Archive for the ‘bribe’ Category

Haïku etc de Py, mai 2013, 2/2

17 juin 2013

***

 

moucheron

remonte le long de mon verre de lunette

puis s’envole

– soir de mai

 

 

cônes roses, cônes blancs

ces marronniers ?

taillés au carré

 

 

N’ayant pu trouver le vent dans ses soufflets,

l’accordéoniste regarde un coucher de poisson du balcon.

 

 

…« les goélistes verts »-

 

sur la terrasse

un fauteuil

roucoulant…

 

 

(Kyôku) haïkuisine :

 

Ô comme j’admire

ma femme à poêles

dans la cuisine

 

(Kyôka) domestiku :

 

… et à vapeur,

au-dessus de la planche à repasser

 

 

un chêne

en bois dormant…

 

 

les oiseaux se disent-ils

qu’il ne fait pas chaud

pour un vingt-quatre mai ?

 

 

les bornes chauffantes

dans la gare

allumées

 

 

Haïcoup de foudre

Haïfoudre

Haïcoudre

 

 

perles multicolores

dans le gazon :

le soleil sur la rosée

 

/

 

les perles multicolores

du soleil sur la rosée

 

/

 

toutes les couleurs

des gouttes de rosée

(sur le gazon)

 

/

 

toutes les couleurs

des brillants dans le gazon

 

/

 

mille diamants de couleurs

dans l’herbe verte

(le soleil sur la rosée)

 

 

un mariage

traverse le pont :

les hommes (passés) par les fenêtres…

 

/

 

un mariage

passe sur le pont

les hommes par les fenêtres

 

 

les petits chatons

en crottes

sur la chaussée…

 

 

sur la Seine flottent

quelques bâtons (de bois)

– où allez-vous ?

 

/

 

calmitude

un objet de bois

descend la Seine

 

 

(Petite suite en Seine) :

 

les ailes

plus grandes que le corps

ce moucheron sur mon index

 

/

 

près de la berge

le fleuve parle

 

/

 

envolé de mon doigt,

je peux reprendre ma marche

 

/

 

les mots de l’eau

près du bord

 

/

 

encore un insecte :

ne pas tourner la page

 

 

(Kyôku) :

 

(De grâce,)

Simplifiez (encore)

vos haïkus !

 

( : inversions, rejets,…)

 

 

dimanche matin tôt

trois musiciens slaves

l’accordéon sur le dos

 

/

 

dimanche matin tôt

trois accordéonistes

en gare

 

 

le bourdon quitte le bouton d’or oscille

 

 

entre deux haïkus

un moucheron

aplati

 

/

 

entre deux haïkus

un moucheron

noir

 

/

 

(à Christophe Jubien, cf ‘Les mains du bol à fleurs’ :)

 

entre les haïkus

de la « Rue du massacre »

et du « vieux curé »

un moucheron

(mort)

 

 

(Kyôku :)

 

Le haïku (est un) raccourci (de mots)

« rhaïkourci » ?

 

 

Aucune respectation

dit-elle, sa copine

Aucun respect

 

 

(Dad’s) dog

begging for a jog –

– feeling guilty

 

chien

quémandant un jogging –

– me sens coupable

 

 

une femme somptueuse

disparaît

dans le métro

 

 

(d’après Andrew Shimield in « Blithe Spirit » 23, vol.1, p.14 : « morning dew / the car wing mirrors / draped in spider webs » :)

 

l’araignée ce matin

a pris

une glace

 

 

Le jour des saints

que fais-je ?

 

 

quai de métro

elle tient son arbrisseau

par la racine

 

 

dernier gros morceau

de stress :

dossier de retraite

 

 

ô suce temps, Pan ton vol !

 

/

 

(…)

 

 

Debout les mores !

 

 

poèmes de la nuit,

aucune trace sur le papier

 

/

 

poèmes de la nuit

rosée évaporée

 

 

soudain quelque chose

se produit : haïku

 

 

le poète

parti ;

les instants-haïku

 

 

(Kyôku :)

 

Wanting to be « modern »

resolutely – absolutely =

anything (n’imprte quoi) goes !

 

 

seul en train

les gouttes de la pluie

craquent au carreau

 

 

rondeurs du jour

 

 

« Les Saules »

sous la pluie,

chemins d’herbes

dans le bitume

 

 

un moineau

tombe comme une feuille :

miette de pain

 

 

la vitesse

non affichée

du tgv –

la cannette de bière

glisse sur la tablette

 

 

fin mai

une petite feuille verte

de ginkgo biloba

au sol

 

***

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Haïkus, etc. de Py – mai 2013 – 1/2

19 mai 2013

*

le voisin,
un malade de la mèche,
ce matin encore (à 9 heures 10)
alors que je trône,
éveillé par ma feuille d’impôts

une fleur d’impôts

caca : une fleur d’impôt

*

Pourquoi vouloir faire 5/7/5
alors qu’on peut très bien s’en passer ?
(pour écrire des haïkus) ?

*

le TGV longe la côte :
Ah, être en bas
immobile sur sa serviette
de plage !

*

La caco-fouill-nie

*

ridicu-cul ?
(: les staccacas de X. sur Gong-h. ?)

*

« Ce train dessert… »

Ce train-entrée… ?

*

pieds allongés
sur le siège d’en face

bonne bière
bon livre
bonne lumière

: rentrant d’une longue journée de travail,

: le bien-être
(à 317 km-heure…)

(TGV Reims-Paris)

L’ivresse livresque
le bon grain…

entre semer les graines
et cueillir les fruits,
que fais-je ?

Le train trace

Encore 15 minutes
et nous serons rendus
vomis sur le quai
dans la ville

et nous éparpillerons
puces
et nous coloniserons
ce soir du 3 mai

*

Ce matin
près de l’ordi
fume le thé aux chrysanthèmes
et baies de goji

*

Badaudant

Badaud’âne

*

(randonneurs)

ronds d’honneur

*

l’ombre de soi
portée –
hirondelles

*

Lancer les tâches
Tancer les lâches

*

La mémère d’autoroute

(la même aire…)

**

(FOLKESTONES / Folkestonians / Folkestoned :)

Première photo-haïku de Folkestone :
le Bienvenue de la mouette
sur la vitre arrière

A seagull’s Welcome
to Folkestone on the car’s
rear window

Welcome à Folkestone :
la fiente d’un oiseau sur
notre vitre arrière

Welcome to Folkestone
droppings of a gull
on our rear window

Folkestone, le huit mai,
seuls deux chiens
se baignent

Folkestone, May 8th
Only 2 dogs
bathing

Folkestone, début mai,
deux chiens
à la mer

Folkestone, May 8th,
2 dogs
at sea

défaire les vagues,
déferlez !

*

Tourner autour du mot
(- pot)

*

Automne
en Sologne,
les brâmes
en tombent

*

Sur le parking de Saint-Andrews
voitures
et pétales de cerisiers

vieilles pierres tombales
dressées
autour
du cerisier en fleur

(Priory Gardens)

Priory Gardens
the old tombstones surround
the cherry-tree in bloom

*

Coming from two different countries
to a haiku gathering
two haijins
with the (exact) same jacket

(J. Snyder – D. Py : Leeuwarden, Holland, 2003)

*

cutting (the) grass
just like a golf player °

° like he would play golf

swinging his grass-cutter
just like he would
a golf club

*

(réveil :)

écartant les rideaux :
un haïku
à la fenêtre

écartant les rideaux
un haïku
passe

écartant les rideaux
un haïku
remonte de la mer

*

Le vent
soufflant sur les haïkus
toute la nuit

wind blowing
all night long
along the Leas

Au matin
les haïkus
impassibles

in the morning
the haiku
impassive

*

The Leas cliff lift

Father and son
jogging down
the zigzag path

Haiku reading
at the grass amphitheater
a lone magpie

Sur les gradins
de l’amphithéâtre de verdure
une pie :
lecture de haïkus

*

La guerre des mots :
on n’y perd guère
que quelques plumes !…

*

Nous sommes tant °
sans compter les étoiles

we are so numerous
not including the stars

° Nous sommes si nombreux

A game of darts
the sky already so punched !

jeu de fléchettes
le ciel déjà si piqueté !

*

désert de silence ;
quelqu’un a ri
autour de la table

le mets arri
ve

*

Unhappy
with the (/our) haiku
the wind
across the Leas

mécontent des haïkus ?
le vent
sur la promenade

2nd night –
the haiku blown away
– transience

2ème nuit :
les haïkus soufflés
– impermanence

Leaves on the Leas ?
the haiku blown away

*

tombées les barrières
en arrière
poroses

Tomber les barrières…

*

Le soleil danse
sur le fil d’araignée

the sun dances (walks ?)
along the spider’s thread

I watch the sun
make it
onto a spider’s thread

… the sun
climbing onto
a spider’s thread

… the sun
playing along
(on) a spider’s thread

*

frenglich

*

les mots
le prennent au sommeil
nuit noire sur blanche

*

posé(e) sur une blanche
l’oiseau qui pépie ?

*

Des Contes de Cantorbéry
extraire
quel haïku ?

From the Canterbury Tales,
which haiku ?

Devant le vitrail
sa langue fourche :
« l’Élévation de la Verge » °

in front of the stained-glass (window)
a slip of the tongue :
(his tongue « forking » :)
« Elevation of the Virgin (/ Penis) »

° : i – deux !

*

une haie taillée
en tête de chien
: campagne du Kent

Dégueulis à l’entrée
du monastère des Franciscains
Fish and Chips

vomit
at the gate of Greyfriars House
Fish and Chips

under the soon-to-bloom
cherry tree
an old wooden chair

sous le cerisier
près d’éclore
une vieille chaise en bois °

° / une chaise
vermoulue

Traverser la crypte
en silence
– et mon (téléphone) portable ?

