« Une Histoire du Haïku » R.H. Blyth – Ch. XI : « Autres poètes de l’école de Bashô » :

BONCHÔ (? – 1714)

La vache est devenue

mince et belle

sur la lande d’été

Le rossignol chante !

mes sabots collent

à la terre du champ

Ce roitelet

est-il venu au hameau

pour piailler pour moi dans ma solitude ?

La faible lumière de la fenêtre

avec des bûches entassées autour –

pluie froide de l’hiver

Un certain moine

hait

la capitale fleurie

(cf Shiki :

un certain moine

retourne chez lui

sans attendre la lune)

Jetant les cendres

les fleurs blanches du prunier de la haie

sont ternies

A travers la ville

diverses odeurs et vapeurs

sous la lune d’été

°

UKÔ (femme de Bonchô) :

L’ouvrage de couture

souillé sans la porter

par les pluies de juin

A travers les coups

de la cloche du soir,

le chant du coucou

°

IZEN (1646- 1711) :

Nous séparant

et grimpant la côte,

mangeant un kaki

J’ai fait ta connaissance,

épouvantail,

mais maintenant nous devons nous séparer

La nuit grandit

au-dessus des rizières

la Voie Lactée

le bord en pente de l’eau,

le chant des sauterelles

dans les flots

La courte nuit –

S’enfuyant sans régler

son asile de nuit

D’un coup d’aile l’oiseau s’élève

de l’eau 

légèrement, gaiement

Tombe dans mon grand mouchoir,

alouette dansante,

et je t’emmitouflerai dedans !

Les jeunes feuilles

bruissent et murmurent

sous la pluie ventée

°

(A suivre : Ryôto, Shôhaku, Kakei, Tohô…)

 

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