens apparaît,
paradoxal(ement)

Ne piocher
nulle part ailleurs qu’en toi
tes mots

Quand dire
c’est voir,
on a le haïku.

°°

(Cinéma -)

entre affolance ouesterne
et suprême lenteur asiate

, passage à l’an

°

(jog du 3 :)

trois janvier,
ramassant
(les boules d’)
un sapin à la rue

°

midi –
sur le banc
le clochard
ouvre son sandwich

°

au pied de l’arbre admirable,
un canard quiet

°

cri –
le cygne noir lance
son bec rouge

(Square des Batignolles)

°

ce matin
une grue
fume

(3/1/10)

°

Mêmes proportions :
le pain plus ou moins levé

°

une main sur la boule
l’autre dans la poche :
aire de janvier

°

premier rendez-vous –
elle me parle de sa mammographie

°

janvier
une forêt de sapins
à la rue

nez :
piste d’atterrissage
des lunettes

vol au-dessus d’un nid
de haïkus

(6/1/10)

°

la poubelle
du grand magasin
à 7 heures le 6 janvier

°

un roulement l’habille

°

ponce son mur
le voisin matinal

°

merci à l’inconnue
qui laissa choir
sur le quai de la gare
ce petit bouquet d’encens !

(–> 7/1/10)

°

nappe et coussins de neige :
le salon sur la péniche

(7/1/10)

°

le bruit de la moto
comme s’il ouvrait la fenêtre
– petit matin de janvier

(Bashôtage ?)

la vie vague des pieuvres

un relent de neige
sur les toits
la fumée
de quelques cheminées

sucre glace
du gâteau de noël,
lambeaux de neige
sur le toit

mon beau chapeau
je ne le mets
que pour mes livres

(8/1/10)

°

balançoire sur les flots
une nuit de cloches

°°

(kyôkus ? :)

le silence
est la terre des mots …

l’étendue blanche des mots …

les mots naissent de la marmite du silence
les mots sont les bulles que forme le brouet chaotique du silence
les mots sont les bulles issues de la marmite chaotante du silence

Dans le haïku, ce n’est pas le sujet qui importe, c’est l’objet.

Polysémie =
Equivocable

°°

au bout du pin
le soleil
sur un fil

(Montpellier 1/11/09 ?–>9/1/10)

métro parisien –
les petits pas
d’une …
Japonaise

°

soldes –
le blanc
de la neige

sapins
sur les trottoirs –
la neige

cri du corbeau –
la rue
enneigée

(ou :)

le cri du corbeau,
la rue enneigée

houx, houx,
sapins
dans la rue

(9/1/10)

°

déjà
dans le petit matin gris mauve,
la fumée du toit

t(err)asse de café

°°

(kyôkus :)

Le haijin est un
spécialiste des
travaux en court(s)

Réduire à l’essentiel
Réduire à l’irréductible
=
faire le ménage
=
déblayer
=
décanter

°°

10 – 1 – 10
l’étagère
de guingois

°

emmailloté
à l’arrêt d’un bus
un sapin

(10/1/10)

°

préférant être
d’ébats
que de
débats –

« Chaussures Haut-de-gamme « :
Prix très bas
aux étals

(Bld de Magenta ? 12/09-1/10)

savourant les trains lents…

°°

(kyôbun :)

sur la voie ferrée
une couronne des rois

:

l’incongru, ce qui capte (capture)
l’œil, l’esprit, l’encre :
est du
domaine du haïku

°°

jog court :
les grilles fermées :
neige de la veille

un cygne noir
debout
sur la mare gelée

un corbeau
à la coquille d’oeuf

courir –
l’épaisseur gris cendré
du froid

(11/1/10, Square des Batignolles)

sur le terrain
joue la neige
– but vide

 » L’AFFAIRE JOHNNY  »
titre l’Express
: L’affre Johnny ( ? )

Regarder
par la fenêtre
(Ne pas) Voir
le temps passer

L’homme au miroir d(e l)’encre…

JOUER , RIRE :
les (deux) seins
de la liberté !

Merde, nous arrivons !
En chemin
C’était si bon !

rivière congelée
arrive à Reims

l’aile de la cathédrale :
échafaudage

dire / écrire
au moins

déc(h)anter

Le « délit de solidarité »
: un comble
bien français !

la neige,
ses mains vides …

presque plus de neige
(sur les toits) –
la farine pour le pain

(11/1)

°

sous ses chaussures
le gris du froid
de la rue

neuve ?
la canne noire
du vieux chinois :
étiquette

(12/1/10)

°

courte nuit –
une fabrique
de haïkus …

pendant qu’on était couchés,
blanc matin

mots et flocons
sur ce carnet

passants

entre les flocons

(13/1/10)

°

l’anarchitecture

(14/1)

°

un bon jour est un éclat de verre

de la Liberté
l’Égalité
la Fraternité

au
délit de Solidarité :

l’évolution française

journal télévisé (/ télévision) : arme de
destruct(urat)ion massive

le journal
télévise
à vous berner

lèche-botté(e) ?

(15/1/10)

°

croassant noirs

(16/1/10)

°

convocation
pour la vaccination :
à la poubelle
illico !

pendant qu’elle le regardait,
lui
changeait de crépuscule…

elle sur les lèvres
lui sur la joue
départ de train

les très gros ciseaux
de grand-père
pour couper le(s) cuir(s)

quand le chat
n’a pas compté
le poids des choses …

… dont les espaces
sont encombrés
par la neige mentale
de leurs dirigeants …

(17/1)

(tanka M. :)

deux ans après,
jour pour jour,
je supprime son numéro

– pincement au cœur

faire ami-sémite

la bière Gynt

Peer to peer Gynt

(18/1)

°

la lune
les fleurs de cerisiers
les brumes
la rosée
les lucioles
ne disent-elles pas tout
sans mots ?

(21/1/10)

°

haïkouiquement,

°

(petite nature vive :)

cinq noisettes
et une noix
juchées
sur une orange qui pourrit

(21/22-1)

°

dans la tasse
l’ampoule
en C

°°

(kyôbun : Devoir du lecteur
ou : Kyôbun à la feuille de salade :)

devant l’agence immobilière
une feuille de salade

( : Il s’agit pour le lecteur du haïku
de trouver le lien, d’apparier les deux propositions)

ou :

– Trouvez le (/un) lien !
– Appariez !

(22/1)

°°

… le rêve :
sur des pages blanches
le dessin des nuages

la nuit
les mots viennent se coucher
sur le papier

lumière
sur la page :
moins de mots

°

ce matin
le cri du corbeau
semble en colère
– pluie de janvier

(23/1)

°

le coup de moudre

(25/1)

°

pleine lune (de fin janvier)
flanquée * de deux étoiles
traverse les nuages

Fou de désamour

(29/1/10)

°

la burqa :
un bel écran
de fumée…

°

pleine lune et neige
de fin janvier

(30/1)

°°°

de la marmite automatique :

16 octobre 2009

°

l’amitié roule dans le jardin jusqu’à la couleur des tuiles

°

d.(16/10/09)

mots

11 octobre 2009

°

du haut
de l’invention du vacarme

°

d.(10/10/9)