*

le museau chaud
du mouton
sur son tronc d’arbre °

° statue de rue, près de la gare des autobus, Canterbury

*

steam of the kettle
on the mirror –
tomorrow’s departure

vapeur de la bouilloire
sur le miroir
demain le (grand) départ

*

un croquillage

*

last meeting between haijins
the nude model on the wall
arms and legs crossed

lecture du haïbun lié :
le nu dupliqué au mur
bras et cuisses croisés

*

les chevaux blancs °
sur la Manche
hennissent nicely

° the «white horses»
over the Channel
gentiment whinny

*

rapportées en France
deux fientes de goélands
du Kent

**

Poète,
prends ton anacoluthe !

Et voici que passe l’anacoluthe
jouée par un anachorète

*

Délyre(r)

Délur(é)(e)

*

Ici pissa
maintes fois
un admirateur d’Issa

( : plaque à apposer sur le mur du passage entre la rue du Verger et la rue …, Orly)

*

(portrait matinal :)

faux cils
mais vrais seins ;
écouteurs
et (une) grand croix
d’une oreille

(métro République-Gare de l’est, 14/5)

**

Haïkus, etc. de Py – avril 2013

6 mai 2013

°

Lundi de Pâques
Lapin d’avril

(: 1/4/13)

°

un médicament :
l’Algisédal
mais parfois :
l’Algi-sé-que-dalle !

ton manoir, tamanoir !

Week-end de Pape

Jean-Sébastien Bâche

Les tontons fringueurs

Craquer, bouillir, muer =>
Craque, bout, mue !

(cf. pub métro Expo La Villette « Krach, boom, mue ? »)

°

(cf antérieur :
crépuscule – / un nuage pince / un coin de ciel)

crépuscule
un nuage
pince

crépuscule
un nuage
crépu

°

coléOPTÈRe
il est temps d’adOPTER
une position
moins rigide !

/

« Imper qu’un porte » :

Entend-on parler de Quimper
ces jours-ci ?
Quimper l’ensommeillée ?
QuIMPER
où l’on se fait grIMPER
au rideau
comme ailleurs

°

je travaillais
ferme
à la défense
des éléphants

du rang (que) dalle

dalle en dur

°

le haïku est un anti-récit

(C’est un (haï)court-circuit !)

°

son imprimante
ramait

( : haïku court )

/

son
imprimante
rame

°

Parlons-nous tant
parce qu’il n’y a
au bout de nous
que le silence ?

(cf É. Chevillard, in Choir, éd. de Minuit, 2010, p. 227)

°

La grenouille
immortellement plonge
dans la mare
comme les avions
dans les tours
jumelées aux USA
fait ploc
ou plouf
et disparaît
(l’) éternelle
ressuscitante
remonte à la surface
et recommence son manège
pour le plus grand
ébahissement
des haïkistes du monde entier
– mon dentier
posé devant la mare
du papier
où glissent les mots
tipules
concomitantes

°

(ces monstres familiers :)

un hydralion

Elle a des boucles d’oreilles
à faire sauter un lion
dedans…

Imaginer un
loup-phoque,
oui,
c’est loufoque !

°

Alors, morose ?

°

Un négrociant =
quelqu’un qui fait
(du commerce en gros)
du négroce
(= un (né)grociste !?)

Les ponctionnaires
du Ministère des
Finances…

°

De chaque côté


°

Fukushima –
les cerisiers en pleurs

°

un mauvais stek =
un stek à chier ?

°°

Callypige quoi ?

/ Quoi callypige ?

/

Callypaysagiste ?…

°

Avec sa raclette à chewing-gums
(dessus noir dessous rose)
il arpente le quai

/

Vu (pour la première fois)
un racleur de chewing-gums à terre
à l’œuvre

( : noir dessus, rose dessous )

(et) piqué(s) du coin de son racloir

/

(Petite annonce :)

Achèterais / Céderais
racloir à chewing-gums
bon marché

°

premier soleil tardif
à mi-avril
me découvre de maint fil…

°

un galop de chevaux

°

Le haïku doit retrouver
la plus grande exactitude possible

, ne pas se laisser entraîner par
les sirènes du « beau », de la « poésie »… !

°

Enterrons la vache de guerre !

/

À mes anciens « ennemis »
oserais-je dire :
« Enterrons la vache de guerre ! » ?

°

un pigeon

°

L’uFmNp
défile
(comme un seul homme)
contre
le mariage pour tous !

/

– L’amalgamelle !

/

Guaino
vote pour le mariage pour tous !
= Guai-si !

°

L’écho passé
Les pots cassés

Au fouet et à l’œil

Mettre la puce à la plume !

(Partir en vacances)
La fleur au pot !

Le(s) pouvoir(s) de la sorte enfin

°°

tombée du livre de Sélim
cette petite étoile
qu’il m’envoie ?

(TGV Paris-Nice, 26/4/13)

le haïku
(telle la mouche de Sélim)
va, vient
où bon lui semble

/

Libre
le haïku va et vient
où bon lui semble

( : cf p. 150 LSred : « Libre / la mouche va et vient / où bon lui semble » : S. Bellen.)

Saurait-on dire
cette amitié si chère ? –

(un) cierge
allumé
à sa mémoire

(août 2007)

tombée du poinçon du contrôleur,
je colle la petite étoile
sur le livre
de l’ami disparu

°°

Les vers ne regardent pas à la viande.

Écrire : faire apparaître
une certaine strate à / de
la conscience

°

« Montrez-moi le moi »
dit le maître
– Mince !

°

beau bord de la mer

(Cannes -> Antibes)

beau bar de la mer…

°

Ce p’tit ami,
un p’titamic ?

°

Les moutons qui m’appellent dans la chambre…

°

Les pets (/ L’épée)
de la Dame au clebs

°

Haïku couché
(en une seule ligne) ou
haïku allongé –

Haïku accroupi
prêt à plonger
dans la mare
des haïkus

Le papier (blanc) c’est la mare
où peut venir plonger
la grenouille d’un haïku

détendue
ou / puis
repliée

La grenouille frappe l’eau
et l’imagination

La grenouille frappe l’eau
et l’oreille

La grenouille frappe l’o
reille

La source du haïku (/ haïkaï) c’est la grenouille

« furu ike ya… » (Bashô) :

vieille mare, ah !
une grenouille saute
bruit de l’eau

/

vieille mare, ah !
une grenouille plonge
– le bruit de l’eau

Le haïkaï c’est une grenouille
(d)étendue dans son saut

dans grenouille il y a oreille
dans rainette il (n’)y a rien

« sur la mare à la rame »

à la ramasse-nasse…

vieille peau
puce-saut
bruit de la main

grenouille en vol
pré-haïku

°

chasser


°

un oiseau du matin :
« tu-y-dis tu-y-dis tu-y-dis ! »
et un autre :
« Dis-y dis-y dis-y ! »

(Castillon, 06; 28/4)

°

(haïku :)

traduire en mots
le langage innommé
du monde…

°

« Zizanie dans le métro »

°

Le cheveu de la réalité

°°°

Haiku, etc. de Py – janv. 2013 – 2/2haïku etc, Py, janvier 2013 2/2

9 février 2013

Haïku, etc. Py, janvier 2013 – 2/2

°°°

Pneu crevé :
jante, l’amollie !

(à Mantes-la-jolie ?)

dans quelle mesure
un linceul est-il
un lin/seul ?

enlinceulé
enlinseulâbre
dans son lin seul…

°

Ici pissa
maintes fois
cet imitateur d’Issa

/

Ici pissa
souventes fois
un imitateur d’Issa

°

sur le carnet
se posent
la neige
et le haïku de neige

°

le ruisselet des plantes
sur le trottoir gelé…

(Reims, mi-janvier)

°

train du soir
par la portière ouverte
montent quelques flocons

°

négocier / mégo(s)cier

°

indistincts
le ciel
la terre
blancs

(TGV Paris-Reims)

°
(Ancien :)

déménagement –
une coccinelle
sur le pare-brise

°

les merdes de chiens
aussi
couronnées
de neige

°

du coin de l’absolu
où il se trouvait,
il rêva
sans limites

( : Asobu)

°

levé la nuit
pour démouler le pain :
la neige

levant la tête
vers le ciel
discerner
les flocons

claire la cour
de nuit
les murs blanchis
de neige

flocons tombés,
tout repose –
un peu de vent
sur les tiges

levé
pour voir
la neige
posée

ciel blanc
terre blanche :
l’aube
d’un dimanche

°

dans l’arbre dénudé
le nid se remplit
de neige

(20/1/13)

arbre dénudé
la neige
repeint le nid

neige :
la femme
pousse son homme
qui pousse
leur bébé

°

boisson au curcuma –
quelques touches du clavier
jaunissent

°

sous le lampadaire
le nid
rempli de neige

°

Il se suicida.
Par manque d’humour.

Pensant qu’il manquait d’humour, il se suicida.

Il se cui/sida

°

la rebondistance = la distance parcourue lors d’un saut.

°

calligraphie de branches
sur la neige
d’une voiture

°

des pas
de passants
empreintés
sur la chaussée
enneigée

°

matin blanc
bruit de pelle

°

dans l’arbre nu
le nid
a recueilli
la neige

/

en haut de l’arbre
le nid
accueille * la neige

* recueille

°

la neige tombe
au fond du verre
un cachet
effervesce

°

rhapsodie pour piano sale

°

une carte de veaux…

°

aujourd’hui,
du portefeuille
du beau-père
décédé :
20 euros
tout ronds

°

moi
et le ciel du soir
(nous) avons des choses
à ne pas nous dire

(d’après une photo du 53 rue Pouchet, 75017, 2007-2010.)

le ciel (du soir)
et moi
avons des choses
à (ne pas) nous dire

°

p
anneau

p
anier

(de basket * , * = panier (angl.))

°

les mots dévalisent…
un mot, des valises…
une valise de mots…
( : mot-valise )

°

c’est quoi ?
séquoia ?

°

avant-hier
le Mont Blanc
(sous le vent)
avait des cheveux de neige !

