« Le Haïku au Sénégal » 4/6

Allocution de S.E.M. L’ambassadeur Manabu YAMAMOTO, 1984 :

(Le haïku) cette forme poétique typiquement japonaise mais comparable, à bien des égards, à une certaine poésie africaine traditionnelle (…) Le haïku s’est donc bien installé au Sénégal comme un événement culturel saisonnier

(…) le haïku a contribué à susciter et à raffermir l’amour de la nature qui est déjà une essence de l’âme humaine.

(…) Comme vous le savez, il s’agit d’un poème très court, évoquant simplement l’unité de l’homme et de la nature, donc né de la contemplation des paysages et des facettes de la vie quotidienne.

(…) l’exercice du haïku, qui est une combinaison harmonieuse de l’art et des aspects concrets de la vie quotidienne, nous offre des moments d’évasion bienfaisante.

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Allocution de S.E.M. L’ambassadeur Manabu YAMAMOTO, 1985 :

(…) Le haïku s’est bien installé au Sénégal, comme un événement culturel saisonnier, on peut bien l’affirmer aujourd’hui, à l’issue du 7e concours annuel. Il s’agit d’un haïku d’inspiration sénégalaise, reflétant la sensibilité créatrice des Sénégalais inspirés par la contemplation de leur propre environnement, par les facettes et les aspects concrets de leur vie quotidienne. Je me réjouis de constater que la voie du haïku est bien tracée, distinctement de celle du haïku japonais dont il n’est retenu ici, parmi les règles, que la concision et la référence à la nature dans un  sens très large.

(…) le haïku a ramené les Sénégalais à la vraie poésie, à la nature, aux vicissitudes de la vie…, sa brièveté le rapproche des genres poétiques traditionnels sénégalais et son expression imagée est très appréciée.

Ces appréciations mettant l’accent sur la contribution du haïku à la renaissance d’une poésie sénégalais de communion avec la nature (…)

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Le Haïku et la poésie populaire sénégalaise, par Amadou LY, professeur de Lettres à l’Université de Dakar, 1985 :

(…) les Sénégalais font de la poésie sans le savoir, en des formes variées, souples mais néanmoins contraignantes, et en toutes circonstances : baptêmes, circoncisions, mariages, funérailles, humbles et quotidiennes activités domestiques, chasse, pêche, cérémonies religieuses, lune, et même disputes et brouilles entre voisines, tout est prétexte à chansons, et donc à poésie.

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Le Haïku, un genre bien sénégalais, par Cheik Aliou NDAO, écrivain, 1987 :

(…) En insistant sur les saisons, le haïku souligne l’éternel recommencement, la marche du cycle des éléments dont l’homme est une partie. C’est ici que l’idée rejoint l’Afrique. Les poètes de chez nous se sont sentis à l’aise dans la conception d’une telle forme. Ne leur a-t-on pas appris depuis la tendre enfance les lois de solidarité qui lient toutes les composantes de la Nature ? Ne savent-ils pas que la pierre, le baobab, le soleil, l’animal protecteur du clan ont droit au même respect ?

(…) Le haïku aide (nos participants) à renouer avec leurs racines.

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Si l’émotion du poète est le point de départ du poème, nous conviendrons avec VALERY qu' »il ne s’agit pas tant d’être ému que d’émouvoir ».

: Adam Sow DIEYE (professeur de lettres de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar), 1991.

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(à suivre…)

 

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