°

encensoir :
barque
sur le bois (noir) de la table –
le mât fume

°

(Musique : Silence…)

une anche passe…

°

le fil rouge
pour monter les anches
à la fenêtre
la neige

°

bien des neiges ont tombé
depuis la mort de ton papa :
45 jours

°

le confortable
cocon * (…)

* le cocon douillet ( : or.) /…

(Chevilly-Larue, 21/1)

/

tombant flocons,
glissant pluie

: down the windscreen *

(* le long du pare-brise)

le son des flocons
tout autour (…)
:

°

dans la gêne
sous la neige
– flocons sur le carnet

°

(Radio-Classique, Schubert, 21/1, 16h25 :)

« la clarinette crémeuse (de… )» *

* pas baveuse, non ! :

°

sous la neige
une peau d’orange –
( )

la neige tombe
et tombe le soir
– lévitation

°

lévitation… à la valse ?…

razla rizla fumla moquette ( !)

°

la neige
sur le carnet *

bloque la bille
du bic
ah !

(* dilue l’encre bleue, )

°

épisode nueigeux …

°

La Coupe de fric des Nations ( ? ) *
(* la Coupe d’Afrique des Nations)

le couple de flics de la Nation ( ? )

un couple de flics à la Nation ( ? )

°

Larme honnie

/

soulever les pierres
– du langage
– du champ sémantique (…)

/

Allez, colle !
(à l’école !)

°

hier
sur un siège du RER
dans un coffret « Bonne Année » :
un tas de merde fraîche

°

des classes dorénavantales,

… de dorénaventures…

°

été
paille –
cou

hiver :
caille –
cou

automne ? :
mailles –
cou

senryû :
raille –
cou

ou

taille –
cou ?

ou
cisaille –
cou ?

vieillesse :
vaille que vaille –
cou

°

portière(s) ouverte(s) *
le froid monte **
dans le train

(* arrêt en gare)
(** pénètre / entre)

/

arrêt en gare –
le froid
monte dans le train

°

j’ai teint
la chambre en noir…

°

dépôt de banal…

°

chantier des aires…

°

Cachez ce « Je »
que je ne saurais lyre
(dans le haïku) !

°

(senryû de guerre :)

uranium
Mali
France
nucléaire

/

uranium
Mali
France

°

quelques flocons de neige
sur la page du carnet
l’encre accroche

°

le cumul de l’an ploie,
(neige du dernier jour) *

/ neige du trente-et-un)

/

le cumul de l’an ploie,
l’arbre neige

°

crise de foin
( : allergie)

°

l’expression du soi(r)

°

le(s) c(h)oeur(s) de l’Armée rose…

°

Aux sources thermales
de Yama nouchi machi
se baignent les singes

(: d’après Seegan Mabesoone, à propos du lieu de résidence de son ami Tami Kobayashi, aubergiste, dans les montagnes au Nord de Nagano.)

°

trente ans de cônes / cornes / conne(s) : – s’y faire ?

°

le mot « vif » se doit d’être court
de même que « bref »
et que « court » !

Ainsi « flash », si prononcé « flâ(â)che » *, est un « contresens », une « impossibilité », un « oxymoron »

(* dans un bus, à Reims : « le ticket flash ! »)

« Rapide » n’est pas si vif

les mots (, dans la mesure où ils) collent à leur sens…

°

Au(x) confin(s) des mots…

°

Une « forme » ne s’use-t-elle pas ? (cf le 5/7/5 « quin-centenaire » du haïku )

°

Si tu cherches le « moi » : où est-il ?
Cache-le : il se révèle… *

(* tu le fais sortir du bois / du moi ?…)

°

(re)descendre à la racine des mots…

°

un RER
nommé VIDE
file devant moi
– soir de fin janvier

°

l’épouse – au – crime

(é)poussette…

°

où / que sont les racines de cette joie ?

« Les racines de la joie »

et que tutti va(ille) bene ?

/

engendrer la joie

°

la boulangère tapisse de riz
(son gars tôt)

°

le(s) costume(s) de concert(s) *
déjà remisé(s)
dans une penderie annexe –
64 ans

(* la queue-de-pie)

°

la goutte
à l’instant où elle va
se détacher de la branche

la sonorité
du musicien au moment où
il va se taire…

°

sur ce panneau routier :
MONTROU E

(Nationale 7)

°

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

°

(L’) Olympe l’accable

°

Maurice Barrésille

°

L’âge ité du beau cale…

°

le quai noir de monde
(le quai blanc de neige)
un engin distribue des coups

(Orly, gare RER, matin)

/

(comme les mots viennent
à la conscience ( : )
au papier)

°

une touche *
et puis s’en va

une touche
et qui suffit…

(… à montrer l’ensemble)
elliptiquement,
par allusion

(* « L’unique trait de pinceau »

: tendre vers (l’unique coup de pinceau) : dans le haïku too !

Après remplir le haïku, vider le haïku !

°

du sang dans le sel …

°

les mots :
les morts
ne sont pas loin

(// parallèlement couchés
/ couchés eux aussi )

°

ça sentirait-il le printemps
ce soir de fin janvier ?
– cinémathèque

°

France-Mali :
Touche pas à mon uranium !

°

(ancien :)

ce matin
une toile d’araignée
en neige

(17/12/09)

°°°

(Séquence au bonhomme de neige :)

le bonhomme de neige
heureux
de sa première nuit blanche

le bonhomme de neige
a passé sa première nuit
à sourire

un fantôme de neige
au nez orange

dans la bouche
du bonhomme de neige
des dents de glace

il a poussé
lors de sa première nuit
des dents de glace

1er matin
le bonhomme de neige
a poussé
ses premières dents
de glace

le bonhomme de neige
aveuglé de 2 feuilles sombres

le fantôme de neige
sa carotte arrachée
a le nez creux

ça fond tout autour :
le bonhomme de neige
se sent seul

dernière pyramide debout :
le bonhomme de neige

allergique à la carotte
le bonhomme de neige
a le nez creux

déneigement
dans la cour seule subsiste
la tête du bonhomme

de plus en plus seul
dans la cour
le bonhomme de neige

le bonhomme de neige
redevient
tas de neige
son sourire du Cheshire *
s’estompe

(* : allusion à Lewis Carroll in Alice in Wonderland)

bleu fondu
le sourire du bonhomme de neige
remplit son visage

le bleu(té) de son sourire
envahit son visage
– fonte des neiges *

(* / – bonhomme de neige se réchauffe)

son sourire s’élargit
à tout son visage :
fonte de la neige

sourire dilué :
le bonhomme de neige
à fond

son sourire s’étend
(bleu)
à tout son visage :
fonte de la neige

son sourire
bleuit son visage :
fonte du bonhomme

dernier monceau de neige :
le bonhomme
au visage bleu

dernier vestige
de la neige
le bonhomme
an tas vague…

de neige
plus qu’un tas
bonhomme

lam-
beaux
et laids
résidus
de neige
le bonhomme
fait de la résistance

immarcescible
pyramide
le dernier carré
du bonhomme de neige

du bonhomme
ne reste plus
qu’un chapeau de neige
sous la pluie

tant qu’il y a
cette neige en tas :
mots blancs

au pied
du dernier tas de neige
une (…)

(: 21-28/1/13)

°°°

Haïkus, etc. de Py – Oct 2012 – 2/2

9 décembre 2012

Haïku Py, etc. – Oct. 2012 2/2.

rouleaux d’ automne
à la main :
le journal gratuit du matin

les très belles gambettes
de cette passagère du métro
– rouleaux d’automne

derrière cette femme
aux mollets nus :
me rinçant
– les deux yeux ?

°

(Dans la série des « Félix-bras-en-X » :)

Attention !
Ne confondez pas
le très universel – mais amateur –
Benoît Lévitant
(dit Félix-bras-en-X)
avec le véritable Félix
(-bras-en-X) Baumgartner :
le para(chutiste) de l’extrême !

(16/10/12)

°

(Koan :)

– Qui s’occupe
du bruit
de la deuxième main ?

°

Le défi du vide :
zéro gène

°

« Obéir aux objets. »

°

rêve du haïku :
redevenir rosée

°

Vélodie…

°

La machine à exploser le temps…

(tous les temps recentrés
en un seul
ici)

°

le baiser d’une feuille
sur le rebord de la fenêtre
– samedi gris d’octobre

°

C’est à se demander si un des buts (/ un des aveuglements ?) de l’AFH n’est pas de faire avaler des couleuvres(-haïkus)…
( : ce genre de n’importecouaïcou !)… :

Un énoncé n’est pas un haïku ;
une phrase développée (conjuguée, etc ?) n’est pas un haïku ;
une pensée (narrative) n’est pas un haïku… ;
le haïku « surréalisant » n’est pas un haïku…

D’après ce que j’en sais, un haïku
(celui qui me touche *) est
concret
réel
direct
immédiat

* = « aware »

°

26 semaines :
bientôt la retraite

– et glander
pour le reste de l’éternité !…

°

un arbre
vêtu de toutes ses couleurs
– vite !

un peu roussi
maintenant
l’arbre
il y a peu
dans tous ses éclats

Ah, les arbres !
Ah, les feuilles !
Ah, tous les pinceaux de l’automne !

À un grillage
accroché
s :
une feuille (multicolore)
un escargot (bicolore)

au grillage en X
un grimpant
volutueux

: la nature
et l’homme
enchevêtrés

Ouvrir les yeux
(/ les sens) :
les haïkus
s’approchent, se forment, naissent

dans le volubilis (blanc)
le soleil
– et l’insecte

l’insecte colore
le cœur du volubilis

sentant l’araignée s’approcher
la guêpe s’arrache
de la toile

°

Le Narbonne 14

°

Fukushima :
(le) dernier mot de saison
délabré(e)

°

Le « régulateur de flux »
s’est-il changé
en
aboyeur de trains ?
– Bibliothèque François Mitterrand

°

La tauromachie – Le tauromachiste

°

terroiriste – terroirisme

°

Ne pas sans fers…

°

S’étaler dans le temps
Détaler dans le sang

°

À l’intérieur :
un vieux loup pantelant
devant le dénudé
de cette jeune personne
assise en face
dans le métro
(- mais) que je sais
si bien
museler !

°

tomber des dénudées…

°

les V en vis-à-vis
de son livre (ouvert)
et de sa poitrine (avenante)

/

en vis-à-vis
les sillons de son livre
et de sa poitrine

°

haïku de banlieue –
taggé sur un mur :
« suce ma teub » « z-y va !»

°

la vue de ses jambes
l’aide à monter
l’escalier du matin

°

métro –
à son appel à l’aide,
se refermant encore plus

°

son rire en cascade
comme un caillou qui rebondit
d’une falaise

(cette poule (rousse) glousse) :

elle lance son rire
(comme un lasso d’échos)
(comme un boomerang)
et le récupère –
et le relance
quelques secondes plus tard…

plusieurs fois…

la cascade de son rire
si régulière
qu’elle semble
si artificielle !

mesurant l’aire
de l’influence
de son rire
à ricochets

l’autre femme
là-bas
(derrière) :
imbue de son rire à roulettes

mon voisin à l’ordi :
un agité permanent
du genou

°

« panse
au soleil
la chatte »

: Du haïku qui pense
au haïku qui « panse » ! :

Le haikiste « moderne »
a fait remonter le haïku
du niveau du centre médian (derrière le nombril)
à celui du centre supérieur (derrière les yeux).
Il est temps de l’en faire redescendre.

(Recentrer le haïku.)

°

matin d’octobre –
une porte du métro déploie
sa gamme pentatonique *

* / sa gamme à cinq sons

°

toujours stoppé
en rase nulle part,
la demi-lune gonfle

la lune a blanchi,
a bougé dans le ciel
– pas notre train

°

vessie ou lanterne –
lent civet (ou) terne (haïku) ?

bourrelet mou
(Bourrer le mou ?)

Bibendum… âge !

°

Elle rencontra un bougre
qui la mena au bouge

°

tout est un,
par Toutatis
tout éteint !

°

Une éternuitée…

°

« gros bâtard, on boit
un verre, enculé de ta
race, je t’invite ! » *

* d’après Éric Chevillard, p. 202, de L’autofictif prend un coach, (journal 2010-11), Éd . L’arbre vengeur, 2011.

°

un plastique vide
tournait en rond
– feuilles d’automne

°

Haïku, que de koâneries
ne sont-elles pas proférées
en ton nom !

haïkus
et assimilés-haïkus,
ô torts !

torves et tordus !…

°

Le jouissisme

°

Émergencres

°

Entre centre inférieur pour certains
et centre supérieur pour d’autres,
le haïku au centre médian *

* = au niveau du ventre (/ centre-ventre)

Nouveau centre : au niveau-ventre

°

veille de novembre –
une feuille jaune se balance
dans une toile d’araignée

°

pas encore Novembre :
déjà les étoiles
apprêtées
pour la fête à consommer

°

En Occident,
la manie * du remplissage :
haïku 5/7/5

* monomanie
* / la monomanie du « toujours plus »

°

de chaque côté
de sa colonne cérébrale

°

portant religieusement
dans ses bras
sa cage-à-chat
– vacances de la Toussaint

°

Apparemment, il poly-s’aime,
le poète-poète !

°

calme ô limpide !

lac
où ne claque
aucune voile
aucun voile

lac Almie

°

Le lieu du multiple crime
commença à attirer les badauds –
de plus en plus de badauds
À tel point qu’un fin malin
y ouvrit un stand de frites,
un de pêche aux canards
et un de tir à la carabine.

°

Je prends le parti (socialiste) d’en rire

°

Le cyclope Polysème

Les géants polis s’aiment

Polysème (l’arrière-cousin de Polyphème … et de Polymorphe ?)

Polysème, dit encore :
le « six-clopes » !

°

Souffle : forge intérieure / interne

°

farce au monde

°

du pur jus de mots…

°

sacrilège
son cul tourné
vers le mec

°

S’il n’y avait pas la / les religion / s,
combien de guerres ne seraient-elles pas évitées tous les jours ?

°

(Portrait :)

ses cils barbelés

( : Salon d’automne)

°

L’espace
tout autour
du haïku

Le temps
tout autour
du haïku

°

l’éphémère légèreté de l’être

°

« Messieurs–dames, bonsoir !
Ce train a pour destination
— Silence

°

aujourd’hui tout bleu :
pas une crotte
dans le nez du ciel

°

La Lionnesse des zoos
(cette nuit, à mon côté)

je vais zozo

°

« Parce qu’on ne plaisante pas
avec le plaisir » :
Camembert Président.

°

la fraise
dans la bouche :
ne pas croquer !

°°
D.

Haïku etc. de Py – sept. 12 – 2/2

6 octobre 2012

°°°

écrire le creuse
galerie nocturne

un thé au matin vert

°

les mots
doivent retrouver
les choses

°

le tic de sa montre
toute la nuit

°

opprrressssion

°

matin ensoleillé
le squelette d’un cousin –
la fête de l’Humanité

°

(ancien :)

l’ombre
en croix
d’un bombardier

°

inauguration du Clos des Vignes :
recueillis
au pied des pieds

(Orly, 16/9/12)

°

On a vu
les seins de la Princesse * :
gorges chaudes

On a vu
les seins de la Princesse * :
Rendre gorge

* : Kate Middleton, by « Closer ».

°

grand silence dans le couloir –
attendant une élève de musique

°

reflets de nuages d’un côté
buissons de l’autre :
double paysage de train vers la droite

°

Atteint
l’âge d’Issa, *
ma puce !

* : 64 ans (1763-1827)

°

Invalides –
un pigeon monté dans le train
descend à la sonnerie

les portes se ferment
le pigeon (re)descend
du train

°

un canard
sur une pierre du Verdon
et dessous

°

tous les matins
venant saluer les gens
au RER d’Orly

°

premières lueurs
vert bleu nuit
montantes

°

tout l’inutile gommé…

°

écran :
les passagers du TGV
ont droit à la vitesse
de leur train

°

Admirant
le sein parfait :
Mont Fuji

°

Le haïku, c’est l’exigence
du terme exact –
(de la sensation exacte)
du dire exact !

(Certains haïkus
« sonnent faux ».)

°

doigts sauvages…

°

le vent jouant
de la double couleur
des feuilles

°

des nouvelles de Fukushima ?

°

her wet lips
la mer gronde
her wet lips

°

The haiku, a striker

°

Hone *, Honey !

Prune **, trésor !

* = affûte, affile, aiguise !
** = taille, élague, émonde !

°

(toujours plus « nouveau » ! :)

il y eut
le « haïku papal » ;
voici maintenant
le haïku-PayPal !

°

assis longtemps *
à attendre un train –
soleil deux-tiers septembre

* (45’, RER C, Orly-Paris)

°

puis elle parle


°

« Haïbun sans prose » :

ex : « je vais vous raconter un film » ( : dpy, cf. 2011-12)…,

où, du haïbun, il ne reste plus que les haïkus,
comme si l’érosion les avait épargnés,
et que la prose était retournée au sable de la page,

où manque (tout simplement) cette prose
que l’auteur n’a même pas eu l’idée d’inclure =

haïbun (prose) en creux ;

haïkus encrés,
prose en creux ;

haïku roc
prose sable.

°
(front à terre … :)

un matelas


(rue du Montparnasse, 75006, 22/9)

°

(La sueur ? :)

d’Eustache Lesueur
plus que le piédestal * –
joggeurs alentour

* Jardin du Luxembourg, 1858

jardin du Luxembourge

°

femme
avec un pot de fleurs blanches
jardin du Luxembourg

°

deux amoureux fleurettent –
septembre clément

feuilles rousses
encagées * :
moisson de septembre

* cf. Benjamin Péret : « Les rouilles encagées »

°

elle esquisse

°

les seins tombés –
premier jour de l’automne

°

bord de mer –
mon regard plonge
entre son pendentif

°

Les décapants
(ex. : Éric Chevillard.)

Décaper le haïku.

sand
which
sand

( : d’après Éric Chevillard, p. 91 de L’autofictif, éd. Arbre vengeur, 2009 :)

« Mais oui, ma tante, la poésie nourrit son homme. Et même un seul bon haïku le fera :
Pain
jambon
pain »

°

au bambin

(22-28/9/12)

°

aventure
et rature(s)
sont-elles deux mamelles
de la littérature ?

°

(r)allumant
au milieu de la nuit
pour (re)lire
Éric Chevillard

°

Le litté
ratureur

Il faut rat(ur)er (biffer) de nombreuses fois (…)
avant de (pouvoir) produire
un sous-chef d’œuvre

un œuf, une œuvre ?

un œuf neuf
un œuf meuf

Sa fille va mettre au monde
un œuf meuf :
encore une qui ne portera pas son nom !

°

Au haïcou long
on peut mettre beaucoup
de colliers
Au haïcou court
peut-être à peine
un fil de colle

°

sans cesse
il noie le poisson
(il nie le poison)

sans cesse autruche de lui-même

acculé,
sans cesse en reculade…
sans cesse se dissimule
(derrière ses mots)…

sans cesse se maquille de mots,
ce maquignon !

se grime,
ce grimaçant
limaçon !

l’hameçon
de l’âme-sœur ?

le maçon ?

l’âme-sœur
l’âme seule

Faut-il mettre du liant (/ du lien) entre ces deux « images », de la colle, du ciment, de la bave, de l’encre, ou bien faut-il les laisser ainsi « paralléler » ?

/ parall – hèle

°

Elle ne s’aperçut pas
qu’elle m’avait offert un spectacle
– même minime – :
l’improvisation
d’un pas de danse
devant une guêpe

°

« Les OGM
sont un poison » *
– Et le nucléaire ?

* titre un magazine mensuel.

°

poix – gnon

°

dans la nuit
tournent des mots
plus ou moins bien éclairés

°

dimanche matin
(le) bruit de bogues tombant dans le parc –
la cloche de onze heures

dimanche matin
il banjoïse
en se chantonnant
tout autour du parc

°

Dans la série « Il s’agit de »… :

Il s’agit (aussi et surtout)
de chasser du haïku
les mots * qui son(nen)t faux **

* expressions, lignes, vers,

** forcés, artificiels, « morts » (selon l’acception des Anciens Chinois).

… sous peine d’être accusé ( / d’avoir à répondre) du crime ( / de la forfaiture) de lèse – mots !

/ de lèse – (l’) esprit !

°

tombant dans l’évier
la fleur de jasmin
fait tinter l’assiette

°

les fleurs de jasmin
s’ouvrent dans l’eau chaude
ainsi tes haïkus * ouverts sur le monde

* : S. Bellen, in Tierra de nadie, à paraître aux éditions Unicité, début 2013.

°

le marié se retire

°

Mesdames, Messieurs,
votre train prend la direction de
: silence

°

le bout du nez ( / du nœud ?)
du boudineux ( / -né )
libidineux

°

le ciel des mots
s’éclaircit :
haïku

°

les mots : nuages
chassés…

°

À la chasse aux faux mots…

beaucoup sont touchés
beaucoup mettent plume à terre…

°

« de ce côté-ci du pointillé… »

(= de ce côté-ci de la frontière…)

°

Le haïku
est-ce
une soustraction ?

ce que j’aime dans le haïku
c’est que c’est
une ascèse des mots inutiles,
une ascèse des mots « faux »

, la déroute des « faussaires »,
des « in-sincères »… ?

les insincères,
les autres, sincères

– et ceux qui s’insinuent ?

°

Que le haïku
traduit en français *
fasse 5/7/5
est une ineptie

* (et inversement)

°

Parfois
la mémoire
vous joue de ces trous !

Ainsi ne me souvi(e)ns-je plus du nom
d’un fâcheux
que je désirais justement ignorer –

/ de l’importun
sans importance…

°

tu t’es tu
et têtu
tu t’y tiens !

°

Cette (jeune) personne a la chance d’avoir une belle enveloppe –
Mais qu’en est-il de la lettre qu’elle contient ?

°

bille en tête
bulle en tête

°

(Poésie :)

mise en tropes,
mise en iambes,
etc.

°

le pain suit sa lame
le soleil

le couteau suit sa lame
le soleil

°

du pain
qui cuit la nuit
l’odeur éveilleuse

°

la courante de la consommation

°

de l’émail
à l’e-mail,
combien d’années,
combien de générations,
combien de frustrations ?

°

N’y en a-t-il pas assez
des dieux uniques ?

°

nous avons eu vent
de vos vociférations
en vain

°

(D’après Éric Chevillard : L’autofictif voit une loutre, p.. 50 :)

coin coin coin
le canard délimite
le triangle des Bermudes
qu’il évite (ra)

°

jogging :
pour qu’en bon état j’erre /
pour qu’en bon état je gère…

Dans quel État je me terre ?…

°

(Félix Taillandier :)

Il croisa Félix.
Il croit en Félix.
Félix, une sorte de christ
(sur sa poutre éternelle).
Croiser le (haut)bois et la perche.
Croix en luit, crois de bois, si tu crois, sors du bois…

Taillandier.
En tailleur.
Taille son X…

°

ce journal du monde flottant…
à la surface des choses
les yeux en surface
crocodile
grenouille…

°

Un ciel gris nous nasse. Nass. Trocken…

°

Où sont mes dictionnaires d’allemand,
maintenant que l’anglais me maîtrise ?

°

Les feuillages des arbres jaunissent.
(C’est bien)
L’automne fait toujours son boulot.

°

Libre enfin libre. D’élargir ses poumons. De lancer un cri équivalant à quarante années (et plus) de travail forcé…

°

Si les dossiers (du canapé)
s’affaissent,
que deviennent ses reins ?

°°°

Haïkus, etc de Py – sept 2012 – 1/2

1 octobre 2012

Haïkus, etc. Py. 1-15 sept 2012 :

sa mouche de compagnie –
mère fait une partie
de solitaire

(« ma mouche voudrait
faire un Rumikube avec moi
– Pas question ! »

: Odette Py)

°
(kyôbun à l’étoile fanée :)

souvent l’« étincelle »
(bien) plus courte
que 17 « syllabes » !

Ex. :

une étoile
aussitôt
fanée

°

As-tu remarqué
si les étoiles
filaient plutôt
de droite à gauche ?

(cf aussi :
« ciel d’étoiles –
un aligot »)

°

vampire
la nuit
lampe
l’encre

(vampe, goule, strige ou stryge* * = vampire femme-chienne.)

faire tomber les « barrières » / de la poésie du « haïku »

°

les draps
pendus aux portes
la nuit
sèche
nt

°

ténèbre
clac
vertèbre

°

(s’)immoler
par l’œuf

(mollet)

/ le feu mollet

°
ah ! la première rose rose
de mon premier jog
depuis des lustres !

– ah, la première souche !

– ah, la première fumée de(s) pot(s) !

°°

« je pense donc je » fuis
ou :
(d)éloge de la pensée :

se mettant un suppositoire,
pensant :
« Stéphanie de Monaco » !

+

sur le siège
des toilettes du train
pensant vaguement
à sa destinée

°°

ma mère rêve
de se réincarner en oiseau
… pour la beauté des paysages

°

Noël
j’accroche mes boules au sapin
aïe !

(d’après Liette Janelle H.45 pour Gong 37)

°

porcelet qu’on égorge
la gamine voisine

°

la justesse d’être : voilà – aussi – ce qui transparaît dans de « bons » haikus…

°

comme un cormoran
rendre
gorge

°

diminuant les doses de salé :
pourquoi ça l’est
encore ?

°

ce que cache le langage /
les mots que cachent les mots /

(un mot peut en cacher un autre…)

:

là vendent
lavande

°

je coupe le jambon
la théière frémit
je coupe le jambon
la théière proteste

°

la glace
(est) rouge
– phoque ! *

* : « fuck ! »
ou : « fucked phoques ! » ?

°

chaque jour
sentir une nouvelle rose –
trotting au parc

/ déjouer les racines

°

rentrée
scolaire
colère

°

mur muret

(les mots)
se font face
et se répondent
à voix basse

les murs (ayant des oreilles)

les murets
se / leur
répondent
à voix basse

°

la télé
regarde
le salon

son œil bouge
dans la nuit…

cyclope
l’œil ouvert de la télé

sur le noir

la télé
regarde
le salon

°

Insomnie –
la taille des crayons

°

C.D. cédé –
décédés

°

premier été « socialiste » :
la Valls * des Roms

* nom du ministre actuel de l’Intérieur (/ extérieur).

°

derrière le tgv
un papillon ~
Orly, début septembre

°

toute une colonie de pigeons
couvrant un terrain de football
décolle
un avion d’Orly
y laissant quelques plumes

°

Flouter le sujet du haïku…

°

scénario – senryû

°

banlieue :
« bijouterie ZIRA »
sur un vieux mur

°

contre la fantastique odeur du pain
fermer les portes
– cuisson de nuit

°

l’ici,
le la (/ le là )

°

ce matin
recoller les morceaux

d’(e quelques) objets
en souffrance

°

autour du cou
du Bouddha assis
un mince collier
de colle

°

sirènes
du premier mercredi midi
du mois
un chien aboie

°

décédée d’un A.V.C.
à 33 ans
cette pianiste –
fermer la radio
regarder les fleurs

°

ils piaillent à qui mieux-mieux

(ils piaillent à cui mieux-mieux
ils piaillent à cui-cui mieux-mieux)

°

plage :
trop de faims et de messes ?

°

les haïkus
comme des déchets
qui envahissent la plage —

°
(kyôbun court :)

le haïku c’est ce qui s’échappe

un insecte
aux ailes colorées
de soleil

°
(duilien aux boules :)

des boules qui se cognent
le soleil qui se couche

(stade L. Lagrange, 75012)

le haïku est « religieux »
: il relie
(2 éléments, etc.)

°

passant le plus souvent possible
par le square
des frères haïkistes *

* (: In memoriam René et Henri Druart, Reims)

dans le square
des frères haïkistes
réviser quelques versets

°

remplir le vide
avec des mots

°

le temps
immobile
ou presque

d’un banc du square

quelques bruits griffent l’air

°

un court discours

°

près du toboggan
glisse le temps
square des frères Druart *

* haijins, érudits rémois

°

les mots
par peur du vide
/ de son vide ?

°

sur le toboggan
glisse
la lumière
(?)

un papillon passe

de haut
en bas
du toboggan
des éclats
de soleil

l’attente *
du tobogan

* / la tente ( ? )

le temps
glisse-t-il
sur le toboggan

la lumière / assise
sur le toboggan

sur le toboggan

°

square des frères Druart
une femme passe,
un pain dans la main gauche

°

entre deux lattes
d’une chaise de square
une plante a poussé

°

ces grandes vitres
de la médiathèque
d’où l’on voit
en bas
la ville
marcher
au pied de la cathédrale

et les pavés
/ les volumes

que tu grignotes
fil à fil

tes yeux se défont

inexorablement

(… la transparencre…)

ses chaussures (basses ouvertes) rouges
sur la moquette grise

au-dessus
repliée sur sa chaise
pieds nus

et devant son ordi

: médiathèque

j’irai
à longueur d’après-midis
tirer de longs traits de poésie –

avant de reprendre mon train

°

certains mots
just hit it right
right down the middle
frog’s eye
/ frog’s ear

là ce n’est pas
la grenouille qui chante
au bord de l’eau
c’est l’eau qui chante
(strung by the frog)
pincée par la grenouille

L’eau là
fit chanter * la grenouille

* / bruire

Qu’entend la grenouille
qui saute
dans la mare ?

°

Les mots
(sont des couvertures)

– pour recouvrir
le cadavre

soulever le voile des mots
pour reconnaître
le visage
du mort

°

tâche d’ôter cette tache,
lui dis-je,
déictique ! *

* / didactique ( ? )

°

Ce que l’on ne fait pas dans le haïku, on le fait justement dans le senryû : revanche !

°

tenir dragée basse

°
(Haïku-canon :)

rarissimement
je m’arrêtai sur ce mot
d’Amélie Nothomb

(in Acide sulfurique, p.60, LdP 30796)

°

un roman d’égare
ment

°

caracol*/e
barcarolle
l’enfant
fait des cornes *
au piano

* (en) espagnol
/ espagnoles

la partie
de piano
corne

mariée au pi-anneau

ronde elle se met au pi-anneau


« peinture » →

« Faire d’un (haïku) une fenêtre ouverte vers l’extérieur »

le haïku (qui) vient de l’extérieur,
repart vers l’extérieur

°

encore au lit
quelques coups répétés réguliers –
un œil qui pleure

°

le parfum plus subtil
des roses en septembre
une coccinelle
garée en courbe

°

entièrement voilée
et seuls ses yeux
derrière ses lunettes

entièrement voilée
et les lunettes
noires

entièrement voilée

entièrement voilée
ses lunettes
réfléchissent

entièrement voilée,

°

concocktail

°

son décolleté de septembre
les couleurs de son été

décolleté :

°

première pluie
au 11 septembre
son visage gris

premières gouttes par la vitre du train
il finit sa bouteille d’eau

une merde sèche
sur le trottoir –
première pluie de septembre

quelques feuilles
collées
au trottoir
1ère pluie de septembre

gouttes tombant dans mon sommeil
raindrops falling into my sleep

(grise mine :)

taillant tous les crayons
de la maison
1ère pluie de septembre

tous ces copeaux
dans la corbeille
1ère pluie de septembre

dans la corbeille
et à côté :
copeaux de septembre

°

Le haïku, ça peut tellement être (d’) ici (de) maintenant,
que ça peut être comme un journal de bord…

°

trous dans le poème
de mots retirés

( : donner au blanc)

Aéré

le noir pesant

le blanc d’air

°

Pourquoi s’entêter au 5.7.5. ?
Les onji ne sont pas des syllabes !

°

blanches bogues de marrons
fraîchement tombées
– jog vespéral

les gouttes de pluie
ont-elles bu le parfum des roses ?
– soir de septembre

°

un pet
vint mettre fin à mon poème
sur le silence de la nuit

°

devant la télé allumée
la femme éteinte
2 h 54

°

monocordes composteurs
leur « ting » bientôt
énervant

Inventer des composteurs
à hauteurs de sons différentes
(pour )(créer)(des) : symphonies de voyageurs !

= des composteurs
pour voyageurs
« compositeurs » !

°

elle s’enfonce dans la nuit
le son de sa voix
s’enfonce aussi

°

de l’ascenseur
sort
un parfum

dans l’ascenseur
seul
un parfum

(: d’après Patrick Fetu.)

°

dans un triangle d’eau
des cercles *
qui s’accélèrent

* / des ronds ( ?)

°

ce lac
un soleil d’huile –
plonger

°

gravant
sur du papier
des haïkus
préhistoriques

°

cligne des yeux
l’immeuble –
soir * de septembre

* / crépuscule

(19h30)

°

taches,
éclats,
pièces de puzzle

°

bien dans son corps
bien dans son cœur *,
crépuscule de septembre

* kokoro = esprit-cœur

°

les pages du livre
respirent * d’un côté
: voyage (en) RER

* / bougent

une aile seule
du livre bat
: siège de RER

°

ah les nuages ( !)
ourlés de ce soir

le loup
hurle à la lune

ourlée ce soir

( = son meilleur poème ?
brûlé : 1967 ?)

°

un petit papillon blanc du soir
monte vers ma bouche
je souffle

°
(jog :)

brossant (quelques) branches basses
– jog aux lanternes

le parfum passé
des roses de septembre
– jog aux lanternes

un conciliabule corbuesque * –
la permanence du ruisseau

* / de corbeaux

un moucheron
dans la bouche
– jog aux lanternes

le moucheron
du jog du soir
ressorti
sur le bout de la langue

au bout de la langue
le moucheron
du jog aux lanternes

°

le café
c’est mauvais pour la voix
: parol’ de prof’ de chant !

°

dès que tu le traduis,
ton 5/7/5
vole en éclats…

°

rails rouillés –
l’automne

rusty rails –
Autumn

rouille sur les rails
l’automne

°

une statu(r)e Crumb-esque
ce matin et ce soir
dans le TGV

°

lentement
sereinement
terminant ce carnet
– la fin de l’été

°

a small « thing »
seen acutely
→ haiku

°

devant : le ciel gris
derrière : le soleil
– équinoxe

°
écrire creuse
galerie nocturne

galanterie
galère
galure

un thé au matin vert

°

les mots
doivent retrouver
les choses

°

samedi ensoleillé
de septembre
un suicide sur la voie

°
(ancien :)

chalet :
le cœur à moitié empli de neige
: vœux de nouvel an

°°°

haïku, etc. de Py – fév. 12 – 1/2

16 février 2012

°

Un oulipote…

°

écoutant
le cachet effervescent
s’éteindre

°

le haïku,
ce moment
Fuji-tif !

(d’après Nicole Voltz, dans « L’atelier d’écriture et le haïku », in Le haïku et le forme brève en poésie française, André Delteil, P.U.P., 1989.)

°

sur le pas de son paillasson
un chien aboie –
du sel épars par terre

°

entre les quatre tours
de la bibliothèque
les deux cheminées
détachent leur fumée
sur le ciel froid de février

°

la grenouille
ouvre l’oeil
de la mare

(cf : « kaigan », « l’ouverture de l’oeil », in « Notes dans la paume », de Roland Halbert, p.168)

°

dans les toilettes hommes
du centre culturel japonais*,
ça sent la pisse !

* Tenri, Paris 75001

°

finissant
sa canette de bière :
la lune presque pleine

°

lucid(r)e…

°

un p’tit coup dans le zen !…

°

deux pies
picorent la neige –
premier dimanche de février

°
(Ancien : après 1980 :)

4 heures du matin
le frigidaire se réveille
le chien en peluche garde les yeux ouverts

°

Il rentra
dans ses nerfs
et composa
une fleur
invisible

°
(À propos des 1012 haïkaï de Bashô :)

avancent
sous la neige
des haïkus

°

R.E.R
REtaRdé :
la matinée saute…

°

prendre un papa
par la main…

°

vent glacial
le (carillon de) bambous chante(nt)

°

crépuscule –
son oeil au beurre noir

°
(Bashôtage (kyôku au vieux marc) :)

le vieux marc –
un bouchon saute
pop !

°

Monsieur ou Madame Dusson-Égal
est demandé au parloir…

Monsieur Tiroir-Caisse et Monsieur Caisse-Tiroir
ont rendez-vous.
Ils échangent.

°
(Ancien :)

me demandant son chemin :
ses si belles gambettes
avenue Gambetta !

°

Reims –
le canal couvert
de neige gelée

°

Pour les élections
allons-nous voter
U.f.M.n.P. ?

°

grand froid –
un défilé de sous-vêtements
en bande-annonce
sur Internet

°

la candidature
du polichinelle
cousu(e) de fil blanc

le fantôme fantoche
de l’ultra-capitalisme !

°
(Ancien :)

crépitement :
sur le buisson sec
la neige

°
(Ancien :)

cohue matinale :
devant la porte ouverte
du train de banlieue,
une casquette.

°

hors d’inaire

°

Bah, c’est là que le o (/ haut) blesse !…

°

(à suivre, 2/2)

Haïku, etc. de Py – déc 2011 – 4/4

2 janvier 2012

°°
(« je » / « moi » :)

(ou : from « I » to(wards) « Infinite » !
/ le « haïku » : du petit soi au Grand Tout !
/ Du moi / à illeurs !) :

°

je
junum

(= intestin grêle)

je
une
homme

je
t

je
table

je
tée

°

moi
gnon

moi
nillon

(à Christophe Jubien :)

moi
ne

moi
neau

moi
re

moi
si

moi
sissure

moi
sson

moi
te

moi
tié

°°
(Lors d’une) Cimaise :

(Un apôtre dit :)
Donner de l’espace au mot
afin qu’il puisse s’épanouir
entièrement,
lui
et
son sens.

Un autre apôtre dit :
Le haïku progressera
quand il « quittera ses père et mère
pour aller vivre avec son époux »…

( : « père et mère » étant le « corps »,
« époux » étant l' »esprit » (!)…)

°

« ça ne me branche plus »
dit le moi-no
qui s’envole

°
(bashôtage :)

Dans une poche
une grenouille coasse
– sauter dans le train !

°

demi
urge

°

certains arbres
refeuillus de vert
: le début de l’hiver *

* / le long du fleuve

°

une poubelle opine du chef
le train démarre

°

I
solmat

°

ma
g
ma

ma g ma

°

sur l’amour
on avait fait une croix
(et) on la ressort
de temps à autre
pour quelque procession,
pour bien enfoncer le clou
que sur l’amour
on a bien fait une croix

(29/12)

°
(Nouvelles du jour :)

Le fabricant de soutien-gorge
Lejabot
a été placé
en redressement…

°

Au Maguelone
tous les regards
tournés vers les juments
sur l’écran

(Montpellier)

°

un TANKAmikaze = un tanka suicidaire, un « jisei » ?

un TANKA-mi-case = un tanka à moitié rempli…

°

dis
soudre

dis
sourdre

(le doux désir de (se) dissoudre…)

°
(Bashôtages :)

……….V………
…..dans la mare :
le coin de la grenouille

faire avancer le haïku
comme un coin
dans la mare

°

a
r
pège

h
a
r
pège

°


plat

°
(« Entre chien et loup », de Jeon-Soo-il, 2006 –
– ce soir je vous raconte un film :)

ce soir
« entre chien et loup » :
seul
dans la salle

(- bientôt rejoint
par deux autres ‘loups’…)

marchant
pieds dans la neige
sous la pleine lune

dans la neige
le café
fait trois trous

son visage
parmi les poissons
mouvants

la cherchant dans la ville,
l’énigmatique,
l’absente

saoûle
elle amble
dans le couloir de l’hôtel

les ongles si longs
des glaçons –
méduses gelées

l’irrépressible ardeur
du darder amoureux


(Bashôtage) :

sous l’arbre dénudé
un homme s’est assis
le crépuscule d’hiver

cendres jetées
sur les rochers
du bord de mer

courant
en cercle
dans la neige
cent fois
mille fois
sans fin

(Espace Saint-Michel, 75005, 24/12/11)

°

nénuphars
nos lotus
font zazen
sur l’étang

la lampe
du nénu
phar(e)

nénuphartiste :

en équilibre
sur l’étang

(pendant que les grenouilles
sautent dans la vieille mare,
les nénuphars
font zazen)

°

Saint-
Plifier,
Rappelez-nous
à l’ordre !

°

twit, twit, twit,
ah, voilà enfin
un haïku moderne !

(twit twit twit
ah voilà enfin
un oiseau moderne !)

°

cou
rogné de succès…

°

il prit un * célib’
pour aller au ciné

* / son

« célib' » = son soi-même; son ombre; son alter égal; son double (invisible ?)…
comme on dit ses cliq et ses claq,
il sortit son célib’ (= il sortit en célib’)

cf. aussi :

Allô, c’élib’ ?
(= la place est-elle libre ?)

°
((En) Défense du kyôku – du kyôka, du kyôbun – :)

Vivre
c’est bien;
réfléchir
sur la vie,
ça peut aider
aussi,
non ?

Écrire haïkus,
écrire senryûs,
c’est bien;
réfléchir
sur haïku
sur senryû,
ça peut aider
aussi,
non ?

= c’est le rôle
exact
du kyôku
(- kyôka, kyôbun)

qui n’est pas
un « kyô-ci » ou un « kyô-ça », ou « kyô-n’importe-quoi »,
comme certain(s) peu(ven)t l’écrire
si ignoramment,
Non!

°

25 décembre,
anniversaire de la mort
de ma grand-mère,
il y a 25 ans

°

Noël à Erdeven * :
une marée humaine
pour voir
la Marée noire

* Bretagne

°

des applaudissements
crépitent;
la poêle de la télé

°

l’hiver
lit blanc

°

HAÏplateCOUture

°

I
nexorablement
s’égrène le temps

Noël passe
et le 1er de l’an
neuf douze

°

HAÏplateCOUtume

°
(kyôka maigre :)


j’y
me
serre
la ceinture

°

J’ai prédilection pour senryû et kyôku
parce qu’ils se moquent
aussi
des gens très/trop « sérieux » !

(Mieux vaut en
SATORIRE !

/ C’est très SÉRIEUR !)

°

« twist again »
puis
twitte again :

l’étang change !

°

Yes we can a ri ?

°

passe le bruit
d’un moteur à deux roues
vers une heure
ce matin

°

Remplacer l’expression « le bâton ou la carotte »
par :
« le bâton ou la sucette »…?

°

le


roule

°

T
ordre

°

oeuv
rer
n(o)euf !

°

dans la plaine embrumée
les cheminées de deux maisons
fument

une mèche de nuage flambe

tornade de lumière

°

le bouleau
heureux
sous la neige

un trait de blanc
ici et là
sur l’arbre

la chaleur du chalet

°

La graissivité

(Le graissif, la graissive…)

°

elle est gravissante
(= elle monte dans mon estime (?))

°

mangeant
un morceau de nuit
– la lune noire

la neige
sur les toits d’Arêches
– the icing on the cake *

* / chantilly sur la bûche

à la station,
j’es-ski-ve

(le ski,
j’eskive !)

°

au coin du lit
lampe et stylo
nuit blanche et noire

la nuit est longue :
des kilomètres d’encre

I
nfini
tif

°

créveillon

grêveillon

rêveillon
(= le réveillon des crève-la-faim ?)

°

nuit pointillée :
la
lumière
des mots

°

vitamine C
: l’hostie du matin

°

Jour magnifique
(jour magique) :
le soleil, la montagne;
tout le monde parti skier –

s’installer,
Faire la descente du Glandu :
bouquiner, s’assoupir, se réveiller,
pianoter quelques mots à l’ordi

(la solitude heureuse)

Arêches (73), 27/12.

°

dégagé la neige
au-dessus des velux :
un demi-mètre

°

une volée de mots verts…

°

mutu
-alité :

la descente du Glandu

°

sport de glisse
spires de glace…

°

des oiseaux
du langage
des oiseaux

°

dans le
grand
ventre
de la nuit
(baleine)
(: je nasse…)

°

ouvrant le livre
(de) la nuit

le silence
de l’encre…

°

À Tikrit :
une statue de la chaussure
lancée sur Bush

(Bravo !)

À quand
en France (par exemple)
une statue
de la tarte
lancée
sur tous les
Tartuffes ! *

* imposants imposteurs,
nuisibles prétentieux,
ignares satisfaits,
mécréants méprisants,
la liste est longue
des jeteurs de poudre
/ poutre(s) dans nos yeux !

Remettre l’homme à sa place
: voilà le rôle du haïku,
du senryû…
at their best !

°

au bout du soleil
des gouttes
tombent du toit

°

le haïku, globalement,
a froid au « je »

°

ame
nuiser

°

après-midi

°

de là où je suis
je les vois :
mouches glissantes
sur les pentes blanches

ils remontent les pentes
mécaniquement –
la mouche (re)monte
le long de la vitre

°

vacances à la neige :
aujourd’hui, descente du Glandu –
hier, descente du Glandu,
demain, descente du Glandu.

°

S’EXERSUER

S’ÉVERSUER

°

où s’en va la lumière
quand l’ampoule abandonne ?

°

ce matin
première neige
et
premiers cris de corneille

ce matin :
CORNEIGE

tombe le ciel blanc
par toutes petites touches

O(ffice du) T(ourisme) :
– Ôtez-moi d’un doute ! :

ce matin et ce soir
au-dessus du blanc
le corbeau

°
(Kyôka (d’)après Kyoshi :)

Il y a 75 ans *
Kyoshi (nous) dit :
en dehors du Japon
on peut se passer
du 5/7/5

* / Nous n’étions pas nés*, quand…

* : 1936.

°

haïcoups trop tirés :
mer fielleuse ?

°
(Re : opinion sur la revue « Gong » :)

« Gong », ça sent son W.H.A. à plein oeil !

°

2012,
Améliorer
la qualité
du cercueil

cerc(l)oeil

on attend,
debout sur la mort

°

En 2012
je nous souhaite
moins de vers mielleux *,
plus de vers meilleux !

* (: -guimauve, lyrico-kus, lèche-kus, etc.)

°

le jus de soja
laissé dans le frigidaire –
les pentes de ski

°

2012 :
atteindre (à) la
qualité
d’Anonyme !

°

le haïku = « l’étang aux grenouilles » !

:

dans cet étang
se trouvent :

des grenouilles,
une sandale,

un vieux réveil (tout rouillé)

une lune

°

les chiens aboient
le car avan(c)e…

°

2012 :
finir de traduire
les 1012
haïkaï de Bashô

°

l’apparence de la parure
: sapins sous la neige

le corbeau
choisit
la neige

poudreuse :
les sapins
lâchent leur neige

la neige –
les yeux fermés.

tout le jour
les déneigeuses –
avant-veille de l’an

la neige tombée,
le silence
du sapin

°

l’orage au ventre…

°

chutes de neige aujourd’hui –
ce soir, saler la purée

°

l’homme,
ce globe-crotteur !

°

entendre à l’intérieur des mots
(: la « langue des oiseaux »)

°

SENSASSUEL(LE)(S)

°

ça neige : manège –
dernier jour de l’an

°
(promenade au-dessus d’Arêches :)

plus la neige tombe
plus le sapin
ploie

(= D. + D.)

°

un peu de neige
dans le thé
le dernier jour de l’année

un bol de neige

dernier jour de l’an
les arbres lâchent
leur neige

(dernier décembre
les arbres
se délestent)

Neige –
l’arbre penche
vers janvier

sur le fil
la neige
funambule

400 ans avant Jésus-Christ –
400 mètres avant Chez Dédé

Arêches
le toit du mot
chalet

boules de neige
fruits de l’hiver

essuie-glace
dressés,
croisant les pattes
: la neige

la neige sur le toit
les épingles
le long du fil

°

le pied
hors du lit
– fougère

°
(« Haïku de bar » :)

tous les chemins
mènent au rhum

°

la première marche,
la dernière marche :
les plus dangereuses –
passage à l’an

°

préférant écouter
le chant des gouttières
que leur(s) jeu(x) à la con
– réveillon

°°°

haïku, etc. de Py – déc 2011 – 2/4

2 janvier 2012

°

« Ah moi,
pour l’appareil photo,
j’ai pas l’réflexe ! »

°
(garage :)

la calligraphie
des roues de la voiture
– pluies de décembre

°

ce matin,
quel coup !

la lune en deux

la lune plein C
de haut en bas

– quelle lame infaillible !

ce matin
la demi-lune
sabrée net !

°

sur le bitume
un coton

en forme de nuage

sur le bitume
un coton
nuage

°

au restaurant *
un homme déjeune
avec son nœud-papillon

* dernier samedi avant les fêtes

°

ses ongles poussent
la saison froide *

* / blanche

°
Bashôtages :
A)

dans l’étude du haïku
plongé
– Bashô !

B)

dans l’étude du haïku
plongé

– plouf !

:

« vieille mare –
une grenouille saute
le bruit de l’eau »

Bashô.

C)

trouver
le centre
du dire

D)

haïplouf(!)

°

les mots rebondissent
du mur du fond
: haïku

ping-pong
de l’auteur
au lecteur
: haïku

°

une étoile
envoûte-t-elle
le ciel ?

°

ce ciel d’étoiles
l’aligot

°

le soir
c’est du temps
qui vient
dans la casserole

°

« centre d’aide de la conne » *
: ce matin
sur l’écran

* pour « connection » (à Hotmail) !…

°

pour usage de prépotence
mérite-t-il la potence ?

ce prépotant
se tripotant

ce très important
(/ très impotent ?)
ventripotent
en triporteur
transporté

°

les veufs
se suivent
et se ressemblent

°

Pont de l’Alma
la circulation
est rétablie

(19/12/11)

°

oranger clair

°

en général
les oiseaux
ont de la feuille

printemps –
les oiseaux
y vont de leur feuille

printemps –
qui doute
de la feuille
des oiseaux ?

°

un mot d’es
prie

°

trou où végéter
végétrou (-tégévé)

végétélé

°

(le dictateur)
troue la peau
du troupeau

°

faire volte-fesse

°

un cil, ciel !

°

(senryû papal :)

quand il pleut
le pape met-il
une capote ?

caploc ? – paploc !?

Plouc, un Ploc !

D’un ploc se moc ce mec ?

°


bile

débiler

débiner

°

ce matin
la lune
sabrée

fendeue

fend
….ue

d’un
haïkou sec

imparable

de haut
en bas

par le milieu

(écrire droit ( :)

redresser le dos
(de l’écriture))

ce matin
l’on voit :
le coup de sabre
qui a fendu
la lune
en deux

°


..ca
….ler


..vi
….er


..fi
….er

tic
tac

l’attaq
…….tiq
……… … !

°

entendre
l’écrit
la nuit

°

la lune
fendue
en deux

°

La vieille mare
de Bashô
est-il le kôan
qu’il me faut résoudre ?

(14/6/11)

°

la lune
un pied
dans l’o

l’o coulant(e)

nœud coulant
la lune
pied
dans l’o

la lune
sépia
dans l’o

°

Le Père Noël :
un faux-barbi ?
(un capitaliste pur sang ?)

la peine capital(ist)e

le nationisme

°
(bashôtage ?:)

la grenouille
remonte
à la surface de l’étang
– bulle ?

°

Avec le temps, c’est évident

le temps évide

(le temps est vide)

: caisse de résonance …

°

il suffirait
d’un coup de vent inopiné :
mon chapeau reste à la maison

°

respiraïk(o)u

(il) respir’aïku

°

ton pied
dans ma main
le bord du matin

°

dans l’ascenseur
la compagnie
d’un parfum

( : à – et d’après – Patrick. Fetu)

°

ce matin
des paquets d’oiseaux
le croissant de la lune décroissante
la veille de l’hiver

°

la traversée du dessert…

°

Sarko veut-il passer
à la
p-Austérité ?

à la va comme je te pisse… !

°

pour avoir été (de) gauche
toute ma vie,
je passerai sûrement
l’arme à droite…

°

printemps –
les oiseaux
sont souples de la feuille

°

Nouvelles du jour :
Barak Obama prépare un nouvel album pour 2012 –
Cesaria Evora interdit Facebook à ses filles

(20/12/11, Internet)

°

enregistrer le bouillon…

enregistrer le bouillant ?…

°

Autoroute :
le passager bourré
tire sur le frein à main
– veille de l’hiver

(A6, Villabé, 20/12/11)

°

du pâté
les pattes
du sansonnet au genièvre

°

ce soir
supprimé de mon répertoire
les coordonnées
de l’amie décédée

°

encre
blanche :
haïku

(white
ink :
haiku

: in ‘Hermitage’ V.I,1, 2004
: on « HaikuFoundationRegistry », 2011)

°

le sceptre du spectre…

°

BOR -ing

B O
. NÉ .
…R…

borné – d’âne ?

°

Zenième paraphrase :

le vin rouge du soir
le thé vert du matin

le vin est rouge
le thé est vert

le thé est rouge
le vin est vert

le vin est le vin
le thé est le thé

(cf/in Sengaï ‘Le rire…du zen’)

°

(Présolution :)

en 2012
finir de traduire
les 1012
haikai de Bashô

(l’impression d’être une fourmi
escaladant la montagne
du haïku,
grain de sable
après grain de sable)

une fourmi
escalade la montagne
grain
à
grain

1er jour 10 vers :
sur la montagne
une fourmi grimpe

°

au fond du verre
les pépins
tournoient
et se rassemblent

au fond de la mare
les grenouilles
s’assemblent

( : bashôtage ?)

°

la hotte
vide
du père Noël
(haïku)

°
(senryû aux fesses :)

tonique, la sportive a
des fesses en assied

°

Provoquer l’éclat *

– comme la grenouille
éclate / (brise)
la surface / la quiétude
de la mare

* de rire, par ex., …


(bashôtages :)

sans vent
la grenouille brise
le plat de la mare

vieille mare :
de grenouille
bredouille

brouille
grouille

ouille !

l’ouïe
brisée ?
de la carpe ?

tympantin ta mare

(tympan : tinta mare)

vieille mare
gren
ouille !

vieux
marc

°

retour à l’auge du / des temps…

°

les mots
lucioles
attrape !

°
(rêve :)

shôji –
sentant le rouge des joues
me soutenir

°

japonuisance(s) –

japonuisant
japonuisible
japorisible –

haïku :
soulever
les jupons du Japon ?

juponais
et même
juponiais !

°

Fukuchimères –

Fuku-chimios –

Fuku-chim(er)iques… !

°

l’A
de l’Aube
grimpe sur sa tour
Affel
pour voir le soleil
plus tôt
plus vite !

l’auge de l’aube –
patauge
en bauge
un ange

°

la fourmi,
le mont Haïku

accroché
au flanc
du Mont Haïku
sans dévicer *

* dévicer : perdre ses vices ( ?)

le mont-haïku,
quel flan !

je ridi-cale

°

Donner du « sens » !
Insuffler
la matière
verbale

ses matières verbales,

(il fait sous lui…)

(cf : « Sous Sarko »)

matières verbales…
: – tirez la chasse !

°

(B.N. :) le pape de l’anti-manière !

« Gong » : l’organe /la vit-rine (francophone) du parti WHA ( ?)

wha ! wha ! wha ! wha !
un haïku qui ab-wha ?

°

feuille de haï-chou

(haïchou-fleur)


j’y
me

°

sit
still

sitting
bull

sitting
bull
frog

assis(e)
grenouille
taureau

attendant qu’un haïku saute
la grenouille accroupie
au bord de la mare

°
(Re : le « je » dans le haïku (ou : « moi, si ! »)

moi
neau

moi
no

moi
seau

moi
zeau

°

moi
ne

°

les circonstencres

°

gourouesque

gourouge
gourouje

gouroué/e

/ l’influence de…
sur … :
ce qui dénote chez la personne influencée
un manque (évident ?) de personnalité !/ ?

one’s
own
way

°

après le choc

°

tout frais sorti de son œuf tout chaud

son œuf neuf
dix
toc

(- Sortir une revue qui s’appelle(rait) « toc » !)

°

Si personne ne secoue le cocotier,
on finit par recevoir sur la tête
des fruits pourris !

°

Si, si,
continuer
à leur « faire la nique » !
commu-niquer !

°

se mettant un suppositoire
pensant :
« Stéphanie de Monaco »

°

dans mon végétrou,
sûr,
pas de tégévé !

°

sous le pont Mirabeau
(ne) coule (qu’) Apollinaire
en mon oreille
lointaine…

°

ses hottes bien pleines :
joli cadeau de Noël(le)

°

(à propos du salaire de D.B. au P.S.G. : 800 000 € par mois :)

Il gagne en un mois
ce que je gagne en 30 ans –
Vous avez dit « carrière courte »,
Monsieur le secrétaire d’état à la consommation ? *

(in « Direct-Matin » n° 1000, du 22/12/11)

* Eric Lefebvre

°

en gabardine
il passe la gardine *
avec sa védrine **

* rideau rouge (cirque)
** carriole

°

sortant de ma banlieue
pour venir prendre à Paris
une bouffée d’oxygène !

°

sifflant un verre d’eau :
c’est quand le printemps ?

°

« Le Point » devrait faire maintenant
un numéro intitulé :
« Questions et réponses
sur l’existence de l’homme » ! *

* : « Questions et réponses sur l’existence de dieu ». N° de déc. 2011 ( ?)

°

je vous souhaite pour 2012
un monde moins ver-mielleux !

°

un sapin
« encapoté »
: Noël chrétien ?

°

franc parler
(/ francophone parler
et même anglo !…)

je parle francophone

°

(L’A. ☺
pas besoin qu’il (se) signe,
c’est du tout lu (d’avance) ! *

* Au moins, il a son style !…

°

méta(-eu-)phorisant…

°

caracopier
caracoler

°

en-s’en-ganté

°
(Bashôtages :)

f®og

(cf : « fog », de M.D. Welch)

in the fog
a frog
– « jump ! »

dans le brouillard
(d’)une grenouille

ag®enouillée…

°

Le haïku progressera
quand on brisera
(/ se permettra de briser)
sa gangue formelle
d’abord…

« Moderne », ce « haïku » figé dans sa tradition formelle ?

Un haïku « moderne »,
c’est un haïku
« qui quittera père et mère
pour aller vivre avec son époux » !

°

(dans « mon » haïku, il y a le sens de ce qui est dit, et (indissociablement ?) un travail sur la langue qui véhicule ce sens…)

°

Faire avouer à la langue
son « langage des oiseaux »…

°

déconcerto

°

(à suivre, 3/4)